Catégorie : Durabilité

  • Dietikon lance la construction d’un sentier de découverte des ruisseaux à Grunschen

    Dietikon lance la construction d’un sentier de découverte des ruisseaux à Grunschen

    La ville de Dietikon s’attaque à la construction d’un sentier de découverte des ruisseaux le long du cours d’eau de la Reppisch dans le parc Grunschen. Les travaux de construction débuteront le 7 juillet, informe la municipalité dans un communiqué. L’installation Kneipp naturelle, avec une profondeur d’eau maximale de 20 centimètres, devrait être achevée dès la fin de l’été.

    Les coûts de construction sont estimés dans le communiqué à 160’000 francs. Sur ce montant, environ 110’000 francs sont pris en charge par l’Office de l’eau, de l’énergie et de l’air du canton de Zurich. Les 50’000 francs restants sont pris en charge par la ville de Dietikon.

    Le sentier de découverte du ruisseau sera équipé d’une main courante en acier inoxydable et de trois entrées et sorties permettant de marcher avec ou contre le courant. Des racines et des blocs erratiques seront placés sur les berges pour permettre de s’asseoir. Des blocs erratiques seront également placés dans l’eau afin de créer différents courants. Ils peuvent également servir d’abris pour les jeunes poissons.

  • Nouvelles recommandations pour une meilleure protection des sols de qualité

    Nouvelles recommandations pour une meilleure protection des sols de qualité

    Durabilitas et ses partenaires ont élaboré, dans le cadre d’un projet pluriannuel, des recommandations pour une meilleure prise en compte des sols dans l’aménagement du territoire. Elles s’adressent aux acteurs des trois niveaux étatiques, à savoir la Confédération, les cantons et les communes, informe la Fondation pour le développement durable dans un communiqué. Elles se basent sur l’utilisation de l’indice de qualité des sols(BodenQI), qui est déjà utilisé depuis plusieurs années dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique.

    Pour les recommandations présentées aujourd’hui, Durabilitas et ses partenaires ont d’une part évalué l’application de l’indice BodenQI dans ces pays. D’autre part, ils ont analysé l’application de l’IQB dans des projets pilotes suisses. Le projet a été complété par l’évaluation d’un groupe d’accompagnement national composé d’experts de différentes disciplines.

    Le BodenQI permet d’enregistrer la qualité des sols et de la représenter sous forme cartographique. Il offre ainsi « une aide simple à la planification, par exemple pour orienter autant que possible les activités de construction vers des sites où la qualité des sols est moindre et pour préserver des sols de grande qualité », indique le communiqué.

  • Une façade solaire allie production d’énergie et architecture

    Une façade solaire allie production d’énergie et architecture

    Selon un communiqué ,Megasol Energie a développé la solution photovoltaïque pour le projet Berne 131. Les 1605 modules sur mesure brillent en bleu grâce au verre arrière teinté orienté vers le soleil. Le verre frontal est transparent. Megasol a développé les modules en collaboration avec le bureau d’architectes bernois Atelier 5, qui a conçu le bâtiment.

    Megasol a également fourni 468 modules M450 standardisés pour la toiture. L’ensemble de l’installation a une puissance de 504 kilowatts-crête. Elle devrait permettre de produire environ 341 238 kilowattheures d’électricité par an. Cela correspond à une auto-alimentation du bâtiment de 88 pour cent.

    Bern 131, situé au 131 de la Stauffacherstrasse, a été construit par Atelier 5 comme un hybride d’acier et de bois. Le bois provient à 98% du canton de Berne. Le bâtiment est certifié SNBS Gold.

    Florian Lünstedt, architecte et partenaire chez Atelier 5, se félicite de la collaboration avec Megasol. « La façade n’est pas seulement un élément architectural important qui caractérise le bâtiment, mais aussi un élément fonctionnel pour la production d’énergie », est-il cité dans le communiqué. « Le développement conjoint des modules photovoltaïques avec Megasol a permis de combiner ces deux aspects à un niveau élevé »

  • La gare de Schlieren fait peau neuve

    La gare de Schlieren fait peau neuve

    La place de la gare de Schlieren a été transformée en une zone de rencontre moderne qui crée un espace de détente, de rencontre et de mobilité visible. Au centre se trouve une place spacieuse avec un arbre marquant comme emblème vert. Devant la bibliothèque municipale, une fontaine avec des bancs invite à la détente et de nouvelles surfaces de séjour ont également été créées près du passage souterrain ouest des CFF et devant les restaurants.

    Un élément central est la priorité claire accordée aux piétons, grâce à la zone de rencontre. Les trottoirs sont devenus inutiles, tout l’espace appartient à la vie publique. Près de 70 nouvelles places de stationnement pour vélos encouragent en outre le passage du vélo aux transports publics.

    Des espaces verts pour le climat urbain
    La mise en œuvre du principe de la ville éponge a permis d’adopter une approche innovante en matière d’adaptation au climat. 1 200 m² ont été désensablés afin de permettre une meilleure infiltration de l’eau de pluie. Des arbres nouvellement plantés et environ 500 m² d’espaces verts supplémentaires apportent de la fraîcheur grâce à l’ombre et à l’évaporation, notamment lors des chaudes journées d’été.

    La plantation n’est pas seulement écologique, elle est aussi esthétique. Le paysage urbain semble plus vivant et plus accueillant.

    Inauguration festive pour la population
    Les vendredi et samedi 20 et 21 juin 2025, la nouvelle zone de rencontre sera inaugurée lors d’une fête de deux jours. Le coup d’envoi sera donné par un discours officiel du conseiller municipal Stefano Kunz le vendredi à 17 heures, accompagné par l’Harmonie de Schlieren. Ensuite, la fête de rue débutera avec des offres culinaires et de la musique live, notamment de l’artiste de country Tobey Lucas.

    Le samedi, les festivités se poursuivront à partir de 11 heures. Des musiciens locaux se produiront sur la scène près de la place de la gare, notamment le groupe de professeurs de l’école de musique de Schlieren, Patrick Harbor, le chœur de l’école de musique et Valerù et son groupe.

    Pendant les festivités, la Bahnhofstrasse sera fermée à la circulation. La ville appartient aux gens pendant ce week-end.

    Un projet qui a valeur de signal
    La zone de rencontre est un exemple de développement urbain tourné vers l’avenir, qui allie qualité de séjour, résilience climatique et mobilité. Ce qui a été lancé en 2021 par un référendum représente désormais un nouveau chapitre de l’aménagement urbain de Schlieren.

  • Outil numérique pour le développement de sites

    Outil numérique pour le développement de sites

    Le développement de sites est l’une des tâches les plus exigeantes de la planification communale. Les petites communes en particulier sont confrontées à des obstacles structurels. Les ressources manquent, l’accès aux outils informatiques est plus limité et le manque de normes rend difficile la prise de décisions fondées. Le guide numérique est un outil modulaire, convivial et techniquement précis qui comble cette lacune.

    Interaction des connaissances et de la technologie
    Le projet réunit le savoir-faire interdisciplinaire des instituts de développement territorial (IRAP) et de gestion de l’information et des processus (IPM). Le cœur du projet est un guide assisté numériquement qui structure systématiquement les processus de planification et permet des analyses automatisées. La recherche, l’évaluation et le développement de variantes peuvent ainsi être organisés de manière plus efficace. Les communes disposent d’un outil qui améliore la qualité de la planification, quelle que soit leur taille.

    Les zones d’emploi en point de mire
    Alors que jusqu’à présent, le développement interne se concentrait surtout sur les zones résidentielles et mixtes, ce projet met l’accent sur les zones d’emploi de manière ciblée. C’est précisément en période de pénurie de surfaces que le développement stratégique de ces zones détermine la pérennité des entreprises et des sites. Le guide numérique fournit à cet égard une solution unique en Suisse à ce jour.

    La participation grâce à la chambre d’écho garantit la qualité
    Afin de garantir une application pratique, une chambre de résonance a été mise en place. Ce comité composé de spécialistes des administrations communales et de bureaux d’études apporte une expertise précieuse. Lors de la première réunion, qui s’est tenue le 24 janvier 2025 à Saint-Gall, les participants ont discuté des exigences fondamentales et ont défini la marche à suivre. Le dialogue entre la recherche et la pratique est ainsi ancré très tôt.

    Planifier et décider efficacement et durablement pour l’avenir
    La solution logicielle finale doit être facile à utiliser. Elle permet une évaluation objective et systématique des scénarios de développement selon des critères de durabilité pertinents et favorise ainsi des décisions politiques et administratives fondées. Le processus de conception créatif est préservé, complété par l’efficacité numérique et des valeurs de comparaison solides.

    Horizon temporel et perspective
    Le projet, qui a débuté en juin 2024 et se poursuivra jusqu’en mai 2026, se veut une contribution à un aménagement du territoire contemporain basé sur le numérique. La vision est celle d’une plateforme nationale de compétences qui rend le développement territorial tangible, évolutif et de haute qualité.

  • Participation des propriétaires « Ziegelbrückstrasse » à Glaris Nord

    Participation des propriétaires « Ziegelbrückstrasse » à Glaris Nord

    La commune de Glaris Nord souhaite inciter les maîtres d’ouvrage à mettre en œuvre des processus participatifs dans le cadre de projets de construction complexes. Son « Guide de la participation et de la communication pour les processus de planification » esquisse, pour différentes situations de planification, la manière dont les besoins de la population et des futurs utilisateurs peuvent être anticipés à un stade précoce. Afin de montrer l’exemple, la commune a initié un processus participatif pour la zone de densification architecturale « Ziegelbrückstrasse » entre la gare de Ziegelbrücke, le Jennyareal et le centre du village de Niederurnen : elle a impliqué les propriétaires concernés entre octobre 2024 et février 2025 dans l’élaboration d’une image directrice qui a servi de base à l’élaboration d’un plan-cadre pour la zone.

    Concevoir un cadre pour le développement
    Le schéma directeur devait permettre de définir les dimensions des constructions et la mixité des usages. Comme la zone fait partie des zones de densification et de revalorisation marquant l’image de la ville, il s’agissait également de discuter des points clés qualitatifs d’un développement qui tienne compte du caractère et de l’histoire de la zone. La commune a également considéré que les pouvoirs publics avaient un rôle à jouer et a donc fixé ses attentes en matière d’aménagement et de valorisation de la route cantonale qui traverse la zone. Elle s’est ainsi dotée d’une base largement étayée pour les échanges avec le canton, qui est responsable de la rénovation de la route.

    L’image directrice élaborée en commun a servi de base à la commune pour un plan-cadre contraignant pour les autorités. Le plan-cadre définit à son tour les lignes directrices de la manière dont il sera possible de construire à l’avenir le long de la Ziegelbrückstrasse, en vertu du nouveau plan d’affectation contraignant pour les propriétaires. En participant au plan directeur, les propriétaires impliqués ont contribué à définir comment et ce qu’ils pourront construire à l’avenir sur leurs terrains.

    Un processus participatif allégé
    Les propriétaires de la zone ont été invités à participer à deux soirées avec la municipalité. La première soirée était consacrée à l’information et à la participation, la seconde à la présentation des résultats. Plus de 56 propriétaires de 127 parcelles ont saisi l’occasion et ont participé aux événements eux-mêmes ou avec un représentant.

    Lors du premier atelier, ils ont eu un aperçu de l’instrument de planification prévu et ont été consultés sur différentes variantes concernant les possibilités de développement futur. En classant les variantes par ordre de priorité, ils ont pu influencer la décision relative à l’image directrice souhaitée. Lors du deuxième atelier, la municipalité a présenté le plan-cadre élaboré sur la base de la variante souhaitée.

    Un effort qui en vaut la peine pour la commune
    Les processus participatifs sont coûteux en temps, en argent et en capital politique. Pour la commune, cette démarche coûteuse en valait la peine, car elle augmentait les chances de voir les propriétaires devenir actifs : En étant informés à l’avance d’un plus grand nombre de possibilités de construction, ils peuvent adapter leur planification des investissements et harmoniser les éventuelles intentions déjà existantes avec les intentions de développement de la commune.

    La discussion autour du schéma directeur contribue à orienter les propriétaires vers une vision commune de l’avenir de la zone de densification et de développement et à leur faire comprendre que des thèmes tels que l’adressage des bâtiments sur la rue, la granularité des constructions, la formation du socle ou la matérialisation ne sont pas seulement des affaires privées, mais ont également un impact sur l’image du quartier et influencent ainsi l’attractivité et la valeur du site pour tous.

    Le processus participatif a donné à la commune l’occasion d’attirer l’attention sur ses conseils en matière de construction et d’augmenter la probabilité que les propriétaires fonciers ayant l’intention d’investir discutent et coordonnent leurs plans avec la commune à un stade précoce, avant qu’ils n’aient élaboré un avant-projet ou un projet de construction difficilement adaptable. Dans le meilleur des cas, le processus incite certains propriétaires à voir plus grand et à coopérer avec d’autres propriétaires fonciers ou à aborder ensemble des questions telles que la mise à disposition de places de stationnement lors de projets de construction.

    La commune a également pu profiter de ces manifestations pour harmoniser les revalorisations sur le domaine public avec les besoins et les idées des propriétaires et pour tester l’acceptation de mesures telles que des parties centrales végétalisées sur la route ou une réduction de la vitesse sur certains tronçons de route.

    Une plus grande sécurité de planification pour les propriétaires fonciers
    Les processus participatifs coûtent également du temps aux participants. Dans le cas de la Ziegelbrückstrasse, l’effort des propriétaires en valait la peine, ne serait-ce que parce qu’en participant au plan-cadre contraignant pour les autorités, ils ont pu influencer les décisions sur des sujets qui engagent les propriétaires fonciers : la question fondamentale de l’aménagement de la densité et de la mixité des usages possibles avec le nouveau plan d’affectation. Le plan-cadre offre en outre aux propriétaires une plus grande sécurité en matière de planification, car il renforce l’égalité de traitement dans le processus d’autorisation.

    Dans le cadre du processus, les propriétaires ont pu mieux comprendre quelles sont les attentes de la commune en matière de développement architectural et ont pu s’inspirer des contributions qu’ils peuvent apporter à la valorisation du quartier en plus des développements architecturaux – par exemple en aménageant les jardins et les abords des rues ou en réalisant de petits projets de rénovation. Enfin, en ayant l’occasion de s’informer sur les projets de leurs voisins lors de la manifestation, les propriétaires sont davantage assurés qu’ils ne sont pas les seuls à agir avec leurs investissements.

  • Smart City Aarau connectée, centrée sur l’utilisateur et respectueuse de l’environnement

    Smart City Aarau connectée, centrée sur l’utilisateur et respectueuse de l’environnement

    Aarau est confrontée à des évolutions sociales et technologiques complexes. Pour y répondre de manière orientée vers l’avenir, la ville adopte une approche connectée, créative et efficace avec sa stratégie Smart City. L’accent est mis sur les avantages concrets pour les groupes cibles et les pratiques respectueuses de l’environnement. Les technologies numériques ne sont utilisées que lorsqu’elles apportent une réelle valeur ajoutée.

    Cinq principes de base pour un impact intelligent
    En se basant sur les expériences de la première période stratégique de 2021 à 2025 et sur les modèles éprouvés d’autres villes, Aarau a défini cinq approches à fort impact.

    Travailler en réseau : Les projets s’imbriquent les uns dans les autres et sont mis en œuvre de manière collaborative.

    Aller à la rencontre des besoins : Le dialogue avec la population permet de trouver des solutions qui sont réellement nécessaires.

    Faire des tests : L’innovation passe aussi par l’expérimentation. Les essais pilotes permettent de minimiser les risques et de rendre les idées utilisables dans la pratique.

    Protection de l’environnement : la durabilité est une obligation. Tous les projets tiennent compte des aspects environnementaux et utilisent des ressources renouvelables.

    La technologie comme moyen de parvenir à une fin : l’utilisation de la technologie est ciblée et n’intervient que si elle contribue à la solution.

    L‘équipe Smart City en tant que facilitatrice
    L’équipe Smart City de la ville soutient les employés dans la phase d’idéation et de projet. Elle aide à identifier les groupes cibles, à affiner les idées de projet et à développer des solutions testables. Des formats tels que des entretiens de démarrage, des ateliers ou l’accompagnement de projets complexes jusqu’à leur mise en œuvre sont disponibles. Le mot d’ordre est de mettre en œuvre des projets ayant une réelle utilité pour Aarau ou de les abandonner délibérément.

    Un soutien ciblé et des outils intelligents
    L’équipe Smart City agit également en arrière-plan. Elle observe les tendances, met les acteurs en réseau et encourage le transfert de connaissances via des formats tels que la « Smart City Newsroom ». En outre, elle soutient financièrement des projets par le biais du crédit d’investissement Smart City et aide à créer des espaces de participation.

    Mesurer l’impact et apprendre
    La stratégie s’appuie sur le modèle d’impact IOOI et mesure non seulement les outputs mais aussi les outcomes et les impacts à long terme. L’objectif est que d’ici 2034, tous les professionnels de la ville appliquent des méthodes centrées sur l’utilisateur, planifient leurs projets en réseau, les mettent en œuvre en préservant les ressources et intègrent judicieusement les technologies numériques.

    Smart City Aarau voit plus loin
    La ville d’Aarau réinterprète la smart city comme une méthode de développement d’une urbanité durable et agréable à vivre. L’homme est au centre, pas la technique. Ainsi, la complexité se transforme en innovation et les idées en solutions d’avenir concrètes pour Aarau.

  • Record mondial de clôture solaire réalisé à Bâle

    Record mondial de clôture solaire réalisé à Bâle

    Dans le cadre du renouvellement du tracé de la ligne de tramway BLT, une nouvelle clôture de sécurité s’est avérée nécessaire. Au lieu d’une solution conventionnelle, le projet mise sur une valeur ajoutée fonctionnelle. Une clôture solaire installée verticalement. La combinaison d’une infrastructure de sécurité avec des modules photovoltaïques bifaciaux permet d’utiliser deux fois plus les surfaces existantes sans utiliser de terrain supplémentaire, un avantage décisif en milieu urbain.

    Haute performance le long du rail
    Au total, plus de 400 modules bifaciaux à haute performance seront installés, capables de capter le rayonnement solaire de chaque côté et de le convertir en électricité. La puissance maximale prévue est de 194 kWp. L’intégration se fait sur un système de support spécialement conçu en gris basalte, qui s’intègre harmonieusement dans le paysage urbain. Ce système a été développé en coopération avec la société Next2Sun, spécialisée dans les solutions photovoltaïques verticales.

    Énergie durable à partir de la clôture
    La mise en œuvre se fait par étapes. Alors que la première phase de construction de la clôture est déjà terminée, l’installation des modules photovoltaïques commence maintenant. Le projet est réalisé dans le cadre d’une collaboration entre Solarzaun GmbH, BLT et Alpsteinzaun Tor AG. L’intégration dans le chantier existant de rénovation du tramway a permis une mise en œuvre sans problème.

    Recherche et perspectives
    La communauté scientifique accompagne également le projet. Le professeur Hartmut Nussbaumer de la ZHAW voit dans la clôture solaire un modèle d’avenir pour les solutions énergétiques urbaines. Il souligne en particulier la production d’énergie à des moments de la journée où les installations photovoltaïques classiques, par exemple sur les toits, sont moins efficaces. Le système complète ainsi les stratégies photovoltaïques conventionnelles et améliore la sécurité d’approvisionnement saisonnière.

    Un modèle qui donne le ton pour les villes du monde entier
    Avec la plus longue clôture solaire du monde, Bâle envoie un signal fort en faveur d’une combinaison intelligente des infrastructures de mobilité et d’énergie. Le projet allie innovation technique et intégration urbaine et servira probablement de modèle pour des approches similaires dans d’autres régions. Pour les professionnels et les cadres du développement urbain, de la planification énergétique et de la gestion des infrastructures, ce modèle offre des idées concrètes pour un avenir durable dans les zones urbaines.

  • Le gouvernement fédéral renonce à de nouvelles incitations financières pour la rénovation des bâtiments

    Le gouvernement fédéral renonce à de nouvelles incitations financières pour la rénovation des bâtiments

    Les rénovations énergétiques des bâtiments ne doivent pas être encouragées par des incitations financières supplémentaires en plus des possibilités de financement et des programmes d’encouragement existants. C’est la conclusion du rapport adopté par le Conseil fédéral le 6 juin en réponse au postulat « Possibilités de financement pour l’assainissement énergétique des bâtiments ». Il montre que les rénovations énergétiques des bâtiments n’échouent pas en premier lieu par manque de possibilités financières, explique le Conseil fédéral dans un communiqué.

    Pour encourager la rénovation des bâtiments, le rapport recommande plutôt d’accorder une plus grande importance à l’information et au conseil, à la qualité des données sur l’état des bâtiments, à une conception durable des hypothèques et à des mesures contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. En ce qui concerne l’information et le conseil, la Confédération et les cantons sont considérés comme offrant un bon service. La transparence sur l’état énergétique des bâtiments devrait être améliorée par la loi sur le CO2 en vigueur depuis 2025. En outre, le comportement en matière de rénovation pourrait être influencé à l’avenir par la loi sur le climat et l’innovation, la loi révisée sur le CO2, les évolutions des législations cantonales et une plus grande transparence dans l’octroi des hypothèques.

  • Projet pionnier : une serre solaire utilise doublement la lumière

    Projet pionnier : une serre solaire utilise doublement la lumière

    Selon un communiqué du canton d’Argovie, la start-up Voltiris d’Epalinges a installé sa plus grande installation solaire à ce jour sur une serre de la société Meier Gemüse AG à Rütihof. L’installation solaire est basée sur une technologie de filtrage dans laquelle les ondes lumineuses utilisées pour la production d’électricité sont filtrées et redirigées vers un panneau solaire, tandis que la lumière nécessaire à la photosynthèse peut entrer librement dans la serre. De cette manière, les plantes peuvent être cultivées sans perte de rendement, tout en produisant de l’énergie renouvelable. Le canton d’Argovie a soutenu l’installation solaire à hauteur de 50 000 francs.

    L’installation solaire de Rütihof s’étend sur une surface d’environ un hectare et fournit environ 234 kilowatts d’électricité grâce à quelque 1730 panneaux solaires. « En tant que startup suisse, nous sommes fiers que la première et la plus grande installation au monde équipée de notre système AGRI-PV spectral ait commencé à fonctionner ici, dans le canton d’Argovie », déclare Dominik Blaser, ingénieur produit en chef et cofondateur de Voltiris, cité dans le communiqué.

    Grâce à la technologie de filtrage, les modules photovoltaïques de Voltiris peuvent être utilisés à l’intérieur des serres sans faire d’ombre, contrairement aux installations solaires traditionnelles. Grâce à une disposition concave du filtre, la lumière est également concentrée et peut ainsi atteindre le module photovoltaïque avec une intensité quatre fois supérieure. Cela permet d’obtenir un rendement énergétique supérieur à celui d’un ensoleillement classique.

    L’installation solaire s’inscrit en outre dans le cadre de la stratégie énergétique cantonale, qui prévoit d’atteindre l’objectif « zéro net » en 2050 et de renforcer la sécurité d’approvisionnement.

    « La présente installation montre de manière exemplaire comment l’agriculture et la production d’énergie peuvent être combinées de manière judicieuse », déclare Markus Dieth, conseiller d’État et directeur de l’agriculture, cité dans le communiqué.

  • Construction d’une centrale solaire à 2000 mètres

    Construction d’une centrale solaire à 2000 mètres

    La construction du projet Madrisa Solar de Repower, des Elektrizitätswerke des Kantons Zürich(EKZ) et de la commune de Klosters a commencé, selon un communiqué identique des partenaires. Une installation solaire d’une puissance de production de 12 mégawatts est en cours de construction à environ 2000 mètres d’altitude au-dessus de Klosters. Elle devrait fournir environ 17 gigawattheures d’électricité par an. Plus de 40% de cette énergie devrait être produite en hiver. L’électricité produite sera achetée par EKZ pour les clients de sa propre zone d’approvisionnement et pour les remontées mécaniques de Klosters-Madrisa.

    Après que la population de la commune de Klosters se soit prononcée en octobre 2023 en faveur de Madrisa Solar, les premiers travaux préparatoires ont débuté à l’automne 2024. La planification et la mise en œuvre de Madrisa Solar ont été confiées principalement à des entreprises régionales. Environ 15% de l’installation devraient être mis en service d’ici fin 2025. La mise en service complète est prévue pour fin 2027.

    « Après une phase de planification intensive et une procédure d’autorisation exigeante impliquant de nombreuses parties, nous sommes très satisfaits de ce démarrage », a déclaré Michael Roth, responsable Production & Réseau chez Repower et membre de la direction. Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, décrit Madrisa Solar comme « un engagement supplémentaire en faveur d’un approvisionnement en électricité sûr et durable en Suisse. De plus, ce projet pionnier complexe apporte une contribution importante à l’électricité hivernale dont nous avons un besoin urgent »

  • Le patrimoine bâti en point de mire, le PNR 81 commence

    Le patrimoine bâti en point de mire, le PNR 81 commence

    Am 13. und 14. Mai 2025 traf sich die NFP-81-Community erstmals persönlich in Thun. Rund 80 Vertreterinnen und Vertreter aus 13 Forschungsteams präsentierten ihre Projekte in kurzen Vorträgen und gewährten dabei Einblick in die beeindruckende thematische Breite des Programms. Ergänzt wird diese akademische Vielfalt durch die 45 Praxispartnerinnen und -partner, die mit ihrem Praxiswissen die Forschungsarbeiten bereichern. Insgesamt sind über 130 Personen direkt am Programm beteiligt. Ein klares Zeichen für die starke Verankerung des NFP 81 in Wissenschaft, Wirtschaft und Gesellschaft.

    Impulse aus der Praxis: Stadt Thun als Gastgeberin
    Der erste Veranstaltungstag endete mit zwei aufschlussreichen Vorträgen von Dr. Raphael Lanz, Stadtpräsident von Thun und Florian Kühne, Stadtarchitekt von Thun. Beide betonten die entscheidende Rolle eines offenen Dialogs in der Baukultur und die Bedeutung interdisziplinärer Zusammenarbeit. Diese Perspektiven lieferten wichtige Impulse für die Arbeit in den Forschungsprojekten, die das Ziel haben, ökologische und soziale Fragen in der Baukultur stärker zu verknüpfen.

    Austausch über gemeinsame Herausforderungen
    Der zweite Veranstaltungstag diente dazu, die gemeinsamen Herausforderungen und Schnittmengen der vielfältigen Forschungsvorhaben zu identifizieren. Dr. Oliver Martin vom Bundesamt für Kultur und Prof. Ivana Katurić, Co-Autorin eines Handbuchs für das New European Bauhaus, gaben den Auftakt für einen intensiven Austausch. In gemischten Breakout-Sessions diskutierten die Teilnehmenden engagiert darüber, wie sich unterschiedliche Perspektiven und Kompetenzen bündeln lassen, um innovative und nachhaltige Lösungen für den gebauten Raum zu entwickeln.

    Gemeinsame Vision und positives Fazit
    Zum Abschluss des Treffens zeigte sich Prof. Dr. Paola Viganò, Präsidentin der Leitungsgruppe, erfreut über den intensiven Austausch und die Aufbruchstimmung: «Ich freue mich zu sehen, dass hier eine Gruppe entsteht, die ein gemeinsames Ziel teilt. Wir alle möchten mit diesem Programm den Diskurs über den ökologischen und sozialen Wandel des gebauten Raums voranbringen.» Dieser Satz bringt das gemeinsame Selbstverständnis der Teilnehmenden auf den Punkt: Das NFP 81 ist keine Aneinanderreihung isolierter Projekte, sondern eine Gemeinschaft mit einer gemeinsamen Mission.

    Transparenz und Partizipation
    In den kommenden Tagen werden auf der Webseite des NFP 81 die Porträts der einzelnen Projekte aufgeschaltet. Neben prägnanten Beschreibungen der Forschungsvorhaben werden dort auch die Praxispartner vorgestellt, die im Programm eine tragende Rolle einnehmen. Dieser transparente Einblick soll nicht nur den Austausch innerhalb der Community fördern, sondern auch eine breitere Öffentlichkeit ansprechen und zum Mitdenken und Mitwirken einladen.

  • Nouveaux enseignements tirés de 45 000 permis de construire

    Nouveaux enseignements tirés de 45 000 permis de construire

    Le livre blanc « Retrofitting the Future, The Costs, Timelines, and Strategies Shaping Swiss Real Estate », réalisé en collaboration avec E4S, combine une analyse complète des données avec des recommandations d’action pratiques. L’objectif est de brosser un tableau réaliste de la rénovation en Suisse. Les chercheurs ont systématiquement étudié la dynamique des rénovations, tant en termes de vitesse et de coûts que de types de projets.

    Enseignements tirés de 45 000 permis de construire
    En analysant plus de 45 000 permis de construire délivrés, le rapport fournit pour la première fois un aperçu détaillé du rythme réel des rénovations en Suisse. Les résultats montrent que des tendances tout à fait positives se dessinent. Mais en même temps, il apparaît clairement que seule une petite partie des rénovations vise directement à améliorer l’efficacité énergétique. Ainsi, le changement vers des bâtiments plus respectueux du climat reste jusqu’à présent incomplet.

    Importance stratégique des fonds immobiliers
    Un aspect central du rapport est le rôle des véhicules d’investissement immobilier (REIV) dans la réalisation des objectifs climatiques d’ici 2050. Pour atteindre ces objectifs, les REIV doivent mobiliser en moyenne 13% de leurs actifs nets, soit 28,3 milliards de francs, pour des améliorations énergétiques. L’étude souligne toutefois de grandes différences entre les différents acteurs du marché en ce qui concerne la mise en œuvre de ces investissements. Certains devront se situer bien au-dessus de la moyenne des besoins.

    De nouveaux outils pour des décisions éclairées
    Ce livre blanc s’inscrit dans une série d’initiatives du CRML visant à fournir aux décideurs une base de données solide.

    PRESS Scores: Un système d’évaluation ESG complet pour plus de 126 fonds immobiliers suisses, qui prend en compte les critères environnementaux et sociaux.

    PRESS Index : Le premier indice boursier durable basé sur des indicateurs de performance ESG et offrant une transparence dans le secteur immobilier.

    Livre blanc ES-Score : Une analyse approfondie de 20 000 immeubles gérés par des REIV afin d’identifier les différences régionales et de définir les priorités d’investissement.

    Ces outils ont un objectif commun, ils rendent le changement dans le secteur immobilier mesurable et révèlent des domaines d’action qui sont souvent restés cachés jusqu’à présent. Cela permet de créer une base sur laquelle les décideurs peuvent non seulement réagir, mais aussi gérer de manière proactive.

    Focus sur les stratégies d’avenir
    « En combinant les données actuelles et les typologies de projets, nous pouvons passer d’une vision théorique et rétrospective à une lecture concrète et prospective des changements en cours », explique le Dr Nathan Delacrétaz, l’un des auteurs du rapport. Avec ses collègues, les professeurs Eric Jondeau et Fabio Alessandrini, il met en évidence le fait qu’il ne suffit pas de gérer le statu quo pour les bâtiments existants.

    Les chercheurs soulignent qu’à l’avenir, les REIV devront davantage miser sur trois approches stratégiques, l’adaptation de leurs portefeuilles par des acquisitions et des ventes ciblées, la rénovation des bâtiments existants et le développement de nouveaux immeubles à haute efficacité énergétique. La revalorisation ciblée des immeubles peu performants jouera également un rôle clé dans l’amélioration à long terme du bilan énergétique du secteur.

    Base quantitative pour la transition immobilière
    Le livre blanc fournit un rare aperçu de la dynamique réelle des activités de rénovation et de construction en Suisse. Il montre clairement que les permis de construire sont un indicateur central des progrès réalisés sur la voie de la neutralité climatique, mais qu’ils constituent également un rappel à l’ordre. En effet, ce n’est que si ces rénovations sont ciblées sur l’efficacité énergétique et la neutralité climatique que les objectifs fixés pourront être atteints.

  • Un monument devient une habitation avec une histoire

    Un monument devient une habitation avec une histoire

    Il n’aura fallu que neuf mois pour transformer la ferme Gütsch de Lauerz (SZ), classée monument historique, en une maison individuelle moderne. C’est ce qu’annonce Strüby dans un communiqué de presse. L’entreprise avait la maîtrise d’ouvrage pour la mise en œuvre des vastes mesures de transformation et de rénovation. Strüby a pu apporter sa force et son expérience dans le traitement des bâtiments classés monuments historiques lors du développement du projet, de l’architecture, de l’ingénierie et de la mise en œuvre, est-il précisé.

    La collaboration précoce et étroite, constructive et orientée vers les solutions avec le service cantonal des monuments historiques et sa directrice Monika Twerenbold a fait ses preuves, « de sorte que le résultat a été extrêmement satisfaisant pour toutes les parties concernées », selon Kilian Boog, responsable du secteur Transformation chez Strüby Unternehmungen.

    L’extérieur et l’intérieur ont beaucoup évolué, le bâtiment en blocs datant de la fin du Moyen-Âge (1492/93) ayant « en grande partie retrouvé son caractère d’origine ». En combinaison avec des éléments modernes, un « bijou » architectural a vu le jour, qui « regorge d’histoire et d’histoires et fascine par sa symbiose entre l’ancien et le nouveau ».

    Le bardage en bois, le toit et les fenêtres ont été rénovés. L’enveloppe extérieure a fait l’objet d’une rénovation énergétique, tandis qu’à l’intérieur, la technique de chauffage a été remplacée par une pompe à chaleur à haute efficacité énergétique et des panneaux photovoltaïques. Lors de la planification de l’espace, l’accent a été mis sur la mise en valeur des « détails artisanaux existants, des traces d’utilisation intéressantes, des symboles religieux protégeant des mauvais esprits et des éléments décoratifs ». Le plan et la hauteur des pièces sont restés inchangés.

  • Des conduites forcées protègent le centre de police des eaux souterraines

    Des conduites forcées protègent le centre de police des eaux souterraines

    Le nouveau centre de police de Niederwangen est en construction et abritera toute l’infrastructure de commandement de la police cantonale. Selon le communiqué de presse, quatre conduites sous pression transportant de l’eau ont été posées dans le sol sous le nouveau bâtiment. Pour ces siphons, Debrunner Acifer AG de Saint-Gall a fourni des tuyaux en PE haute pression.

    Les siphons servent de déviations et permettent généralement de passer sous des routes, des canaux ou des rivières, peut-on lire dans le communiqué de presse. Pour le nouveau centre de police, ils sont nécessaires en raison du niveau élevé de la nappe phréatique. Elles permettent de contenir le cours d’eau afin qu’il ne s’écrase pas sur le bâtiment. Les siphons permettent également de détourner les eaux de pluie qui traversent le terrain et de les évacuer avec les eaux souterraines.

    Contrairement aux conduites conventionnelles, les siphons sont toujours remplis d’eau, ce qui en fait des conduites sous pression. Debrunner Acifer a fourni des tuyaux en PE haute pression pour ces conduites. « Pour les conduites d’eaux usées normales, il n’est pas nécessaire d’utiliser des tuyaux en PE à haute pression. L’eau s’écoule toujours grâce à la pente et ne reste pas en permanence dans la conduite. Mais les siphons sont toujours remplis d’eau – et les tuyaux doivent être capables de la supporter », explique Gerhard Peter, monteur sanitaire responsable des travaux chez Ramseyer und Dilger AG à Berne, qui a posé les tuyaux de Debrunner Acifer.

    Depuis décembre 2024, les quatre siphons sont achevés. Il faudra toutefois attendre encore un peu avant que la police cantonale puisse prendre possession de son nouveau centre de police. en 2028, le projet devrait être terminé et le bâtiment prêt à être occupé.

  • L’énergie propre de l’été pour l’hiver

    L’énergie propre de l’été pour l’hiver

    La quantité croissante d’électricité solaire produite en été recèle un énorme potentiel, jusqu’ici inexploité pendant les mois d’hiver. Dans le projet pilote de Bassersdorf, l’électricité solaire excédentaire est transformée en méthanol par le biais du Power-to-X et stockée dans la Hybridbox® compacte. Cette centrale énergétique innovante fournit de l’électricité et de la chaleur en toute fiabilité en hiver, même lorsque les systèmes de chauffage conventionnels atteignent leurs limites.

    Le méthanol, clé de la sécurité de l’approvisionnement énergétique
    « Le méthanol vert nous permet de stocker localement les excédents d’électricité et de les utiliser en hiver en produisant peu d’émissions, un élément décisif pour un approvisionnement énergétique sûr », explique Boris Meier de l’OST. Le méthanol est liquide, facile à stocker et respectueux du climat, ce qui fait de l’Hybridbox® un système énergétique flexible qui s’adapte intelligemment à tous les besoins. La combinaison avec le photovoltaïque, le stockage sur batterie et la pompe à chaleur permet d’atteindre une efficacité maximale.

    Alimentation de secours et contrôle des coûts
    Le système est également convaincant en cas de panne de courant. Le méthanol stocké localement garantit une alimentation ininterrompue du bâtiment. De plus, l’auto-approvisionnement élevé assure des coûts d’exploitation stables à long terme, un avantage certain face à la hausse des prix de l’énergie. En particulier dans les zones non raccordées au gaz ou au chauffage urbain, le système offre une véritable alternative aux anciens systèmes de chauffage au fioul ou au gaz.

    Un partenariat réussi pour une construction durable
    Ce projet commun montre comment une coopération pratique fonctionne. « La combinaison de l’efficacité énergétique, de la sécurité d’approvisionnement et de la réduction des émissions de CO2 fait de la Methanol Hybridbox® une solution d’avenir », déclare Roger Balmer.

    Rendrela durabilité tangible
    Les bâtiments sont responsables d’environ un tiers des émissions de CO2 en Suisse. Une raison suffisante pour explorer de nouvelles voies. Le projet de Bassersdorf ne fournit pas seulement une solution technique convaincante, il rend également le cycle énergétique tangible pour les visiteurs de la nouvelle exposition « Construction durable » à l’Umwelt Arena. Les maîtres d’ouvrage, les investisseurs et les personnes intéressées peuvent y découvrir comment l’habitat climatiquement neutre de demain peut être réalisé dès aujourd’hui. Un modèle qui peut rayonner bien au-delà de Bassersdorf.

  • Aperçu des permis de construire et de la dynamique de rénovation

    Aperçu des permis de construire et de la dynamique de rénovation

    Avec le livre blanc « Retrofitting the Future », le CRML à HEC Lausanne, en collaboration avec E4S, présente une base solide pour évaluer les progrès réalisés dans le secteur du bâtiment. L’analyse de plus de 45’000 permis de construire délivrés en 2024 ouvre une image précise de la manière dont le secteur immobilier suisse progresse vers la neutralité climatique et des obstacles qu’il rencontre encore.

    Beaucoup de potentiel, peu d’efficacité énergétique
    L’enquête montre que des tendances significatives se dessinent en matière de rénovation des bâtiments. Mais seule une petite partie des rénovations vise directement à améliorer l’efficacité énergétique. La transition vers des bâtiments à faibles émissions a certes commencé, mais elle n’est pas encore suffisante pour atteindre les objectifs climatiques ambitieux.

    Défi financier pour les fonds immobiliers
    Le rapport met également en évidence le rôle des véhicules d’investissement immobilier (REIV). Pour atteindre les objectifs climatiques d’ici 2050, ceux-ci devraient mobiliser en moyenne 13% de leurs actifs nets, soit un total de 28,3 milliards de francs suisses, pour des travaux de rénovation énergétique. Certains acteurs du marché devront investir bien au-delà de cette moyenne, comme le soulignent les auteurs.

    Perspective basée sur les données pour l’avenir
    « En combinant des données actuelles et des typologies de projets détaillées, nous créons un pont entre l’analyse théorique et la base d’action concrète », explique le Dr Nathan Delacrétaz, co-auteur du livre blanc. Avec les professeurs Eric Jondeau et Fabio Alessandrini, il donne ainsi une impulsion décisive à la transition immobilière dont la Suisse a tant besoin.

  • Les appels d’offres ProKilowatt 2025 posent de nouveaux jalons

    Les appels d’offres ProKilowatt 2025 posent de nouveaux jalons

    La phase de soumission des projets et programmes visant à améliorer l’efficacité électrique dans les secteurs de l’industrie et des services ainsi que dans les ménages est ouverte depuis novembre 2024. Avec 49 demandes rien que jusqu’à la mi-avril 2025, l’intérêt est supérieur d’environ 30 % à celui de l’année précédente. Un record qui souligne le potentiel d’économies d’énergie durables.

    Flexibilité pour les entreprises – sans papier et planifiable
    La demande numérique simple et le traitement rapide en seulement quatre semaines facilitent l’intégration des projets d’efficacité dans leur planification opérationnelle. Depuis cette année, il est également possible de soumettre à tout moment des projets de plus grande envergure, avec une subvention pouvant aller jusqu’à six millions de francs – une étape importante pour des projets ambitieux tels que le remplacement de grandes installations de production ou le regroupement de petites mesures.

    Économies concrètes
    Un projet dans le commerce de détail a déjà reçu une promesse de financement pouvant aller jusqu’à six millions de francs. Le remplacement des meubles frigorifiques existants permettra d’économiser chaque année des quantités d’électricité équivalentes à la consommation de 4 500 ménages. Dans l’industrie également, les projets vont du remplacement de presses à l’optimisation de machines d’imprimerie en passant par des souffleries plus efficaces dans les stations d’épuration des eaux usées.

    Les appels d’offres concurrentiels, un instrument d’avenir
    Le programme ProKilowatt est financé par l’Office fédéral de l’énergie et mis en œuvre par CimArk SA à Sion. La contribution d’encouragement, financée par un supplément sur les réseaux à haute tension, crée des impulsions pour une économie économe en électricité et compétitive. La prochaine échéance pour les demandes de projets est fixée au 2 novembre 2025, une date importante pour toutes les entreprises qui souhaitent réduire leurs coûts énergétiques grâce à des mesures innovantes tout en contribuant à la transition énergétique.

  • Cham Swiss Properties optimise « Rocket & Tigerli

    Cham Swiss Properties optimise « Rocket & Tigerli

    Das Hochhaus „Rocket“ mit 100 Metern Höhe und die drei angrenzenden Wohngebäude „Tigerli“ sollen in der Lokstadt nicht nur Wohnen und Arbeiten ermöglichen, sondern auch städtebauliche Akzente setzen. Die Stadt Winterthur hat Anfang April 2025 die Baubewilligung erteilt. Allerdings mit strengen Auflagen, die vor allem die öffentliche Nutzung von Erd- und Dachgeschoss betreffen. Cham Swiss Properties AG, hervorgegangen aus der Fusion von Ina Invest und Cham Group, nimmt diese Auflagen ernst und will in enger Abstimmung mit den Behörden Optimierungen vornehmen.

    Formaler Rekurs als Zwischenschritt
    Obwohl es von externen Seiten keine Einsprachen gab, hat die Eigentümerin selbst einen Rekurs gegen die Baubewilligung eingelegt. Hintergrund ist die Notwendigkeit, die Detailvorgaben der Stadt zu präzisieren und in einem konstruktiven Dialog mit dem Amt für Städtebau und dem Amt für Baubewilligungen abzustimmen. CEO Thomas Aebischer erklärt: „Das ist eine Formalie. Entscheidend ist für uns der inhaltliche Austausch, damit Rocket & Tigerli der städtebaulichen Bedeutung vollauf gerecht werden.“

    Zentrale Punkte der Nachbesserung sind eine attraktive, öffentlich zugängliche Dachterrasse und publikumsorientierte Nutzungen im Erdgeschoss, wie Cafés und Gastronomieangebote am Dialogplatz. Diese Anpassungen sollen die Aufenthaltsqualität und die Einbindung in die Lokstadt fördern.Ein Ziel, das auch der Stadt Winterthur wichtig ist. Der Rekurs schafft die rechtliche Grundlage, um diese Punkte sorgfältig zu prüfen, ohne den laufenden Projektplan zu gefährden.

    Keine Verzögerung trotz Rekurs
    Cham Swiss Properties zeigt sich zuversichtlich, dass der Zeitplan eingehalten wird. Bereits jetzt ist klar; Rocket & Tigerli bleiben Meilensteine für den urbanen Holzbau in der Schweiz. Das Ensemble nutzt das Potenzial des zukunftsweisenden Holzhybridbaus und steht für nachhaltige Stadtentwicklung mit hoher architektonischer Qualität. Bis Ende 2028 soll das Projekt abgeschlossen sein, mit Wohnungen im Hochhaus und Hotelnutzungen in den unteren Geschossen.

    Bedeutung für Winterthur
    Für die Stadt Winterthur bedeutet das Projekt nicht nur ein neues Wahrzeichen, sondern auch zusätzliche Impulse für das Quartier Lokstadt. Als Teil einer umfassenden Transformation stärkt Rocket & Tigerli die Position der Stadt als attraktiver Wohn- und Wirtschaftsstandort und unterstreicht die Bedeutung nachhaltiger, innovativer Bauvorhaben.

  • Géothermie dans les constructions souterraines

    Géothermie dans les constructions souterraines

    Des ingénieurs du Laboratoire de mécanique des sols(LMS) de l’EPFL ont étudié l’utilisation de la géothermie dans deux cas d’application très différents : une station de métro et un centre de calcul souterrain, selon leur communiqué. Dans le cadre de ce projet Innosuisse, les chercheurs ont collaboré avec le bureau d’ingénieurs international Amberg Engineering, basé dans le canton de Zurich, afin d’optimiser la climatisation par une meilleure utilisation des géostructures énergétiques.

    Il s’agit d’éléments de construction de bâtiments qui se trouvent dans le sol et qui peuvent être utilisés pour la conduction thermique. Il s’agit notamment des pieux énergétiques, des dalles de sol et des murs des sous-sols. Les deux études ont été publiées dans la revue « Tunnelling and Underground Space Technology ».

    Les modèles transférables développés par l’équipe ont pris en compte soit la plupart des facteurs physiques de l’infrastructure ferroviaire souterraine, soit, en plus de la géométrie du bâtiment et de la ventilation mécanique, la capacité à évacuer l’excès de chaleur par activation géothermique.

    Les chercheurs ont notamment découvert qu’un système géothermique dans un centre de données souterrain est amorti en trois à sept ans. Si l’énergie géothermique remplace la chaleur générée par les chaudières à gaz, les émissions annuelles de CO2 pourraient être réduites de 45% sur le site type de cette étude de cas.

    Sofie ten Bosch, ingénieur civil au LMS et auteur principal de l’étude, a pu mettre en pratique sa thèse de doctorat dans deux applications concrètes dans le cadre de ces deux études. Elle déclare : « La technologie permettant d’évaluer le potentiel de l’énergie géothermique dans une zone donnée est désormais mature et nous constatons que le secteur est prêt à explorer de nouvelles possibilités d’utilisation optimale de cette source de chaleur durable »

  • Un nouveau certificat vérifie l’efficacité énergétique dans l’entreprise

    Un nouveau certificat vérifie l’efficacité énergétique dans l’entreprise

    L’association Minergie, basée à Bâle, a présenté le 22 mai à Berne son nouveau certificat « Entreprise Minergie ». Ce certificat est attribué aux propriétaires qui contribuent à la protection du climat grâce à une faible consommation d’énergie et à des coûts d’exploitation réduits, explique Minergie dans un communiqué de lancement. Alors que le standard de construction Minergie déjà connu atteste de l’efficacité énergétique de la construction, l’objectif de Minergie-Entreprise est d’éviter les réglages erronés ou inefficaces de la technique du bâtiment.

    « Le nouveau certificat Minergie-Entreprise fait désormais le lien entre la planification, la construction et l’exploitation, en contrôlant et en certifiant les réglages de la technique du bâtiment et la consommation d’énergie qui en découle à l’aide de données énergétiques et d’évaluations saisies automatiquement », explique Sabine von Stockar, responsable de la formation et du développement chez Minergie, citée dans le communiqué. « Cela permet de s’assurer que le potentiel d’efficacité énergétique est garanti dans l’exploitation courante »

    Pour la première fois, l’entreprise Minergie peut être attribuée après au moins un an d’exploitation de la technique du bâtiment. Le certificat s’adresse en particulier aux « propriétaires de biens immobiliers disposant de portefeuilles importants et ayant des ambitions durables », explique Minergie. En complément du standard de construction Minergie, le processus de certification pour l’exploitation Minergie peut générer des économies d’énergie de 15 pour cent sur l’ensemble du portefeuille. L’association recommande une recertification au bout de trois ans.

  • L’Empa gagne un constructeur de ponts

    L’Empa gagne un constructeur de ponts

    Matthias Sulzer n’est pas un chercheur typique. Son parcours l’a mené de l’artisanat à la création d’entreprise, en passant par des études d’ingénieur, pour finalement revenir à la recherche. Aujourd’hui, il est à la tête du département Ingénierie de l’Empa, où il contribue à façonner l’environnement construit de demain. Son bureau est aussi structuré que sa façon de penser. Sur un poster qu’il a lui-même dessiné, une route de montagne montre les étapes d’un développement stratégique. Pour Sulzer, les visualisations ne sont pas seulement des outils de travail, mais l’expression d’une pensée pragmatique et ciblée.

    Très tôt, il a compris que des changements durables ne pouvaient être réalisés que si la recherche et la pratique collaboraient étroitement. Dès la création de son entreprise, il a misé sur la coopération scientifique. Cette attitude l’a conduit plus tard à l’Empa en tant que chercheur principal, où il a dirigé des projets d’innovation nationaux et traduit les connaissances scientifiques en applications concrètes.

    L’innovation comme lien entre la pensée systémique et la responsabilité
    Aujourd’hui, Sulzer s’intéresse à un large éventail de sujets, de la robotique durable à la décarbonisation de systèmes énergétiques entiers, en passant par de nouveaux matériaux. Son travail est particulièrement impressionnant dans le contexte du changement climatique. En effet, l’environnement construit est responsable d’une grande partie de la consommation de ressources. Pour Sulzer, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu technologique, mais d’un enjeu de société. Sa vision va du cycle fermé des matériaux à la récupération du carbone atmosphérique. Pour lui, la protection du climat commence en laboratoire, mais elle se termine dans l’application.

    Son département couvre toute l’échelle de la recherche, du développement de matériaux moléculaires à l’évaluation des stratégies énergétiques nationales. Qu’il s’agisse de drones pour la réparation d’infrastructures ou d’implants biocompatibles, le travail des équipes de l’Empa est aussi varié que pertinent. Selon M. Sulzer, il est crucial que les différentes disciplines travaillent ensemble. Là où auparavant des experts isolés travaillaient côte à côte, on mise aujourd’hui sur un véritable travail d’équipe.

    Une recherche qui renforce les personnes
    Pour Sulzer, ce n’est toutefois pas la technologie qui est au centre, mais les personnes. Selon lui, la recherche ne doit pas se mesurer uniquement à l’excellence, mais doit permettre à la prochaine génération d’assumer des responsabilités. Il se considère comme un facilitateur qui crée des espaces d’excellence scientifique. Et il croit en la valeur ajoutée des équipes, dans lesquelles les forces individuelles se combinent pour former une intelligence collective. Là où les frontières disciplinaires sont dépassées, de nouvelles solutions voient le jour, dont l’impact dépasse souvent le cadre de la recherche.

    Avec Matthias Sulzer, l’Empa ne gagne pas seulement un chef de département spécialisé, mais aussi une personnalité dirigeante qui allie science, esprit d’entreprise et responsabilité sociale. A une époque où les développements technologiques ne suffisent plus, Sulzer mise sur l’attitude, la coopération et une vision claire. Une recherche qui agit par les hommes, pour les hommes.

  • Le premier bâtiment cantonal zurichois certifié platine

    Le premier bâtiment cantonal zurichois certifié platine

    Le canton de Zurich entre dans l’histoire. Le centre d’asile d’Adliswil, qui sera achevé en 2023, est le premier bâtiment cantonal à obtenir la certification SNBS Platine, la plus haute distinction. Il fait ainsi partie d’une poignée de projets de construction en Suisse qui ont atteint ce niveau.

    Contrairement à de nombreux certificats de durabilité traditionnels, le SNBS Bâtiment ne prend pas seulement en compte des critères écologiques, mais évalue l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiment et son impact sur la société, l’environnement et l’économie.

    Architecture contextuelle et efficacité modulaire
    Le nouveau bâtiment séduit par son approche architecturale différenciée, qui intègre à la fois des aspects fonctionnels et sociaux. Il en résulte un lieu qui ne se contente pas d’offrir un hébergement, mais qui permet également l’intégration. Des zones de rencontre semi-ouvertes, des jardins de plantes et un terrain de sport favorisent les échanges et l’engagement volontaire.

    La construction modulaire en bois garantit non seulement une qualité élevée et un bon rapport coût-efficacité, mais contribue également à la réalisation d’objectifs écologiques. Le processus de construction court, la facilité de déconstruction et le haut degré de préfabrication rendent également le projet économiquement attractif.

    Un pas au-delà de ses propres normes
    Avec la note globale de 5,5 obtenue, le projet dépasse même les objectifs fixés par le canton. Zurich exige au moins une certification or pour les nouveaux bâtiments, mais le centre d’asile atteint la certification platine. Une confirmation de l’engagement du service des bâtiments et des équipes impliquées dans le projet.

    Un signal pour les bâtiments publics
    Pour les investisseurs, les planificateurs et les décideurs, le projet est une preuve impressionnante que la durabilité exigeante est également réalisable dans les bâtiments publics et qu’elle est rentable à long terme. Le centre de requérants d’asile d’Adliswil n’est donc pas seulement un bâtiment fonctionnel, mais aussi un facteur d’implantation tourné vers l’avenir.

  • La technologie des toits solaires pliants met le cap sur le marché allemand

    La technologie des toits solaires pliants met le cap sur le marché allemand

    Selon un communiqué de presse, dhp Technology AG a créé une filiale à Stuttgart, en Allemagne. Le fournisseur du « toit solaire pliant unique au monde » souligne ainsi ses ambitions de faire avancer le tournant énergétique avec des solutions photovoltaïques innovantes en Allemagne également, ajoute le communiqué. Avec la création de dhp Technology Deutschland GmbH, l’entreprise pose la première pierre d’une présence à long terme sur le marché allemand.

    « L’expansion en Allemagne est une conséquence logique de la forte augmentation de la demande pour notre solution photovoltaïque innovante », a déclaré le cofondateur et PDG Gian Andri Diem. En Allemagne, le potentiel de marché pour les toitures solaires pliantes est énorme, notamment en ce qui concerne les stations d’épuration, les parkings et les surfaces logistiques.

    La filiale de Stuttgart est dirigée par Gian Andri Diem, PDG de dhp Technology, et Torsten Brandstetter, directeur général. Brandstetter est ingénieur commercial et apporte son expérience dans le secteur de l’énergie et de l’innovation technologique.

    dhp Technology est un concepteur et fournisseur de toitures solaires pliantes. Ceux-ci sont spécialement conçus pour être installés au-dessus des surfaces imperméables et des infrastructures existantes. Ils se déploient ou se replient automatiquement en fonction des conditions météorologiques. Cela permet aux municipalités et aux entreprises de produire de l’électricité localement et de manière durable sans occuper de surface au sol supplémentaire.

    Des toits solaires pliants de dhp Technology sont déjà en service dans trois stations d’épuration allemandes. Dix autres installations sont en cours d’exécution et devraient être raccordées au réseau avant la fin de l’année, selon le communiqué de l’entreprise.

  • L’EPF révèle une faille dans l’architecture d’Intel

    L’EPF révèle une faille dans l’architecture d’Intel

    Le développement moderne d’un site repose sur des infrastructures numériques dont la sécurité est considérée comme allant de soi. Mais avec la découverte de la faille de sécurité « Branch Privilege Injection » par des chercheurs de l’ETH, il est clair que les risques liés aux technologies de CPU spéculatives sont plus graves que ce que l’on pensait. La vulnérabilité permet aux attaquants de lire les zones de mémoire privilégiées sur les processeurs partagés. Octets par octets, et ce à grande vitesse. Des millions de systèmes dans des centres de données privés et publics sont concernés dans le monde entier.

    Une aubaine pour les performances, un risque pour la sécurité
    L’origine de la vulnérabilité est un concept initialement introduit pour améliorer l’efficacité. Exécution spéculative. Le processeur calcule par anticipation des étapes de calcul, un mécanisme qui peut conduire à des erreurs d’autorisation à une cadence nanoseconde. Les attaquants utilisent ce que l’on appelle une condition de course dans le prédicteur de branche et passent ainsi outre les mécanismes de protection entre les différents utilisateurs.

    Les environnements de cloud computing sont particulièrement exposés
    La menace ne se limite pas aux appareils individuels. La vulnérabilité est particulièrement critique dans le cloud computing, où différents clients partagent les mêmes ressources matérielles. Le scénario d’attaque permet d’accéder aux zones de stockage d’autres utilisateurs. Un cauchemar pour tous ceux qui dépendent d’un stockage sécurisé des données. Le choix du site pour les entreprises numériques devient donc également une question d’architecture de sécurité informatique.

    Faiblesse architecturale avec système
    Depuis la découverte de Spectre et Meltdown en 2017, il est déjà clair que les exécutions spéculatives constituent un champ de mines en matière de sécurité. La faille actuelle s’inscrit dans une série de problèmes de conception systématiques. Kaveh Razavi, professeur à l’ETH, parle d’une erreur d’architecture fondamentale. De nouvelles voies d’attaque sont régulièrement découvertes et doivent être corrigées par des mises à jour de microcode coûteuses.

  • Opportunités pour la Suisse dans un monde en mutation

    Opportunités pour la Suisse dans un monde en mutation

    L’économie mondiale est à l’aube d’une profonde mutation. L’intelligence artificielle a le potentiel de créer une impulsion de croissance de dimension historique d’ici 2035. Au niveau mondial, elle pourrait générer jusqu’à 15 % de croissance supplémentaire du PIB, et jusqu’à 13,8 % en Europe occidentale. Mais pour que cette poussée devienne réalité, il faut des conditions-cadres transparentes, fondées sur l’éthique, qui suscitent la confiance dans la technologie. Les entreprises et les États sont appelés à participer activement à l’élaboration du cadre social et réglementaire.

    La pression de la transformation augmente
    La Suisse est bien positionnée pour jouer un rôle clé au niveau international. 84% des CEO locaux ont introduit les technologies d’IA dans leur entreprise au cours de l’année dernière, ce qui représente un bond en avant par rapport à l’année précédente. Parallèlement, l’étude montre que rien qu’en 2025, 7,1 billions de dollars de valeur ajoutée seront redistribués dans le monde. Pour les entreprises en Suisse, c’est le moment de repenser les modèles commerciaux, d’exploiter les potentiels et de développer stratégiquement les sites favorables à l’innovation.

    Champs de croissance le long des besoins humains fondamentaux
    La croissance de demain ne se fera plus le long des frontières sectorielles traditionnelles. Au contraire, de nouveaux écosystèmes émergent, par exemple dans les domaines de la mobilité, du logement, de l’alimentation, de l’énergie et de la communication. Au sein de ces réseaux, les fournisseurs de technologie, les services publics et les entreprises industrielles travaillent ensemble pour trouver des solutions intégrées. Investir à un stade précoce dans cette coopération intersectorielle permet de créer de nouvelles chaînes de valeur et de garantir des avantages en termes de localisation.

    Le changement climatique comme contre-pouvoir
    Le potentiel positif de l’IA est contrebalancé par le fardeau du changement climatique. D’ici 2035, le PIB mondial risque de diminuer jusqu’à 7 %. Parallèlement, les applications d’IA à forte intensité de données augmentent la demande en énergie. Des améliorations ciblées de l’efficacité, par exemple dans les bâtiments ou les processus de production, permettent de réduire les émissions de CO₂ et de préserver les ressources. Le défi consiste à penser la protection du climat et la numérisation de manière systémique.

    Le lien entre l’innovation technologique et le développement durable détermine l’attractivité du site de demain. Celui qui investit dans des applications d’IA fiables, forme des alliances intersectorielles et assume en même temps une responsabilité écologique, se positionne dans la compétition pour les marchés d’avenir. La Suisse a le potentiel pour devenir un site d’innovation d’importance mondiale si la politique, l’économie et la société gèrent activement et conjointement le changement.

  • Un Projet de territoire Suisse sans substance

    Un Projet de territoire Suisse sans substance

    La révision du Projet de territoire Suisse devait fournir une boussole stratégique pour le développement territorial à l’horizon 2050. Mais le document présenté en décembre 2024 ne traite pas suffisamment de thèmes décisifs tels que la densification, les infrastructures et les conflits d’utilisation. Pourtant, la demande d’espace utilisé intelligemment, d’infrastructures résilientes et de solutions d’avenir pour les villes et les régions en croissance n’a jamais été aussi urgente.

    La densification reste non résolue
    La représentation d’un développement interne avancé est en contradiction avec la réalité. Les constructions neuves de remplacement, un moyen essentiel de densifier les bâtiments, restent entachées d’incertitudes et d’obstacles. Il manque un concept de mise en œuvre pragmatique qui établisse des règles du jeu claires, facilite les investissements et accélère le développement des sites. Un manquement qui a des conséquences sur la construction de logements et la compétitivité des zones urbaines.

    Les transports sont bloqués au lieu d’être rendus possibles
    Un autre déficit apparaît dans l’infrastructure des transports. Le projet de territoire néglige le besoin de voies de communication performantes et favorise une opposition entre la route et le rail. Or, le développement durable d’un site nécessite des stratégies de mobilité en réseau qui répondent aux exigences économiques autant qu’à celles de la société.

    Sans soutien politique, tout reste théorique
    Outre ses faiblesses de fond, le concept manque d’une légitimité politique claire. Sans structures de gouvernance bénéficiant d’un large soutien, le document reste inefficace. La Société suisse des entrepreneurs a donc déposé des amendements et rejette le projet dans sa forme actuelle.

    Conclusion pour le secteur immobilier
    Pour développer des sites et contribuer à faire de la Suisse un espace de vie et économique attractif, il faut des conditions-cadres solides et une politique d’aménagement proche de la réalité. Le projet de territoire actuel n’offre ni l’un ni l’autre. Il est temps de mettre en place un modèle orienté vers la pratique, qui crée une sécurité de planification, permette des investissements et renforce l’attractivité du site à long terme.

  • Nouveau site de distribution avec accès par train

    Nouveau site de distribution avec accès par train

    Le grossiste Pistor AG a ouvert à Sennwald une centrale de distribution pour les clients de Suisse orientale. Selon le communiqué de presse, Pistor livre depuis le lundi 12 mai des denrées alimentaires et des marchandises aux boulangeries, aux entreprises de restauration et aux hôpitaux. Après une période de construction d’environ un an, les clients de Suisse orientale du grossiste sont approvisionnés directement depuis Sennwald. « Le démarrage s’est déroulé sans problème », déclare Richard Betschart, responsable logistique de Pistor, cité dans le communiqué.

    « Nous comptons sur des livraisons quotidiennes allant jusqu’à 85 tonnes au départ de Sennwald », poursuit Betschart. 21 collaborateurs travaillent sur place, dont la plupart sont des chauffeurs de camion. Trois des 14 camions sont électriques. Ce nombre devrait passer à huit dans les années à venir.

    Selon le communiqué, l’entreprise a misé sur la durabilité dans le cadre de ce projet. Ainsi, la centrale de distribution de Suisse orientale permet de raccourcir les trajets et d’assurer une livraison durable. Pistor transporte les marchandises de nuit par train du siège principal de Rothenburg à Sennwald, avant de les redistribuer par camion. Cela permet d’économiser plus de 400’000 kilomètres de route par an, poursuit le communiqué. Le bâtiment est également construit en bois, ce qui a permis d’éviter l’émission de 670 tonnes de CO2. Il y a une installation solaire, un réservoir souterrain et une station de lavage à l’eau de pluie pour les camions et les wagons.

    Pistor est une entreprise de commerce et de services pour le secteur de la boulangerie et de la confiserie, la gastronomie et le marché de la santé. Fondée en 1916, l’entreprise compte aujourd’hui plus de 700 collaborateurs. Selon ses propres indications, l’assortiment Pistor comprend plus de 20 000 produits, des prestations de service et un grand réseau de spécialistes. En 2024, Pistor a réalisé un chiffre d’affaires de 827 millions de francs suisses.

  • Un système photovoltaïque remporte le prix du développement durable

    Un système photovoltaïque remporte le prix du développement durable

    Cette année, Solnow AG a reçu l’un des trois prix du développement durable décernés chaque année par le parc naturel de Beverin, Viamala Tourismus et la région de Viamala lors du MUMA, informe Viamala Tourismus dans un communiqué. Concrètement, la jeune entreprise de Zillis-Reischen a reçu le prix de la catégorie Innovation lors de l’exposition des commerçants des districts grisons d’Avers, de Rheinwald et de Schams pour son système photovoltaïque en toiture. Le prix du tourisme et le prix du public ont été attribués respectivement au projet Bachhuus de Hinterrhein GR et au projet Pumptrack Val Schons à Andeer.

    « Enlevez les tuiles, mettez Solnow dessus », c’est ainsi que Solnow AG décrit son modèle commercial. Le système photovoltaïque en toiture, entièrement recyclable, est monté à la place de tuiles ou d’une autre couverture de toit et peut également être utilisé dans des conditions alpines. Il apporte ainsi une contribution importante à un approvisionnement énergétique durable et régional, écrit Viamala Tourismus dans son communiqué.

  • Une nouvelle technologie de construction stocke le CO2 dans les bâtiments

    Une nouvelle technologie de construction stocke le CO2 dans les bâtiments

    Holcim et ELEMENTAL présenteront une nouvelle méthode de séquestration du carbone dans les bâtiments lors de la Biennale d’architecture de Venise, selon un communiqué. Cette nouvelle technologie de biocarbone y sera présentée du 10 mai au 23 novembre 2025 dans le cadre de l’exposition Time Space Existence. Elle est organisée par le European Cultural Centre.

    Des éléments préfabriqués minimalistes à taille réelle d’un prototype pour la construction de logements dite incrémentielle, c’est-à-dire par étapes, seront présentés. Les structures exposées ont été conçues par ELEMENTAL et s’appuient sur deux décennies de recherche. Elles se composent de cadres en béton préfabriqués avec des infrastructures sanitaires, à partir desquels des personnes à faibles revenus peuvent construire un logement dans des zones économiquement défavorisées.

    Ces éléments préfabriqués ont été construits par Holcim. Ils sont composés à 100 % d’agrégats recyclés et de biochar. Le biochar absorbe durablement le CO2 qui serait autrement libéré par les matières organiques à la fin de leur cycle de vie. Selon les calculs de Holcim, un kilogramme de biochar empêche la libération de jusqu’à trois kilogrammes de CO2. Ce biochar est ajouté aux mélanges de ciment, de mortier ou de béton à faible teneur en CO2 de Holcim. Cela permet de réduire encore leur empreinte carbone sans affecter leurs performances, comme le souligne Holcim.

    « La nouvelle technologie de décarbonisation de Holcim nous permet de faire face à l’ampleur et à la rapidité de la demande alimentée par la crise du logement, sans nuire à l’environnement », a déclaré Alejandro Aravena, fondateur d’ELEMENTAL, cité dans le communiqué. Le PDG de Holcim, Miljan Gutovic, ajoute : « Grâce à notre partenariat avec Alejandro Aravena et l’équipe d’ELEMENTAL, nous avons montré comment la nouvelle technologie de capture du carbone de Holcim peut façonner l’avenir de la construction »