Catégorie : Suisse

  • La protection contre la chaleur sur les chantiers devient une tâche commune

    La protection contre la chaleur sur les chantiers devient une tâche commune

    La Suisse présente une grande diversité topographique, des chantiers urbains aux projets d’infrastructure à grande échelle en passant par les sites alpins. Les mesures uniformes ne sont donc pas suffisantes. Alors que certaines communes autorisent des horaires de travail plus tôt, d’autres projets misent sur des systèmes d’ombrage mobiles ou des règles de pause adaptées. L’essentiel est de s’adapter à la région, à l’environnement et au type de projet.

    Co-responsabilité des maîtres d’ouvrage
    Walz souligne qu’il n’incombe pas seulement aux entreprises de construction de veiller à la protection contre la chaleur. Les maîtres d’ouvrage et les auteurs de projets peuvent également ancrer des mesures efficaces par une planification et un appel d’offres prévoyants. Ils assument ainsi la responsabilité de la sécurité du travail et évitent les discussions sur les coûts supplémentaires. « En abordant le sujet suffisamment tôt, on crée de la clarté et des obligations pour toutes les parties concernées », explique Walz.

    Collaboration à tous les niveaux
    Un facteur essentiel est l’étroite coordination entre la direction des travaux, les contremaîtres et les travailleurs. Les employeurs ont certes l’obligation légale de garantir la protection de la santé, mais les collaborateurs sont également sollicités. Ils doivent utiliser activement les mesures de protection, rechercher les zones d’ombre et utiliser les outils mis à leur disposition. L’ordonnance sur la prévention des accidents (OPA, art. 11) oblige toutes les parties à la mettre en œuvre.

    Cadre juridique et défis
    La loi oblige déjà les employeurs à mettre en œuvre des mesures de protection. Les directives de la Suva et de la SSE leur apportent un soutien. Cependant, il existe des problèmes structurels. Si le rythme de travail est adapté en raison d’une vague de chaleur, cela entraîne des retards qui ne sont pas toujours couverts par les contrats d’entreprise. Souvent, les dispositions de la norme SIA 118, qui prévoient des prolongations de délai en cas d’interruption due aux conditions météorologiques, sont écartées. Les risques sont ainsi assumés par les entreprises de construction et leurs collaborateurs. Une pratique clairement critiquée par la SSE.

    Table ronde comme signal
    Afin de développer des solutions viables, la SSE s’est associée aux syndicats, aux représentants des maîtres d’ouvrage tels que la KBOB, les CFF, l’OFROU et l’IPB, ainsi qu’aux autorités et à la Suva pour créer la « Table ronde sur la chaleur ». A la mi-mai 2025, une décision consultative a établi que la protection contre la chaleur serait désormais inscrite dans l’ordonnance sur les chantiers (OTConst), dans des recommandations de la KBOB et de l’IPB ainsi que dans la norme contractuelle SIA 118. Les maîtres d’ouvrage et les partenaires sociaux s’engagent ainsi à prendre en compte la protection de la santé de manière contraignante. Il appartient maintenant aux responsables politiques d’envoyer un signal clair dans la même direction.

    La protection contre la chaleur sur les chantiers n’est pas seulement l’affaire des chefs, elle exige la coresponsabilité de tous les participants, du maître d’ouvrage, des entreprises, des directions de travaux et des collaborateurs. Ce n’est que si tout le monde tire à la même corde que les risques croissants liés à la hausse des températures pourront être gérés efficacement. En ces temps de changement climatique, la protection contre la chaleur devient ainsi une partie intégrante de la culture de la construction moderne et un facteur décisif pour la sécurité du travail et des conditions cadres équitables.

  • Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Ceux qui possèdent ou planifient des biens immobiliers connaissent de nombreux défis du marché, tels que la prévention des logements vacants et la détermination des loyers en fonction du marché, sans négliger l’offre et la demande. C’est précisément là qu’intervient la Banque Migros avec son approche de conseil unique en son genre, qui allie vision économique, données de marché et solutions personnalisées – pour les propriétaires qui veulent plus que de simples hypothèques, mais un conseil personnalisé et sur mesure, adapté à leur bien. L’approche de conseil se compose de différents modules qui peuvent être traités en fonction de la situation et indépendamment les uns des autres avec le client ou la cliente.

    En collaboration avec CSL Immobilien AG, un partenaire de la Banque Migros, une gamme complète de services est proposée, couvrant l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers. Les clients bénéficient de services de maîtrise d’ouvrage et d’une gestion professionnelle de leurs biens immobiliers. Cette offre est complétée par des analyses de recherche et de marché approfondies du marché immobilier suisse, ce qui permet aux propriétaires de prendre des décisions éclairées en collaboration avec la Banque Migros.

    Des outils d’analyse complets pour des décisions adaptées et fondées
    Ainsi, le dialogue immobilier permet de comparer les valeurs vénales, les prix d’achat, les revenus locatifs nets, les rendements et les taux de vacance avec les données de marché de CSL Immobilien AG. Cela permet d’évaluer le positionnement du portefeuille du client. Il s’applique à l’immobilier de bureau, commercial et résidentiel. L’analyse de l’immobilier résidentiel au niveau de l’unité d’habitation aide à vérifier et à gérer la performance du bien. Les unités d’habitation sont ainsi comparées aux données du marché et analysées en termes de taille, de prix et d’opportunités. Cela permet de déterminer à l’avance le positionnement des projets avec les clients, d’examiner le parc ancien en fonction des besoins du marché et des normes et d’en déduire les raisons des logements vacants.

    Analyse de l’évolution des taux d’intérêt : aperçu des futurs coûts hypothécaires
    Lorsque l’on achète une maison ou un appartement en copropriété, il faut aussi se projeter dans l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? Le bien immobilier sera-t-il encore supportable avec le revenu prévu à ce moment-là ? L’analyse de l’évolution des taux d’intérêt permet de simuler le portefeuille d’hypothèques avec différents scénarios de taux d’intérêt définis, 10 ans dans le futur. Ces coûts d’intérêt estimés permettent de comparer directement les stratégies de couverture possibles, par exemple le remplacement d’une hypothèque ou la conclusion d’un produit de suivi. Les propriétaires peuvent ainsi restructurer leur portefeuille et l’adapter aux attentes du marché.

    La durabilité, clé de l’augmentation de la valeur des biens immobiliers
    Pour les propriétaires de biens immobiliers anciens en particulier, la durabilité est un sujet important qui a une influence directe sur la valeur du bien. L’analyse de durabilité permet de montrer les avantages qu’il y a à rénover des biens immobiliers sur une base durable. Les émissions de CO2, les coûts énergétiques et les besoins en énergie d’un bien immobilier sont déterminés et un plan de modernisation présente les mesures de rénovation qui ont une influence positive sur ces valeurs. Des rénovations bien ciblées sont essentielles pour maintenir, voire augmenter, la valeur d’un bien immobilier tout au long de son cycle de vie. Il est conseillé de demander conseil à des experts avant d’entreprendre une rénovation afin de trouver les solutions les meilleures et les plus rentables. Les questions relatives à la rénovation sont exigeantes, en particulier lorsqu’il s’agit d’énergies alternatives. Dans le cas de biens immobiliers particulièrement anciens, il faut en outre décider s’il vaut la peine de rénover ou s’il vaut mieux construire du neuf. Cette décision dépend de plusieurs facteurs, dont l’état du bâtiment, les moyens financiers et les idées personnelles. Dans tous les cas, il est important de mettre en place une stratégie de rénovation à long terme qui aide à réduire les coûts et à prolonger la durée de vie de la maison.

    Un partenariat solide et des synergies
    La Banque Migros travaille en étroite collaboration avec CSL-Immobilien. Les deux entreprises sont autonomes sur le plan opérationnel. Grâce à ce partenariat stratégique, CSL Immobilier bénéficie d’une expansion nationale et d’un accès à de nouveaux marchés, tandis que la Banque Migros peut développer de manière ciblée son offre dans le domaine immobilier. Ensemble, ils couvrent l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers grâce à une palette de services élargie, du financement à la commercialisation en passant par le conseil aux maîtres d’ouvrage. Cette collaboration crée en outre des synergies importantes, notamment dans les domaines du conseil et du financement. Un résultat concret est le développement commun du service de courtage numérique Nextkey, qui rend la vente de biens immobiliers efficace et conviviale. Il en résulte une offre globale qui accompagne les clients dans toutes les phases liées à la propriété du logement.

    Un service complet pour les propriétaires de biens immobiliers
    Aujourd’hui, les personnes qui possèdent ou prévoient d’acquérir un bien immobilier ont besoin de plus qu’une simple solution de financement. Il faut un partenaire qui ait une vue d’ensemble du cycle de vie d’un bien. Avec son approche de conseil, la Banque Migros se positionne précisément dans ce domaine – en tant qu’accompagnateur global, et pas seulement en tant que prêteur hypothécaire. En collaboration avec CSL-Immobilien, elle propose des solutions sur mesure aux propriétaires qui souhaitent développer leurs biens immobiliers de manière durable, rentable et orientée vers l’avenir. Qu’il s’agisse d’analyses de la valeur du marché, de durabilité, de rendement ou d’évolution des taux d’intérêt, des outils modulaires et des données de marché fondées sur la pratique permettent d’aborder les questions individuelles de manière compétente et prévoyante. Cela renforce non seulement la qualité des décisions des clients, mais aussi la valeur et la pérennité de leurs biens immobiliers. La Banque Migros est ainsi synonyme d’un nouveau type de conseil immobilier – en réseau, en partenariat et avec une vision à long terme.

    « Aujourd’hui, quiconque possède ou planifie un bien immobilier a besoin de plus qu’une simple solution de financement. Ce qu’il faut, c’est un partenaire qui a une vue d’ensemble du cycle de vie d’un objet »

    « Celui qui achète une maison ou un appartement en copropriété doit également jeter un coup d’œil sur l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? »

    Pour plus d’informations, voir : migrosbank.ch/potentiel

  • Les prix des logements en propriété continuent de grimper

    Les prix des logements en propriété continuent de grimper

    Selon les enquêtes de Moneypark et Pricehubble, les maisons individuelles ont augmenté en moyenne de 3,4 % et les appartements de 2,4 % au niveau national. En comparaison annuelle, cela correspond à une hausse de 7,4 % pour les maisons et de 4,2 % pour les appartements. La situation est plus contrastée selon les régions. Les prix des maisons ont augmenté de 3,6% en Suisse romande et de 3,2% en Suisse alémanique. Les appartements en propriété ont augmenté de manière similaire dans les deux régions du pays, avec une légère avance de la Suisse romande en comparaison annuelle.

    Les hypothèques à moyen terme ont le vent en poupe
    En matière de financement, les acheteurs privilégient de plus en plus les hypothèques à moyen terme d’une durée de cinq à neuf ans. Parallèlement, les hypothèques Saron gagnent en popularité. En particulier en Suisse alémanique, où leur part atteint 19% des nouveaux contrats. En Suisse romande, ce chiffre est de 7%. Pour les premières hypothèques, la part de Saron est d’environ 10 pour cent, et pour les secondes hypothèques, elle dépasse 20 pour cent. Cette solution de financement offre aux acheteurs une certaine flexibilité et leur permet de profiter du taux directeur actuellement bas.

    Les banques augmentent leurs parts de marché
    La demande croissante d’hypothèques Saron a également un impact sur la répartition du marché. Les banques ont pu augmenter leur part à 67%, soit une progression de 12 points de pourcentage par rapport au même semestre de l’année précédente. En revanche, les compagnies d’assurance perdent nettement du poids, leur part de marché tombant à 19%. Les caisses de pension ont progressé et détiennent désormais 14 pour cent du marché, mais ne profitent pas de l’activité des hypothèques Saron, que seules les banques proposent.

    Perspectives
    Avec une demande toujours élevée, une offre limitée et une préférence croissante pour des modèles de financement flexibles, la hausse des prix des logements en propriété devrait se poursuivre au cours des prochains trimestres. Parallèlement, l’évolution des taux d’intérêt sera déterminante pour savoir si les hypothèques Saron poursuivront leur tendance à la hausse.

  • La planification des infrastructures protège la plaine de Magadino

    La planification des infrastructures protège la plaine de Magadino

    Située entre Bellinzona et Locarno, la plaine de Magadino est depuis des décennies fortement marquée par le développement des infrastructures. Les projets prévus, de la modernisation du réseau ferroviaire à la réorganisation de l’approvisionnement en électricité, nécessitent une coordination étroite afin de minimiser les atteintes au précieux paysage. Un groupe de travail dirigé par l’ARE et auquel ont participé des offices fédéraux, le canton du Tessin et Swissgrid a élaboré des lignes directrices contraignantes à cet effet.

    Infrastructure groupée plutôt que projets individuels
    L’un des principaux résultats est la décision d’enterrer la ligne aérienne à haute tension All’Acqua-Vallemaggia-Magadino dans la zone des marais. La sous-station de Magadino sera réduite dans le cadre d’une rénovation. Pour l’extension de la double voie ferroviaire entre Contone et Tenero, les CFF étudient les possibilités de regroupement avec de nouvelles lignes électriques. La liaison ferroviaire prévue pour relier directement les tunnels de base du Saint-Gothard et du Ceneri, qui traverse la plaine de Magadino, fait également partie de la planification d’ordre supérieur.

    Projet routier intégré dans la stratégie globale
    Pour l’A13 entre Bellinzona-Sud et Locarno, qui est très chargée, la responsabilité incombe à la Confédération depuis 2020. Le nouveau tracé sera intégré dans le plan sectoriel des transports et étroitement coordonné avec les autres projets. Parallèlement, l’examen stratégique est en cours dans le cadre de l’étude « Verkehr ’45 ».

    Modèle d’aménagement du territoire durable
    La procédure dans la plaine de Magadino est considérée comme un exemple de référence sur la manière de concilier les objectifs nationaux en matière d’infrastructures et la protection de la nature. L’étroite coordination des projets énergétiques, ferroviaires et routiers doit permettre de minimiser les interventions, d’exploiter les synergies et de protéger à long terme le paysage unique.

  • Le métier de promoteur de site nécessite des explications

    Le métier de promoteur de site nécessite des explications

    Il n’est pas encore possible d’apprendre le métier de promoteur de site. Pourtant, depuis le milieu des années 80, il existe au niveau des villes locales, voire des communes, des points de contact pour les questions économiques et commerciales – autrefois appelés « promotion économique ». Dans les années 90, la région de Winterthur était connue pour être pionnière, notamment après le déclin de l’industrie locale.

    C’est ainsi qu’à partir de 1998, j’ai été le premier promoteur et directeur du bâtiment de la ville de Schlieren, aux côtés des villes de Winterthur et de Zurich. Mais le bagage immobilier que j’ai acquis depuis 1981 et mon MAS Real Estate Management, que j’ai également été l’un des premiers à suivre, m’ont permis de faire le grand écart dans le segment de niche de la promotion immobilière. Les classiques du métier de promoteur de site sont l’implantation d’entreprises, le développement de clusters et de sites, le « one stop shop » par l’administration lors de l’octroi de permis de construire, la gestion de l’existant et la promotion de start-up, et bien d’autres choses encore.

    En Suisse, chacun des 26 cantons dispose aujourd’hui d’une promotion économique. Malheureusement, les 172 villes et communes de plus de 10 000 habitants sont loin de disposer toutes d’un service de promotion économique, et encore moins d’une stratégie économique. Dans ce cas, une personne désignée en interne au sein de l’administration est responsable. Dans la plupart des cas, il s’agit du secrétaire municipal ou, au mieux, du président de la ville ou de la commune, plus ou moins volontairement et qui n’a pas suivi de formation spécifique. Mais cela signifie aussi que j’apprécie beaucoup ces organes de direction communaux, comme ceux de la ville de Schlieren, où j’ai maintenant 28 années de service derrière moi. Les chiffres clés de Schlierem montrent une image assez réussie, reconnue par beaucoup. Depuis 1998, le nombre de personnes morales de la ville a augmenté de 100%, passant de 650 à 1’388. Cela signifie également que le nombre d’emplois est passé d’environ 12 000 à 21 000 et que le nombre d’habitants a augmenté de 70%, passant de 12 000 à 20 100. Je défends ici la situation 1:1 (habitants par rapport aux emplois), contrairement à d’autres grandes villes suisses connues.

    Je serais heureux si, après ma retraite, davantage de professionnels de l’immobilier choisissaient le métier de promoteur immobilier et, pour ce faire, s’engageaient dans des associations, entretenaient l’ERFAS et des réseaux. Ce qu’il faut, c’est avoir confiance dans les promoteurs locaux.

  • Géant de bois et emblème de l’ESAF 2025

    Géant de bois et emblème de l’ESAF 2025

    L’idée est née en 2021 au sein du « Säntis Innovations-Cluster Holz ». La « Vision bois Max » est devenue un projet d’envergure auquel participent plus de 220 entreprises et institutions, soutenues par un comité de patronage composé de représentants de l’économie, de la politique, du tourisme et du sport. Près de 1000 professionnels de la sylviculture, de l’industrie du bois, de la construction en bois et de la menuiserie ont collaboré, dont de nombreux apprentis qui ont fabriqué certains éléments dans le cadre de cours interentreprises. Le bois, principalement de l’épicéa et du sapin, provient de forêts suisses, dans le cadre d’une exploitation forestière régulière.

    Technique et construction
    La stabilité est assurée par des piliers et des treillis dans la coque et les pieds. L’ossature est partiellement recouverte de bardeaux de bois, tandis que les éléments des parois sont ouverts. Rien que 18 727 vis ont été utilisées. La structure porteuse se compose de 40 mètres cubes de bois lamellé-collé, complétés par des rondins provenant du Toggenburg. Le projet est conçu pour une durée de vie allant jusqu’à 25 ans.

    Financement et coopération
    Le coût total est d’environ 4 millions de francs. Grâce au large soutien de la branche, sous forme de dons de matériaux, de travail et de participation financière, le projet est assuré. Un acheteur est recherché pour la réutilisation. La valeur résiduelle s’élève à environ 1,3 million de francs, auxquels s’ajoutent les coûts de stockage et de reconstruction.

    Perspectives touristiques
    Après l’ESAF, le Muni Max pourrait être installé dans des destinations touristiques comme Elm, Braunwald ou Herisau. Il est prévu de le rendre accessible avec des escaliers, un ascenseur, des surfaces d’exposition et une plate-forme d’observation. Ainsi, il ne servira pas seulement de symbole du bois et de l’artisanat suisses, mais aussi d’aimant durable pour les visiteurs.

    Symbole de l’industrie
    Muni Max est plus qu’un simple point de mire. Il montre comment la filière bois suisse allie tradition et innovation, renforce la chaîne de création de valeur régionale et intègre de jeunes professionnels dans un projet ambitieux. Lors de l’ESAF de Mollis, il dominera visuellement le stade proprement dit, le plus grand stade temporaire du monde avec 56 500 places.

    Avec Muni Max, la filière bois suisse a créé un projet qui rayonne bien au-delà de l’événement, un signe fort de l’artisanat, de la collaboration et de la pérennité d’une matière première riche en traditions.

  • JuCoin ouvre son siège européen à Baar

    JuCoin ouvre son siège européen à Baar

    D’ici la fin de l’année 2025, JuCoin prévoit de faire passer son équipe actuelle de neuf personnes à Baar à 100 employés, avec de la place pour un total de 400 personnes. L’accent sera mis sur le recrutement de talents locaux afin d’assurer à la fois une proximité culturelle et une connaissance approfondie du marché. Le site sera dirigé par Kenny Dan, CEO, et Hugo Teo, COO, qui apportent une grande expérience dans les secteurs de la fintech et des cryptomonnaies.

    Pionnier en matière de réglementation
    L’un des principaux objectifs est l’obtention de la licence MiCA, qui garantit le respect des règles de l’UE et permet d’accueillir légalement des clients dans toute l’Union. L’entreprise entend ainsi créer un environnement commercial sûr, conforme aux règles et digne de confiance pour le marché européen.

    Vaste écosystème
    Avec ce nouveau site, la société apporte son vaste portefeuille de services et de produits en Europe. Il s’agit notamment de l’infrastructure blockchain JuChain, de la plateforme sociale JuChat, de la plateforme de divertissement JuGame et de la solution matérielle JuOne. Dans le monde, l’entreprise est déjà active dans plus de 30 pays et compte plus de 12 millions d’utilisateurs.

    Importance pour la Crypto Valley
    Cette implantation souligne le rôle de la Suisse en tant que site d’innovation mondial dans le domaine de la blockchain et des cryptomonnaies. Baar se dote ainsi non seulement d’un nouvel employeur au rayonnement international, mais donne également une impulsion au développement de la Crypto Valley en tant que centre de compétences de premier plan pour les technologies financières numériques.

  • Restriction concernant les oppositions dans les projets

    Restriction concernant les oppositions dans les projets

    Compte tenu de la situation économique toujours tendue, le Conseil fédéral a de nouveau prolongé à 18 mois la durée maximale d’indemnisation en cas de réduction de l’horaire de travail. Les entreprises bénéficient ainsi jusqu’au 31 juillet 2026 d’une flexibilité et d’une stabilité accrues en cas de fluctuation des commandes.

    Nouvelles exigences pour les appareils intelligents
    Des exigences de sécurité plus strictes s’appliquent désormais aux appareils sans fil connectés à Internet tels que les smartphones, les montres intelligentes ou les babyphones. L’objectif est de protéger les données personnelles et de prévenir les cyber-attaques. Les appareils doivent garantir qu’ils ne peuvent pas être utilisés abusivement pour des attaques dites DDoS. La base est la nouvelle ordonnance de l’Office fédéral de la communication sur les installations de télécommunication.

    Moins d’oppositions aux petits projets
    Un élément central des modifications législatives concerne la construction de logements. Les organisations de protection de la nature, du patrimoine et des monuments historiques ne pourront plus déposer de recours pour les projets de moins de 400 m² de surface de plancher à l’intérieur des zones constructibles, sauf s’il s’agit de sites ou de biotopes protégés. Cette décision vise à faciliter la construction de logements et à accélérer les procédures.

    Prix indicatifs du bois suisse autorisés
    Grâce à une modification de la loi sur les forêts, les propriétaires forestiers pourront désormais publier, en collaboration avec le secteur en aval, des prix indicatifs régionaux ou nationaux pour le bois brut suisse. Cette réglementation vise à créer une plus grande transparence du marché et à renforcer la vente de bois comme source de revenus pour la gestion durable des forêts.

    La sécurité en point de mire
    Plusieurs modifications dans le domaine de l’aviation visent à améliorer la sécurité opérationnelle et à éviter les accidents, comme les nouvelles exigences relatives aux systèmes de carburant antichute pour les hélicoptères, l’extension des obligations d’information sur la protection contre les incendies pour le fret aérien, l’introduction d’une nouvelle licence de pilote privé pour les gyrocoptères et le renforcement des règles pour le fret et le courrier aériens ainsi que pour le personnel de sécurité dans les aéroports

    La Suisse approfondit sa coopération avec l’UE
    Dans le cadre de la coopération de Prüm, les comparaisons automatisées des données dactyloscopiques et l’accès aux données des véhicules et des détenteurs sont désormais possibles en Suisse également. L’objectif est de lutter plus efficacement contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme. D’autres réglementations suivront en 2027.

    Interdiction des téléphones portables dans les écoles en Argovie et à Nidwald
    Les cantons d’Argovie et de Nidwald mettent en œuvre de nouvelles directives concernant l’utilisation des appareils numériques à l’école. Les téléphones portables ne peuvent plus être utilisés qu’à des fins pédagogiques ou en cas d’urgence. Les autorités réagissent ainsi à l’augmentation de la distraction et des conflits sociaux dus à une utilisation excessive des téléphones portables dans le cadre scolaire.

    Des réformes qui ont un impact sur la vie quotidienne et l’économie
    Les nouvelles dispositions reflètent des questions sociales essentielles, la pénurie de main-d’œuvre, la numérisation, les besoins en matière de logement et la sécurité. Que ce soit à l’école, dans l’entreprise ou dans l’habitat privé, les changements législatifs à partir d’août 2025 marquent une nouvelle étape dans l’adaptation aux défis actuels.

  • La récolte de bois en Suisse baisse de 2 % en 2024

    La récolte de bois en Suisse baisse de 2 % en 2024

    En 2024, 4,8 millions de mètres cubes de bois ont été récoltés en Suisse. Cela correspond à une baisse d’environ 2 pour cent. C’est ce qui ressort d’un communiqué des offices fédéraux de la statistique et de l’environnement. La récolte totale a donc baissé pour la deuxième année consécutive.

    La réduction a été particulièrement marquée pour les bûches (-11%), suivies par les grumes et le bois de sciage (-2%). La forte diminution du bois en bûches est principalement due aux forêts privées et a été moins importante dans toutes les zones forestières, à l’exception de l’Arc jurassien et du Sud des Alpes. Les zones forestières qui ont connu les plus fortes variations sont le Plateau (-94’000 mètres cubes) et les Préalpes (-42’300 mètres cubes).

    Le canton qui a récolté le plus de bois est Berne, avec 0,89 million de mètres cubes. Il est suivi par les cantons de Vaud, de Zurich, des Grisons et d’Argovie. Leurs volumes de récolte se situent entre 0,44 et 0,34 million de mètres cubes. Ensemble, ils ont fourni 51 pour cent de la récolte totale de bois l’année dernière.

    La part de bois énergie sous forme de plaquettes a encore augmenté et représente désormais 44 pour cent de la récolte annuelle totale. Cela correspond à 2,1 millions de mètres cubes. La part du bois énergie dans la récolte totale de bois a presque doublé au cours des 20 dernières années.

    En 2024, les 638 entreprises forestières ont enregistré des recettes de 622 millions de francs et des dépenses de 651 millions de francs. Le déficit s’est donc élevé à 29 millions de francs au niveau national. Il a augmenté de 9 millions de francs par rapport à l’année précédente. Seules les exploitations forestières des Préalpes ont enregistré un bilan positif.

  • Scène ouverte pour les meilleurs projets du secteur

    Scène ouverte pour les meilleurs projets du secteur

    Lorsque les portes du Trafo Baden s’ouvriront le 2 octobre 2025, le who’s who du monde suisse de l’immobilier, de la construction et de la finance se rassemblera pour la remise du Real Estate Award 2025. Outre le gala solennel et le dîner, l’accent sera mis sur les impulsions inspirantes, le réseautage et les échanges sur l’avenir du secteur.

    L’entrepreneur et visionnaire Samih Sawiris sera l’un des points forts de la soirée. Il donnera un aperçu personnel lors de la discussion au coin du feu, une discussion qui promet de nouvelles perspectives sur l’esprit d’entreprise et le développement des sites.

    Quatre catégories, douze finalistes
    Le vote public en ligne a également été ouvert avec le lancement de la vente des billets. Jusqu’au 17 août 2025, il est possible de voter chaque jour dans quatre catégories tournées vers l’avenir et comptant chacune trois finalistes.

    Numérique : Evorest, Optiml, Quanthome

    Durabilité : IAZI CIFI, Mobimo, Neustark

    Développement de projet & innovation : Element, UmweltArena, Xania

    Commercialisation : Avendo, maison.work, tRaumplaner

    Les lauréats seront récompensés en direct lors de la soirée de gala et désignés conjointement par le jury et le public.

  • Production en série de robots de sécurité intelligents

    Production en série de robots de sécurité intelligents

    Fondée en 2021, la startup lance la production en série de ses robots de sécurité sophistiqués. Développée en Suisse, produite en Allemagne, cette combinaison de force d’innovation et d’excellence de fabrication devrait transformer le marché de la sécurité à l’échelle européenne. Les 50 premiers systèmes devraient être mis en service avant la fin de l’année 2025.

    Le CEO Marcus Köhnlein considère le projet comme une mesure d’infrastructure pour un avenir plus intelligent. « C’est plus que de la robotique, nous fournissons des systèmes évolutifs qui repensent la sécurité de manière autonome et fiable » Les robots sont conçus pour des environnements complexes tels que les aéroports, les centres logistiques ou les villes intelligentes et fonctionnent de manière autonome, assistés par des analyses en temps réel et des diagnostics prédictifs.

    Sécurité automatisée
    Avec l’augmentation des risques urbains et la pénurie croissante de personnel dans le secteur de la sécurité, la demande de solutions automatisées ne cesse de croître. Les robots apportent une réponse, évolutive, flexible et nécessitant peu de maintenance. Leur conception modulaire permet de les adapter à différents sites, des sites industriels aux campus universitaires.

    Le modèle commercial est basé sur le « Robot-as-a-Service » et offre aux clients des solutions de sécurité performantes avec un faible seuil d’entrée. Les données en temps réel, l’apprentissage continu et le temps de fonctionnement élevé font partie intégrante du système.

    Lancement d’une stratégie de croissance et d’un tour de financement
    Un nouveau tour d’investissement a été ouvert pour la phase suivante, à savoir la mise à l’échelle, l’extension du marché et le lancement international. L’objectif est d’étendre la production à 300 systèmes d’ici 2027. Actuellement, l’entreprise se concentre sur l’Europe, mais prévoit une expansion mondiale à long terme.

    La start-up est dirigée par une équipe expérimentée. Le CEO Marcus Köhnlein apporte son expérience de direction dans des projets de numérisation et d’innovation. Le directeur technique Christoph Uhrhan est professeur de robotique à l’université de Furtwangen, où il dirige le laboratoire de robotique. Le président du conseil d’administration est Andreas R. Sarasin, ancien partenaire d’une banque privée suisse renommée et membre du conseil d’administration d’uniqueFeed.

  • Le site de Genève sous pression

    Le site de Genève sous pression

    Genève est considérée comme un symbole de la coopération internationale. 36’000 emplois dans les organisations internationales, environ 250’000 nuitées par an et une forte empreinte locale. Ces chiffres illustrent la pertinence de la présence internationale. Mais les tensions géopolitiques et le retrait potentiel de grands acteurs comme les Etats-Unis mettent ce système sous pression.

    Les conséquences sont des coupes budgétaires, des changements structurels et des questions de localisation qui vont bien au-delà de l’échiquier politique. Les marchés immobiliers, les prestataires de services locaux et le développement urbain sont également directement touchés. Ce qui était considéré comme stable jusqu’à présent doit désormais être repensé.

    Quand la demande est redistribuée
    Les employés internationaux caractérisent le marché du logement de Genève avec environ 9 500 unités occupées, une forte propension à payer et une focalisation sur les grands appartements meublés. Une diminution de seulement 20 % des employés pourrait augmenter sensiblement le taux d’offre. Mais le taux de vacance ne devrait guère augmenter. La situation tendue en matière de logement fait que les logements qui se libèrent sont rapidement occupés par des ménages locaux.

    L’évolution de la composition de l’offre, en particulier dans le segment des prix élevés, sera déterminante. Le marché pourrait sembler plus détendu à court terme, mais à moyen terme, il pourrait connaître un décalage dans la dynamique des loyers.

    Stabilité à lépreuve
    Environ 650 000 m² de bureaux sont aujourd’hui occupés par des organisations internationales. Une baisse de 20 % porterait le taux de vacance à plus de 10 %, avec un impact particulièrement marqué au Grand-Saconnex, à Pregny-Chambésy et dans la zone du Jardin des Nations. Un retrait complet laisserait plus de 140 000 m² de surfaces vacantes, une dimension équivalente à environ deux fois le projet PAV.

    Bien que le marché se soit montré robuste jusqu’à présent, la baisse de la demande internationale pourrait accentuer les déséquilibres existants. Des stratégies différenciées pour une utilisation flexible et centrée sur l’utilisateur sont nécessaires.

    Une dépendance visible et vulnérable
    Chaque année, Genève accueille environ 2 500 conférences. Le tourisme qui y est associé soutient une grande partie du marché hôtelier. La suppression de ces événements pourrait réduire le taux d’occupation des hôtels jusqu’à 10 %. Avec des effets domino sur les fournisseurs, la gastronomie et la réputation internationale de la ville.

    Ce domaine en particulier montre à quel point les intérêts économiques, urbanistiques et diplomatiques sont étroitement liés et combien ce carrefour est vulnérable.

    Du danger à l’opportunité
    Le retrait éventuel d’organisations internationales n’est pas une crise isolée, mais l’expression d’un changement structurel mondial. Le défi pour Genève est de considérer la résilience non seulement comme une résistance, mais aussi comme un changement.

    Stratégies d’avenir pour Genève
    Un écosystème unique d’organisations internationales, une qualité de vie élevée et une stabilité institutionnelle continuent de plaider en faveur de Genève. Parallèlement, il convient de répondre de manière stratégique à des défis tels que la rareté des sols, le prix élevé des terrains et le coût élevé de la vie.

    Poursuivre la transformation avec deux leviers
    Développer de nouveaux modèles commerciaux en diversifiant les financements et les services, les formats hybrides, les plateformes numériques et les partenariats ancrés localement.

    Utiliser l’immobilier de manière intelligente et flexible
    Repenser les espaces sous-utilisés de manière modulaire, centrée sur l’utilisateur et adaptable. La condition préalable est non seulement l’agilité spatiale, mais aussi organisationnelle.

    Utiliser de manière ciblée les synergies dans l’espace
    Passer des bureaux classiques à des lieux de savoir, de rencontre et d’innovation. Les infrastructures de conférence, d’hôtellerie et de coworking devraient être planifiées et utilisées de manière plus intégrée.

    Assouplir la planification
    Le développement urbain doit être réactif et adaptable. Avec des concepts visionnaires qui permettent la réversibilité et l’orientation des utilisateurs, plutôt que des directives rigides.

  • Un vote décisif pour la Suisse

    Un vote décisif pour la Suisse

    Le 28 septembre 2025, le peuple suisse votera sur l’abolition de la valeur locative. La valeur locative est un revenu fictif que les propriétaires de biens immobiliers occupés par leur propriétaire doivent indiquer dans leur déclaration d’impôts. Cette valeur correspond à environ 60 à 70% du loyer qui pourrait être perçu pour le bien immobilier. L’abolition de la valeur locative est liée à l’introduction d’un nouvel impôt sur les biens immobiliers secondaires afin de compenser les éventuelles pertes fiscales pour les cantons.

    Décisions liées et différences cantonales
    Le vote sur l’abolition de la valeur locative est étroitement lié à l’introduction d’un impôt cantonal sur la propriété immobilière secondaire. Cet impôt est soumis au référendum obligatoire, ce qui signifie que la valeur locative ne sera abolie que si le peuple et les cantons acceptent le nouvel impôt. Les résultats des votes pourraient varier fortement d’un canton à l’autre, car les conséquences sont très différentes d’un canton à l’autre.

    Le comité central de la Société Suisse des Entrepreneurs a donné son feu vert au vote, car les arguments pour et contre s’équilibrent dans une perspective nationale. Près de 1,4 million de ménages en Suisse seraient touchés par la suppression, soit environ un tiers de tous les ménages. La baisse des recettes fiscales est estimée à 1,7 milliard de francs par an1.

    Impact sur les rénovations et les déductions fiscales
    L’abolition de la valeur locative signifierait également la suppression, au niveau fédéral, des déductions pour les frais d’entretien tels que les rénovations énergétiques des logements occupés par leur propriétaire. Toutefois, au niveau cantonal, les déductions pour les frais de démolition lors de la construction d’un nouveau logement de remplacement, les dépenses pour la conservation des monuments historiques et les mesures d’économie d’énergie resteraient autorisées. Il n’est pas certain que l’absence de déductibilité entraîne effectivement une baisse des rénovations, car la charge fiscale des propriétaires immobiliers diminuerait également grâce à la suppression de la valeur locative.

    L’impôt foncier sur les résidences secondaires
    L’introduction de l’impôt foncier sur les résidences secondaires doit aider les cantons à compenser les éventuelles pertes fiscales. Chaque canton peut décider lui-même s’il introduit effectivement cet impôt et à quel niveau. L’abolition de la valeur locative fait l’objet de discussions politiques depuis des décennies et a jusqu’à présent résisté à toutes les attaques. en 2017, le Parlement a fait une nouvelle tentative pour abolir la valeur locative4.

    Une campagne de votation chaude
    La votation sur l’abolition de la valeur locative et l’introduction de l’impôt sur les biens immobiliers secondaires devrait donner lieu à une campagne de votation chaude. Le projet est lié à la loi fédérale sur le changement de système d’imposition de la propriété du logement. Ce n’est que si la modification de la Constitution est acceptée en votation populaire par le peuple et les cantons que le projet de changement de système d’imposition de la propriété du logement, et donc l’abolition de l’imposition de la valeur locative, pourra entrer en vigueur.

    L’Association suisse des propriétaires fonciers a déjà décidé de dire oui au projet soumis à votation. L’abolition de l’impôt sur la valeur locative est considérée comme attendue depuis longtemps. Le comité « Non à la valeur locative » recommande également de voter oui au projet de loi visant à abolir l’imposition de la valeur locative.

  • Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Dans la lutte contre le bruit, chaque centimètre compte. Les absorbants acoustiques classiques en matériaux volumineux comme la laine de roche ou la mousse de mélamine sont souvent trop épais et limitent la conception. Les absorbeurs acoustiques nouvellement développés à partir de mousses minérales de plâtre ou de ciment offrent une alternative convaincante. Ils sont aussi efficaces que les absorbeurs traditionnels, mais environ quatre fois plus minces. Cela ouvre de toutes nouvelles possibilités d’intégration dans des projets de construction existants ou nouveaux.

    La structure poreuse variable des mousses minérales force les particules d’air à suivre un chemin plus long, ce qui permet d’obtenir une absorption acoustique élevée malgré une épaisseur réduite. Cette conception brevetée permet de cibler les absorbeurs sur des plages de fréquences spécifiques. De plus, les mousses sont ignifuges, recyclables et ne libèrent pas de particules nocives pour la santé. Les mousses de ciment sont en outre résistantes aux intempéries et donc idéales pour l’extérieur.

    Test pratique à Zurich
    Un premier prototype des nouveaux absorbants acoustiques a déjà été testé dans l’entrée d’une cour à Zurich. Les résultats sont prometteurs. Le niveau de bruit a baissé jusqu’à 4 décibels, notamment au passage des voitures. Les 72 panneaux, d’une épaisseur totale d’environ 5,5 centimètres, ont montré une atténuation fiable des basses fréquences et une réduction significative de la transmission du bruit dans la zone d’absorption de pointe.

    Applications multiples
    Les nouveaux absorbants acoustiques conviennent à une grande variété d’applications. Ils peuvent être intégrés dans des entrées, sous des balcons, sur des façades, dans des cages d’escalier ou dans de grands espaces intérieurs comme des bureaux, des cantines ou des salles de sport. Ils sont particulièrement intéressants pour les applications spéciales où l’espace limité, la protection contre les incendies et les exigences en matière de design doivent être pris en compte simultanément.

    L’avenir de la réduction du bruit
    L’idée de ces absorbeurs de bruit innovants a vu le jour il y a quelques années déjà, mais c’est en combinant le développement de matériaux et la modélisation acoustique dans le cadre d’un projet Innosuisse que la percée a été réalisée. Actuellement, la fabrication se fait encore partiellement à la main, mais avec un partenaire industriel approprié, le matériau devrait être développé et produit à plus grande échelle.

    Les absorbeurs de bruit minéraux ont le potentiel de révolutionner la réduction du bruit dans différents environnements. Ils offrent une solution efficace, peu encombrante et flexible sur le plan de la conception pour relever les défis de l’acoustique des bâtiments modernes.

  • Un site énergétique avec un potentiel d’avenir

    Un site énergétique avec un potentiel d’avenir

    Avec l’achat de l’ancien site de Legler par la société Hochdruckkraftwerk Diesbach AG et la participation simultanée de la commune de Glaris Sud, un nouveau chapitre s’ouvre pour ce site industriel riche en traditions dans le pays de Glaris. L’exploitant de la centrale hydroélectrique locale s’est assuré le terrain, y compris la centrale électrique. Dans le même temps, la commune acquiert des terres agricoles auprès de l’ancien propriétaire et devient le plus gros actionnaire avec une part de 40%.

    L’énergie rencontre le développement du site
    L’acquisition ne sert pas seulement à préserver la centrale historique, mais ouvre également de nouvelles possibilités pour le développement à long terme du site. « Nous pouvons proposer des surfaces allant de 50 à plusieurs milliers de mètres carrés », explique le président du conseil d’administration Weber-Thedy.

    La commune de Glaris Sud assure deux sièges au conseil d’administration et une importante réserve foncière de près de 30’000 mètres carrés de terres agricoles, qui sont prévues pour des mesures de remplacement ou des surfaces de compensation écologique. La commune crée ainsi de l’espace pour les développements futurs.

    Une perspective à long terme avec une utilisation intermédiaire
    Le potentiel du site Legler est indéniable, mais une nouvelle utilisation nécessite du temps et repose sur une planification minutieuse. L’objectif est une utilisation mixte, avec des logements et des activités, qui s’intègre au paysage et à la commune. Les premières étapes de la mise en œuvre ne sont pas attendues avant dix ans.
    D’ici là, le site sera utilisé de manière judicieuse. Les grands halls seront loués comme entrepôts. Qui peuvent être divisés de manière flexible, même si, en raison des restrictions de construction, ils ne conviennent qu’à certains usages.

    La durabilité comme leitmotiv
    La centrale haute pression se focalise sur une production d’énergie respectueuse de l’environnement et rénovera l’usine en 2025 selon les normes les plus modernes. Les discussions antérieures sur l’extension ont été ajournées au profit d’une approche sensible du paysage, mais le murmure des chutes du Diesbach doit être préservé.

    Une impulsion pour le pays de Glaris
    L’acquisition du site de Legler est plus qu’un changement de propriétaire. Elle est un exemple de développement de site prévoyant, porté par une production d’énergie locale, une participation publique et une perspective à long terme. La commune de Glaris Sud s’engage activement dans le développement du site tout en minimisant le risque de dégradation d’un bien immobilier marquant.

    L’association de l’infrastructure énergétique, du développement immobilier et de l’engagement public fait de ce projet un phare pour la région. avec un caractère exemplaire pour des sites comparables en Suisse.

  • La Suisse continue de développer massivement l’énergie solaire

    La Suisse continue de développer massivement l’énergie solaire

    Selon un communiqué de Swissolar, la construction d’électricité solaire a atteint un nouveau record en 2024. Selon l’association professionnelle, des installations d’une puissance totale de 1798 mégawatts ont été mises en place, soit une augmentation de 10 pour cent par rapport à l’année précédente. Au total, 8170 mégawatts étaient donc déjà installés fin 2024. Cela a permis de produire 5961 gigawattheures d’électricité.

    L’électricité solaire a atteint en 2024 une part de 10,4 pour cent des besoins en électricité. L’année précédente, ce chiffre était de 8,25%. Pour 2025, Swissolar prévoit une part de 14 pour cent. « L’électricité solaire est aujourd’hui déjà un élément central de notre approvisionnement en énergie et est en passe de devenir le deuxième pilier de notre approvisionnement en électricité, aux côtés de l’énergie hydraulique », déclare Matthias Egli, directeur de Swissolar, cité dans le communiqué.

    Swissolar fait également référence à l’importance de l’électricité solaire pour le semestre d’hiver. Ainsi, entre début octobre 2024 et mi-avril 2025, environ 2400 gigawattheures d’électricité solaire ont été produits, soit environ un tiers de la production annuelle.

    Le nombre de nouvelles batteries de stockage installées a augmenté de 4 % en 2024. Dans les maisons individuelles, 47 pour cent de toutes les installations solaires ont déjà été équipées d’un stockage par batterie, contre seulement 42 pour cent l’année précédente. Au total, la capacité de stockage installée s’élevait déjà à 896 mégawattheures fin 2024, soit suffisamment pour couvrir la consommation de 100 000 ménages pendant une journée.

  • Une plate-forme numérique pour les visiteurs renforce le site de Glaris

    Une plate-forme numérique pour les visiteurs renforce le site de Glaris

    Le GlarnerlandPass regroupe l’enregistrement, la carte d’hôte et le compagnon de voyage dans un système intégré et relie le tourisme, la culture et le commerce sur une plateforme commune. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre de la réorientation du tourisme, qui a commencé par la fusion de toutes les organisations en 2024. Sous la nouvelle marque ombrelle « Glarnerland », une expérience alpine globale avec une forte identité régionale est créée aux portes de Zurich, qui devient visible, combinable et réservable numériquement.

    Centrage sur le client et proximité numérique
    L’application accompagne l’hôte tout au long du parcours client et permet une communication interactive en temps réel. Sont pris en compte non seulement les hôtes hébergés, mais aussi les excursionnistes, les propriétaires de résidences secondaires et les habitants de la région. Pour les hôtes hébergés, les transports publics dans tout le canton sont inclus dans le pass. Un signe fort en faveur de la mobilité durable.

    Création de valeur grâce à un réseau local
    Les entreprises touristiques, les commerces et les institutions culturelles sont activement impliqués. Des ateliers et des groupes de réflexion permettent d’acquérir une compréhension commune des processus numériques, de développer de nouveaux produits et d’ouvrir des canaux de distribution supplémentaires. Cette étroite collaboration renforce l’économie régionale et assure une véritable création de valeur dans le pays de Glaris.

    Un pilotage durable et une technologie moderne
    La plateforme permet une gestion flexible des flux de visiteurs et fournit, grâce aux données collectées, de précieuses impulsions pour un développement durable de la destination. Sur le plan technologique, le système est basé sur des solutions modulaires éprouvées de destinations leaders et utilise la connexion à discover.swiss.

    Visibilité grâce à l’ESAF 2025
    La Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2025 offre une occasion idéale de présenter le passeport à un large public. La combinaison de l’authenticité alpine, de l’innovation numérique et d’une stratégie de localisation intégrative fait de ce projet un modèle pour l’avenir du tourisme.

  • Le site Landolt en pleine mutation

    Le site Landolt en pleine mutation

    Quelle est l’importance du développement du Landolt-Areal pour le site économique de Glaris ? Quelles impulsions concrètes attendez-vous pour l’économie locale et la création de nouveaux emplois ?
    Le site est aujourd’hui déjà bien occupé par de nombreuses PME différentes. Avec le départ à moyen terme de l’entreprise Landolt, l’ancien site sera libéré. La Shedhalle, que nous avons déjà rénovée et dont le toit a été équipé d’une grande installation photovoltaïque, est particulièrement intéressante. Nous sommes en train d’attirer de nouveaux locataires et offrons un site très attractif avec une connexion logistique optimale. De nouveaux emplois attrayants y seront créés.

    Les utilisations temporaires, comme le hub Mobility prévu, sont un élément central du concept. Quelles opportunités voyez-vous dans ces utilisations temporaires pour animer le site pendant la phase de développement ?
    C’est l’une des parties les plus importantes de la transformation. Nous souhaitons, dans la mesure du possible, conserver tous les locataires existants. Nous entretenons un contact direct avec eux afin qu’ils puissent continuer à se développer au sein du site. Les bâtiments à usage intermédiaire sont loués à bas prix mais pas pour longtemps, que ce soit comme entrepôt, parking ou hub, mais sans grand investissement de notre part. Il y a aussi de la place pour la créativité.

    Comment le canton de Glaris et la promotion économique sont-ils impliqués dans le projet ? Y a-t-il une coordination stratégique avec les objectifs de développement cantonaux ?
    Nous avons des échanges réguliers avec la promotion économique et sommes confiants quant à la possibilité d’attirer des PME plus importantes dans le canton de Glaris en raison de la bonne situation et de la taille de la surface proposée. Plusieurs entreprises sont déjà intéressées pour s’y installer.

    La planification participative est soulignée. Comment les habitants et les commerçants ont-ils pu participer concrètement et quels sont les enseignements tirés de ce processus qui seront pris en compte dans les prochaines étapes ?
    L’urbanisme, les relations avec les voisins ainsi que l’utilisation et la répartition des constructions sur le site ont été revus avec une représentation bien étayée des autorités et un comité d’experts de l’économie et de l’urbanisme ainsi qu’une équipe de planification internationale. Un grand nombre d’anciens bâtiments de la filature seront conservés et une nouvelle vie leur sera donnée.

    Le site, aujourd’hui exclusivement commercial, sera complété par différentes offres commerciales, et une petite part d’habitat sera également possible. La situation très attrayante entre les ruisseaux Chli Linthli et Mühlibach invite également les promeneurs et les habitants à découvrir ce lieu magnifique et idyllique.

    Les planificateurs élaborent actuellement le projet indicatif en collaboration avec la commission d’aménagement et le service des monuments historiques. D’ici l’été 2025, la forme future du site, l’offre commerciale élargie et la diversité des logements pourront être présentées. Nous sommes très heureux de cette excellente collaboration et sommes convaincus que le traitement soigneux de l’existant et des nouveaux bâtiments créera une grande valeur ajoutée pour les utilisateurs du site, mais aussi pour les riverains.

    Le développement se fera en quatre étapes. Comment vous assurez-vous que le site reste vivant, utilisable et attractif dès les phases intermédiaires et qu’il ne devienne pas un chantier de longue haleine ?
    Comme nous l’avons déjà évoqué, une partie sera réutilisée dans les bâtiments industriels existants. Les bâtiments existants très anciens, qui seront vides à moyen terme après le départ de l’entreprise Landolt, doivent être rapidement remis en location après une transformation ou une modernisation. Pour ce faire, les différentes zones de talents ont été définies et constituent les étapes. L’achèvement de chaque zone permettra d’achever successivement le développement.

    Le campus d’innovation du Chli Linthli doit se développer de manière indépendante et en fonction des besoins. A quels groupes cibles souhaitez-vous vous adresser ici et quels secteurs pourraient s’y implanter ?
    Ce site est aujourd’hui entièrement occupé par un large éventail d’activités commerciales. C’est ici que seront logés les besoins de demain. L’idée est de créer une offre commerciale diversifiée qui nécessite un bon réseau au sein de cette zone et qui fonctionne comme un campus. Mais nous sommes également ouverts à d’autres idées. Seul l’avenir nous dira lesquelles.

    Comment créez-vous une identité et un lien à long terme sur le site ? Quel rôle jouent les offres sociales, culturelles ou écologiques pour les futurs utilisateurs ?
    Le site a déjà une histoire riche. Cela se voit partout ici. Une nouvelle utilisation et une gestion appropriée permettront de préserver la culture, mais aussi de la redéfinir. Avec notre objectif de durabilité, ce processus permettra également de préserver les ressources. L’utilisation de matériaux naturels et d’une architecture simple permettra de créer des espaces de travail et d’habitation abordables, sains et agréables à vivre pour les utilisateurs. Avec ses cours d’eau, ses espaces verts, ses places de quartier nouvellement créées, etc., le site offre une grande qualité d’espace, mais aussi un lieu très attractif pour travailler, vivre et rester.

  • L’énergie solaire sur la bonne voie

    L’énergie solaire sur la bonne voie

    En 2024, 1798 mégawatts de nouvelle puissance photovoltaïque ont été installés en Suisse, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. La puissance totale est passée à 8,2 gigawatts, ce qui a couvert plus de 10 % des besoins nationaux en électricité. Malgré un ensoleillement inférieur à la moyenne et une consommation d’électricité en hausse, la production annuelle correspond à la consommation d’environ deux millions de foyers.

    Sécurité d’approvisionnement grâce à l’électricité d’hiver
    Le photovoltaïque n’est pas seulement une technologie estivale, d’octobre 2024 à avril 2025, 2,4 térawattheures d’électricité solaire ont été produits, soit un tiers de la production annuelle. Cette contribution a considérablement soulagé les lacs d’accumulation suisses. Sans l’énergie solaire, la Suisse aurait dû importer beaucoup plus d’électricité.

    Recul dans le segment des maisons individuelles
    Alors que les grandes installations ont continué à progresser fortement, le développement sur les maisons individuelles a reculé de 3 %. Cela a freiné la croissance globale, car jusqu’à présent, environ un tiers de la puissance installée reposait sur ce segment. Selon Swissolar, cette retenue s’explique par les incertitudes entourant la nouvelle loi sur l’électricité.

    Lestockage par batterie gagne en importance
    Avec une hausse de 4 %, le développement du stockage par batterie a également augmenté. Une dynamique accrue se manifeste en particulier dans le secteur commercial. Aujourd’hui, 47 % des installations photovoltaïques sur des maisons individuelles sont déjà équipées d’un stockage par batterie. La capacité de stockage totale s’élève à près de 900 MWh, soit l’équivalent d’une journée de consommation pour 100 000 foyers.

    La dynamique internationale confirme la tendance mondiale
    Environ 597 GW de puissance photovoltaïque ont été installés dans le monde en 2024, soit une augmentation de 33 %. Avec 908 watts par habitant, la Suisse se situe à la 10e place en comparaison internationale. La production mondiale d’électricité solaire est passée à 2000 TWh.

    Conditions-cadres en mutation
    La nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité crée des bases importantes pour la consommation locale d’électricité, mais suscite aussi des incertitudes. Il manque notamment des solutions praticables pour les communautés électriques locales et une rétribution d’achat proche du marché. Swissolar demande des améliorations concrètes afin de mieux exploiter le potentiel de l’utilisation locale et des solutions de stockage.

    Ralentissement avec perspective
    Pour 2025, Swissolar prévoit un recul du marché d’environ 10 % à 1600 MW, en raison de phases de transition réglementaires. Une stabilisation est attendue à partir de 2026. Avec une construction continue entre 1800 et 2000 MW par an, les objectifs de 18,7 TWh d’électricité solaire d’ici 2030 et de 35 TWh issus des nouvelles énergies renouvelables d’ici 2035 sont atteignables.

  • Le Conseil d’État prévoit de donner un coup de pouce aux infrastructures de la vallée de la Glatt

    Le Conseil d’État prévoit de donner un coup de pouce aux infrastructures de la vallée de la Glatt

    La vallée de la Glatt est l’une des régions de développement les plus dynamiques du canton de Zurich, stratégiquement située entre Zurich, Winterthur et l’aéroport international. Le Conseil d’Etat propose maintenant au Grand Conseil un paquet global de 543 millions de francs pour renforcer l’infrastructure de manière ciblée. Il est prévu de prolonger le Glattalbahn jusqu’à la région de Steinacker, de créer une liaison principale pour les vélos en direction de Bassersdorf et de prendre des mesures de protection contre les crues de l’Altbach.

    Un coup de pouce à la mobilité et à l’environnement dans la région de l’aéroport
    La combinaison de l’extension du chemin de fer, de l’infrastructure cyclable et de la protection des eaux répond à plusieurs objectifs centraux du plan directeur cantonal. Le prolongement de la ligne de chemin de fer de la vallée de la Glatt doit permettre de mieux desservir la zone industrielle de Kloten, tandis que la liaison principale à vélo offre une alternative écologique aux pendulaires. Parallèlement, la protection prévue contre les inondations protège la population et les infrastructures critiques telles que l’aéroport contre les risques naturels.

    Une mise en œuvre efficace grâce aux synergies
    La proximité géographique des trois sous-projets nécessite une planification commune et offre ainsi des conditions idéales pour une mise en œuvre efficace. Le regroupement des phases de construction permettra de réduire la durée des travaux, les coûts et les nuisances. Le début des travaux est prévu à partir de la mi-2027 et la durée des travaux est d’environ cinq ans.

    Participation aux coûts par la Confédération et les communes
    Bien que le volume du projet s’élève à 543 millions de francs, le canton ne prendra vraisemblablement en charge qu’environ 290 millions de francs. La Confédération participe jusqu’à 40 % pour la voie ferrée et la piste cyclable, et entre 35 et 45 % pour la protection contre les inondations. Des contributions à la valeur ajoutée de la ville de Kloten et d’investisseurs privés sont également prévues.

    Décision claire malgré le rejet communal
    Bien que deux projets communaux concernant le développement territorial dans la région de Steinacker aient été rejetés par la population de Kloten en 2024, le chemin de fer de la vallée de la Glatt lui-même ne faisait pas partie de cette votation. Après un examen complet, le Conseil d’Etat considère néanmoins le projet existant comme la solution la plus appropriée, tant sur le plan économique que sur celui des transports et de l’aménagement du territoire.

  • Le Tessin compte parmi les régions les plus innovantes d’Europe

    Le Tessin compte parmi les régions les plus innovantes d’Europe

    Selon le Tableau de bord régional de l’innovation 2025 de la Commission européenne, le canton du Tessin fait partie des dix régions les plus innovantes d’Europe. En Suisse, il occupe la deuxième place juste derrière Zurich. Il convient de souligner le pourcentage élevé de petites et moyennes entreprises qui introduisent des innovations de processus ou de produits. Le canton occupe également une place de choix au niveau national en matière d’enregistrement de marques.

    Excellence universitaire et réseau international
    Avec plus de 20 instituts de recherche spécialisés, l’Università della Svizzera italiana (USI) renforce la capacité d’innovation académique de la région. Elle met notamment l’accent sur la biomédecine, les sciences informatiques et les sciences financières. Son intégration étroite dans les réseaux de financement nationaux et internationaux fait de l’USI un acteur central du système d’innovation du Tessin.

    Recherche pratique pour les entreprises
    La Haute école spécialisée de la Suisse méridionale (SUPSI) est également un acteur clé du paysage de l’innovation. Elle dispose d’une grande expertise dans l’automatisation industrielle, la robotique et la science des matériaux et se distingue par le taux de réussite le plus élevé pour l’accès aux financements européens parmi toutes les hautes écoles spécialisées suisses. Les entreprises bénéficient de coopérations pratiques dans le cadre de projets de recherche appliquée.

    Promotion légale de l’innovation à large échelle
    Le canton soutient l’innovation de manière ciblée par le biais de la loi sur l’innovation économique. Celle-ci offre des possibilités de soutien étendues, allant de l’aide aux programmes de recherche aux projets d’investissement, en passant par la participation à des salons et des projets d’internationalisation. La mise en œuvre est assurée par l’Office du développement économique.

    Switzerland Innovation Park Ticino, une plaque tournante
    Avec le Switzerland Innovation Park Ticino, le canton encourage le transfert entre l’économie et la science. Les centres de compétences qui voient le jour se concentrent sur des domaines clés tels que les sciences de la vie, les TIC, les technologies des drones et l’industrie des loisirs. L’objectif est de développer des solutions techniques et technologiques très pertinentes pour l’économie du canton.

    https://projects.research-and-innovation.ec.europa.eu/en/statistics/performance-indicators/european-innovation-scoreboard/eis#/ris?compare_year=2025&year=2025
  • Message culturel 2025-2028 pour la culture du bâti

    Message culturel 2025-2028 pour la culture du bâti

    Le projet de message culture 2025-28 place la culture du bâti au cœur d’un développement territorial durable. Face au changement climatique, à la raréfaction des ressources et à l’appauvrissement de la biodiversité, l’aménagement de l’espace de vie gagne en importance stratégique. Grâce à son approche globale, la culture du bâti apporte des réponses aux principaux défis et permet d’envisager un avenir durable.

    La conception comme mission sociale
    La culture du bâti englobe toutes les activités ayant un impact sur le territoire, de la conservation des monuments historiques à la conception de bâtiments contemporains en passant par l’urbanisme. Des bâtiments, des lotissements et des infrastructures bien conçus favorisent le bien-être de la population, renforcent le patrimoine culturel et réunissent des valeurs écologiques, sociales, économiques et culturelles. Cette qualité intégrative fait de la culture du bâti un instrument décisif pour la transformation des villes et des régions.

    Impulsions porteuses d’avenir de Davos
    Le processus international de Davos pour la culture du bâti et les récentes déclarations des ministres européens de la culture confirment la nécessité d’une conception holistique de la construction. La Suisse prend en compte ces impulsions et prévoit d’inscrire la culture du bâti dans la loi sur la protection de la nature et du patrimoine, une étape importante pour renforcer le rôle de modèle de la Confédération et utiliser de manière ciblée les instruments de promotion existants.

    Économie circulaire et innovation comme lignes directrices
    La future culture de la construction doit être résolument orientée vers l’économie circulaire et la suffisance. De nouvelles normes telles que les valeurs limites du cycle de vie pour les émissions, l’utilisation consciente des ressources et une culture de la transformation en constituent le fondement. En complément, il faut une culture de l’innovation qui encourage les nouveaux matériaux, technologies et processus.

    Recommandations pour une mise en œuvre cohérente
    Les organisations signataires formulent des demandes concrètes. Le domaine de l’environnement doit être davantage intégré, les communes et les villes doivent être impliquées dans les offres de conseil et de formation continue et le renchérissement effectif de la construction doit être pris en compte dans l’adaptation des subventions. En outre, une application cohérente de la notion de culture du bâti est nécessaire, par exemple dans les prix culturels suisses ou dans le travail de Pro Helvetia. La Table ronde Culture du bâti Suisse se propose comme plateforme nationale pour la coordination avec les initiatives internationales.

  • Le Möbeliareal de Glaris prend forme

    Le Möbeliareal de Glaris prend forme

    Après le changement de zonage, passant de zone industrielle à zone mixte résidentielle et professionnelle, les bases d’une nouvelle utilisation ont été posées. Avec la soumission du plan d’aménagement, cette vision devient désormais concrète.

    Le dialogue comme base du développement durable
    Un processus de dialogue intensif, lancé en 2022, a constitué la base du projet d’aménagement présenté aujourd’hui. Dans le cadre de ce processus coopératif, des questions centrales relatives à l’urbanisme, à la mixité des usages, aux espaces libres et à l’écologie ont été abordées en collaboration avec des experts, des voisins et des personnes intéressées. Les résultats ont abouti à une planification minutieuse qui vise à trouver un équilibre entre les bâtiments historiques et les nouveaux éléments architecturaux. Les anciens bâtiments de production de l’ag möbelfabrik horgenglarus seront disponibles à partir de 2027 et pourront être intégrés dans la première phase de construction.

    Un nouvel élément urbain au centre de Glaris
    L’objectif de möbeliareal ag avec ce projet est de créer un lieu vivant, ouvert et mixte. Les bâtiments existants, tels que l’ancien atelier de matelassage rénové, un bâtiment Hans-Leuzinger ainsi que l’espace de coworking bien établi RAUMSTATION, montrent déjà comment de nouvelles utilisations peuvent être intégrées dans des structures existantes. Le nouveau bâtiment prévu complète le complexe avec des espaces libres captivants et donne au site une nouvelle lisibilité urbaine.

    Début des travaux prévu en 2027
    Le plan de lotissement, basé sur le projet indicatif d’agps architecture ltd. et de Böe Studio GmbH, a été soumis à la commune pour examen préliminaire fin 2023. Après une éventuelle révision, le plan définitif est attendu. Les premières demandes de permis de construire pourraient ensuite suivre, le début de la construction par étapes étant prévu à partir de 2027. Ainsi se poursuit un processus de développement qui a été préparé par des analyses de marché approfondies et des études de planification et qui passe maintenant à une phase de réalisation concrète.

    Des perspectives pour des espaces de vie urbains
    Avec le Möbeliareal, un projet exemplaire voit le jour au cœur du chef-lieu du canton. Historiquement enraciné, socialement mixte, architecturalement planifié avec clairvoyance et économiquement viable. La transition soigneusement orchestrée d’un site de production industrielle vers un espace de vie diversifié illustre de manière exemplaire comment le développement d’un site peut réussir entre tradition et avenir.

  • L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    Conditions pour l’inscription
    Tout entrepreneur qui a fourni des travaux et des matériaux ou du travail seul sur un immeuble peut inscrire une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs directement sur l’immeuble (cf. art. 837 du Code civil). Les entrepreneurs, qui ne sont généralement payés qu’a posteriori, disposent ainsi d’un moyen de garantie. Une relation contractuelle entre l’entrepreneur et le propriétaire foncier n’est pas nécessaire. Néanmoins, le droit à l’inscription d’un droit de gage est toujours dirigé contre le propriétaire foncier. Le droit d’inscription ne peut pas être exclu à l’avance par contrat.

    En principe, les travaux qui sont directement liés à la construction et qui entraînent une modification physique de celle-ci donnent droit à une hypothèque. Le législateur et la jurisprudence ont toutefois étendu les travaux éligibles aux travaux de démolition, de montage d’échafaudages, de sécurisation de fouilles ou autres. En revanche, les fournisseurs de matériaux de construction sans prestation de montage ne sont pas protégés, sauf s’il s’agit de matériaux spécialement fabriqués pour l’ouvrage (inutilisables autrement). Il est en outre nécessaire que le droit de gage soit inscrit au registre foncier dans les quatre mois suivant l’achèvement des travaux (« dernier coup de marteau »).

    La procédure
    La procédure se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, le tribunal du lieu où se trouve le terrain à bâtir décide en procédure sommaire de l’inscription provisoire. Les conditions d’une inscription provisoire sont très peu exigeantes, l’entrepreneur doit seulement démontrer qu’il a effectué ou qu’il effectuera des travaux donnant droit à une hypothèque sur ce terrain et que le délai d’inscription est respecté. Dans un délai fixé par le tribunal, la revendication définitive doit ensuite être mise en œuvre dans le cadre d’une procédure ordinaire afin que le droit de gage soit définitivement établi. Dans le cas contraire, l’inscription est annulée. Dans ce cas, l’entrepreneur qui a procédé à l’inscription doit satisfaire à des exigences de preuve nettement plus élevées.

    Possibilités d’action pour les propriétaires fonciers
    Pour les propriétaires fonciers, l’inscription d’une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un risque sérieux. Dans le pire des cas – en cas d’inscription définitive de l’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – la réalisation forcée du bien immobilier peut avoir lieu. Mais souvent, l’inscription provisoire entraîne déjà des difficultés dans la vente d’unités d’habitation ou de terrains, car les banques ne veulent pas donner de garantie de financement. Pour faire face à ce risque, il existe plusieurs possibilités d’action : D’une part, la copropriété peut régler la créance invoquée, ce qui peut conduire à des doubles paiements injustifiés dans le cas de relations de sous-traitance. D’autre part, il est possible de racheter le droit de gage, aussi bien dans la procédure définitive que dans la procédure provisoire, en fournissant une garantie suffisante, par exemple sous la forme d’une garantie bancaire irrévocable ou du dépôt d’une somme d’argent. Si le propriétaire foncier n’a pas de relation contractuelle directe avec l’entrepreneur, il est recommandé d’impliquer le véritable débiteur (par exemple le vendeur, l’entrepreneur, l’EG, etc.) dans la procédure par le biais d’une dénonciation de litige.

    Conclusion
    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un moyen de garantie efficace en faveur des prestataires de services impliqués dans la construction. Pour les propriétaires fonciers concernés, il est recommandé de demander un conseil juridique à temps, de respecter systématiquement les délais et de prendre rapidement les mesures appropriées pour défendre leurs intérêts.

  • Au premier semestre, 1,47 milliard de capital-risque investi dans des start-up suisses

    Au premier semestre, 1,47 milliard de capital-risque investi dans des start-up suisses

    Au cours du premier semestre 2025, 1,47 milliard de francs suisses ont été investis dans des startups suisses, soit une augmentation de 36% par rapport à l’année précédente. Il s’agit du troisième meilleur résultat depuis le début des mesures. La croissance a toutefois été tirée par un petit nombre de startups qui ont levé des sommes importantes auprès d’investisseurs internationaux. Pour la troisième année consécutive, le nombre de tours de financement a chuté à 124, soit une baisse de 10 %.

    La biotechnologie, moteur de la croissance
    Le secteur de la biotechnologie, en particulier, a été à l’origine d’un fort résultat. Avec 705 millions de francs d’afflux de capitaux, il a établi un nouveau record. Le précédent record de 436 millions de francs, datant de 2021, a été largement dépassé. Ce succès s’explique par des équipes de fondateurs hautement qualifiés et des développements technologiques basés sur une excellente recherche.

    Reprise dans les TIC et la fintech
    Les secteurs des TIC et de la fintech, récemment en perte de vitesse, ont également connu une reprise. Les start-ups ICT générales ont enregistré une croissance des investissements de 86% pour atteindre 247 millions de francs. Les entreprises Fintech ont reçu 153 millions de francs, soit une augmentation de 93 pour cent. Le nombre de transactions reste faible, ce qui indique une sélectivité persistante des investisseurs.

    L’écosystème suisse des startups reste résistant
    Malgré un environnement de marché incertain, l’écosystème suisse des startups se montre capable de produire des entreprises compétitives au niveau international. La banque Sygnum, devenue Unicorn au premier semestre 2025, en est un exemple. La banque spécialisée dans les actifs numériques a été valorisée à plus d’un milliard de dollars, un signal du potentiel d’innovation, même en dehors du secteur de la santé.

    Perspectives mitigées pour les investisseurs
    Une enquête à grande échelle montre que les attentes pour les douze prochains mois sont modérées. La levée de fonds et les difficultés de sortie sont les principales préoccupations. En revanche, les obstacles au commerce international ne jouent qu’un rôle secondaire. Pour de nombreuses start-ups, l’accès au capital devrait rester un défi, malgré quelques annonces de succès.

  • D’une zone périphérique à un quartier urbain visionnaire

    D’une zone périphérique à un quartier urbain visionnaire

    Buchholz est synonyme de nouveau départ urbain. Sur une surface d’environ 36 300 m², un quartier urbain autonome se forme, qui combine habitat, travail, mouvement et rencontre. La structure hétérogène qui existait jusqu’à présent fait place à un mélange d’usages clairement structuré, qui allie qualité spatiale et responsabilité écologique. La pièce maîtresse du développement est le « centre vert ». Un centre avec une école, des installations sportives et des espaces libres, encadré par des tours d’habitation et des bâtiments commerciaux.

    D’un site industriel à un quartier vivant
    Le développement est issu d’un mandat d’étude réussi du bureau d’architecture et de planification zurichois helsinkizurich. Sur cette base, un projet indicatif finement équilibré a été élaboré, avec une stratégie de construction qui prévoit un approfondissement par étapes de la planification. La réalisation se fera en trois étapes, en fonction des différents intérêts des propriétaires. Une attention particulière est accordée au patrimoine bâti : des éléments tels que la poudrière, classée monument historique, sont intégrés avec précaution et respectueusement dans le contexte urbain.

    La vie de quartier en bas, la qualité de vie en haut
    Le visage public du quartier est marqué par des usages commerciaux et des espaces communs dans les zones de socle le long de la Buchholzstrasse. Au-dessus, des appartements baignés de lumière offrent de larges vues sur le paysage. Les espaces de rencontre, les cours et les axes d’accès favorisent l’interaction sociale. La gradation de l’espace public permet à la fois de se retirer et de participer, un principe adapté à la vie urbaine.

    Une infrastructure bleue et verte comme colonne vertébrale
    Dans le quartier de Buchholz, la durabilité n’est pas une promesse, mais une réalité. Une gestion de l’eau bien pensée, avec rétention des eaux de pluie et surfaces d’évaporation, soulage l’infrastructure et améliore le microclimat. Les toitures végétalisées, les revêtements perméables et les espaces libres actifs sur le plan climatique créent une qualité de vie, sont efficaces sur le plan écologique et convaincants sur le plan esthétique.

    Une identité forte, une adresse claire
    Avec la nouvelle promenade le long de la Buchholzstrasse, ce n’est pas seulement une desserte fonctionnelle qui est créée, mais aussi une adresse identitaire pour le nouveau quartier. Le quartier se positionne ainsi entre l’espace paysager de la Linth et le centre urbain – ouvert, perméable, tourné vers l’avenir.

    Un développement urbain qui a de l’impact
    Buchholz est un exemple de développement urbain qui pense à long terme et agit de manière différenciée. Le projet crée de nouveaux logements et une forme moderne de qualité urbaine à la périphérie de Glaris – en réseau, de manière durable et avec une vision d’ensemble.

  • Chur West la porte de l’avenir

    Chur West la porte de l’avenir

    L’objectif déclaré était de créer un quartier urbain, vivant et attrayant, offrant un nouvel espace de vie et de travail à plus de 400 personnes. Compte tenu de la pénurie de logements à Coire, il s’agit d’un développement précurseur pour les familles, les couples et les personnes seules.

    Le projet gagnant, choisi à l’unanimité par l’équipe composée de Duplex Architekten, Gersbach Landschaftsarchitektur et IBV Hüsler Verkehrsplanung, se distingue par une vision urbanistique audacieuse. Cinq bâtiments de hauteurs différentes, dont deux points hauts marquants, définissent le nouveau quartier. Cette « densité en hauteur » n’est pas seulement une déclaration architecturale, elle permet également de créer de vastes espaces publics qui marqueront de manière significative l’identité du nouveau quartier. Des rues, des ruelles et des séquences de places à l’aménagement varié traversent le site et créent un équilibre harmonieux entre rencontres publiques et possibilités de retraite privée.

    Une étape importante pour Coire
    Un jury de haut niveau composé d’experts en planification et de représentants des propriétaires a examiné en détail les cinq projets soumis et a choisi à l’unanimité le projet de Duplex Architekten, un choix qui a également été approuvé par le conseil municipal de Coire. Le projet gagnant a convaincu non seulement par sa position urbanistique claire, mais aussi par la transformation innovante de l’ancien site industriel en un centre urbain vivant.

    Il convient de souligner le langage architectural marquant, dont le design ne convainc pas seulement sur le plan esthétique, mais promet également une qualité d’habitation maximale. En outre, les nombreux espaces libres et verts créent une coexistence unique entre le public et le privé, ce qui confère au lieu une identité tournée vers l’avenir. Enfin, l’excellente interconnexion permet au quartier d’être parfaitement desservi par les transports en commun et de former un lien continu avec les quartiers environnants.

    De la vision à la réalité
    Le projet gagnant est actuellement exposé au public dans le hall d’entrée de l’hôtel de ville de Coire et sera soumis à l’appréciation du comité consultatif d’aménagement nouvellement constitué. L’équipe gagnante continuera ensuite à concrétiser le projet. Dans les années à venir, une fois le plan de quartier achevé, les projets de construction concrets seront déposés et réalisés. Chur West ne sera alors pas seulement un nouveau quartier, mais une porte d’entrée vibrante et accueillante qui redéfinira la ville et façonnera activement son avenir.

  • Zurich mise sur l’avenir

    Zurich mise sur l’avenir

    Le regard tourné vers le nord, et plus précisément vers Copenhague, sert d’exemple au canton de Zurich. La capitale danoise a prouvé de manière impressionnante qu’il est possible d’atteindre des objectifs climatiques ambitieux, sans faire de concessions. Avec une réduction de 80% des émissions de CO2 depuis 2012, Copenhague a réalisé une performance remarquable. Inspiré par cet exemple, le canton de Zurich s’efforce d’atteindre la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici 2040, ou au plus tard d’ici 2050. Cet objectif, sur lequel les électeurs zurichois seront appelés à se prononcer le 28 septembre 2025, est un engagement clair en faveur d’une politique climatique durable. Il ne s’agit pas seulement de définir un objectif, mais de poursuivre résolument la réduction effective des émissions de CO2. Une entreprise qui exige de la détermination et de la force d’innovation.

    Des succès grâce à des mesures ciblées
    Parallèlement à la protection du climat, le canton de Zurich investit massivement dans la préservation et la promotion de la biodiversité. Des revalorisations écologiques, des renaturations et un entretien proche de la nature permettent de reconquérir l’espace vital de la flore et de la faune. Les contrôles d’efficacité démontrent de manière impressionnante la rapidité avec laquelle la nature s’adapte et s’épanouit. La revalorisation de ruisseaux dans le cadre du programme « Zürcher Vielfältige Gewässer » (cours d’eau zurichois diversifiés), qui a permis une réintroduction rapide des libellules, en est un exemple remarquable. L’entretien adapté des talus le long des routes cantonales a également des effets. La vie y bat son plein, les insectes et les petits animaux y retrouvent un habitat approprié. Ces succès prouvent que l’engagement en faveur de la biodiversité est payant et que la nature réagit rapidement grâce à des mesures ciblées.

    Poser des jalons pour un avenir durable
    Le canton de Zurich pose des jalons pour un avenir durable en révisant plusieurs lois et en introduisant de nouveaux instruments.

    Ordonnance sur la protection contre le bruit
    La consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, est ouverte jusqu’au 6 octobre 2025. Il s’agit d’une conséquence directe des modifications de la loi sur la protection de l’environnement adoptées en septembre 2024.

    Carte SIG « Plans des zones centrales« 
    Une nouvelle carte numérique offre dès à présent une vue d’ensemble complète des plans complémentaires « zones centrales » en vigueur et de leurs éléments, sur la base du cadastre RDPPF.

    Ordonnance sur le CO2
    Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur le CO2 révisée avec un effet partiellement rétroactif au 1er janvier 2025. Elle fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2030 et concrétise des mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que des mesures d’encouragement pour les technologies respectueuses du climat.

    Lutte contre les organismes envahissants
    Une consultation est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 sur une révision de la loi sur la protection de l’environnement visant à donner aux cantons davantage de pouvoirs pour lutter contre les organismes exotiques envahissants.

    Prescriptions en matière de stationnement
    Une modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction à partir du 1er août 2025 permettra de réduire les places de stationnement au cas par cas, à condition qu’il n’y ait pas de transfert dans l’espace public.

    ÖKOPROFIT
    Ce programme éprouvé aide avec succès les entreprises à se lancer dans la gestion environnementale afin de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité des ressources et d’améliorer le bilan environnemental. Le canton de Zurich s’efforce de susciter l’intérêt d’autres cantons pour ÖKOPROFIT.

    Bâtiments classés
    Un projet de loi, actuellement en consultation, vise à simplifier la construction et la modernisation énergétique des bâtiments classés.

    Dépôt en couches géologiques profondes
    Les demandes d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes et l’installation d’emballage du combustible, déposées par la Nagra, sont désormais accessibles au public après avoir été examinées et améliorées.

    Développement de la grande hydroélectricité
    Un rapport du Conseil fédéral du 13 juin 2025 met en lumière le potentiel considérable, mais aussi les incertitudes liées aux renouvellements et aux extensions de la grande hydroélectricité.

    Zurich est prête à relever les défis du changement climatique et à saisir les opportunités d’un avenir plus durable. Il est temps d’agir ou comme on dit au Danemark « Så kom nu i gang ! »

  • Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Monsieur Binkert, vous êtes actif dans le développement immobilier depuis des décennies. Qu’est-ce qui vous motive personnellement et quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture et du développement immobilier ?Le développement immobilier est aussi un développement spatial. Avec chaque construction, nous modifions notre environnement, l’espace qui nous entoure. Ce changement doit être une amélioration, pas une détérioration. La question qui me préoccupe est celle des règles que nous devons respecter pour que notre environnement bâti reste durable, vivable et viable. Je vois l’avenir du développement immobilier dans une planification créative et globale qui associe les besoins de la société aux possibilités technologiques, tout en plaçant l’homme et l’environnement au centre.

    Quel projet vous a particulièrement marqué ?
    Chaque projet élargit l’horizon de l’expérience – mais Greencity Zurich a été un tournant pour moi. C’est là que nous avons développé pour la première fois pour Losinger Marazzi des règles concrètes sur la manière dont un quartier doit être conçu, construit et exploité pour être considéré comme réellement durable. Ce projet m’a montré à quel point la durabilité peut avoir un impact profond lorsqu’elle est pensée et mise en œuvre de manière systématique. Le fait qu’il ait permis à Losinger Marazzi de devenir le premier « entrepreneur général vert » de Suisse a été un signe fort que le développement durable peut également être un modèle de réussite économique.

    En tant que président de l’association 2000-Watt-Smart-Cities, vous vous engagez pour des villes durables et énergétiquement efficaces. Comment intégrez-vous concrètement les aspects de durabilité dans vos projets ?
    Dans Greencity Zurich, nous avons développé pour la première fois des règles complètes pour la planification, la construction et l’exploitation d’un quartier durable. Cela a donné naissance au label « 2000-Watt-Areal », qui a permis de certifier plus de 50 quartiers urbains dans toute la Suisse. Aujourd’hui, nous continuons à le développer sous l’autorisation de l’Office fédéral de l’énergie – dans l’optique de la Smart City. Nous avons ainsi récemment pu certifier le premier projet en Inde.

    Le plus grand défi reste l’équilibre entre la durabilité environnementale, sociale et économique, en particulier au niveau international. En Chine, les exigences sociales sont difficiles à mettre en œuvre, au Brésil, la compréhension de l’environnement fait souvent défaut, et dans les Émirats, l’économie n’est pas un problème. En Suisse aussi, il faut de l’empathie, de la compréhension et du souffle pour imposer des solutions viables et durables.

    Vous avez une expérience internationale, notamment aux États-Unis et en Inde. Quelles différences et similitudes voyez-vous entre la Suisse et ces pays en matière de développement urbain ?
    La principale différence réside dans le rythme de croissance : les pays émergents dont la population augmente rapidement ont besoin de beaucoup de nouveaux espaces rapidement et à moindre coût, souvent au détriment de la qualité. La durabilité y est une promesse d’avenir, souvent accueillie avec scepticisme. La durabilité coûte cher à court terme, mais ne rapporte qu’à long terme, mais elle couvre alors plusieurs fois les coûts selon nos hypothèses.

    Dans le monde occidental – où la croissance stagne ou recule – d’autres valeurs sont mises en avant : l’équité sociale, l’économie circulaire, la biodiversité. Le développement durable y est de plus en plus perçu comme une condition préalable à la qualité de vie. L’exigence selon laquelle l’Occident doit également prendre en charge le développement durable dans les pays émergents pousse toutefois des pays prospères comme la Suisse à leurs limites.

    Quelles tendances voyez-vous dans le développement futur des villes et des sites et comment imaginez-vous les formes d’habitat de demain, notamment au regard des changements démographiques, de l’urbanisation croissante et de la densification ?
    Nous sommes à un tournant. Le secteur de la construction doit impérativement rattraper son retard dans des domaines tels que la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Nous continuons à construire « brick and mortar », comme à l’époque romaine. Pourtant, si les besoins humains fondamentaux n’ont guère changé, les possibilités techniques, elles, ont bien évolué. Les mégatendances – changement démographique, santé, avenir du travail, crise climatique – exigent de nouvelles réponses à la question de savoir comment nous habitons. Nous devons avoir le courage de remettre en question le statu quo, d’explorer de nouvelles voies et d’essayer des solutions qui n’existaient pas dans le passé.

    Le « bétonnage de la Suisse » ne peut pas continuer ainsi. Ce qui fonctionnait encore dans une Suisse de 6 millions d’habitants à la mobilité limitée conduit aujourd’hui à l’effondrement. Nous devons nous considérer davantage comme une partie de l’univers, dans lequel nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, et non comme des dominateurs. Nous constatons chaque jour les conséquences de notre gestion à courte vue des ressources limitées, de la diminution de la biodiversité et du gaspillage d’énergie.

    À l’avenir, nous nous rapprocherons les uns des autres, nous ferons de la place pour les autres, nous vivrons de manière plus efficace et suffisante. Pour que cela ne nuise pas à notre qualité de vie, nous devons mieux utiliser les possibilités technologiques qui s’offrent à nous aujourd’hui et celles que nous développerons demain. Nous vivrons de manière plus urbaine qu’aujourd’hui, nous satisferons les besoins de la vie quotidienne à distance de marche, nous serons mieux connectés.

    Nous avons désormais atteint 9 millions d’habitants en Suisse. Le secteur immobilier parle depuis longtemps d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Sommes-nous, selon vous, suffisamment préparés à cette éventualité et où voyez-vous encore un besoin de rattrapage ?
    L’idée d’une Suisse à 10 millions d’habitants est elle aussi déjà dépassée. Si nous voulons permettre à notre société vieillissante de vivre confortablement, nous avons besoin d’une main-d’œuvre jeune et bien formée supplémentaire, nous avons donc besoin d’une Suisse de 12 millions ! Nous devons proposer des solutions durables aux flux migratoires attendus de réfugiés climatiques et de réfugiés de guerre, mais sans mettre en péril notre culture et notre histoire. Plus nous nous préparons rapidement et efficacement, plus nous serons en mesure d’en tirer profit.

    Nous sommes mal préparés aux changements de paradigmes exogènes. Nous sommes conscients de l’attraction des grandes villes, mais nous ne proposons pas d’alternatives. Nous continuons à travailler avec des plans de zonage alors qu’ils ne sont plus en mesure de refléter notre production et notre mode de vie. Nous avons les yeux rivés sur les pôles d’attraction que sont Zurich, Bâle et Genève, au lieu de percevoir et d’exploiter les qualités dormantes de petites villes comme Lenzbourg, Brugg, Wetzikon ou Glaris. Il y a là un besoin urgent de rattrapage.

    Notre vision de la Smart City Switzerland n’est pas celle d’une mégapole avec une agglomération tentaculaire – bien au contraire : nous proposons de redevenir plus petits. Ce ne sont pas les grandes villes suisses qui doivent croître, mais les villes moyennes et les petites villes bien connectées qui doivent être densifiées et urbanisées – avec beaucoup d’espaces verts entre elles. L’urbanisation passe par l’amélioration de l’offre, la revalorisation culturelle, mais aussi et surtout par la création de nouveaux emplois. Et là où la recherche sur l’urbanisation identifie des lacunes dans le réseau urbain, nous devons également avoir le courage de construire de nouvelles villes.

    Quels rôles et quelle vision à long terme voyez-vous pour l’espace économique de Glaris et quels sont les projets clés qui marqueront les années à venir ?
    Glaris Nord est l’épine dorsale économique du canton – avec sa situation, son infrastructure et sa proximité avec la zone économique de Zurich, il offre un énorme potentiel pour la production et les services. Glaris Sud, en revanche, marque des points avec la nature, les loisirs et la qualité de vie. Ces deux espaces devraient être beaucoup plus pensés dans le sens d’une symbiose fonctionnelle. La vision Glaris 2030 présente des perspectives claires à cet égard, mais elle doit être portée plus largement. Des projets clés à Näfels-Mollis et Niederurnen-Oberurnen seraient des catalyseurs idéaux, mais ils n’ont pas été suffisamment exploités jusqu’à présent – même pas dans le plan directeur communal récemment établi. Les directives cantonales et fédérales étroites concernant le dimensionnement des zones à bâtir freinent le développement – il faut ici une marge de manœuvre pour des solutions orientées vers l’avenir.

    L’un des travaux de master de vos étudiants analyse Glaris Nord comme un sous-centre potentiel de la région économique de Zurich. Comment évaluez-vous le potentiel de développement de cette région, notamment en termes d’infrastructures, de secteurs, d’emplois
    et d’habitat ?

    Le potentiel de Glaris Nord est impressionnant. Nos études sur la Smart City Switzerland montrent qu’il y aurait de la place des deux côtés du lac de Walenstadt pour une ville de taille moyenne – mais que celle-ci soit créée à Glaris Nord, à Ausserschwyz ou dans le Sarganserland dépend en fin de compte de la volonté politique des habitants.
    Le travail de master de la HSLU mentionné ci-dessus étudie la relation entre la grande ville de Zurich et les sous-centres environnants (nœuds de deuxième centralité). La situation actuelle du brain-drain et des mercenaires salariaux qui font la navette entre la région rurale de Glaris et la ville de Zurich est comparée à la vision de la ville de Glaris Nord à 15 minutes. Le travail de master confirme l’interdépendance de l’aménagement du territoire et de la promotion économique, de la densification et de la diversité des utilisations, des emplois et des logements.

    Du point de vue de la planification et de la politique, que doit-il se passer pour que Glaris ne se contente pas de s’agrandir, mais participe également à son développement ?
    Dans la perspective de Smart City Switzerland, l’Office fédéral du développement territorial ARE doit revoir l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et créer de nouveaux espaces libres pour le développement urbain densifié. Sur cette base, il est possible de densifier les villes existantes, voire de développer de nouvelles villes régionales (nœuds de deuxième centralité) et de petites villes (nœuds de troisième centralité).

    Pour Glaris, cela signifie concrètement qu’il faut faire du lobbying actif à Berne pour positionner Glaris Nord en tant que site économique. C’est la seule façon pour le canton de se libérer du rôle de suiveur passif dans la péréquation financière. Il faut faire un choix clair entre l’attente et la participation active. Pour participer, il faut investir – dans la planification et le développement, les infrastructures, le marketing local et le travail de persuasion politique.

    Quel rôle joue le plan directeur cantonal dans ce contexte et quelles sont les possibilités d’influence au niveau communal ?
    Le plan directeur cantonal reflète la situation actuelle et la pense de manière linéaire. Il ne reflète pas les changements de paradigme qui nous attendent dans les années à venir. Le plan directeur n’offre pas non plus une flexibilité suffisante pour répondre aux nouveaux défis exogènes et endogènes.

    Les possibilités d’influencer le plan directeur supérieur sont limitées. La commune dépend du canton, et le canton dépend de la Confédération. De plus, l’exigence de stabilité du plan rend toute innovation difficile. Les temps de réaction sont trop longs. Pourtant, des leviers existent : les projets pilotes et les pôles de développement (PDD) permettent de tester des idées innovantes et d’expérimenter de nouveaux modèles urbains.

    La 105e immoTable d’aujourd’hui à Glaris apporte une contribution importante à la discussion urgente et nécessaire sur la volonté de Glaris de devenir le site de l’avenir.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.