Catégorie : Durabilité

  • Une spin-off de l’ETH enseigne l’économie au secteur de la construction

    Une spin-off de l’ETH enseigne l’économie au secteur de la construction

    Sur le site de l’Innovation Park de Zurich, la spin-off de l’ETH pose des jalons. Un tombereau de trois tonnes et demie est présenté lors de démonstrations clients avec le système de propulsion hybride développé par l’entreprise. Avec trois gigatonnes de CO₂ émises par ses machines dans le monde, le secteur de la construction est confronté à d’énormes défis. La propulsion hybride permet une réduction de 30 à 50 pour cent de la consommation de carburant et des émissions. Une révolution pour les entreprises de construction qui doivent faire face à des réglementations environnementales de plus en plus strictes.

    Efficacité et développement : une mission permanente
    La pression de l’innovation est forte. Pour rester compétitif et répondre aux exigences futures, l’équipe travaille en permanence sur des développements et optimise la technologie pour différentes applications. La collaboration avec des entreprises de construction et de machines garantit des solutions adaptées à la pratique, tandis que le site du pavillon IPZ offre des conditions idéales pour la recherche et le développement.

    Du prototype à la production en série
    Après une collaboration intensive avec des partenaires, la production en série est imminente. Ainsi, la propulsion hybride innovante sera bientôt largement utilisée et contribuera de manière significative à la décarbonisation et à la réduction des coûts dans le secteur de la construction. Cette technologie allie puissance et flexibilité à la responsabilité écologique. Un modèle qui donne un nouvel élan à l’industrie suisse de la construction.

    L’entreprise montre de manière impressionnante comment les innovations technologiques permettent de concilier efficacité, économie et durabilité. La voie vers l’avenir de la construction passe par des entraînements intelligents.

  • La HSLU optimise le recyclage des métaux avec l’IA

    La HSLU optimise le recyclage des métaux avec l’IA

    Chaque année, près de deux millions de tonnes de déchets métalliques sont produits en Suisse, dont jusqu’à 95 pour cent sont recyclés. Ce taux de recyclage élevé masque toutefois un problème majeur. Les impuretés, comme le cuivre dans les déchets d’acier ou l’étain dans les revêtements, rendent une grande partie de l’acier recyclé impropre à des applications de haute qualité. Au lieu d’être utilisé dans la construction automobile ou mécanique, cet acier est généralement utilisé dans le génie civil, où les exigences de pureté sont moindres.

    Le downcycling est économiquement et stratégiquement risqué
    Ce que l’on appelle l’effet de downcycling a pour conséquence que des matières premières précieuses ne sont pas utilisées de manière optimale. La Suisse, pays pauvre en matières premières, est dépendante des importations pour les métaux de haute qualité. Chaque tonne recyclée de haute qualité renforce l’autonomie et la résilience de l’économie suisse, surtout en période d’incertitude politique.

    Capteurs d’IA pour l’efficacité et la qualité
    Dans le projet de recherche ReRe et le projet Innosuisse Reinvent, la HSLU et ses partenaires montrent comment des capteurs intelligents, combinés à l’IA auto-apprenante, permettent une analyse précise des déchets métalliques dès les points de collecte. Les composants critiques tels que les batteries ou les récipients sous pression sont détectés à un stade précoce, ce qui améliore considérablement les processus de tri. Si seulement 15% de la ferraille retournée est recyclée de manière qualitative, il est possible d’économiser jusqu’à 36 000 tonnes de CO₂ et environ 30 millions de francs par an.

    Approches systémiques pour une économie circulaire moderne
    L’étude Reinvent, soutenue par Innosuisse, a analysé le système global du recyclage des métaux, des flux de matériaux aux modèles commerciaux en passant par les acteurs. Outre les innovations technologiques, il est essentiel de disposer de normes, de transparence et de données fiables pour la traçabilité, ainsi que d’incitations économiques pour tous les acteurs de la chaîne de création de valeur.

    Assurer la pérennité
    Les scientifiques de la HSLU recommandent entre autres d’intégrer les technologies de capteurs à grande échelle, de créer des systèmes de données uniformes pour la traçabilité et de renforcer la coopération entre tous les groupes d’acteurs. La promotion ciblée des pratiques de réutilisation doit également être ancrée dans la technologie et la réglementation, afin que le recyclage de haute qualité devienne la norme du secteur.

    Le recyclage des métaux, clé de la souveraineté suisse en matière de matières premières
    Grâce à l’IA et aux innovations systémiques, les déchets métalliques deviennent des matières valorisables. La Suisse peut boucler le cycle des matières premières et mettre en place une industrie durable et résistante.

  • Le secteur de la construction au cœur de la future protection contre les inondations

    Le secteur de la construction au cœur de la future protection contre les inondations

    L’intensité des fortes précipitations augmente avec la hausse des températures. Un air plus chaud stocke davantage d’humidité, qui peut se décharger en peu de temps. Des orages particulièrement localisés déclenchent des ruissellements de surface massifs qui ne peuvent pas s’infiltrer ou être absorbés par les égouts. Les caves, les parkings souterrains et les rues sont ainsi régulièrement inondés, même loin des rivières ou des lacs.

    Aujourd’hui déjà, selon les analyses du Mobiliar Lab, 62% de tous les bâtiments en Suisse sont potentiellement concernés. Les deux tiers des dommages causés par les inondations au cours des dix dernières années sont dus au ruissellement de surface et la tendance est à la hausse, en particulier dans les zones urbaines.

    Des mesures de construction aux bénéfices importants
    La clé réside dans la prévention. Des mesures de protection des objets telles que des puits de lumière surélevés, des rampes en pente à l’entrée des parkings souterrains, des matériaux de construction résistants à l’eau ou des adaptations ciblées du terrain permettent d’éviter les dommages et offrent un rapport coût-efficacité extraordinaire. De nombreux cantons soutiennent financièrement de tels investissements.

    En outre, la technologie du bâtiment recèle un potentiel considérable. Des systèmes intelligents pourraient à l’avenir utiliser des données environnementales et des prévisions météorologiques précises pour activer automatiquement des éléments de protection mobiles. Un complément flexible là où les solutions structurelles permanentes ne sont pas réalisables.

    Le secteur de la construction, un acteur clé
    Le secteur de la construction est impliqué dans chaque projet de construction en Suisse et est donc indispensable à la mise en œuvre à grande échelle de telles mesures de protection. Seule une étroite collaboration entre les planificateurs, les architectes, les entreprises de construction et les techniciens du bâtiment permet de mettre en œuvre des solutions décentralisées à grande échelle.

    Le Mobiliar Lab pour les risques naturels invite donc le secteur de la construction à assumer activement son rôle. Non seulement en tant que réalisateur de contrats, mais aussi en tant que partenaire stratégique dans la lutte contre les conséquences du changement climatique. Grâce à sa capacité d’innovation, son expérience pratique et sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement construit, le secteur peut contribuer de manière significative à ce que les dommages causés par les inondations restent assurables à l’avenir.

  • Les versements de subventions pour la rénovation énergétique stagnent en 2024

    Les versements de subventions pour la rénovation énergétique stagnent en 2024

    Le Programme Bâtiments suisse de la Confédération et des cantons, qui encourage les mesures visant à réduire la consommation d’énergie ou les émissions de CO2 des biens immobiliers, a distribué environ 528 millions de francs suisses de subventions en 2024. Selon un communiqué, le montant des versements reste au niveau de l’année record 2023 et a stagné pour la première fois depuis 2016.

    Les subventions pour les installations techniques des bâtiments ont augmenté de 5% en 2024 pour atteindre environ 228 millions de francs (216 millions de francs en 2023) et ont permis le remplacement de 25 633 chauffages à mazout, à gaz ou électriques, dont 84% par des pompes à chaleur respectueuses du climat. 131 millions de francs ont été consacrés à des projets d’isolation thermique, 89 millions de francs à des rénovations de systèmes et 23 millions de francs à des projets de chauffage urbain.

    Les nouvelles constructions à haute efficacité énergétique conformes aux normes Minergie-P ou CECB-A/A ont reçu 43 millions de francs l’année dernière, soit une augmentation significative de 76 pour cent par rapport à l’année précédente. 17 millions de francs ont été consacrés à des projets d’information et de formation ainsi qu’à l’assurance qualité, dont les deux tiers à l’établissement de certificats énergétiques cantonaux avec rapport de conseil.

    Les engagements de subventions du Programme Bâtiments s’élevaient à environ 542,5 millions de francs en 2024, dont la plus grande partie, soit 190 millions de francs, a été consacrée à des projets de technique du bâtiment et environ un quart, soit 123 millions de francs, à des rénovations de systèmes.

    Selon le communiqué, grâce aux subventions de la Confédération et des cantons, des mesures ont été mises en œuvre en 2024, qui ont permis d’économiser environ 12 milliards de kilowattheures et 3,5 millions de tonnes de CO2 sur leur durée de vie. L’impact par franc d’encouragement s’est également amélioré, passant de 152 francs par tonne de CO2 (2023) à 147 francs en 2024.

  • Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Le producteur d’énergie Axpo étudie la faisabilité d’un parc éolien en collaboration avec les deux communes locales de Rüthi et Sennwald et la commune politique de Rüthi. Selon un communiqué de presse, il est prévu d’installer trois éoliennes sur le sol de Rüthi, une à Altstätten SG et trois à Sennwald. Ensemble, elles pourraient produire environ 54 gigawattheures d’électricité par an, y compris en hiver. Cela correspond à la consommation annuelle moyenne de 11 500 ménages.

    Le 25 août, Axpo a informé la population à Rüthi et le 26 août à Sennwald. Des spécialistes du canton et d’Axpo ont répondu aux questions des citoyens. En outre, la Wind-Mobil d’Axpo était sur place pour des explications sur la technologie et une visualisation en 3D du parc éolien potentiel.

    Le communiqué cite la présidente de la commune de Rüthi, Irene Schocher, qui salue la transparence de l’évaluation du potentiel éolien et l’implication précoce de la population : « Une base de décision solide est essentielle pour pouvoir évaluer de manière réaliste le potentiel d’un parc éolien dans notre région » La commune locale de Sennwald soutient le projet, selon son président Daniel Berger. Elle voit « dans le parc éolien prévu une opportunité de renforcer l’approvisionnement énergétique régional et de contribuer activement à la transition énergétique »

    Un mât de mesure du vent sera installé en octobre 2025 afin de collecter des données sur le vent et l’activité des chauves-souris pendant plus d’un an. La rentabilité du projet sera ensuite évaluée et une décision sera prise sur la suite de la planification. S’il se concrétise, les communes d’implantation et la population locale pourront participer à une société de projet.

  • Un nouveau partenariat favorise l’élimination durable du carbone

    Un nouveau partenariat favorise l’élimination durable du carbone

    Selon un communiqué de presse, l’entreprise bernoise ClimateTech Neustark a obtenu de Swiss International Air Lines (Swiss) un contrat pluriannuel pour l’élimination de CO2 (CDR). C’est la première fois qu’un représentant de l’aviation et de l’industrie de la construction s’associent pour travailler durablement à la réduction des émissions de carbone, est-il encore précisé. Ces deux secteurs sont considérés comme des industries à fortes émissions, difficiles à décarboniser selon Valentin Gutknecht, cofondateur et codirecteur général de Neustark.

    Pour la start-up, créée en 2019 en tant qu’émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), ce partenariat ouvre la voie à un développement à l’échelle européenne de la technologie de capture, de stockage et d’élimination du carbone. « Les pionniers comme Swiss jouent un rôle crucial dans la poursuite de la diffusion de notre technologie d’élimination du CO2, de sorte que nous puissions éliminer de manière permanente de l’atmosphère un nombre exponentiel de tonnes d’émissions de CO2 difficilement évitables chaque jour », a déclaré Gutknecht, cité dans le communiqué.

    La solution de Neustark est basée sur le recyclage du béton issu de la démolition de bâtiments et de déchets minéraux. Selon lui, la technologie déclenche un processus de minéralisation accélérée qui fixe le CO2 sur les pores et la surface des granulats, les éliminant ainsi durablement de l’air. Les granulats de démolition peuvent ensuite être réutilisés sous forme carbonisée pour la construction de routes ou la fabrication de béton recyclé.

    Le partenariat a été conclu avec une option d’extension de volume et de durée et s’inscrit dans le cadre d’une initiative durable d’élimination du CO2 de Swiss. La compagnie aérienne, qui appartient au groupe Lufthansa, a déjà conclu des partenariats avec des entreprises suisses de technologie climatique telles que Climeworks et Synhelion, est-il précisé. « L’élimination durable du CO2 est un élément important sur la voie du zéro net dans l’aviation. Ensemble, nous faisons un pas important vers la mise à l’échelle de cette technologie », a déclaré le CEO Jens Fehlinger, cité dans le communiqué.

  • Une entreprise de négoce de bois ouvre un site moderne à Obernau

    Une entreprise de négoce de bois ouvre un site moderne à Obernau

    Herzog-Elmiger AG a officiellement mis en service son nouveau site à Obernau près de Kriens. Auparavant, le commerce de matériaux en bois avait son siège depuis 65 ans à la Langsägestrasse à Kriens. La recherche d’un nouveau terrain pour l’entreprise était devenue nécessaire car la famille avait été expropriée par l’Office fédéral des routes pour le projet d’autoroute Bypass Lucerne, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Parallèlement à la réouverture, l’entreprise familiale a également fêté son 120e anniversaire les 23 et 24 août 2025. Les frères et sœurs Melanie et Michael Herzog ont repris l’entreprise de leur père André Herzog en 2022 et la dirigent désormais en cinquième génération.

    Selon les informations fournies, la clientèle, les partenaires, le voisinage et le public ont pu découvrir, lors de visites guidées, le nouveau bâtiment en bois de 10 190 mètres carrés de l’entreprise et son magasin – de l’entrepôt de surface entièrement automatisé à l’installation photovoltaïque sur le toit, qui permet d’économiser environ 336 tonnes de CO2 par an, en passant par l’entrepôt de placage avec des bois spéciaux et la nouvelle exposition.

    Le hall de douze mètres de haut, sa structure porteuse en bois suisse et la vue sur la logistique, où jusqu’à 200 tonnes de marchandises sont déplacées chaque jour, ont particulièrement impressionné. Les espaces créés pour les collaborateurs ont également suscité un grand intérêt : une salle d’activités, une chambre de détente en bois d’arolle indigène, une terrasse avec un grand barbecue et un bar à café.

    « Avec ce nouveau bâtiment, nous avons saisi l’opportunité de développer notre entreprise de manière durable et orientée vers l’avenir », déclare Michael Herzog, cité dans le communiqué. « Ici, nous avons de la place pour l’innovation tout en gardant un lien fort avec notre tradition »

  • Bâle teste l’exploitation de chantiers sans émissions de CO2

    Bâle teste l’exploitation de chantiers sans émissions de CO2

    Sur la base d’un essai pilote, le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville analyse les possibilités d’électrification des chantiers. En coopération avec la Haute école de Lucerne, le bureau d’études EcoForce GmbH de Schötz (LU) et des partenaires, il travaille à l’élaboration de bases pour l’utilisation future de machines de chantier électriques, peut on lire dans un communiqué de presse commun.

    Dans un premier temps, depuis fin août et probablement jusqu’à fin octobre 2025, un point de collecte de surface pour le verre, le fer-blanc, l’aluminium et les piles dans le Spalenring est remplacé par un point de collecte souterrain dans la Hegenheimerstrasse. Les conteneurs enterrés sont « plus conviviaux pour les utilisateurs et les personnes handicapées, ils font moins de bruit, s’intègrent mieux dans le paysage urbain et doivent être vidés moins souvent grâce à leur plus grande capacité ».

    Selon les informations fournies, la construction d’un point de collecte de déchets recyclables avec des machines de construction électriques servira d’environnement test. « De la pelleteuse au tombereau en passant par la chargeuse sur pneus, les machines fonctionnent à l’électricité. Le département des travaux publics et des transports souhaite ainsi acquérir des connaissances sur les conditions techniques et organisationnelles nécessaires à l’électrification des futurs projets de génie civil.

    Afin d’établir une comparaison avec les chantiers traditionnels, un deuxième point de collecte des déchets recyclables souterrain sera construit sur la place St. Johann avec des machines diesel. L’intérêt réside dans les émissions de CO2, les besoins en électricité et les nuisances sonores, ainsi que dans les conditions d’infrastructure. La deuxième étape prévoit d’élaborer, en collaboration avec des constructeurs régionaux, un concept pour les adaptations nécessaires lors du passage à l’électricité. Selon la stratégie cantonale de protection du climat, l’exploitation des chantiers dans le canton de Bâle-Ville devrait être neutre en CO2 à partir de 2037.

  • Les nouveaux pavés réduisent les émissions de CO2 dans la construction

    Les nouveaux pavés réduisent les émissions de CO2 dans la construction

    L’entreprise de matériaux de construction CREABETON, basée dans le canton de Lucerne et filiale de Müller-Steinag Baustoff AG, a développé une nouvelle série de pavés sans ciment en collaboration avec la start-up Oxara. Comme l’indique un communiqué, les nouveaux pavés en béton développent une émission de CO2 inférieure de 30% à celle des pavés traditionnels.

    Le nouveau produit est disponible en trois variantes. Outre la version en pavés standard, il est également possible de poser des pavés perméables ou des pavés gazon. Le matériau utilise le liant Oulesse, développé par Oxara, une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), à la place du ciment traditionnel.

    « Avec ces produits, nous répondons à la demande croissante de solutions de construction respectueuses du climat », déclare Hendrix Müller, CEO du groupe Müller-Steinag, cité dans le communiqué. « Notre collaboration avec Oxara nous permet d’offrir à nos clients des alternatives plus durables – aujourd’hui, pas dans quelques années » Martin Bodmer, directeur des opérations chez Oxara, se dit convaincu que la collaboration avec CREABETON permettra de mettre à l’échelle les développements durables de son entreprise.

  • Un nouveau parc énergétique permet de découvrir la transition énergétique

    Un nouveau parc énergétique permet de découvrir la transition énergétique

    La Haute école spécialisée des Grisons (FHGR) a installé le nouveau parc énergétique Grischa sur le Kuhrerhof et le Rheinmühle à Coire. Selon un communiqué, le parc doit être un centre de découverte et de recherche dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

    Les travaux sur le photovoltaïque, la petite hydroélectricité, la gazéification du bois, l’énergie éolienne et le biogaz seront regroupés sur un seul site dans un environnement agricole. L’objectif est de montrer à un large public comment les énergies renouvelables peuvent être produites, stockées et utilisées. « Dans le parc énergétique de Grischa, la transition énergétique passe d’un concept abstrait à une réalité tangible », explique Steffi Giaracuni, chef de projet à l’Institut de production multimédia de la HES des Grisons, citée dans le communiqué. « Ici, les gens peuvent voir, entendre et sentir comment les énergies renouvelables sont produites – et comment nous pouvons les intégrer ensemble dans notre vie quotidienne »

    Dans une première phase de mise en œuvre, des travaux sur le bois, l’eau et le soleil seront présentés, suivis d’ici 2026 par le biogaz, l’énergie éolienne et des outils de médiation numériques innovants.

    Le projet est porté par la HES des Grisons, l’Office fédéral de l’énergie, la fondation Klima Grischa et d’autres partenaires régionaux. Dès le 28 août, des experts en politique énergétique, en promotion de l’innovation, en développement urbain, en solutions énergétiques locales et en agriculture répondront aux questions de la population sur l’avenir énergétique de la Suisse lors d’un café scientifique.

  • L’approvisionnement en électricité de la Suisse en 2050 à la veille d’une grande expansion

    L’approvisionnement en électricité de la Suisse en 2050 à la veille d’une grande expansion

    L’électrification des transports, du chauffage et de l’industrie fait passer la consommation d’électricité de 56 térawattheures aujourd’hui à environ 75 térawattheures par an. Dans le même temps, 23 térawattheures sont supprimés des centrales nucléaires. Le réseau de recherche EDGE a calculé que la Suisse peut atteindre son objectif de 45 térawattheures issus des nouvelles énergies renouvelables, mais uniquement avec un fort développement du photovoltaïque et de l’éolien.

    Développement du photovoltaïque et de l’éolien
    Le photovoltaïque devrait quadrupler sa capacité, passant de 6,4 gigawatts aujourd’hui à près de 27 gigawatts. L’énergie éolienne devrait être multipliée par plus de 80, passant de 0,1 à 8,4 gigawatts d’ici 2050. L’énergie éolienne joue un rôle clé, en particulier en hiver. Sans subventions, cette augmentation ne serait guère réalisable, soulignent les chercheurs.

    Dépendance du marché européen de l’électricité
    La loi sur l’électricité limite les importations hivernales à un maximum de 5 térawattheures. Une application stricte augmenterait sensiblement les investissements et les coûts. Davantage de centrales éoliennes et solaires seraient nécessaires et le prix de l’électricité pourrait doubler. Une restriction de 70% des échanges d’électricité au sein de l’UE nécessiterait des capacités éoliennes supplémentaires et ferait encore augmenter les coûts. Les chercheurs d’EDGE considèrent donc que l’accès au marché européen de l’électricité est crucial.

    Les investissements partent à l’étranger
    Plus de la moitié des investissements suisses dans les projets d’énergie renouvelable partent aujourd’hui à l’étranger, principalement en Allemagne, en France et en Italie. Seul un pour cent environ reste en Suisse. Cela s’explique par les possibilités limitées de réalisation en Suisse. Les projets d’énergie éolienne, en particulier, sont financés par des investisseurs suisses à l’étranger.

    Coûts de la transition énergétique
    La transition vers un bilan net nul entraîne une hausse des prix des énergies fossiles, des biens et des services. Pour les ménages suisses, cela signifie une baisse de la consommation annuelle de 0,6 à 1 % selon le scénario. Si les émissions ne sont pas compensées à l’étranger, les charges augmentent encore. Parallèlement, les chercheurs soulignent que les coûts d’un changement climatique non maîtrisé seraient nettement plus élevés.

    La Suisse peut atteindre ses objectifs énergétiques d’ici 2050, mais uniquement avec un développement massif du photovoltaïque et de l’éolien, une intégration étroite au marché européen et des investissements ciblés. Le défi reste de concilier sécurité d’approvisionnement, objectifs climatiques et coûts.

  • Une chaîne de lumière moléculaire ouvre la voie aux technologies quantiques

    Une chaîne de lumière moléculaire ouvre la voie aux technologies quantiques

    Les porphyrines sont des composants essentiels de la nature. Elles constituent la base de l’hémoglobine dans le sang ou de la chlorophylle dans les plantes. En combinaison avec des centres métalliques, elles acquièrent des propriétés chimiques et physiques variées. Des chercheurs de l’Empa ont utilisé ce principe pour fixer de manière ciblée des porphyrines à un nanobande de graphène aux bords en zigzag. La liaison s’est faite avec la plus grande précision et forme une sorte de chaîne moléculaire avec des distances exactement définies.

    Le magnétisme rencontre la logique quantique
    Le ruban de graphène apporte son propre magnétisme marginal, tandis que les centres métalliques des porphyrines apportent un magnétisme conventionnel. Les deux systèmes ont été couplés avec succès, une étape cruciale pour les applications de la technologie quantique. Le matériau hybride pourrait fonctionner comme une série de qubits interconnectés dans lesquels les spins sont utilisés comme supports d’information.

    Électronique et optique en un seul système
    Les porphyrines ne sont pas seulement actives magnétiquement, mais aussi optiquement. Elles peuvent émettre de la lumière dont la longueur d’onde est influencée par l’état magnétique. Une sorte de guirlande lumineuse moléculaire qui transmet des informations en changeant de couleur. Inversement, le système peut être excité par la lumière, ce qui modifie la conductivité et le magnétisme du ruban de graphène. Cela ouvre la voie à un large éventail d’applications, des capteurs chimiques aux nouveaux composants électroniques.

    Un jeu de construction pour l’avenir
    La synthèse de ces structures nécessite des procédés complexes. Sous ultravide et à haute température, les molécules de départ, conçues avec précision, sont « cuites » sur une surface d’or pour former les chaînes. Soutenue par la Fondation Werner Siemens, l’équipe de l’Empa travaille désormais à la mise au point de systèmes encore plus polyvalents en variant les centres métalliques et les largeurs de graphène. L’objectif est de créer des matériaux design qui constitueront la base des futures technologies quantiques.

    La combinaison des porphyrines et du graphène ouvre la voie à une nouvelle classe de systèmes moléculaires. Elle combine la chimie, le magnétisme et l’optique dans des structures à l’échelle nanométrique et pose les bases de l’électronique et de la technologie quantique de demain.

  • De nouveaux acides de silicium pourraient détruire les « produits chimiques éternels

    De nouveaux acides de silicium pourraient détruire les « produits chimiques éternels

    Les substances per- et polyfluoroalkylées, ou PFAS, sont considérées comme des « produits chimiques éternels », car elles ne se dégradent pas dans l’environnement. Leur liaison carbone-fluor très stable résiste à la lumière, à l’eau et aux micro-organismes. Les acides super Lewis récemment développés interviennent précisément à ce niveau. Ils font preuve d’une « avidité d’électrons » extrême et attaquent directement les structures résistantes des PFAS.

    Une fabrication complexe pour un impact important
    Pendant longtemps, ces composés n’étaient considérés que comme un concept théorique. Ce n’est que grâce à des méthodes innovantes telles que la protolyse que l’on a réussi à les produire de manière synthétique. Pour ce faire, des processus éprouvés de la chimie du carbone ont été appliqués au silicium. Les expériences étaient très sensibles. Elles devaient être menées sous atmosphère protectrice, car la moindre trace d’oxygène ou d’eau empêcherait les réactions de se produire.

    La mécanique quantique fournit la clé
    Pour la première fois, la force de ces molécules a été entièrement prédite par la mécanique quantique. Ces calculs ont non seulement confirmé leur extrême réactivité, mais ont également permis de comprendre précisément les mécanismes en jeu. Des méthodes spectroscopiques telles que la RMN ont validé les prédictions. La combinaison de la théorie et de l’expérience constitue ainsi une étape importante dans la recherche sur les catalyseurs.

    Des catalyseurs pour la protection de l’environnement
    Les nouveaux acides super Lewis se comportent comme des catalyseurs. Ils se modifient au cours de la réaction, mais se régénèrent et ne sont pas consommés de manière permanente. Des quantités infimes suffisent donc à rendre inoffensifs les composés PFAS hautement toxiques… Un avantage décisif par rapport aux approches précédentes.

    Avec les acides super Lewis à base de silicium, une solution réaliste au problème mondial des PFAS est pour la première fois à portée de main. Ils pourraient devenir un outil clé pour le recyclage, la chimie verte et la protection de l’environnement et de la santé.

  • Une installation photovoltaïque allie culture et durabilité

    Une installation photovoltaïque allie culture et durabilité

    Le musée Langmatt produira à l’avenir de l’électricité solaire renouvelable grâce à une installation photovoltaïque de 40/45 kilowatts, suffisamment pour couvrir la consommation annuelle de 15 à 20 appartements. L’installation des modules gris intégrés au toit a été réalisée par les Regionalwerke Baden. Selon le communiqué des Regionalwerke, les modules étaient en accord avec l’esprit du musée, dont le constructeur était Sidney Brown, cofondateur du groupe technologique ABB : « La technologie contemporaine s’accorde parfaitement avec l’esprit historique de Langmatt », a déclaré Markus Stegmann, directeur du musée de Langmatt.

    Le système photovoltaïque est installé sur le toit du pavillon en verre récemment installé dans le parc, dans le cadre de la rénovation de base et de l’extension du site. « Le pavillon est destiné à accueillir des lectures, des concerts et des apéritifs lors des visites de groupes », explique Stegmann.

    Alors que les modules photovoltaïques sont déjà en service depuis un mois, les travaux de rénovation ne devraient pas être achevés avant l’année prochaine. La villa Langmatt de style Art nouveau, qui abrite l’actuel musée, a été construite il y a environ 125 ans à la demande d’un couple d’industriels passionnés d’art, les Brown. Le musée reçoit donc une importante collection d’impressionnistes français comme Claude Monet ou Pierre-Auguste Renoir.

  • Des concepts de vacances durables obtiennent un capital de croissance

    Des concepts de vacances durables obtiennent un capital de croissance

    La société de capital-investissement Limestone Capital, basée à Zoug, a acquis 30 pour cent des parts de Nokken, un fournisseur de logements de vacances écologiques basé au Royaume-Uni.

    Avec cet investissement, Nokken entend renforcer sa position sur le marché en Europe et aux Etats-Unis, et pénétrer les marchés asiatique et austro-asiatique. Les fonds serviront principalement à établir des partenariats stratégiques avec les propriétaires et les exploitants de terrains, à acquérir des éléments clés de la chaîne d’approvisionnement de Nokken et à développer les capacités de vente et de marketing. « Cet investissement est une étape importante pour Nokken et confirme notre vision de l’avenir de l’industrie hôtelière », a déclaré Nathan Aylott, co-fondateur de Nokken, cité dans un communiqué de presse,

    Nokken se concentre sur les expériences en lien avec la nature, qui se distinguent par des coûts réduits, une mise en œuvre rapide et une plus grande attractivité pour les clients. Le modèle « Retreat » de l’entreprise, avec la conception modulaire de ses cabanes de vacances, permet des expériences de nature évolutives tout en minimisant l’impact sur le sol, en utilisant des matériaux écologiques et en évitant les exigences d’infrastructure élevées des méthodes de construction traditionnelles, selon l’entreprise.

    Avec plus d’un milliard d’euros d’actifs sous gestion (AUM) dans les secteurs du style de vie et de l’hôtellerie, Limestone Capital s’engage à investir dans des plateformes axées sur l’expérience. L’acquisition partielle de Nokken témoigne de l’engagement de la société de capitaux en faveur d’entreprises durables dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration : « Cet investissement n’est pas seulement un capital pur – mais un partenariat basé sur des valeurs partagées », a déclaré Grazi Panelli, CEO de Limestone Capital. « Nokken offre des expériences significatives basées sur la nature sans faire de compromis sur le design ou la responsabilité environnementale »

  • Des étudiants réfléchissent à une Food Factory à Bâle

    Des étudiants réfléchissent à une Food Factory à Bâle

    Sous le thème Feed the city, des étudiants de l’Institut d’architecture de la Fachhochschule Nordwestschweiz(FHNW) se sont penchés pendant un an sur la question d’un approvisionnement durable en denrées alimentaires. Ils ont ainsi élaboré des concepts pour créer une Food Factory sur le site Rosental Mitte à Bâle, informe Immobilien Basel-Stadt dans un communiqué. L’interlocuteur cantonal pour la gestion immobilière veut transformer l’ancien site d’entreprise en un quartier urbain pour l’habitat, le travail, la recherche, les loisirs et le sport.

    Selon les étudiants de la FHNW, l’ancien magasin d’emballage de colorants de Rosental Mitte, qui compte huit étages, se prête bien à l’implantation d’une food factory. La « structure robuste avec ses grandes portées, ses hauts plafonds et ses charges importantes » se prête « très bien à de nouvelles idées d’utilisation », écrivent-ils dans le communiqué. Le bâtiment 1055, qui mérite d’être conservé, pourrait en outre « servir de point de rencontre dans le quartier tout en transmettant des connaissances sur la production alimentaire ».

    La Food Factory envisagée au cœur de Bâle doit rendre visible l’ensemble du cycle de l’alimentation, de la production à la valorisation des déchets en passant par la transformation et la consommation. Pour ce faire, les étudiants ont élaboré des concepts de production et de distribution et étudié les interfaces avec la gastronomie et la recherche. Les potentiels de nouveaux aliments, comme les algues, ont également été pris en compte dans les réflexions.

  • L’Assurance immobilière Berne s’associe à Designform pour une transformation durable

    L’Assurance immobilière Berne s’associe à Designform pour une transformation durable

    Designform GmbH de Björn Ischi a participé à la transformation du premier étage de l’AIB – Assurance immobilière Berne à Ittigen. En collaboration avec l’équipe de l’AIB, il a réalisé « l’upcycling by design dans sa plus belle forme », écrit Ischi dans un article sur LinkedIn. Concrètement, les matériaux démontés lors de la transformation n’ont pas été jetés, mais réutilisés directement sur place.

    C’est ainsi que d’anciens éléments muraux de l’ancien design ont été transformés en « coins salon cool » pour le nouvel aménagement. L’équipe de l’AIB a donné à ces coins-repas le nom de « Powerbanks », car ils permettent non seulement de recharger les téléphones portables et les ordinateurs portables, mais aussi de faire le plein d’énergie, explique Ischi. Pour le propriétaire et concepteur de produits de Designform GmbH, le projet d’Ittigen était toutefois « plus qu’un simple upcycling avec du style ».

    En effet, les collaborateurs de l’AIB ont été impliqués dans la planification et la mise en œuvre de la transformation par le biais de deux ateliers. Le premier atelier a permis d’identifier les besoins et de développer des idées. Lors du deuxième atelier, les collaborateurs ont ensuite mis la main à la pâte pour construire les meubles. « Un tournevis au lieu d’un clavier, et tout à coup, les équipes étaient littéralement derrière l’aménagement », déclare Ischi. Le spécialiste du mobilier Girsberger de Thunstetten BE a apporté un soutien professionnel au projet.

  • Les incitations à la rénovation garantissent les objectifs énergétiques et le secteur de la construction

    Les incitations à la rénovation garantissent les objectifs énergétiques et le secteur de la construction

    Le parc immobilier joue un rôle central dans la réduction des émissions et dans le comblement de la pénurie d’électricité en hiver. Les modernisations énergétiques telles qu’une meilleure isolation ou le remplacement des chauffages fossiles par des pompes à chaleur sont des leviers essentiels pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques. Sans incitations ciblées, il manque toutefois la dynamique nécessaire pour déclencher des investissements à grande échelle.

    Critique du projet de valeur locative
    Le projet soumis au vote le 28 septembre ne prévoit pas seulement la suppression de la valeur locative, mais aussi la suppression des déductions pour l’entretien des bâtiments et les investissements énergétiques. Construction Suisse met en garde contre le risque d’un arrêt des rénovations, avec de graves conséquences pour les PME locales du secteur de la construction et de l’artisanat, ainsi que pour la protection du climat. Au lieu de créer des incitations, un tel changement de système empêcherait les rénovations, affaiblirait l’artisanat et pèserait sur la classe moyenne.

    Uneétude montre un énorme potentiel d’efficacité
    Une étude récente de la Haute école de Lucerne et de FLUMROC illustre l’importance des opportunités. La combinaison de pompes à chaleur et d’une enveloppe de bâtiment optimisée permettrait de réduire la demande d’électricité en Suisse de 5,3 térawattheures par an. Cela permettrait de couvrir près de 10 % de la consommation totale et de combler pratiquement la pénurie d’électricité en hiver.

    La Suisse se trouve à un tournant de sa politique énergétique. Au lieu de créer des obstacles aux investissements, il faut des conditions-cadres qui encouragent les rénovations énergétiques, renforcent le secteur de la construction et exploitent pleinement la contribution du parc immobilier à la transition climatique.

  • Les espaces verts de proximité, un capital écologique pour les villes

    Les espaces verts de proximité, un capital écologique pour les villes

    Des études montrent que dans des villes comme Berne, il existe des dizaines d’hectares de ce que l’on appelle des espaces verts de proximité. Il s’agit de pelouses sans fonction qui sont simplement tondues. Ces surfaces représentent un capital jusqu’ici inexploité. Elles pourraient stocker l’eau de pluie, rafraîchir le climat urbain et créer des habitats pour des espèces variées. Au lieu d’être considérés isolément, ils doivent être compris comme un écosystème cohérent.

    Planification au-delà des limites de la parcelle
    Le changement climatique et la biodiversité ne s’arrêtent pas aux limites de la propriété. Pourtant, la compétence des propriétaires est limitée à leurs parcelles. Pour que le potentiel des espaces verts urbains en termes de résilience climatique et de biodiversité devienne effectif, il faut des lignes directrices politiques, une action coopérative et de nouveaux métiers qui gèrent et développent les espaces verts urbains de manière professionnelle. Une approche systémique de l’urbanisme est indispensable.

    Une architecture paysagère à la pointe
    L’architecture marque l’urbanisme de ses grands gestes, mais la robustesse et la pérennité des systèmes urbains se trouvent dans les espaces ouverts. C’est là que l’architecture paysagère trouve sa force. Elle peut créer des structures résistantes et écologiques avec un minimum de moyens. Pour cela, il faut que la discipline prenne davantage confiance en elle et soit prête à assumer le rôle de leader dans le domaine de l’urbanisme.

    Une formation pour l’avenir
    Pour répondre à la demande croissante d’architectes paysagistes, de nouvelles voies de formation sont nécessaires. Un cursus de bachelor à la Haute école spécialisée bernoise pourrait combler cette lacune et expérimenter des modèles d’enseignement innovants. Le contenu central serait des approches systémiques qui relient les facteurs écologiques, sociaux et spatiaux et les traduisent en concepts viables.

    L’espace vert entre les bâtiments n’est pas un espace superflu. C’est le capital écologique de l’avenir. En le considérant comme une partie intégrante de l’urbanisme, on crée des villes résilientes, où il fait bon vivre et qui résistent aux défis du climat et de la biodiversité.

  • Les déchets nucléaires, une ressource pour la transition énergétique

    Les déchets nucléaires, une ressource pour la transition énergétique

    L’énergie nucléaire polarise ! Alors que certains pays l’abandonnent, elle reste un pilier central de l’approvisionnement énergétique dans d’autres pays. Mais tous ont un problème en commun : les déchets radioactifs. Des milliers de tonnes de matières hautement radioactives sont déjà stockées dans le monde entier et leur conservation en toute sécurité coûte des milliards. Mais aujourd’hui, une idée qui pourrait transformer ces déchets en une matière première précieuse est mise en avant.

    Le tritium est la clé de la fusion nucléaire
    La fusion nucléaire est considérée comme un espoir pour l’avenir énergétique. Contrairement à la fission nucléaire, elle ne mise pas sur la désintégration, mais sur la fusion des noyaux atomiques. Un peu comme dans le soleil. En utilisant le deutérium et le tritium comme combustible, il est possible de produire d’énormes quantités d’énergie, pratiquement sans émissions nocives pour le climat et avec des quantités de déchets nettement inférieures. Alors que le deutérium est facilement disponible, le tritium reste extrêmement rare. Il n’en existe actuellement qu’environ 25 kilogrammes dans le monde, ce qui est trop peu pour une utilisation à grande échelle dans la production d’énergie.

    Les déchets nucléaires, source du combustible du futur
    C’est là qu’interviennent les recherches de Terence Tarnowsky au Laboratoire national de Los Alamos. Les déchets radioactifs des centrales nucléaires existantes pourraient être utilisés pour produire du tritium en quantité significative. Cela permettrait de relever deux défis en même temps. Le stockage sûr et coûteux des déchets nucléaires et la disponibilité du combustible manquant pour les futures centrales à fusion. Le prix du tritium sur le marché est actuellement d’environ 15 millions de dollars la livre, un signe clair de sa rareté et de sa valeur.

    Opportunités pour la transition énergétique
    La vision est claire. Si les déchets deviennent un combustible d’avenir, les cartes de la politique énergétique mondiale pourraient être redistribuées. Des centrales à fusion, alimentées par du tritium issu de déchets nucléaires recyclés, pourraient fournir d’énormes quantités d’énergie sans impact sur le climat et en toute sécurité. Ce serait une étape importante pour la transition énergétique, qui pourrait garantir à long terme les besoins croissants en électricité liés à la mobilité électrique, à la transition thermique et à la numérisation.

    La recherche à un tournant
    La voie vers une utilisation à grande échelle est encore ouverte. Les questions techniques, économiques et de sécurité doivent être résolues. Mais la direction prise montre comment la science et la technologie peuvent transformer des déchets apparemment anciens en opportunités pour l’avenir. Les déchets nucléaires, symbole des problèmes énergétiques non résolus, pourraient ainsi devenir un pilier de la transition énergétique.

  • La protection contre la chaleur sur les chantiers devient une tâche commune

    La protection contre la chaleur sur les chantiers devient une tâche commune

    La Suisse présente une grande diversité topographique, des chantiers urbains aux projets d’infrastructure à grande échelle en passant par les sites alpins. Les mesures uniformes ne sont donc pas suffisantes. Alors que certaines communes autorisent des horaires de travail plus tôt, d’autres projets misent sur des systèmes d’ombrage mobiles ou des règles de pause adaptées. L’essentiel est de s’adapter à la région, à l’environnement et au type de projet.

    Co-responsabilité des maîtres d’ouvrage
    Walz souligne qu’il n’incombe pas seulement aux entreprises de construction de veiller à la protection contre la chaleur. Les maîtres d’ouvrage et les auteurs de projets peuvent également ancrer des mesures efficaces par une planification et un appel d’offres prévoyants. Ils assument ainsi la responsabilité de la sécurité du travail et évitent les discussions sur les coûts supplémentaires. « En abordant le sujet suffisamment tôt, on crée de la clarté et des obligations pour toutes les parties concernées », explique Walz.

    Collaboration à tous les niveaux
    Un facteur essentiel est l’étroite coordination entre la direction des travaux, les contremaîtres et les travailleurs. Les employeurs ont certes l’obligation légale de garantir la protection de la santé, mais les collaborateurs sont également sollicités. Ils doivent utiliser activement les mesures de protection, rechercher les zones d’ombre et utiliser les outils mis à leur disposition. L’ordonnance sur la prévention des accidents (OPA, art. 11) oblige toutes les parties à la mettre en œuvre.

    Cadre juridique et défis
    La loi oblige déjà les employeurs à mettre en œuvre des mesures de protection. Les directives de la Suva et de la SSE leur apportent un soutien. Cependant, il existe des problèmes structurels. Si le rythme de travail est adapté en raison d’une vague de chaleur, cela entraîne des retards qui ne sont pas toujours couverts par les contrats d’entreprise. Souvent, les dispositions de la norme SIA 118, qui prévoient des prolongations de délai en cas d’interruption due aux conditions météorologiques, sont écartées. Les risques sont ainsi assumés par les entreprises de construction et leurs collaborateurs. Une pratique clairement critiquée par la SSE.

    Table ronde comme signal
    Afin de développer des solutions viables, la SSE s’est associée aux syndicats, aux représentants des maîtres d’ouvrage tels que la KBOB, les CFF, l’OFROU et l’IPB, ainsi qu’aux autorités et à la Suva pour créer la « Table ronde sur la chaleur ». A la mi-mai 2025, une décision consultative a établi que la protection contre la chaleur serait désormais inscrite dans l’ordonnance sur les chantiers (OTConst), dans des recommandations de la KBOB et de l’IPB ainsi que dans la norme contractuelle SIA 118. Les maîtres d’ouvrage et les partenaires sociaux s’engagent ainsi à prendre en compte la protection de la santé de manière contraignante. Il appartient maintenant aux responsables politiques d’envoyer un signal clair dans la même direction.

    La protection contre la chaleur sur les chantiers n’est pas seulement l’affaire des chefs, elle exige la coresponsabilité de tous les participants, du maître d’ouvrage, des entreprises, des directions de travaux et des collaborateurs. Ce n’est que si tout le monde tire à la même corde que les risques croissants liés à la hausse des températures pourront être gérés efficacement. En ces temps de changement climatique, la protection contre la chaleur devient ainsi une partie intégrante de la culture de la construction moderne et un facteur décisif pour la sécurité du travail et des conditions cadres équitables.

  • Un projet d’upcycling transforme des matériaux de récupération en mobilier de bureau

    Un projet d’upcycling transforme des matériaux de récupération en mobilier de bureau

    Restemöbel a mené à bien un grand projet d’aménagement intérieur dans l’ancienne papeterie d’Arlesheim pour la société photovoltaïque Planeco, dont le siège est à Münchenstein (BL). En collaboration avec le bureau de construction in situ de Bâle, restemöbel a, selon son communiqué, transformé pour la première fois à grande échelle des matériaux de récupération en mobilier de qualité.

    Restemöbel a notamment conçu et fabriqué des casiers qui, à l’exception des ferrures, sont composés à 100 pour cent de matériaux de récupération. L’entreprise valorise les rebuts générés par la production dans les menuiseries et divers ateliers annexes de la région de Lörrach, qui sont généralement jetés ou incinérés.

    « Pour changer cela, nous avons inventé restemöbel à l’été 2019 : des petits meubles raffinés pour la fabrication desquels on utilise presque exclusivement des chutes de matériaux », explique l’entreprise dans sa propre présentation. « De cette manière, nous essayons de faire quelque chose contre le gaspillage des ressources et de l’énergie, tout en rendant le monde un peu plus beau »

    Actuellement, restemöbel est encore un projet du Bâlois Florian Oeschger et de Markus Schier, qui est basé à Rheinweiler, du côté allemand du Rhin. Il est porté à la fois par Oe Moebel GmbH, dont le siège est à Bâle, et par l’atelier de meubles Florian Oeschger et l’atelier de bois Markus Schier à Rheinfelden, en Allemagne. Comme l’annoncent ces deux derniers, partenaires depuis 2022, il est prévu de créer prochainement la raison sociale de restemöbel à Bâle.

  • Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Ceux qui possèdent ou planifient des biens immobiliers connaissent de nombreux défis du marché, tels que la prévention des logements vacants et la détermination des loyers en fonction du marché, sans négliger l’offre et la demande. C’est précisément là qu’intervient la Banque Migros avec son approche de conseil unique en son genre, qui allie vision économique, données de marché et solutions personnalisées – pour les propriétaires qui veulent plus que de simples hypothèques, mais un conseil personnalisé et sur mesure, adapté à leur bien. L’approche de conseil se compose de différents modules qui peuvent être traités en fonction de la situation et indépendamment les uns des autres avec le client ou la cliente.

    En collaboration avec CSL Immobilien AG, un partenaire de la Banque Migros, une gamme complète de services est proposée, couvrant l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers. Les clients bénéficient de services de maîtrise d’ouvrage et d’une gestion professionnelle de leurs biens immobiliers. Cette offre est complétée par des analyses de recherche et de marché approfondies du marché immobilier suisse, ce qui permet aux propriétaires de prendre des décisions éclairées en collaboration avec la Banque Migros.

    Des outils d’analyse complets pour des décisions adaptées et fondées
    Ainsi, le dialogue immobilier permet de comparer les valeurs vénales, les prix d’achat, les revenus locatifs nets, les rendements et les taux de vacance avec les données de marché de CSL Immobilien AG. Cela permet d’évaluer le positionnement du portefeuille du client. Il s’applique à l’immobilier de bureau, commercial et résidentiel. L’analyse de l’immobilier résidentiel au niveau de l’unité d’habitation aide à vérifier et à gérer la performance du bien. Les unités d’habitation sont ainsi comparées aux données du marché et analysées en termes de taille, de prix et d’opportunités. Cela permet de déterminer à l’avance le positionnement des projets avec les clients, d’examiner le parc ancien en fonction des besoins du marché et des normes et d’en déduire les raisons des logements vacants.

    Analyse de l’évolution des taux d’intérêt : aperçu des futurs coûts hypothécaires
    Lorsque l’on achète une maison ou un appartement en copropriété, il faut aussi se projeter dans l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? Le bien immobilier sera-t-il encore supportable avec le revenu prévu à ce moment-là ? L’analyse de l’évolution des taux d’intérêt permet de simuler le portefeuille d’hypothèques avec différents scénarios de taux d’intérêt définis, 10 ans dans le futur. Ces coûts d’intérêt estimés permettent de comparer directement les stratégies de couverture possibles, par exemple le remplacement d’une hypothèque ou la conclusion d’un produit de suivi. Les propriétaires peuvent ainsi restructurer leur portefeuille et l’adapter aux attentes du marché.

    La durabilité, clé de l’augmentation de la valeur des biens immobiliers
    Pour les propriétaires de biens immobiliers anciens en particulier, la durabilité est un sujet important qui a une influence directe sur la valeur du bien. L’analyse de durabilité permet de montrer les avantages qu’il y a à rénover des biens immobiliers sur une base durable. Les émissions de CO2, les coûts énergétiques et les besoins en énergie d’un bien immobilier sont déterminés et un plan de modernisation présente les mesures de rénovation qui ont une influence positive sur ces valeurs. Des rénovations bien ciblées sont essentielles pour maintenir, voire augmenter, la valeur d’un bien immobilier tout au long de son cycle de vie. Il est conseillé de demander conseil à des experts avant d’entreprendre une rénovation afin de trouver les solutions les meilleures et les plus rentables. Les questions relatives à la rénovation sont exigeantes, en particulier lorsqu’il s’agit d’énergies alternatives. Dans le cas de biens immobiliers particulièrement anciens, il faut en outre décider s’il vaut la peine de rénover ou s’il vaut mieux construire du neuf. Cette décision dépend de plusieurs facteurs, dont l’état du bâtiment, les moyens financiers et les idées personnelles. Dans tous les cas, il est important de mettre en place une stratégie de rénovation à long terme qui aide à réduire les coûts et à prolonger la durée de vie de la maison.

    Un partenariat solide et des synergies
    La Banque Migros travaille en étroite collaboration avec CSL-Immobilien. Les deux entreprises sont autonomes sur le plan opérationnel. Grâce à ce partenariat stratégique, CSL Immobilier bénéficie d’une expansion nationale et d’un accès à de nouveaux marchés, tandis que la Banque Migros peut développer de manière ciblée son offre dans le domaine immobilier. Ensemble, ils couvrent l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers grâce à une palette de services élargie, du financement à la commercialisation en passant par le conseil aux maîtres d’ouvrage. Cette collaboration crée en outre des synergies importantes, notamment dans les domaines du conseil et du financement. Un résultat concret est le développement commun du service de courtage numérique Nextkey, qui rend la vente de biens immobiliers efficace et conviviale. Il en résulte une offre globale qui accompagne les clients dans toutes les phases liées à la propriété du logement.

    Un service complet pour les propriétaires de biens immobiliers
    Aujourd’hui, les personnes qui possèdent ou prévoient d’acquérir un bien immobilier ont besoin de plus qu’une simple solution de financement. Il faut un partenaire qui ait une vue d’ensemble du cycle de vie d’un bien. Avec son approche de conseil, la Banque Migros se positionne précisément dans ce domaine – en tant qu’accompagnateur global, et pas seulement en tant que prêteur hypothécaire. En collaboration avec CSL-Immobilien, elle propose des solutions sur mesure aux propriétaires qui souhaitent développer leurs biens immobiliers de manière durable, rentable et orientée vers l’avenir. Qu’il s’agisse d’analyses de la valeur du marché, de durabilité, de rendement ou d’évolution des taux d’intérêt, des outils modulaires et des données de marché fondées sur la pratique permettent d’aborder les questions individuelles de manière compétente et prévoyante. Cela renforce non seulement la qualité des décisions des clients, mais aussi la valeur et la pérennité de leurs biens immobiliers. La Banque Migros est ainsi synonyme d’un nouveau type de conseil immobilier – en réseau, en partenariat et avec une vision à long terme.

    « Aujourd’hui, quiconque possède ou planifie un bien immobilier a besoin de plus qu’une simple solution de financement. Ce qu’il faut, c’est un partenaire qui a une vue d’ensemble du cycle de vie d’un objet »

    « Celui qui achète une maison ou un appartement en copropriété doit également jeter un coup d’œil sur l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? »

    Pour plus d’informations, voir : migrosbank.ch/potentiel

  • Le plus grand projet de construction d’Europe prend forme

    Le plus grand projet de construction d’Europe prend forme

    L’ambitieux projet Ellinikon est en cours de réalisation sur le site de l’aéroport désaffecté d’Hellinikon, au sud d’Athènes. La Grèce y construit une nouvelle ville à partir de zéro, qui servira de modèle pour un développement urbain durable et numériquement connecté. Dans quelques années, cette zone devrait devenir un lieu de vie pour plus de 10 000 personnes, un lieu de travail pour jusqu’à 80 000 employés et une destination pour des millions de touristes. L’objectif est de créer une ville qui réponde aux exigences écologiques, technologiques et sociales du 21e siècle.

    De l’aéroport fantôme à l’espoir
    Le site de l’ancien aéroport international Hellenikon, autrefois la porte d’entrée du monde, était inutilisé et en mauvais état depuis des décennies. Avec la crise de la dette, le projet a commencé à bouger. en 2014, Lamda Development a remporté le contrat de location et de développement du site pour 915 millions d’euros sur 99 ans. La planification a été confiée à des cabinets d’architectes renommés, dont Foster Partners de Londres. Depuis 2020, les excavatrices roulent et tout devrait être terminé en 2036.

    Une ville des courtes distances
    Ellinikon est conçue comme une ville dite « à 15 minutes ». Tout ce dont on a besoin pour vivre, école, cabinet médical, épicerie, terrain de sport ou café, doit être accessible en 15 minutes à pied ou à vélo. Les planificateurs souhaitent ainsi réduire considérablement le trafic individuel motorisé. Les transports en commun, la micro-mobilité avec des scooters électriques, le vélo en libre-service et un réseau moderne de voies piétonnes et cyclables remplacent la voiture classique.

    Le plus grand parc côtier d’Europe
    Au cœur de la nouvelle zone urbaine, un parc est en train de voir le jour et devrait faire référence. 2,6 millions de mètres carrés d’espaces verts, soit plus que le Hyde Park de Londres. Le parc Ellinikon offre un espace pour la promenade, le sport, les événements culturels et l’observation de la nature. Environ 80 % de l’eau utilisée provient de sources naturelles déjà présentes sur le site.

    Réutiliser au lieu de gaspiller
    Avant que les gratte-ciel ne s’élèvent vers le ciel, il a d’abord fallu creuser profondément. Plus de 300 piliers en béton armé, d’une profondeur allant jusqu’à 55 mètres, soutiennent les fondations du nouveau symbole de la Riviera Tower. Le béton des anciennes pistes d’atterrissage sera recyclé sur place et réutilisé pour les routes et la stabilisation des pentes. L’un des principaux objectifs du projet est de parvenir à zéro émission nette. Les bâtiments seront certifiés selon la norme LEED.

    Le plus haut bâtiment résidentiel de Grèce
    207 mètres de haut, 53 étages, 169 appartements, la Riviera Tower sera le plus haut bâtiment du pays. Outre la Riviera Tower, un autre gratte-ciel sera construit, la Vouliagmenis Mixed Use Tower, d’une hauteur de 150 mètres. Elle comprendra des bureaux, un hôtel pour les voyageurs d’affaires et sera directement reliée à deux stations de métro.

    Smart City Ellinikon
    Ellinikon se veut une ville intelligente. Les données, les capteurs, la mise en réseau et les services numériques y jouent un rôle central. Un éclairage public intelligent, des capteurs pour la qualité de l’air et le bruit, des applications pour la navigation, la réservation et le paiement, ainsi que des réseaux 5G et à fibre optique pour une connectivité élevée ne sont que quelques exemples. Les réseaux électriques intelligents, l’architecture éco-énergétique et les analyses microclimatiques devraient permettre d’optimiser la consommation d’énergie.

    Engagement social et tourisme
    Ellinikon ne doit pas seulement être chic, mais aussi social. Dès 2023, le premier bâtiment achevé a été livré, un centre pour les personnes handicapées. D’autres équipements publics sont en projet, comme des jardins d’enfants, des écoles, une clinique, des centres culturels et des installations sportives. Deux grands centres commerciaux, le Vouliagmenis Mall et le Riviera Galleria, devraient attirer une clientèle internationale. Mais le complexe de casinos, réalisé en collaboration avec Hard Rock International, devrait être encore plus spectaculaire.

    Un coup de pouce économique pour la Grèce
    Le projet devrait contribuer à long terme à 2,4 % du produit intérieur brut de la Grèce. 70 000 à 80 000 nouveaux emplois directs et indirects sont prévus et le tourisme devrait croître de plus d’un million de visiteurs supplémentaires par an. Les recettes fiscales attendues s’élèvent à 14 milliards d’euros sur la durée du projet.

    La suite des événements
    La première grande phase de construction devrait être achevée d’ici 2026/2027. Les infrastructures centrales telles que les voies de communication, les premiers bâtiments résidentiels, les espaces verts et les établissements d’enseignement devraient alors être en place. L’achèvement complet suivra d’ici 2036. Ellinikon ne doit pas seulement être un nouveau quartier d’Athènes, mais une vitrine de ce à quoi le développement urbain peut ressembler à l’avenir.

  • La nouvelle stratégie porte ses fruits – augmentation des bénéfices et de la part des ventes vertes

    La nouvelle stratégie porte ses fruits – augmentation des bénéfices et de la part des ventes vertes

    Holcim a réalisé un chiffre d’affaires semestriel de 7,87 milliards de francs suisses, soit une hausse de 1,8 % en monnaie locale. Dans un communiqué, l’entreprise annonce une augmentation plus que proportionnelle de son Recurring EBIT (bénéfice d’exploitation récurrent) de 10,8% en monnaie locale et de 3% en francs suisses, à 1,44 milliard de francs. La marge EBIT récurrente s’améliore ainsi de 90 points de base à 18,3 pour cent. Le bénéfice par action a également augmenté de 7,4 pour cent par rapport à la même période de l’année précédente, pour atteindre 1,57 franc avant dépréciations et cessions.

    L’entreprise de matériaux de construction fait également état d’une demande accrue de solutions durables. La part du béton à faible émission de CO2 ECOPact a représenté 31 pour cent du total des ventes de béton prêt à l’emploi au premier semestre, contre 25 pour cent l’année précédente. Le ciment durable ECOPlanet a représenté 35 pour cent du chiffre d’affaires du ciment, contre 32 pour cent il y a un an.

    « Je remercie l’ensemble de nos 48 000 collaborateurs à travers le monde pour leur contribution à nos excellents résultats semestriels. Holcim est le premier partenaire de la construction durable et nous développons des opportunités commerciales significatives grâce à notre nouvelle stratégie ‘NextGen Growth 2030’ – qui jette les bases d’une nouvelle ère de croissance et de création de valeur », a déclaré le CEO Miljan Gutovic.

    Holcim prévoit pour l’ensemble de l’année une croissance de 3 à 5 % de son chiffre d’affaires en monnaie locale, une croissance de 6 à 10 % de son EBIT récurrent en monnaie locale, une marge EBIT récurrente de plus de 18 %, un free cash-flow avant leasing d’environ 2 milliards de francs suisses et une croissance de plus de 20 % des matériaux de construction et de démolition recyclés.

  • Lancement d’un projet solaire alpin à plus de 2000 mètres

    Lancement d’un projet solaire alpin à plus de 2000 mètres

    Axpo, dont le siège est à Baden, a confié à STRABAG la réalisation d’un projet solaire alpin à côté du lac de retenue Lai da Nalps, au-dessus de la localité de Serdun dans les Grisons. A plus de 2000 mètres d’altitude, le projet NalpSolar prévoit l’installation de quelque 1500 tables solaires et d’un centre technique, informe l’entreprise de construction de Schlieren dans un communiqué. Les premiers 10 pour cent de l’installation devraient être mis en service dès ce mois de décembre.

    « Les travaux de construction sont exigeants sur le plan technique, constituent un défi logistique et sont sensibles sur le plan écologique, mais ils représentent avant tout une étape importante pour la transition énergétique en Suisse », écrit STRABAG. Ainsi, les différentes tables solaires et autres éléments de construction doivent être transportés sur une route de montagne étroite et à une seule voie. Cette route, normalement fermée, a été aménagée par Axpo dans les années 1960 comme route d’accès au lac de retenue.

    En outre, comme il n’existe aucune possibilité de stockage sur le chantier, seuls les matériaux directement nécessaires sont transportés à chaque fois. « La logistique fonctionne désormais comme sur des roulettes », explique François Borner, chef de chantier, dans le communiqué. « Au lieu d’être stressante, elle est aujourd’hui bien planifiable » Parmi les autres défis du projet, STRABAG cite dans le communiqué le sous-sol inégal et le respect des zones naturelles protégées dans la zone de construction.

    En raison de l’altitude, NalpSolar produira beaucoup d’électricité, en particulier pendant le semestre d’hiver, explique STRABAG. L’entreprise de construction vise l’achèvement des travaux pour 2028. L’électricité produite par NalpSolar est réservée pour le réseau électrique des CFF pour les 20 prochaines années.

  • 90 ans d’innovation avec la tradition suisse du parquet

    90 ans d’innovation avec la tradition suisse du parquet

    Le fabricant de parquets Bauwerk fête cette année ses 90 ans d’existence. Selon ses propres informations, tout a commencé avec l’introduction de la première colle à dispersion pour se protéger des vapeurs nocives de la colle bitumineuse utilisée à l’époque. Plus tard, l’entreprise s’est spécialisée dans les parquets. L’impulsion a été donnée par le Zurichois Ernst Göhner qui, en 1935, a mis au point un « revêtement pour sols ou murs composé de morceaux de bois ». C’est ainsi qu’est né le « parquet mosaïque ou parquet Klötzli fabriqué industriellement », qui est toujours disponible aujourd’hui dans l’assortiment Bauwerk.

    Depuis le lancement du premier parquet prêt-à-poser 2 plis en 1976, le fabricant est devenu une entreprise mondiale du secteur des sols en bois employant 1600 personnes. Rien qu’en Suisse, 2 millions de mètres carrés de parquet des marques Bauwerk Parkett, BOEN et Somerset Hardwood Flooring sont posés chaque année.

    Plus de 60% des revêtements de sol sont fabriqués au siège de l’entreprise à St. Margrethen. Depuis le début des années 1950, le service de recherche et développement y est également implanté. Le fabricant a obtenu la certification Cradle to Cradle pour son processus de production, sa composition, son utilisation et le recyclage de tous les composants, ainsi que pour sa gestion des ressources dans l’esprit de l’économie circulaire. L’utilisation de parquet est en soi respectueuse de l’environnement et représente un bilan écologique positif. « De plus, chaque lame de parquet qui sort de nos usines est unique – l’alliance parfaite de l’ingénierie suisse et de la force de la nature », déclare Patrick Hardy, CEO du groupe Bauwerk depuis 2022, cité dans le communiqué.

    Outre le respect d’une économie durable, l’entreprise s’engage également sur le plan social. L’action Parkettzauber a permis de soutenir plusieurs organisations caritatives en leur fournissant des parquets, dont une crèche et un groupe d’habitation socio-pédagogique.

  • La récolte de bois en Suisse baisse de 2 % en 2024

    La récolte de bois en Suisse baisse de 2 % en 2024

    En 2024, 4,8 millions de mètres cubes de bois ont été récoltés en Suisse. Cela correspond à une baisse d’environ 2 pour cent. C’est ce qui ressort d’un communiqué des offices fédéraux de la statistique et de l’environnement. La récolte totale a donc baissé pour la deuxième année consécutive.

    La réduction a été particulièrement marquée pour les bûches (-11%), suivies par les grumes et le bois de sciage (-2%). La forte diminution du bois en bûches est principalement due aux forêts privées et a été moins importante dans toutes les zones forestières, à l’exception de l’Arc jurassien et du Sud des Alpes. Les zones forestières qui ont connu les plus fortes variations sont le Plateau (-94’000 mètres cubes) et les Préalpes (-42’300 mètres cubes).

    Le canton qui a récolté le plus de bois est Berne, avec 0,89 million de mètres cubes. Il est suivi par les cantons de Vaud, de Zurich, des Grisons et d’Argovie. Leurs volumes de récolte se situent entre 0,44 et 0,34 million de mètres cubes. Ensemble, ils ont fourni 51 pour cent de la récolte totale de bois l’année dernière.

    La part de bois énergie sous forme de plaquettes a encore augmenté et représente désormais 44 pour cent de la récolte annuelle totale. Cela correspond à 2,1 millions de mètres cubes. La part du bois énergie dans la récolte totale de bois a presque doublé au cours des 20 dernières années.

    En 2024, les 638 entreprises forestières ont enregistré des recettes de 622 millions de francs et des dépenses de 651 millions de francs. Le déficit s’est donc élevé à 29 millions de francs au niveau national. Il a augmenté de 9 millions de francs par rapport à l’année précédente. Seules les exploitations forestières des Préalpes ont enregistré un bilan positif.

  • Refroidir efficacement avec le chauffage par le sol

    Refroidir efficacement avec le chauffage par le sol

    Dans les nouveaux bâtiments bien isolés et les anciens bâtiments rénovés sur le plan énergétique, l’intérêt pour les méthodes de refroidissement alternatives augmente. Un chauffage par le sol peut non seulement fournir une chaleur agréable en hiver, mais aussi contribuer à un climat intérieur agréable en été, à condition qu’il soit raccordé à une pompe à chaleur adaptée. Cela permet une double utilisation de la technique existante, efficace, silencieuse et respectueuse du climat.

    Une technique qui fait les deux
    Seuls les systèmes à eau peuvent être utilisés pour le refroidissement. En été, de l’eau fraîche circule via le système de tuyaux enterrés dans le sol, commandé par une pompe et une régulation intelligente. La combinaison avec une pompe à chaleur réversible, qui apporte un soutien technique au mode de refroidissement, est déterminante. La différence entre le mode chauffage et le mode refroidissement réside principalement dans la température de l’eau. Au lieu de 35 à 40 °C, ce sont 16 à 20 °C qui sont pompés à travers le système.

    Actif ou passif – deux façons de refroidir
    Le refroidissement passif utilise la différence de température avec le sol ou la nappe phréatique, sans que le compresseur ne soit actif. Cela permet d’économiser de l’énergie, mais en cas de forte chaleur, cela ne suffit souvent qu’à abaisser légèrement la température.

    Le refroidissement actif, en revanche, fonctionne à pleine puissance de la pompe. Les pièces peuvent être refroidies beaucoup plus fortement, mais avec une consommation d’énergie plus élevée.
    Les pompes à chaleur eau glycolée/eau et eau/eau conviennent pour les deux variantes. Les systèmes air/eau sont conçus exclusivement pour le refroidissement actif.

    La technique et la planification doivent aller de pair
    La réduction de température pouvant être obtenue se situe entre 2 et 5 °C. Pour les solutions actives, des valeurs de 20 à 22 °C sont également réalistes. Une température de départ trop basse peut provoquer de la condensation. C’est pourquoi il faut des systèmes avec surveillance du point de rosée, qui prennent automatiquement le contre-pied en cas de valeurs critiques.

    Connaître les limites, exploiter les potentiels
    Les chauffages par le sol réagissent lentement, le refroidissement nécessite donc un contrôle anticipatif. Cependant, les personnes qui construisent ou rénovent aujourd’hui peuvent, avec une bonne planification et une technique appropriée, miser sur un système unique qui assure le confort toute l’année, sans climatisation supplémentaire.

    La réduction de température réalisable dépend de la construction, de l’isolation et de la conception du système. Dans les bâtiments neufs ou rénovés bien isolés, il est possible de rafraîchir les pièces à 22 °C ou moins, même lorsqu’il fait chaud à l’extérieur. Les chambres à coucher, les bureaux ou les zones d’habitation fortement chauffées bénéficient en particulier d’un refroidissement régulier et silencieux.

  • Logiciel de surveillance des gisements de CO2

    Logiciel de surveillance des gisements de CO2

    Edoardo Pezzulli, post-doctorant et Pioneer Fellow à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), a développé un logiciel permettant de surveiller en permanence le stockage du dioxyde de carbone dans les réservoirs et de réduire ses risques. Selon un communiqué, le mathématicien s’efforce maintenant de commercialiser sa technologie. Pour cela, il a fondé la start-up Storra Dynamics GmbH avec l’ingénieur mécanique Michael Liem.

    « Quiconque stocke du CO2 a une responsabilité sociale », déclare Pezzulli, cité dans le communiqué. « Les installations doivent être sûres pendant des générations. Avec notre système de surveillance, nous voulons prouver que les risques sont limités et qu’une exploitation au plus haut niveau de sécurité est possible » En effet, un tel stockage comporte des incertitudes géologiques. Il faut d’abord analyser la quantité de dioxyde de carbone qui peut être injectée dans le site, puis surveiller le gaz stocké pour s’assurer qu’il reste bien piégé. Le logiciel nouvellement développé doit ensuite fonctionner comme un jumeau numérique, en simulant les conditions de pression, de température et de charge dans le site de stockage.

    Actuellement, Pezzuli participe au projet pilote et de démonstration CITru dans la commune de Trüllikon. Sous la direction de l’ETH, il y étudie la faisabilité d’une injection de dioxyde de carbone par un puits désaffecté créé par la Nagra (Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs). Le scientifique est responsable de l’évaluation des risques et de l’élaboration du plan de surveillance.