Catégorie : Suisse

  • Le secteur immobilier fait preuve d’un optimisme prudent

    Le secteur immobilier fait preuve d’un optimisme prudent

    Le dernier indice des tendances EXPO REAL, une enquête menée auprès de 579 exposants et visiteurs du salon international de Munich, révèle un état d’esprit majoritairement positif. 44 % des participants qualifient la situation du marché immobilier international d’optimiste, 35 % de neutre et seulement 22 % de réservée.

    « Le creux de la vague est passé, la confiance revient lentement », déclare Stefan Rummel, directeur de Messe München. Certes, l’environnement des taux d’intérêt, la faiblesse de la conjoncture et l’augmentation de la réglementation restent des thèmes centraux, mais le résultat équilibré montre que le secteur retrouve peu à peu une situation normale.

    Avec des taux d’approbation de plus de 89%, les personnes interrogées montrent clairement que les grands facteurs d’influence restent la politique des taux d’intérêt, les conditions politiques, la conjoncture et la disponibilité des capitaux.

    Réduction de la bureaucratie : un appel du secteur
    Les acteurs du marché estiment que le plus grand besoin d’action est la réduction des obstacles administratifs. 79% des personnes interrogées souhaitent moins de bureaucratie. Le souhait d’une meilleure disponibilité du capital arrive en deuxième position avec 64%, tandis que l’harmonisation des lois sur la construction et la transformation du parc immobilier sont nettement moins souvent citées.

    Ces résultats reflètent la frustration largement répandue à l’égard des processus d’approbation et des réglementations qui paralysent notamment les projets de construction neuve et de rénovation énergétique. L’appel à des procédures plus efficaces devient donc une préoccupation politique majeure pour le secteur immobilier.

    Le logement reste la principale classe d’actifs
    En ce qui concerne l’importance des classes d’actifs, la tendance des dernières années se confirme. Le logement arrive en tête avec 75 % d’opinions favorables, devant l’immobilier de soins à 66 % et les centres de données à 63 %. La logistique se maintient en milieu de classement avec 47 %, tandis que les bureaux, les hôtels et les commerces continuent de perdre de leur attrait avec environ 10 % chacun.

    Dans le paysage des investisseurs, les personnes interrogées font confiance aux sociétés de gestion de capitaux (87 %) et aux investisseurs institutionnels (83 %) pour jouer un rôle majeur. Le crowdfunding et d’autres formes de financement innovantes restent en revanche des phénomènes marginaux.

    L’Europe domine, les États-Unis perdent confiance
    Si l’on regarde les marchés internationaux, on constate un net changement. L’Europe reste clairement en tête avec 80% de citations, tandis que les États-Unis sont passés de 66% l’année dernière à seulement 45% aujourd’hui. L’Asie-Pacifique continue donc de gagner en importance avec 64%. Au sein de l’Europe, l’Europe occidentale, la région D-A-CH et l’Europe du Nord sont les régions les plus attrayantes.

    Les personnes interrogées voient le plus grand potentiel de croissance dans les emplacements A des villes B. Là où une forte demande rencontre des prix plus modérés.

    Le manque delogements reste le principal défi
    Le manque de logements reste le problème dominant. 95% des personnes interrogées estiment que l’amélioration des conditions de financement est le levier décisif pour créer davantage de logements, suivi de près par la baisse des coûts de construction (94%).

    Les autres approches centrales sont la construction dans l’existant avec 91%, la réduction des normes de construction coûteuses 87% et la construction en série ou modulaire 86%. En revanche, le scepticisme est de mise concernant le turbo de la construction annoncé par le gouvernement fédéral. Seuls 13 % d’entre eux jugent les mesures satisfaisantes.

    L’Europe en dialogue sur le logement abordable
    Cette année, EXPO REAL sera l’occasion pour les décideurs politiques et les experts économiques de discuter de solutions concrètes pour le logement abordable. Parmi les invités de marque figurent Mona Keijzer, vice-première ministre néerlandaise, et Eamon Ryan du Housing Advisory Board de la Commission européenne. La nouvelle ministre fédérale allemande du Logement, Verena Hubertz, sera également présente.

    Le salon reste donc le point de rencontre central et le baromètre de l’humeur du secteur immobilier international et présente en 2025 une image prudemment optimiste d’un secteur qui retrouve des perspectives.

  • Energie 360° et EKZ mènent des discussions de rachat

    Energie 360° et EKZ mènent des discussions de rachat

    La ville de Zurich a annoncé dès 2024 qu’elle cherchait de nouveaux partenariats pour Energie 360°. Après s’être retirée de l’approvisionnement en chaleur de la ville, l’entreprise se concentre de plus en plus sur des projets en dehors de la zone urbaine. Afin d’assurer son avenir à long terme, la ville a réalisé des études de marché avec un soutien externe et a discuté avec plusieurs parties intéressées.

    Il est désormais certain que Zurich et EKZ mènent des négociations exclusives en vue d’une éventuelle reprise. Selon le communiqué, les discussions doivent permettre de déterminer si la fusion des deux entreprises énergétiques peut créer une valeur ajoutée pour le canton et la ville.

    Synergies pour l’avenir énergétique du canton
    EKZ dispose d’une large expérience dans la construction et l’exploitation d’infrastructures énergétiques complexes et fournit déjà 100 % d’énergie renouvelable dans le domaine de l’électricité. En fusionnant avec Energie 360°, le canton de Zurich pourrait à l’avenir gérer de grandes parties de l’approvisionnement en énergie d’une seule main.

    Pour Energie 360°, l’intégration dans EKZ signifierait la poursuite logique de sa transformation. Abandon du gaz fossile au profit d’interconnexions d’énergies renouvelables, du biogaz et d’infrastructures de recharge pour l’électromobilité. Le canton de Zurich ferait ainsi un pas marquant vers le zéro net en comparaison nationale.

    Les observateurs voient dans ce regroupement une opportunité de coordonner davantage la production d’énergie régionale, l’infrastructure de réseau et la sécurité d’approvisionnement. Parallèlement, l’acquisition prévue offre la possibilité d’utiliser plus efficacement les ressources et le savoir-faire sur un marché de plus en plus fragmenté.

    Décision attendue d’ici fin 2026
    Deux organes décideront si la fusion se concrétisera effectivement. Du côté de la ville, le conseil municipal, du côté d’EKZ, le conseil d’administration. Les négociations devraient être conclues d’ici fin 2026.

    Pour Zurich, la vente serait une étape stratégique importante. Elle implique la cession d’une entreprise énergétique importante, mais aussi la possibilité de faire progresser l’objectif de décarbonisation du canton. Si la reprise réussissait, la région de Zurich verrait naître un acteur de l’énergie dont l’électricité, la chaleur et la mobilité seraient résolument basées sur les énergies renouvelables et qui poserait ainsi les jalons d’un avenir climatiquement neutre.

  • Une nouvelle dynamique pour les fonds immobiliers

    Une nouvelle dynamique pour les fonds immobiliers

    Pour les fonds immobiliers, la réforme ne semble pas spectaculaire à première vue. Leurs biens immobiliers sont loués, les revenus locatifs qui en découlent restent imposables, la valeur locative n’a jamais joué de rôle dans ce domaine. Les investisseurs institutionnels continuent donc de payer sur des revenus réels et non sur des revenus fictifs.

    La situation est très différente pour les propriétaires d’un logement qu’ils occupent eux-mêmes. Ils en profitent directement, pour autant que leur charge hypothécaire soit faible. Ce décalage renforce l’attrait de la propriété du logement et pourrait continuer à alimenter la demande d’appartements en copropriété et de maisons individuelles.

    Hausse des prix dans un contexte de faibles rendements
    L’abandon de la valeur locative intervient à un moment où les rendements des placements immobiliers sont déjà retombés à un niveau bas. La demande croissante de logements occupés par leur propriétaire devrait faire augmenter les prix. Un scénario qui met une pression supplémentaire sur les promoteurs. Leurs calculs se resserrent alors que les investisseurs et les fonds sont parallèlement confrontés à une stagnation des rendements locatifs.

    Une hausse des prix a également un impact sur la valorisation des portefeuilles immobiliers. Les fonds qui affichent des valeurs de marché élevées pourraient par conséquent enregistrer des rendements initiaux plus faibles. Une évolution que les investisseurs institutionnels surveilleront de près.

    Contre-mesures fiscales envisageables
    Selon les estimations, l’abolition de la valeur locative entraînera des pertes fiscales annuelles d’environ 1,8 milliard de francs. Dont un tiers pour la Confédération et deux tiers pour les cantons. Des experts comme Emanuel von Graffenried de BN Conseils préviennent que les cantons pourraient compenser partiellement cette perte par de nouvelles taxes.

    Il est notamment question d’introduire un impôt foncier cantonal. Si un tel impôt devenait réalité, il ne toucherait pas seulement les propriétaires privés, mais aussi les investisseurs institutionnels et les fonds immobiliers. La réforme entraînerait donc indirectement une charge supplémentaire pour le secteur immobilier professionnel, même si elle serait décalée dans le temps.

    Conséquences à long terme pour les fonds
    Même si l’abolition de la valeur locative ne constitue pas une question fiscale immédiate pour les fonds, elle a un impact sur l’environnement dans lequel ils opèrent. L’augmentation des prix des logements, la hausse des valeurs foncières et le resserrement du marché de la location modifient les bases d’évaluation des investissements immobiliers.

    Les spécialistes s’attendent à ce que les fonds immobiliers résidentiels, en particulier, doivent procéder à des ajustements de la structure de leur portefeuille à moyen terme. Parallèlement, les mesures de politique fiscale prises par les cantons modifieront l’attractivité de certains sites. Un aspect qui devrait également jouer un rôle dans les décisions de placement des investisseurs institutionnels à l’avenir.

  • La ville de Zurich récompense les meilleurs projets de construction 2025

    La ville de Zurich récompense les meilleurs projets de construction 2025

    Les projets primés, réalisés entre 2021 et 2024, contribuent à l’identité et à la qualité de vie de la ville de Zurich grâce à leur qualité architecturale, à une utilisation responsable des ressources et à un lien social fort. Du vendredi 3 octobre au 9 novembre 2025, les constructions primées seront présentées dans le cadre d’une exposition thématique au Zentrum Architektur Zürich.

    Une centaine de projets, dix récompenses
    « La qualité et la diversité de la centaine de projets présentés étaient impressionnantes », a déclaré Corine Mauch, maire de la ville. Les œuvres présentées créent des espaces urbains vivants avec une grande qualité de séjour, favorisent les échanges sociaux et marquent l’identité des quartiers. Un jury interdisciplinaire d’experts, présidé par le conseiller municipal André Odermatt, a sélectionné les dix constructions les plus remarquables parmi ce large éventail.

    Responsabilité socio-spatiale et écologique
    L’évaluation a dépassé le cadre de l’architecture pure. Des aspects socio-spatiaux tels que l’inclusion, les possibilités de rencontre et l’utilisation responsable des ressources naturelles ont également été pris en compte dans les processus de décision. « Tous ces projets ont en commun le fait qu’ils assument une responsabilité, pour les personnes, la nature et l’identité de la ville. Ils façonnent la façon dont nous percevons Zurich et créent des souvenirs durables », a déclaré André Odermatt.

    L’espace libre, clé de la qualité de vie urbaine
    La conseillère municipale Simone Brander a particulièrement souligné l’importance des espaces libres, même les plus petits et les plus discrets : « Ces espaces intermédiaires déterminent de manière décisive le fonctionnement d’une ville et de ses quartiers et la manière dont nous les vivons »

    Le prix du public va au nouveau bâtiment de l’hôpital universitaire pour enfants
    Le prix du public a été déterminé par un vote en ligne et a été attribué avec environ 300 voix au projet de nouveau bâtiment de l’hôpital universitaire pour enfants de Zurich. Avec son architecture moderne en bois et en béton, le bâtiment crée une atmosphère chaleureuse et établit de nouvelles normes architecturales et fonctionnelles dans le domaine de la construction de bâtiments de santé.

    Projets récompensés
    Immeuble de bureaux et de commerces Binzstrasse
    Maître d’ouvrage : Swiss Life Asset Management AG
    Architecture : EM2N Architekten AG
    Architecture paysagère : Balliana Schubert Landschaftsarchitekten AG

    Réhabilitation complète de l’ensemble résidentiel « Im Birkenhof »
    Maître d’ouvrage : Ville de Zurich

    Architecture : Romero Schaefle Partner Architekten AG
    Architecture paysagère : Westpol Landschaftsarchitektur GmbH

    Rénovation complète de la gare centrale de Zurich, aile sud
    Maître d’ouvrage : CFF SA, Immobilien Development
    Architecture : Aebi & Vincent Architectes SIA AG

    Rénovation complète du bâtiment Q, Werkstadt Areal
    Maître d’ouvrage : CFF Immobilier SA
    Architecture : Baubüro in situ ag
    Transformation de l’utilisation : denkstatt sàrl

    Haus im Garten
    Maître d’ouvrage : Irma Peter
    Architecture : Loeliger Strub Architektur
    Architecture paysagère : Permatur

    Ensemble d’immeubles WolkenWerk et Messeturm
    Maître d’ouvrage : Leutschenbach AG, Nyffenegger Immobilien AG
    Architecture : Staufer & Hasler Architekten AG, von Ballmoos Partner Architekten AG
    Architecture paysagère : Mavo GmbH

    Kongresshaus et Tonhalle Zurich – Remise en état
    Maître d’ouvrage : Fondation du Kongresshaus Zurich
    Architecture : ARGE Boesch Diener
    Architecture paysagère : Vogt Landschaftsarchitekten AG

    Nouveau bâtiment de l’hôpital universitaire pour enfants de Zurich (prix du public)
    Maître d’ouvrage : Hôpital pour enfants de Zurich – Fondation Eleonorenstiftung
    Architecture : Herzog & de Meuron
    Architecture paysagère : August Margrith Künzel Landschaftsarchitekten AG

    Bâtiments sportifs provisoires
    Maître d’ouvrage : Canton de Zurich, Direction des travaux publics Hochbauamt
    Architecture : pool Architekten
    Architecture paysagère : Balliana Schubert Landschaftsarchitekten AG

    Complexe scolaire Allmend
    Maître d’ouvrage : Ville de Zurich
    Architecture : Studio Burkhardt – Studio d’architecture ETH SIA
    Architecture paysagère : Ganz Landschaftsarchitekten

    Des bâtiments sportifs provisoires et des bâtiments scolaires ont également été reconnus pour leur utilisation du bois et leur conception durable.

    Exposition et podium
    L’exposition au ZAZ Bellerive offre la possibilité de découvrir en détail tous les projets de construction récompensés. Le 5 novembre 2025, un podium y sera également organisé sur le thème « Weiterbauen : Stratégies pour l’existant ». D’éminents experts en architecture, en planification et en développement immobilier discuteront des perspectives de densification urbaine et d’utilisation durable du patrimoine bâti existant.

    Un prix avec une tradition et un sens de l’avenir
    La distinction pour les bonnes constructions de la ville de Zurich n’est décernée que tous les cinq ans et constitue le prix d’architecture urbain le plus prestigieux. En prenant délibérément en compte des critères durables et sociaux, il promeut une culture de la construction qui caractérise Zurich non seulement aujourd’hui, mais qui rendra également la ville agréable à vivre pour les générations futures.

  • Passarelle d’apprentissage et de soutien pour les apprenants SEC-Immobilier

    Passarelle d’apprentissage et de soutien pour les apprenants SEC-Immobilier

    Depuis lors, une offre de soutien diversifiée s’est établie, qui est constamment développée et adaptée aux exigences actuelles, dont la dernière en date est la nouvelle réforme de la formation commerciale, qui s’applique depuis l’année d’apprentissage 2023/2024. Le cœur de cette réforme est l’accent mis sur les compétences opérationnelles plutôt que sur les matières, afin de préparer au mieux les apprentis à un monde du travail numérique, interconnecté et agile. Les anciens profils B et E ont été remplacés par une structure flexible avec des domaines à option et des possibilités d’approfondissement. Les premiers examens finaux selon le nouveau modèle auront lieu au printemps 2026.

    En réponse à cela, SVIT Young Zürich a développé une passerelle d’apprentissage et de soutien attrayante qui est très appréciée par les apprenants, les formateurs et nos membres.

    Coup d’envoi de l’apprentissage dans l’immobilier
    Enfin hors de l’école – dans la vie professionnelle ! Pour beaucoup, l’apprentissage est le premier véritable pas vers l’avenir. Mais qu’est-ce qui vous attend – et qu’attend-on de vous ? Nous vous donnons une vue d’ensemble. Une chose est sûre : vous n’êtes plus un élève, mais un apprenti. Cela signifie que vous continuerez à apprendre beaucoup de choses nouvelles, mais pas seulement en classe, mais directement dans la vie professionnelle. On attend de vous que vous soyez fiable, intéressé et que vous preniez des initiatives. La ponctualité, la participation et la prise de responsabilités sont les bases.

    Pour en savoir plus : https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/event/kick-immobilien-lehre-2026

    Apprendre pendant l’apprentissage
    La préparation à la pratique et aux examens finaux comprend bien plus que de simples connaissances techniques. Il est important pour nous de développer également votre force mentale et votre résilience. En effet, que faire si un examen oral ne se déroule pas comme prévu ? Comment rester calme, concentré et confiant ? Cela inclut des sujets tels que les techniques de présentation, la gestion de la peur de l’examen et les stratégies contre les difficultés de concentration. Nous abordons également les défis modernes tels que les distractions constantes des smartphones et des tablettes – car elles peuvent mettre le système nerveux à rude épreuve et rendre l’apprentissage plus difficile. Grâce à des exercices ciblés, comme un entraînement oculaire de soutien, nous stimulons votre capacité d’assimilation et vous aidons à ancrer durablement vos connaissances.

    Pour en savoir plus : https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/svit-young/lernen-waehrend-der-lehre

    Campus QV 2026
    Lors du QV-Campus de quatre jours au Höhenhotel Emmetten (NW), les apprentis de 3e année sont préparés de manière optimale à la procédure de qualification de l’entreprise (la partie sectorielle de l’examen de fin d’apprentissage). L’accent est mis sur la théorie de l’immobilier et de la fiducie, les entretiens professionnels, les situations d’action, les techniques de présentation, la compétence à se présenter en public et la gestion souveraine de la peur de l’examen. Sur demande, il est également possible d’approfondir de manière ciblée des thèmes scolaires (à l’exception des langues étrangères). Tous les participants sont accompagnés individuellement jusqu’à l’examen final. Et les résultats parlent d’eux-mêmes : les participants au QV-Campus ont régulièrement obtenu des notes supérieures à la moyenne ces dernières années.

    Pour en savoir plus : https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/qv-campus-2026

  • Points forts et gagnants du Real Estate Award 2025

    Points forts et gagnants du Real Estate Award 2025

    Le conseiller fédéral Guy Parmelin a ouvert l’événement avec un message de bienvenue concis et motivant. Il a rendu hommage à la force d’innovation et au courage des acteurs pour relever les défis et a souligné à quel point le secteur immobilier est essentiel pour l’avenir de la Suisse, sa prospérité et la qualité de sa localisation – en particulier en période de changement global.

    Visions et aperçus de Samih Sawiris
    Un autre moment fort a été la discussion au coin du feu avec Samih Sawiris, entrepreneur et développeur urbain de renommée internationale. Sawiris a donné un aperçu exclusif des tâches complexes et des visions de ses projets, notamment dans le centre touristique alpin d’Andermatt. Son approche durable et partenariale du développement d’hôtels, d’immeubles résidentiels et d’infrastructures a impressionné le public et mis en évidence la valeur des investissements à long terme pour la transformation régionale.

    Réseautage, divertissement et atmosphère inspirante
    L’événement a offert une large place au réseautage et à l’échange de connaissances. Les visiteurs ont profité d’un programme-cadre varié avec des temps forts culinaires, un accompagnement musical par le groupe « Three of a kind » et des interventions humoristiques de l’humoriste Benjamin Delahaye. Le mélange d’échanges professionnels, de rencontres sociales et de divertissements a créé une atmosphère réussie pour le transfert de connaissances et la cohésion de la branche.

    Un jury exigeant garantit l’objectivité et la qualité
    La sélection des lauréats a été effectuée par un jury prestigieux composé de professionnels expérimentés du secteur, à savoir André Robert Spathelf, Karin Aeberhard, Daniel Löhr, Anita Horner et Gaétan Kameni. Le jury a complété le vote du public par une évaluation professionnelle approfondie afin de garantir un résultat transparent et équilibré.

    Les lauréats 2025 – Innovation, durabilité et leadership
    Les lauréats récompensés par des trophées reflètent la diversité et l’orientation vers l’avenir du secteur.

    Commercialisation: Avendo AG a convaincu avec une plateforme innovante qui met en réseau numériquement les propriétaires immobiliers, les agents et les locataires et optimise le processus de location.

    Numérique: Evorest AG a mérité le prix pour une solution numérique de dépôt de loyer avec des options d’investissement attrayantes, qui a également été très appréciée par le public.

    Durabilité: Mobimo AG a été récompensée pour ses projets de rénovation respectueux des ressources, réalisés de manière exemplaire dans le quartier zurichois de Friesenberg.

    Développement de projet et innovation: la fondation Umwelt Arena Spreitenbach a été récompensée pour le développement d’une boîte hybride à méthanol pour le stockage d’électricité en été.

    Personnalité immobilière de l’année: Beatrice Bichsel, en tant que manager stratégique de premier plan, a reçu le trophée en verre de cristal pour son développement précurseur au sein des CFF et son engagement pour un développement urbain moderne autour des gares.

    Le Real Estate Award 2025 était bien plus qu’une simple remise de prix. Il consolide son rôle de phare de l’innovation, de la durabilité et de l’excellence dans le secteur suisse de l’immobilier et de la construction. L’esprit d’innovation, la responsabilité sociale et les compétences professionnelles déterminent les succès d’aujourd’hui et ouvrent la voie à un secteur de la construction prospère et durable pour l’avenir.

  • De nouvelles façons de lutter contre les stocks vides

    De nouvelles façons de lutter contre les stocks vides

    Avec un taux de vacance d’environ 1 % pour les logements, l’espace libre est extrêmement rare sur le marché immobilier suisse. Mais en dehors du marché du logement, les espaces de stockage posent d’autres problèmes. Les entrepôts de moins de 100 mètres carrés sont souvent vides, car les frais de visite, les négociations de prix fixes et les contrats physiques sont disproportionnés par rapport au rendement. Ni les propriétaires, ni les gestionnaires n’ont intérêt à se lancer dans des locations coûteuses, car les honoraires et les loyers mensuels sont faibles et il vaut mieux consacrer les ressources à des biens à forte marge.

    Innovation numérique pour la gestion des petites surfaces de stockage
    Depuis début 2025, la startup suisse storabble utilise des processus entièrement automatisés pour résoudre ce problème. L’entreprise propose des solutions d’externalisation pour la location d’espaces de stockage vides et prend en charge toutes les tâches administratives. Cela comprend la recherche de locataires, l’identification, la vérification, le traitement des contrats, la gestion des clés ainsi que le recouvrement. Même les risques tels que les recouvrements ou les dommages sont externalisés, ce qui permet de soulager les propriétaires et les gestionnaires.

    Des processus automatisés pour plus d’efficacité
    Le modèle d’entreprise repose sur un logiciel développé en interne et sur une place de marché numérique qui permet à quelque 12 000 chercheurs de trouver des locations potentielles chaque mois dans toute la Suisse. L’automatisation complète réduit les coûts et les efforts et permet de louer de manière rentable même des surfaces de faible valeur. Des propriétaires de portefeuilles renommés gèrent déjà leurs biens vacants avec l’entreprise.

    Pertinence économique et perspectives
    Les revenus locatifs manqués en raison de l’inoccupation des entrepôts correspondent chaque année à environ 0,02% de la valeur totale du portefeuille sur le marché immobilier suisse. Compte tenu d’une valeur de marché de 6 billions de CHF, cela représente un potentiel économiquement pertinent pour des solutions numériques efficaces. Le modèle d’externalisation offre aux petites surfaces une nouvelle utilité économique et constitue un exemple de numérisation et d’augmentation de l’efficacité dans le secteur immobilier. La gestion intelligente permet en même temps de soulager le secteur et peut servir de modèle pour d’autres biens immobiliers spéciaux.

  • Programme de coopération de l’espace métropolitain de Zurich 2025-2028

    Programme de coopération de l’espace métropolitain de Zurich 2025-2028

    Les programmes de coopération de l’association Metropolitanraum Zürich servent à développer de manière ciblée des projets à valeur ajoutée régionale. Depuis sa création en 2009, trois programmes ont été mis en œuvre avec succès. Ils sont axés sur la croissance, la numérisation et le changement démographique. Le quatrième appel d’offres actuel est placé sous les thèmes « Climat d’innovation positif » et « Utilisation intelligente des ressources rares », reprenant ainsi la nouvelle vision 2040/50 et la stratégie d’utilisation 2027.

    Le programme est ouvert aux projets portant sur l’un des thèmes prioritaires ou sur des projets combinant les deux aspects. La procédure sélective en deux étapes garantit que les concepts soumis sont pratiques, évolutifs et réalisables en partenariat dans les cantons, villes et communes membres. Le seuil de soumission est volontairement bas. Au niveau 1, il suffit d’une esquisse succincte de l’idée et de l’organisation ; au niveau 2, le projet est développé et approfondi.

    Avantages et particularités
    Le programme crée un forum innovant pour les échanges interrégionaux entre la science, la politique, l’économie et la société. La mise en réseau professionnelle favorise des solutions durables et renforce la compétitivité de l’espace métropolitain en tant que site de premier plan pour la recherche et le développement. Les cantons, les villes et les communes en profitent même si certains projets ne les touchent pas tous de la même manière. La diversité et les approches innovantes restent la référence pour l’espace structurel et fonctionnel.

    Mise en œuvre pratique et impact stratégique
    Avec chaque programme, la Conférence métropolitaine de Zurich donne une nouvelle impulsion aux changements dans le travail, la mobilité et l’utilisation des ressources. L’accent actuel soutient des projets qui contribuent à une plus grande capacité d’innovation, à la transformation numérique et au développement durable. Des solutions régionales et intersectorielles doivent permettre de renforcer encore l’espace métropolitain de Zurich en tant que lieu de vie et espace économique attractif.

  • Des matériaux de construction éprouvés réinterprétés

    Des matériaux de construction éprouvés réinterprétés

    Les matériaux de construction durables comme l’argile, le bois et la paille séduisent par leur bilan climatique positif. Pendant leur croissance, ils absorbent le CO₂ et le stockent à long terme. La Suisse produit chaque année environ cinquante millions de tonnes de matériaux d’excavation contenant de l’argile, un potentiel qui n’est exploité que de manière limitée, car la majeure partie est mise en décharge. Si ces sols pouvaient être utilisés comme matériaux de construction, le cycle des matériaux serait directement bouclé. Cela permet d’économiser des ressources, de réduire les coûts de transport et d’élimination. Le bois est également durable. Les forêts suisses fournissent un matériau de construction robuste et à forte croissance qui représente aujourd’hui jusqu’à dix-sept pour cent des structures porteuses des nouvelles constructions, en particulier dans les logements urbains et les surélévations.

    Préfabrication et construction hybride
    La redécouverte moderne des matériaux traditionnels repose sur des méthodes de fabrication high-tech. Les modules préfabriqués, l’utilisation ciblée de robots et l’ajout d’additifs naturels permettent des processus plus rapides et plus efficaces. Aujourd’hui, l’argile peut être utilisée sous forme d’argile liquide, coulée dans des coffrages comme le béton, ou sous forme d’argile pilée avec des armatures pour les bâtiments à plusieurs étages. Si l’on combine l’argile et le bois dans des éléments hybrides de mur ou de façade, on obtient des structures solides et respectueuses du climat. Les chercheurs travaillent à l’optimisation des matériaux afin de rendre l’argile et la paille encore plus performantes. Par exemple, en ajoutant des additifs naturels tels que la chaux vive ou des armatures innovantes.

    Défis et perspectives de développement
    La pénétration du marché suisse de l’argile et de la paille est encore faible, principalement en raison du manque de développement industriel, d’une standardisation insuffisante et de coûts de démarrage élevés. Le bois, en revanche, est déjà largement accepté, bien que l’industrie forestière soit aux prises avec le changement climatique. Les conifères sont sous pression, les feuillus gagnent en importance, mais nécessitent de nouvelles technologies de transformation. Parallèlement, les normes environnementales doivent être garanties et la biodiversité doit être préservée dans les forêts afin de maintenir le stockage du CO₂. Des projets de recherche étudient comment rendre le bois plus résistant aux agressions environnementales au moyen de substances biologiques comme la gomme-laque ou les tanins végétaux.

    Circulation, santé et acceptation
    Les matériaux de construction innovants offrent non seulement des avantages environnementaux, mais aussi des avantages pour la santé. Les matériaux naturels améliorent l’environnement intérieur, réduisent les risques d’allergie et évitent la pollution. Leur production est souvent peu gourmande en énergie et les éléments de construction peuvent être recyclés en fin de vie. Des plateformes web telles que l’ »Atlas of Regenerative Materials » mettent en réseau les entreprises et les projets afin de renforcer l’acceptation et la confiance dans les bâtiments biosourcés.

    L’innovation comme moteur
    La combinaison du savoir-faire traditionnel, de la recherche moderne et de la préfabrication numérique crée de nouvelles opportunités pour la construction durable. Ce n’est qu’en couplant les matériaux naturels, les structures circulaires et la responsabilité écologique que le secteur de la construction peut apporter une contribution positive à la protection du climat. Les opportunités n’ont jamais été aussi nombreuses et le matériau de construction du futur se trouve dans le sol, la forêt et les champs de la Suisse.

  • Comment la SIA établit de nouvelles normes en matière de marchés publics

    Comment la SIA établit de nouvelles normes en matière de marchés publics

    Les alliances de projet gagnent en importance et ne sont pas seulement pilotées par de grands donneurs d’ordre comme les CFF et l’OFROU, mais sont à l’ordre du jour dans tout le secteur. La nouvelle loi fédérale sur les marchés publics (LMP) donne plus de place à l’évaluation de la qualité dans les appels d’offres. La concurrence purement axée sur les prix passe peu à peu à l’arrière-plan. Néanmoins, la charge administrative reste élevée et les offres de dumping restent un sujet qui n’est pas encore parfaitement maîtrisé.

    Observation du marché et surveillance des adjudications
    Une autre étape importante est le développement de l’observation du marché et de la surveillance des adjudications grâce à la coopération avec Bauenschweiz. Les observatoires SIA des concours et des appels d’offres collectent des données quantitatives et qualitatives. Au niveau des communes en particulier, l’outil en ligne « Achats de planification », spécialement développé à cet effet, facilite la mise en œuvre des nouvelles directives et offre une sécurité de planification.

    Potentiel pour l’ensemble du secteur
    Les projets pilotes et l’association pro-alliance.ch marquent le souhait de la branche d’adopter des formes d’organisation partenariales et centrées sur le projet. La SIA encourage activement l’échange de connaissances et accompagne les nouvelles alliances, dans le but de placer le travail en commun et la réussite des projets au-dessus des modèles classiques de concurrence.

    Mise à jour des règlements de concours
    Les règlements SIA 142 et SIA 143 relatifs aux concours et aux mandats d’étude ont été entièrement révisés et introduits depuis août. Désormais, l’accent est mis davantage sur des aspects tels que les droits d’auteur, les procédures de rémunération, l’équité et la transparence. La révision a été élaborée en collaboration avec les maîtres d’ouvrage publics et augmente l’acceptation des deux côtés.

    Critères de durabilité et rémunération au centre
    Outre les aspects écologiques, des postes tels que la durabilité économique, macroéconomique, sociale et culturelle prennent plus de poids dans les processus d’achat. Le contenu, la définition et la mise en œuvre de la durabilité sont continuellement développés dans des groupes de travail et avec des formats d’événements tels que les « concours post-fossile ». Un autre thème prioritaire est la rémunération appropriée des services de planification. Les plateformes numériques et les nouveaux barèmes d’honoraires doivent renforcer l’équité et la transparence afin que les bureaux d’études soient à l’avenir rémunérés conformément au marché et de manière compréhensible.

  • Le Conseil fédéral simplifie les procédures de construction

    Le Conseil fédéral simplifie les procédures de construction

    Jusqu’à présent, de nombreux projets de construction et de développement urbain ont été retardés en raison de la rigidité de l’application directe de l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger (ISOS). A Zurich en particulier, des milliers de logements sont bloqués, comme le montre l’exemple du Brunaupark. Avec une nouvelle réglementation, le Conseil fédéral veut simplifier et accélérer le traitement et l’autorisation des projets de logement. A l’avenir, les prescriptions de l’ISOS ne s’appliqueront directement que dans les cas où le site est effectivement concerné. Le nombre de procédures complexes diminuera ainsi considérablement et de nombreux projets pourront être réalisés plus rapidement.

    Les cantons et les communes disposeront à l’avenir d’une plus grande marge de manœuvre et d’une délimitation claire des cas où une application directe de l’ISOS est réellement nécessaire. Les objectifs de conservation de l’Inventaire sont formulés de manière plus ouverte, ce qui permet le développement urbain vers l’intérieur tout en protégeant le patrimoine bâti.

    Les installations solaires sont plus facilement autorisées
    Les nouvelles mesures facilitent également l’installation de panneaux solaires sur les nouveaux bâtiments. A l’avenir, un examen de l’ISOS ne sera nécessaire que pour les bâtiments existants. La Confédération tient ainsi compte des exigences de la transition énergétique et renforce la sécurité de la planification et du droit pour les projets de construction orientés vers l’avenir.

    Consensus autourd’une table ronde
    La réforme est née d’une table ronde largement soutenue par des représentants de la Confédération, des cantons, des villes, des communes, de l’économie et de la société civile. Les adaptations réglementaires devraient être effectuées d’ici l’automne 2026. Parallèlement, les processus d’application de l’inventaire ISOS seront améliorés afin que les conflits puissent être identifiés et résolus à un stade précoce.

    D’éminents critiques et partisans de la politique et de la protection du patrimoine saluent la nouvelle réglementation. Selon eux, elle représente un compromis raisonnable entre protection et développement. L’application directe reste possible pour les monuments importants, mais n’empêchera plus à l’avenir les projets d’innovation importants.

    Une nouvelle dynamique pour la construction de logements
    Les nouvelles règles donnent aux cantons et aux communes la flexibilité nécessaire pour concilier la protection des ressources et la culture architecturale. Des projets de construction de logements comme le Brunaupark pourraient à l’avenir être approuvés et réalisés beaucoup plus rapidement. L’Office fédéral de la culture, le Département de l’environnement et le Département de l’économie sont chargés de mettre en œuvre les nouvelles bases afin d’aborder de manière globale la demande accrue de logements et les défis de la transition énergétique.

  • Surélévation et extension faciles

    Surélévation et extension faciles

    L’évolution des constructions existantes présente des avantages évidents. Elle permet d’économiser des ressources, de réduire les émissions de CO2 et de diminuer le volume des déchets de construction. Contrairement à la démolition, l’image du quartier est préservée et il en résulte souvent des nouveaux loyers moins élevés, ce qui garantit des logements à prix avantageux. La culture architecturale locale en profite également, car les structures établies et les éléments identitaires sont conservés, ce qui renforce le sentiment de communauté.

    Des obstacles importants freinent les transformations
    Actuellement, des réglementations obsolètes, des procédures complexes et un manque de sécurité juridique entravent de nombreux projets d’extension. Les bâtiments anciens, en particulier, ne sont pas conformes aux dernières réglementations, de sorte que de nombreux propriétaires reculent devant l’effort et préfèrent construire du neuf.

    La révision de la loi apporte des simplifications
    Le nouveau projet de la direction de la construction prévoit des simplifications ciblées. La disposition d’allègement, § 220a P-PBG, en est la pièce maîtresse : elle permet aux propriétaires de déroger à certaines prescriptions, notamment en ce qui concerne les distances aux limites, la hauteur des façades et le nombre d’étages pleins. L’objectif est de mieux intégrer le bâtiment développé dans les règlements de construction existants et d’offrir une plus grande marge de manœuvre lors de la transformation, tout en garantissant la sécurité juridique.

    Densification et meilleure utilisation
    Il sera plus facile de réaliser des unités de logement supplémentaires dans les immeubles d’habitation en particulier. La réglementation favorise la possibilité pour les terrains d’exploiter tout leur potentiel conformément au règlement de zonage de la commune, tout en préservant l’existant. Il s’agit d’une étape importante vers une plus grande densification et une utilisation intelligente du sol en ville et à la campagne.

    Autres simplifications et mises à jour
    La révision reprend également des demandes du Grand Conseil. Ainsi, les procédures pour les installations solaires et les monte-escaliers sont simplifiées. Les prescriptions obsolètes en matière de protection contre les incendies et de hauteurs minimales seront supprimées. Cela facilitera la transformation d’immeubles de bureaux en logements et donnera une impulsion aux projets de construction innovants.

    Une chance pour Zurich
    Les facilités prévues pour la transformation et l’extension des bâtiments existants permettent un développement urbain durable, écologique, social et culturel. La révision de la loi apporte de la clarté et incite les propriétaires à exploiter le potentiel de l’existant plutôt que de construire de nouveaux bâtiments.

  • PFAS dans les déchets de construction

    PFAS dans les déchets de construction

    Chaque année, la Suisse produit environ 7,4 millions de tonnes de déchets de construction minéraux, et les quantités ne cessent d’augmenter avec les démolitions, les rénovations et les nouvelles constructions. L’amiante et les PCB ne sont pas les seuls à poser problème, les PFAS (substances alkyles per- et polyfluorées) le sont également. Ces produits chimiques sont considérés comme cancérigènes et s’accumulent dans le corps humain.

    Une étude de l’université de Berne a détecté jusqu’à sept substances PFAS dans 20 échantillons de matériaux de démolition, parfois à des concentrations allant jusqu’à 5 microgrammes par kilogramme. Bien que les quantités soient jugées faibles, l’équipe de recherche recommande des analyses plus approfondies. Les décharges ne sont généralement pas étanches, les PFAS peuvent être lessivés et ainsi atteindre les eaux souterraines, où ils polluent la chaîne alimentaire et l’eau potable.

    Mesures et nouvelles normes
    L’association suisse des matériaux de construction Kreislauf Schweiz ainsi que l’Office fédéral de l’environnement travaillent en collaboration avec les cantons et des laboratoires indépendants pour déterminer la pollution par les PFAS dans les gravières, les centrales à béton et les bâtiments existants. L’étude est sur le point d’être achevée. Les résultats seront intégrés dans un guide pratique sur la gestion des PFAS. Le gouvernement fédéral prévoit d’ici 2026 des valeurs limites pour les PFAS dans les sites contaminés et les déchets, que les entreprises de construction devront respecter à l’avenir.

    Dans le domaine du génie civil, l’Office fédéral des routes a recommandé d’éviter dans un premier temps les substances contenant des PFAS. En raison de l’absence de bases légales, l’Astra ne peut pas encore imposer d’interdictions, mais travaille sur des listes de contrôle pour les produits de construction sans PFAS.

    Danger pour la santé et économie circulaire
    L’Office fédéral de la santé publique surveille le problème des PFAS dans les espaces intérieurs et met en garde contre leur persistance. Les PFAS se lient longtemps aux matériaux et deviennent problématiques lorsqu’ils sont poncés ou inhalés, mais ils sont jusqu’à présent moins pertinents dans l’environnement résidentiel, car la source principale reste la nourriture. Selon les autorités, le risque d’exposition est plus important dans les déchets de construction et les décharges. En effet, l’eau de pluie entraîne les PFAS dans les eaux souterraines et donc dans la chaîne alimentaire. Les eaux d’infiltration font certes l’objet d’un traitement technique, mais le risque de pollution incontrôlée demeure.

    L’association des matériaux de construction souligne que la recyclabilité des matériaux de démolition est menacée par les nouvelles valeurs limites. Dans le même temps, le secteur souhaite maintenir les produits chimiques hors du circuit. L’enlèvement et l’élimination dans les règles de l’art sont possibles, mais exige de la Confédération des directives claires et applicables.

    Les PFAS dans les sols suisses
    Une étude suisse récente montre que les PFAS sont désormais détectables dans tous les sols supérieurs, même dans les zones forestières et montagneuses isolées. Des sources ponctuelles telles que les terrains d’exercice d’extinction et les usines de galvanisation augmentent localement la pollution. Les sols agricoles en particulier contiennent des niveaux élevés de PFAS, souvent causés par les boues d’épuration utilisées comme engrais. La multiplicité des applications rend l’origine difficile à déterminer.

    Débat politique sur les PFAS
    Après la détection de PFAS dans la viande du canton de Saint-Gall et les premières interdictions, le Parlement s’est également saisi du problème. Les autorités et le secteur travaillent ensemble à un ensemble de mesures visant à protéger la population et l’environnement. Le ministre de l’Environnement Albert Rösti réaffirme la gravité de la situation. Le gouvernement entend réagir en fixant des valeurs limites, en élaborant des guides et en rationalisant les contrôles.

  • Adieu valeur locative

    Adieu valeur locative

    L’adoption du projet de taxe foncière cantonale pour les résidences secondaires marque la fin de la valeur locative. Le changement ne prendra toutefois effet que dans deux ou trois ans au plus tôt et modifiera fondamentalement le quotidien de nombreuses personnes concernées. Ce ne sont pas seulement les propriétaires de biens immobiliers à usage propre ou loués qui en ressentent les effets, mais aussi les ménages endettés qui ne possèdent pas de biens immobiliers.

    Simplifications et exceptions
    Avec la suppression de la valeur locative, les frais d’entretien et les intérêts débiteurs ne seront plus déductibles fiscalement. Pour faciliter néanmoins l’acquisition d’un logement, des règles spéciales s’appliquent pendant les dix premières années suivant l’achat. Les intérêts débiteurs jusqu’à 10 000 CHF pour les couples et 5 000 CHF pour les personnes seules sont encore déductibles, le montant maximal restant diminuant de dix pour cent par an.

    La déclaration d’impôt devient plus simple et la charge fiscale de nombreux propriétaires diminue dans le contexte actuel des taux d’intérêt. Les frais de maintien et d’augmentation de la valeur devraient être documentés proprement, car à l’avenir, ils ne pourront être déduits que lors de l’impôt sur les gains immobiliers, c’est-à-dire lors de la vente.

    Davantage de restrictions concernant la déduction des intérêts passifs
    Les propriétaires d’immeubles de rapport sont particulièrement touchés par la réforme. Les intérêts débiteurs ne peuvent désormais être déduits qu’au prorata de la valeur du bien immobilier par rapport à la fortune totale. Cela augmente la charge fiscale et limite considérablement les avantages précédents.

    Contribuables sans biens immobiliers
    Les ménages sans biens immobiliers sont également concernés. Les intérêts de la dette privée, par exemple pour les prêts ou les petits crédits, ne pourront plus être déduits des impôts à l’avenir. Cela bouleverse la pratique actuelle et peut entraîner une augmentation des impôts à payer.

    Incertitudes et compétence cantonale
    Les cantons auront la possibilité de prélever un impôt foncier spécial sur les résidences secondaires. Il s’agit d’une question particulièrement sensible pour les régions à forte activité touristique, car les nouvelles taxes peuvent avoir un impact sur l’attractivité du marché. La question de savoir à quoi ressembleront concrètement les bases d’imposition et quels cantons utiliseront les nouvelles possibilités reste ouverte.

    Jusqu’en 2050, les cantons peuvent continuer à autoriser des déductions temporaires pour les rénovations énergétiques et les mesures de protection de l’environnement. On ne sait pas encore à l’heure actuelle quels cantons proposeront cette possibilité.

    Stratégies pour les hypothèques et les investissements
    La réforme n’affecte pas seulement le taux d’imposition, mais aussi la stratégie financière personnelle. La question de savoir à quel niveau les hypothèques seront fixées à l’avenir et si les amortissements sont judicieux gagne en importance. Si l’on utilise le capital pour un amortissement, on le bloque dans le bien immobilier et on perd des liquidités pour d’autres objectifs tels que la prévoyance vieillesse ou de nouveaux investissements. Décider du financement optimal exige donc une réflexion individuelle.

    Impact sur le marché immobilier
    L’impact de la réforme sur les prix dépendra surtout de la situation des nouveaux acheteurs, dont la majorité est fortement endettée. Selon les statistiques de la BNS, 40% des nouveaux logements achetés sont financés à plus de 74% de leur valeur. Les biens immobiliers anciens, en particulier, continuent de perdre des avantages fiscaux en raison des possibilités de déductions limitées. Les nouveaux appartements en propriété dans le canton de Zurich ont en moyenne 20 ans, les maisons individuelles même environ 50 ans. Les défis fondamentaux, à savoir les prix élevés et les ressources limitées lors de l’acquisition, ne sont pas résolus par la réforme.

    L’abolition de la valeur locative favorise la différence de prix entre les nouvelles constructions et les biens immobiliers plus anciens. Les résidences secondaires seront probablement moins attrayantes en raison du nouvel impôt foncier, mais les experts ne s’attendent pas à une baisse des prix des logements de vacances, la pénurie d’offre étant trop importante.

    Les prix des logements suisses pourraient augmenter de 4 % cette année et l’année prochaine, et même de 4,5 % dans le canton de Zurich. La rénovation et le maintien de la valeur des bâtiments anciens sont plus importants que jamais, mais tous les investissements ne sont pas rentables. Les propriétaires immobiliers doivent garder un œil attentif sur la stratégie à long terme : La rénovation en vaut-elle la peine ou le remplacement est-il imminent ?

    La réforme, un projet commun
    Les nouveautés reposent sur un lien étroit entre les modifications législatives et constitutionnelles. L’abolition de la valeur locative n’entrera en vigueur que si la votation populaire sur le nouvel impôt foncier sur les résidences secondaires aboutit. Pendant des mois, le Parlement a discuté intensivement de la portée et de l’aménagement de cette taxe. Dans les cantons touristiques en particulier, le scepticisme est grand quant à la possibilité de compenser les pertes de recettes par de nouvelles taxes. Les lois entrent en vigueur ensemble, une réforme aux multiples facettes.

    Aperçu des conséquences fiscales et financières
    Le niveau des taux hypothécaires détermine si les propriétaires en profitent. Lorsque les taux d’intérêt sont bas, la charge fiscale diminue pour la majorité. En cas de taux d’intérêt élevés, les impôts augmentent car les intérêts débiteurs ne peuvent pratiquement plus être déduits. Pour les pouvoirs publics, la réforme pourrait entraîner un manque à gagner de 1,8 milliard de francs. En revanche, à partir d’un taux d’intérêt hypothécaire de 3 %, des recettes supplémentaires sont possibles pour l’ensemble des administrations publiques. L’impact réel reste pour l’instant incertain en raison de diverses incertitudes.

  • Investir dans des emplois modernes et la formation

    Investir dans des emplois modernes et la formation

    Selon un communiqué, le groupe Ferrum a inauguré sa nouvelle extension ferruBase sur son site de Schafisheim. Avec ce nouveau bâtiment, l’entreprise de construction mécanique a réalisé une structure de production verticale qui, sur une surface utile d’environ 14 000 mètres carrés, permet d’accueillir 240 nouveaux postes de travail de bureau, des locaux de production entièrement équipés et un atelier d’apprentissage orienté vers l’avenir. Lors de l’inauguration, plus de 1000 invités ont pu assister à des visites guidées par des experts et découvrir le nouveau bâtiment.

    Selon le communiqué, le nouveau bâtiment associe de manière transparente des processus de production modernes à une conception ergonomique des bureaux et à un atelier d’apprentissage. Les visites guidées ont permis aux collaborateurs, à leurs proches et aux invités d’avoir un premier aperçu de l’architecture, du mode de construction et du nouveau parc de machines. Lors de la cérémonie d’ouverture, des repas étaient également disponibles et un programme de divertissement varié était proposé.

    Pour Ferrum, le nouveau bâtiment est un investissement dans la pérennité de l’entreprise et doit garantir des emplois à long terme sur le site d’Argovie. En même temps, il s’agit d’un témoignage de la façon dont la tradition et la technologie moderne peuvent être combinées avec succès.

  • Le prix d’architecture récompense des projets de construction exceptionnels dans le canton de Zurich

    Le prix d’architecture récompense des projets de construction exceptionnels dans le canton de Zurich

    La Fondation pour la distinction des bonnes constructions dans le canton de Zurich a décerné pour la huitième fois le Prix d’architecture du canton de Zurich, attribué tous les trois ans. Le jury a récompensé quatre projets dans chacune des catégories Distinction et Reconnaissance, qui se sont distingués par la qualité de leur conception et leur approche innovante des défis actuels, comme l’indique un communiqué. La fondation est soutenue par la direction de la construction du canton de Zurich, la section zurichoise de la Fédération des architectes suisses, le Werkbund suisse et la Banque cantonale de Zurich.

    Dans la catégorie Distinction, l’ensemble d’immeubles zurichois de Leutschenbach et la rénovation complète de l’ensemble résidentiel Im Birkenhof ont été récompensés, ainsi que les bâtiments sportifs provisoires du canton de Zurich et l’école Wallrüti à Winterthour.

    L’ensemble de trois immeubles d’habitation à Kleinandelfingen, la nouvelle extension de l’école cantonale de Limmattal à Urdorf, le projet Gemeinschaftliches Wohnen im Roten Kamm à Zurich et le Hobelwerk, Haus D à Winterthur ont été reconnus. La Swiss Life Arena à Zurich a reçu le prix du public. Celui-ci a été attribué à l’issue d’un vote en ligne qui s’est déroulé de mi-avril à fin mai.

    La fondation a également décerné le prix de la durabilité Der Grüne Leu à Hobelwerk, Haus D à Winterthur. Celui-ci récompense les créateurs d’architecture qui se sont consacrés à la durabilité écologique et ont ainsi développé une esthétique et un langage architectural propres.

    « Une bonne architecture assure le bien-être, l’efficacité et la préservation de la valeur. Ce faisant, elle tient compte de la durabilité dans de nombreuses dimensions. Par exemple, en atteignant l’objectif social de densification vers l’intérieur de nos zones d’habitation tout en créant de précieux espaces de détente », déclare Heinz Stecher, Key Account Manager Construction/Immobilier de la Zürcher Kantonalbank et membre du conseil de fondation, cité dans le communiqué.

  • Installation photovoltaïque sur les toits des entreprises à Aarau

    Installation photovoltaïque sur les toits des entreprises à Aarau

    La société HKG Engineering AG va installer dans les six prochaines semaines une centrale photovoltaïque sur les toits de ses propres bâtiments d’entreprise sur le site d’Aarau. Comme l’indique un communiqué, 184 modules à haut rendement y sont prévus, qui devraient produire 93 000 kilowattheures d’électricité par an.

    L’énergie produite sera suffisante pour couvrir les besoins propres des bureaux et pour recharger les véhicules électriques. De plus, l’installation apporte un soulagement à l’immeuble voisin Aarhof, actuellement en construction.

    Avec cet investissement, HKG donne un signal clair en faveur d’une action durable. Il s’agit ainsi de réduire les émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment et de diminuer la dépendance vis-à-vis de l’énergie externe.

  • Le métro suisse de marchandises est en sursis

    Le métro suisse de marchandises est en sursis

    Le système de transport souterrain de marchandises Cargo sous terrain(CST) a échoué dans sa forme prévue jusqu’à présent. La société privée Cargo sous terrain SA écrit dans un communiqué que la mise en œuvre n’est pas justifiable à l’heure actuelle d’un point de vue économique. Un financement privé de la phase de construction nécessite un autre cadre juridique. Il est essentiel d’intégrer le métro dans un système logistique global et de conclure des partenariats stables avec la Confédération, les cantons et les villes.

    D’après le CST, la faisabilité technique et architecturale a été démontrée. Les plans pour le système logistique souterrain avec distribution fine dans les villes ont été confirmés dans le cadre d’un examen indépendant au printemps 2025. Il appartient maintenant aux autorités d’aller plus loin sur cette base, a-t-il ajouté.

    CST maintient le dialogue, mais change d’orientation : l’entreprise souhaite désormais conseiller les organisations nationales et internationales sur les questions de logistique urbaine. Dans ce cadre, CST doit réduire ses coûts et également supprimer dix postes. Selon le communiqué de presse, le CEO Christoph Späth regrette vivement cette décision. Avec cette restructuration, CST pose toutefois les jalons d’un avenir durable.

    « Actuellement, nous n’avons pas les moyens de poursuivre l’organisation avec l’orientation actuelle et nous nous adaptons donc aux réalités », a déclaré le président du conseil d’administration Marco Rosso. Il faudra du temps à la CST pour s’ancrer de manière stable dans la politique des transports et pour mobiliser des investissements à long terme.

    Les plans du métro de marchandises prévoyaient un réseau souterrain de Genève à Saint-Gall et de Bâle à Lucerne, avec une bifurcation de Berne à Thoune. Le premier tronçon du métro marchandises, de Härkingen à Zurich, devait initialement être mis en service en 2031.

  • La « ville dans le lac » de Zurich

    La « ville dans le lac » de Zurich

    en 1961, Bosshard a présenté au public sa « ville dans le lac ». Une gigantesque terrasse de 700 000 mètres carrés, trônant à 14 mètres au-dessus du niveau de l’eau, devait servir de ville piétonne, dont des artères de circulation et plus de 70 000 places de parking.

    Les trois zones étaient clairement conçues.

    • Au nord, un centre culturel avec des théâtres, des musées, des cinémas et un bâtiment administratif.
    • Au centre, le quartier des bureaux et des affaires pouvant accueillir jusqu’à 50 000 emplois, flanqué d’un centre commercial et de restauration.
    • Au sud, une zone hôtelière avec vue sur le lac et les Préalpes.

    Une bande verte d’une largeur pouvant atteindre 100 mètres autour de la nouvelle ville devait transformer le bassin du lac en un paysage de parc et de rivière.

    Infrastructure d’un seul tenant
    Le plan de Bosshard prévoyait une séparation rigide des piétons et de la circulation. Les voitures, le tram et un éventuel métro souterrain devaient circuler sous le plateau artificiel. Des escaliers roulants auraient permis aux pendulaires de passer du sous-sol à la ville en hauteur. Pour le financement, Bosshard a fait référence aux pouvoirs publics, à l’utilisation avantageuse des eaux du canton et à l’utilisation d’éléments de construction préfabriqués.

    Critiques et contradictions
    Les réactions ont été vives. Dans la NZZ, un architecte a fait part de son « opposition énergique » et a parlé d’une ville étrangère « froidement monumentale » qui priverait Zurich de son lac et donc de son essence. La presse s’est vue obligée de souligner que la publication du projet ne constituait pas une approbation, mais une information.

    La vision de Bosshard a été critiquée comme étant une démonstration de force, voire une « folie utopiste ». Les aspects écologiques ou les bases juridiques d’un tel remblayage ont été largement ignorés dans le dossier du projet.

    Période des idées urbaines audacieuses
    Le projet de Bosshard s’inscrit dans les années 1960 et 1970, au cours desquelles Zurich a expérimenté plusieurs projets radicaux. en 1971, par exemple, Guhl, Lechner et Philipp ont conçu la « Wohncity » au-dessus des voies ferrées entre la gare centrale et Altstetten, un plan qui a également échoué en raison de son coût et de sa complexité.

    Christian Schmid, chercheur en urbanisme à l’EPFZ, parle rétrospectivement d’un « acte de désespoir ». L’étroitesse du centre-ville de Zurich ne laissait guère de place à l’expansion. L’idée d’aller sur le lac ou sur les voies ferrées était spectaculaire, mais ni pratique ni financièrement réalisable.

    La construction de logements reste un problème permanent
    Aujourd’hui, le débat sur la couverture des voies ferrées des gares est relancé. Cette fois-ci, il s’agit surtout d’évoquer le manque de logements abordables. Schmid reste sceptique : de tels projets entraîneraient également des coûts énormes et produiraient en fin de compte plutôt des logements de luxe. Des extensions urbaines telles que celles proposées il y a des années par le groupe d’architectes Krokodil pour Dübendorf seraient plus réalistes. De grandes surfaces, bien desservies et avec un potentiel d’habitations bon marché.

    La « City im See » a peut-être échoué en tant qu’utopie urbanistique, mais elle reste le symbole d’une époque où Zurich a conçu des idées ambitieuses pour résoudre ses problèmes structurels. La ville cherchait alors, comme aujourd’hui, un espace qui n’existe pas et trouvait des réponses dans les visions les plus audacieuses.

  • Succès pour Suissetec dans l’affaire EKS

    Succès pour Suissetec dans l’affaire EKS

    Depuis des années, Suissetec s’engage en faveur de « l’égalité des chances » entre les entreprises classiques de conseil, de planification et d’installation et les fournisseurs de services énergétiques de plus en plus actifs sur le marché de la technique du bâtiment. Dans le cas concret, EKS a utilisé des données de clients de l’approvisionnement de base, donc du domaine du monopole, pour promouvoir des installations solaires, une offre sur le marché libre. Cet avantage concurrentiel inadmissible est contraire à la loi sur l’approvisionnement en électricité.

    Suite à une plainte pénale déposée par Suissetec en 2017, une condamnation définitive a été prononcée le 31 mars 2025 à l’encontre de deux anciens collaborateurs d’EKS. Des procédures comparables contre Repower et Groupe e ont également abouti à des condamnations.

    Séparation systématique des secteurs de marché
    Le jugement montre clairement que le secteur monopolistique de l’approvisionnement énergétique de base doit rester strictement séparé des activités commerciales des fournisseurs de services énergétiques, par exemple dans la technique du bâtiment ou les installations solaires. Les entreprises ont l’obligation de prendre des mesures organisationnelles et techniques pour éviter toute confusion.

    Bien que dans le cas concret, seuls les employés aient été poursuivis et non l’entreprise elle-même, le tribunal souligne que les entreprises peuvent également être punissables si elles ne respectent pas leur devoir d’assistance.

    Un signal pour le secteur
    Pour Suissetec, le troisième jugement dans cette affaire est une étape importante. Le directeur Christoph Schaer souligne : « L’affaire EKS est désormais close pour nous. En même temps, nous attendons de ce jugement qu’il constitue la base d’une concurrence compétitive mais loyale entre tous les acteurs du marché »

    L’association souhaite ainsi non seulement empêcher les abus, mais aussi sensibiliser davantage les prestataires de services énergétiques, en tant que membres importants de Suissetec, à l’importance de lignes de démarcation propres. L’objectif est de parvenir à une coexistence constructive sur le marché, qui permette une concurrence loyale avec des règles claires.

  • Revue de presse : Swissbau Community Event chez uptownBasel

    Revue de presse : Swissbau Community Event chez uptownBasel

    « Petits-enfants » est le mot d’ordre du moment. Hans-Jörg Fankhauser, hôte de l’événement communautaire Swissbau chez uptownBasel, a accentué : « Il ne s’agit pas de ce que nous faisons aujourd’hui, mais de ce que nous pouvons réaliser demain » Le terme « enkelfähig » (capable de penser) désigne le développement responsable de son site, qui utilise des technologies numériques et des stratégies durables pour permettre un changement à long terme et créer un environnement vivable pour les générations futures. Il s’appuie sur le « new work » avec des partenaires solides.

    Technologie quantique & IA : un nouveau chapitre de l’innovation
    L’IA a déjà changé la réalité. Hans-Jörg Fankhauser (uptownBasel) a souligné les opportunités disruptives offertes par l’intelligence artificielle et l’informatique quantique. Ces technologies ouvrent des possibilités quasi illimitées d’innovation dans l’architecture, la planification énergétique et la gestion des bâtiments.

    Réutilisation des matériaux de construction : la confiance comme facteur de réussite
    Kevin Rahner (Schnetzer Puskas Ingenieure AG) a mis en lumière les défis liés à la réutilisation des matériaux de construction. La question centrale : « sur site » ou recyclage ? Sans une normalisation claire, la réutilisation ne s’imposera pas. La véritable innovation nécessite de la confiance et des processus structurés.

    Un approvisionnement énergétique intelligent pour des bâtiments durables
    Sascha Wyss (Primeo Netz AG) a expliqué qu’un réseau de transport stable ne fonctionne que si la production et la consommation sont en équilibre. Les bâtiments modernes ont besoin d’une mise en réseau intelligente, de redondance et de flexibilité pour assurer un approvisionnement énergétique durable.

    Expérience pratique & réseautage
    Après les exposés, les participants ont pu découvrir en direct le bâtiment Pioneer d’uptownBasel et la sous-station d’uptownBasel. Un apéritif de réseautage a ensuite offert l’occasion parfaite d’échanger entre experts du secteur.

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    Informations complémentaires
    swissbau.ch

  • La ZHAW rassemble son expertise dans un nouveau groupe de compétences

    La ZHAW rassemble son expertise dans un nouveau groupe de compétences

    Une nouvelle unité est en train de voir le jour à l’Institut de Facility Management de la ZHAW, afin de participer activement à la transformation numérique du secteur de l’immobilier et de la construction. Le groupe de compétence Smart Building Management se consacre à la question de savoir comment les bâtiments et les sites peuvent être planifiés, utilisés et gérés de manière intelligente. L’objectif est de développer des technologies numériques, des services basés sur des données et des stratégies intégrales tout au long du cycle de vie de l’immobilier, orientées vers l’utilisateur. L’accent est mis en particulier sur les bâtiments intelligents, les lieux de travail intelligents et les infrastructures résilientes qui répondent aux besoins de la société, de l’économie et de l’environnement.

    Expérience internationale et connaissance approfondie du secteur
    La nouvelle directrice, Andrea González, apporte plus de 15 ans d’expérience internationale dans l’urbanisme, le développement immobilier, l’architecture, la durabilité et la numérisation. Elle a accompagné des projets importants et complexes en Europe et en Asie, de l’analyse du site à l’exploitation, la réhabilitation et la reconversion, en passant par la planification et la construction. Son expertise dans l’application de stratégies innovantes de smart building, l’utilisation d’outils numériques tels que le BIM et l’intelligence artificielle, ainsi que dans les méthodes de construction durables, mérite d’être soulignée.

    Son expérience de direction va de la gestion d’équipes de projet interdisciplinaires à la responsabilité globale en tant que Head of Real Estate et Architecture d’une entreprise suisse. En tant que spécialiste, elle associe la pensée économique à l’esprit d’innovation technologique et aux approches de solutions durables.

    Constructrice de ponts entre la science et la pratique
    Outre ses activités dans le domaine de l’immobilier et de la construction, Andrea González est active depuis de nombreuses années dans la recherche et l’enseignement. Elle a notamment enseigné et effectué des recherches à l’ETH Zurich, à l’Université du Liechtenstein, à l’Universidad Politécnica de Madrid et au Tokyo Institute of Technology. Ses travaux scientifiques portent sur l’intégration des technologies numériques telles que l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques et l’analyse prédictive dans les processus de planification et de développement.

    Dans des publications et des articles de conférence, elle s’est intéressée de près à la transformation des espaces urbains ainsi qu’à l’avenir des bâtiments intelligents et des villes intelligentes. Elle s’engage en outre dans l’enseignement à tous les niveaux, de la licence et du master aux programmes de formation continue, et contribue au développement de nouveaux formats académiques.

    Perspectives d’avenir pour le Smart Building Management
    Avec la nomination d’Andrea González, la ZHAW envoie un signal fort pour le développement de l’industrie de l’immobilier et de la construction vers la numérisation, la durabilité et la résilience. Le nouveau groupe de compétences Smart Building Management fournira à l’avenir des impulsions pour une recherche pratique et des solutions innovantes qui aideront aussi bien les entreprises que les institutions à transformer leurs infrastructures.

  • Le CIO de Sunrise Anna Maria Blengino récompensé

    Le CIO de Sunrise Anna Maria Blengino récompensé

    Avec ce prix, Confare et EY Suisse reconnaissent le rôle des responsables informatiques en tant que moteurs essentiels de l’innovation et du développement de l’entreprise. Chez Sunrise à Opfikon (ZH), Blengino a mené avec détermination la modernisation de l’environnement des processus, des systèmes et des données, démontrant ainsi l’importance stratégique des infrastructures informatiques modernes.

    « Anna Maria Blengino montre comment l’informatique crée une valeur ajoutée stratégique – non pas en tant que fonction de support, mais en tant que moteur d’innovation et de transformation », a déclaré le président du jury Jan Leitermann, Head of Technology Consulting Switzerland chez EY. Sa feuille de route claire, son orientation client cohérente et le positionnement de l’informatique comme moteur de croissance ont été particulièrement soulignés.

    Autres lauréats du prix Top CIO de l’année
    Outre Blengino, trois autres responsables informatiques ont été récompensés :

    • Raymond Schnidrig, partenaire et CTO chez Partners Group
    • Benedikt Schmid, CIO et Data Officer chez MS Reinsurance
    • Matthias Bryner, CIO de l’Hôpital pour enfants de Zurich

    Ces lauréats illustrent la diversité des stratégies de numérisation menées par les entreprises suisses, qu’il s’agisse d’acteurs financiers d’envergure mondiale ou d’institutions centrales du secteur de la santé.

    Un jury composé de scientifiques et d’entreprises
    Le jury du Confare Swiss CIOAWARD est composé d’experts renommés du monde des affaires et de la science. Présidé par Jan Leitermann, il comprenait notamment en 2025 Stella Gatziu Grivas (FHNW), Christian Russ (ZHAW), Reinhard Riedl (all-acad.com), Alec Joannou (Global CIO ABB) et Daniel Fiechter (CIO Stobag, lauréat 2024).

    Visibilité pour les responsables numériques
    La cérémonie de remise des prix à Zurich a souligné à quel point les technologies numériques sont au centre de l’intérêt public grâce à l’intelligence artificielle, au cloud computing et au data-driven business. Leitermann a souligné : « Nous rendons visibles les personnes derrière ces innovations »

    Le Swiss CIOAWARD met ainsi en avant le pouvoir de création des directions informatiques, facteur clé de la compétitivité et de la transformation dans une économie de plus en plus numérique.

  • Les prix de l’électricité en 2026 baissent légèrement

    Les prix de l’électricité en 2026 baissent légèrement

    Selon les calculs de la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), les tarifs baisseront l’année prochaine pour atteindre une valeur médiane de 27,7 centimes/kWh. Pour un ménage type consommant 4’500 kWh par an, cela représente une facture d’électricité d’environ 1’247 francs, soit environ 58 francs de moins qu’en 2025.

    Dans le détail, la structure des prix change
    Le tarif de l’énergie passe de 13,7 à 12,11 centimes/kWh (-11,6%).
    Le tarif de réseau passe de 12,18 à 10,75 centimes/kWh, mais ne comprend plus les coûts de mesure.
    Le tarif de mesure est désormais indiqué séparément à 74,40 CHF/an (ce qui correspond à 1,65 ct/kWh).
    Le supplément réseau reste stable à 2,3 centimes/kWh.
    La réserve d’électricité passe de 0,23 à 0,41 centime/kWh.
    Coûts solidaires désormais à 0,05 ct/kWh.
    Redevances aux collectivités inchangées à 1 ct./kWh.

    Au final, les ménages bénéficient d’une légère baisse, tandis que les petites et moyennes entreprises profitent davantage de la baisse des coûts de réseau et de mesure.

    Raisons de l’évolution
    La baisse des prix est principalement le résultat de la diminution des coûts de l’énergie. De nombreux contrats d’approvisionnement à prix élevés datant des années de crise 2022/23 arrivent à échéance, ce qui permet de bénéficier de conditions de marché plus favorables. Parallèlement, le gestionnaire de réseau Swissgrid affiche des tarifs plus bas (1,42 ct/kWh au lieu de 1,71).

    Les coûts du réseau, y compris le tarif de mesure, augmentent légèrement en moyenne, malgré des taux standard plus bas pour la rémunération du capital, ce qui permet d’économiser environ 120 millions de francs dans tout le pays.

    Tarifs dynamiques à partir de 2026
    Compte tenu de la diffusion croissante des pompes à chaleur et de la mobilité électrique, la charge sur les réseaux électriques augmente. À partir de 2026, les gestionnaires de réseau pourront pour la première fois introduire des tarifs de réseau dynamiques complets. L’objectif est de mieux adapter la consommation à l’état du réseau et d’éviter ainsi de coûteuses extensions du réseau.

    Les tarifs dynamiques sont basés sur les coûts réels et doivent être conçus en fonction du principe de causalité. Ils doivent rester comparables aux tarifs actuels pour les profils de charge standard. La transparence et la traçabilité de la facturation sont prescrites par la loi. Jusqu’à présent, aucun gestionnaire de réseau n’a annoncé de modèle dynamique comme tarif standard, les possibilités de choix pour les clients finaux restent garanties.

    Transparence et comparabilité
    Depuis ce mois-ci, tous les prix de l’électricité 2026 des quelque 590 gestionnaires de réseau suisses peuvent être consultés sur la plateforme de l’ElCom. Les valeurs se basent sur les données médianes des opérateurs et peuvent varier considérablement d’une région à l’autre en fonction de la stratégie d’approvisionnement et de la production propre. L’ElCom n’approuve pas les tarifs, mais peut intervenir et ordonner des baisses en cas de suspicion de taux excessifs.

  • NEST teste des matériaux de construction à faible teneur en CO₂

    NEST teste des matériaux de construction à faible teneur en CO₂

    Le projet « Beyond.Zero » réunit des partenaires industriels et de recherche de premier plan afin de tester des innovations dans le domaine de la construction en conditions réelles. L’accent est mis sur le développement de nouvelles technologies de matériaux présentant des émissions nettement plus faibles et un potentiel d’innovation élevé pour le secteur de la construction.

    Un élément central est le béton à teneur réduite en ciment développé par l’Empa et Omya. En remplaçant jusqu’à 70% du clinker par des minéraux naturels, il est possible de réduire sensiblement les émissions de CO₂ sans compromettre les propriétés mécaniques ou la durabilité.

    Test pratique pour une nouvelle technologie de béton
    Le matériau de construction est validé pour la première fois de manière complète dans un contexte de construction réel dans l’unité NEST. De sa mise en œuvre à sa stabilité volumétrique, en passant par sa résistance en service. « Ce n’est qu’en testant le béton dans un bâtiment réel que nous pouvons montrer que ce nouveau type de béton est non seulement convaincant sur le plan écologique, mais qu’il résiste également aux exigences de la pratique », explique Mateusz Wyrzykowski, chercheur à l’Empa. Il en résulte une base permettant de transformer plus rapidement les bétons durables en solutions commercialisables.

    L’industrie rencontre la recherche
    En tant que premier producteur mondial de minéraux industriels, Omya apporte son expertise et ses capacités de production au projet. « Le fait que nous puissions tester les matériaux de construction durables directement au NEST dans des conditions réelles accélère le transfert des innovations vers un mode de construction respectueux du climat », souligne Tanja Zimmermann, directrice de l’Empa.

    Outre le béton à teneur réduite en ciment, d’autres solutions de matériaux à teneur réduite en CO₂ et à teneur négative en CO₂ doivent être développées et testées dans le cadre du projet « Beyond.Zero ». L’objectif est de créer un système de construction qui réduise considérablement l’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de vie, de la fabrication à la déconstruction en passant par l’exploitation.

    Signal pour le secteur de la construction
    Avec ce projet, l’Empa et ses partenaires créent une plate-forme pratique qui donne des impulsions pionnières pour la transformation du secteur de la construction. Compte tenu de la part élevée des émissions provenant de la production de ciment et de béton dans le monde, ce projet pourrait devenir un jalon vers une construction climatiquement neutre.

  • Croissance des primes et des frais au cours du semestre

    Croissance des primes et des frais au cours du semestre

    Le groupe Swiss Life a enregistré un bénéfice d’exploitation de 903 millions de francs suisses au premier semestre. En comparaison annuelle, cela correspond à une croissance de 3 pour cent en monnaie locale, informe le groupe d’assurance international basé à Zurich dans un communiqué. Le bénéfice net de 602 millions de francs est en revanche inférieur de 30 millions de francs à celui du même semestre de l’année précédente. Swiss Life explique cela par des dépenses fiscales plus élevées de 36 millions de francs par rapport à l’année précédente.

    « Nous avons pu continuer à développer aussi bien nos activités d’assurance que nos activités de fee et avons réalisé un bénéfice d’exploitation plus élevé », a déclaré le CEO du groupe Matthias Aellig, cité dans le communiqué. Concrètement, Swiss Life a augmenté ses propres recettes de primes de 5 pour cent en monnaie locale pour atteindre 12,1 milliards de francs. Dans le même temps, les produits des commissions ont augmenté de 2 pour cent en monnaie locale pour atteindre 1,27 milliard de francs. « En outre, nous avons considérablement augmenté les afflux nets d’argent frais dans les activités de placement pour des clients tiers et notre solvabilité reste forte », explique Aellig. « Avec ces résultats, nous avons lancé avec succès notre programme d’entreprise Swiss Life 2027 et sommes sur la bonne voie »

    Dans le programme Swiss Life 2027, le groupe s’est fixé pour objectif d’augmenter son résultat dans le secteur des frais à plus d’un milliard de francs par an d’ici 2027. Au cours du semestre sous revue, un résultat de 392 millions de francs a été réalisé. Pour le rendement des capitaux propres, Swiss Life prévoit une fourchette de 17 à 19% en 2027. Au cours du semestre sous revue, le rendement des capitaux propres était de 17,6%.

  • Acquisition d’un terrain à Meggen

    Acquisition d’un terrain à Meggen

    Le terrain acquis au Neueggweg n’est pratiquement pas construit et se trouve, selon le plan de zone, dans la zone résidentielle C. L’emplacement est calme, mais bien desservi, ce qui constitue un avantage pour les futurs habitants. Selon l’état actuel de la planification, Mobimo réalisera sur le site un lotissement en propriété par étage d’environ 70 unités d’habitation. Le volume du projet s’élève à environ 120 millions de francs suisses. Le début de la construction dépend d’une obligation de plan d’aménagement. L’achèvement du lotissement est prévu pour fin 2032.

    Pipeline de développement et environnement de marché
    L’achat de ce site permet à l’entreprise d’étoffer substantiellement son pipeline de développement pour les années à venir. La demande de logements bien situés autour de Lucerne reste stable et élevée. La commune de Meggen est l’un des lieux de résidence les plus prisés de Suisse centrale et marque des points non seulement par sa proximité avec la ville de Lucerne, mais aussi par sa situation attractive et sa qualité de vie. Le lac des Quatre-Cantons, la zone de loisirs autour de Meggen et l’infrastructure urbaine renforcent encore le site.

    Objectifs du projet et perspectives
    Le nouveau lotissement n’offre pas seulement de nouveaux logements, mais apporte également des possibilités de développement urbain grâce au plan d’aménagement. Les bureaux d’architectes ont la possibilité, à l’issue de la procédure, d’apporter des solutions de logement innovantes et des concepts d’espace modernes et adaptés aux besoins. La planification tient compte à la fois du souhait de disposer d’espaces verts attrayants et des exigences en matière de densité d’habitation et de durabilité.

    Plusieurs étapes de planification sont encore nécessaires avant l’achèvement prévu fin 2032. Le début exact de la construction dépendra du développement et de l’achèvement du plan d’aménagement. La date d’occupation sera communiquée en temps utile sur la base des procédures administratives et de la commercialisation.

    Le projet de Meggen apporte de nouveaux logements, développe le site et élargit l’engagement de l’entreprise en faveur d’un habitat attrayant et porteur d’avenir en Suisse centrale.

  • Entre innovation et réalité

    Entre innovation et réalité

    Au cœur de l’agglomération zurichoise, la nouvelle tour d’habitation H1 se dresse au-dessus du site de Zwhatt. Avec ses 75 mètres de haut et ses 24 étages, le bâtiment est un marqueur visible de la ligne d’horizon de Regensdorf et des méthodes de construction hybrides entre le béton et le bois. En effet, malgré sa teinte rouge marquante et sa façade voyante, les matériaux naturels et neutres dominent à l’intérieur. L’architecture reste discrète et la structure classique. Trois étages de base massifs et un noyau central en béton soutiennent le bâtiment, tandis que des poteaux en bois, des planchers nervurés mixtes bois-béton ainsi que des façades légères et des panneaux solaires assurent l’efficacité des ressources.

    La structure HBV permet un haut degré de préfabrication et une réduction significative de l’énergie grise. Par rapport aux constructions traditionnelles en dur, 20% des émissions sont économisées, soit un total d’environ 670 tonnes de CO₂ sur un cycle de vie de 60 ans. Les modules photovoltaïques placés horizontalement servent de brisesoleil et génèrent environ 155 000 kWh d’électricité par an, ce qui couvre environ 36% des besoins énergétiques des logements.

    Qualité de vie, communauté et densification urbaine
    Au niveau du socle du H1, des arcades sur trois côtés relient le bâtiment au quartier et assurent une qualité de séjour urbaine. À l’intérieur, une structure claire et modulaire assure des logements compacts et flexibles. les 156 unités sont organisées autour du noyau central et sont accessibles par des voies d’accès courtes et concentrées. L’espace communautaire se trouve à mi-hauteur du bâtiment, avec un espace de rencontre sur deux niveaux, une buanderie et une vue spectaculaire. Les éléments en bois créent un climat intérieur agréable, les poutres apparentes et les surfaces en argile assurent le confort.

    Durabilité et ambivalence du principe de la tour
    H1 est un projet de transition. La forte proportion de bois réduit le profil de CO₂, mais ne rend pas l’utilisation du béton superflue. La construction respectueuse du climat, les matières premières locales comme le bois de hêtre du Jura ou l’argile et l’accent mis sur les énergies renouvelables placent la construction durable dans la réalité. Néanmoins, l’immeuble de grande hauteur reste un concept ambivalent. La densification permet d’économiser de l’espace, mais la statique et la protection contre les incendies continuent de contraindre à des constructions hybrides.

    D’un point de vue urbanistique, le site de Zwhatt constitue une nouvelle perspective de développement pour Regensdorf. La silhouette du H1 et d’autres tours marque la ligne d’horizon. Le quartier associe l’habitat, le travail et les espaces libres et représente un développement urbain qui reste flexible et capable de se transformer.

    La tour d’habitation H1 est un exemple de l’évolution du secteur de la construction. Elle associe une technologie hybride en bois avancée, une préfabrication élevée et une intégration urbaine. Ainsi, H1 est un « bâtiment de transition », un pas vers le zéro net, mais aussi un reflet des défis et du potentiel auxquels est confrontée la construction de logements durables dans les centres urbains aujourd’hui.

  • Premier coup de pioche pour l’usine CFF d’Arbedo-Castione

    Premier coup de pioche pour l’usine CFF d’Arbedo-Castione

    La nouvelle usine des CFF, officiellement appelée Nuovo stabilimento industriale ferroviario (NSIF), remplace l’usine existante de Bellinzone qui ne répondait plus aux exigences de l’entretien des rames modernes. La nouvelle installation permet de créer 360 emplois à temps plein et 80 places d’apprentissage et est spécialisée dans la maintenance et l’entretien futurs des rames automotrices Giruno, ETR et FLIRT-TILO. Le haut degré d’automatisation et l’orientation vers les travaux électromécaniques font de cette installation le site industriel CFF le plus moderne d’Europe.

    Le CEO des CFF Vincent Ducrot s’est montré particulièrement fier lors du premier coup de pioche. Le canton du Tessin est une région extrêmement importante pour les CFF qui, avec ce projet, investissent dans les emplois, le savoir-faire et la technique. Le nouveau site s’étend sur une surface de 150 000 mètres carrés, soit l’équivalent de plus de 20 terrains de football, et fait également preuve de durabilité avec un toit vert et des panneaux solaires intégrés.

    Durabilité et grande avancée des travaux
    Les travaux ont déjà commencé en juin 2025 avec l’installation du chantier, les travaux d’excavation et de fondation ainsi que les premières mesures pour la future installation de lavage des trains. L’extension de l’infrastructure ferroviaire se déroule en parallèle. De nouveaux aiguillages, des voies supplémentaires et une technique de commande moderne garantissent une connexion optimale au réseau. Les CFF accordent une grande importance à la compensation écologique, 8,4 hectares de surfaces d’assolement de haute qualité seront compensés sur des sites alternatifs au Tessin.

    La nouvelle usine sera progressivement mise en service à partir de la mi-2028. Le déménagement de l’ancienne usine de Bellinzone à Arbedo-Castione offre à la région et aux collaborateurs une perspective d’avenir. La nouvelle usine CFF est synonyme d’innovation, de croissance et de développement durable dans une région stratégique pour la Suisse.

  • L’efficacité de la construction en bois grâce à la statique

    L’efficacité de la construction en bois grâce à la statique

    La construction à ossature bois marque des points en tant qu’alternative durable au béton. Un problème se pose toutefois dans la planification statique. Jusqu’à présent, les murs avec fenêtres étaient considérés comme « statistiquement invisibles », car il n’existait pas de données fiables sur leur comportement structurel. La planification, l’utilisation des matériaux et les coûts en souffraient.

    Essais à grande échelle pour une meilleure efficacité des matériaux et des coûts
    Pour combler ce manque de connaissances, l’Empa, la Haute école spécialisée bernoise et l’ETH Zurich ont lancé un projet de recherche commun, soutenu par l’OFEV et des partenaires industriels. Dans la halle de construction de l’Empa, des murs en bois sont soumis de manière ciblée à des charges horizontales extrêmes, ce qui permet d’obtenir des données précieuses sur la capacité de charge des murs avec des ouvertures de fenêtres. L’objectif est d’utiliser à l’avenir les valeurs de renforcement horizontal de tels éléments de manière fiable dans le quotidien des ingénieurs.

    Moins de béton, plus de bois
    Les résultats sont intégrés dans un nouveau modèle informatique simple. Les premiers résultats montrent que les murs avec fenêtres contribuent également de manière significative au contreventement. Cela réduit le besoin d’ancrages en acier et de noyaux en béton et diminue les matériaux, le temps et les coûts de construction en bois. Il en résulte des constructions plus économiques et plus écologiques.

    Coopération entre la recherche et l’industrie
    L’aspect pratique du nouveau modèle est au centre des préoccupations. Le modèle de recherche complexe est traduit en une solution applicable à la pratique de la planification dans le cadre d’un dialogue étroit avec des partenaires industriels. Ainsi, les planificateurs, les investisseurs et les habitants en profitent tous.

    Grâce à de nouvelles méthodes d’essai et à des modèles de calcul pour les murs de fenêtres, le projet de recherche permet à la construction en bois de faire un pas en avant, vers plus d’efficacité, de préservation des ressources et de force d’innovation.