Catégorie : Durabilité

  • Un site énergétique avec un potentiel d’avenir

    Un site énergétique avec un potentiel d’avenir

    Avec l’achat de l’ancien site de Legler par la société Hochdruckkraftwerk Diesbach AG et la participation simultanée de la commune de Glaris Sud, un nouveau chapitre s’ouvre pour ce site industriel riche en traditions dans le pays de Glaris. L’exploitant de la centrale hydroélectrique locale s’est assuré le terrain, y compris la centrale électrique. Dans le même temps, la commune acquiert des terres agricoles auprès de l’ancien propriétaire et devient le plus gros actionnaire avec une part de 40%.

    L’énergie rencontre le développement du site
    L’acquisition ne sert pas seulement à préserver la centrale historique, mais ouvre également de nouvelles possibilités pour le développement à long terme du site. « Nous pouvons proposer des surfaces allant de 50 à plusieurs milliers de mètres carrés », explique le président du conseil d’administration Weber-Thedy.

    La commune de Glaris Sud assure deux sièges au conseil d’administration et une importante réserve foncière de près de 30’000 mètres carrés de terres agricoles, qui sont prévues pour des mesures de remplacement ou des surfaces de compensation écologique. La commune crée ainsi de l’espace pour les développements futurs.

    Une perspective à long terme avec une utilisation intermédiaire
    Le potentiel du site Legler est indéniable, mais une nouvelle utilisation nécessite du temps et repose sur une planification minutieuse. L’objectif est une utilisation mixte, avec des logements et des activités, qui s’intègre au paysage et à la commune. Les premières étapes de la mise en œuvre ne sont pas attendues avant dix ans.
    D’ici là, le site sera utilisé de manière judicieuse. Les grands halls seront loués comme entrepôts. Qui peuvent être divisés de manière flexible, même si, en raison des restrictions de construction, ils ne conviennent qu’à certains usages.

    La durabilité comme leitmotiv
    La centrale haute pression se focalise sur une production d’énergie respectueuse de l’environnement et rénovera l’usine en 2025 selon les normes les plus modernes. Les discussions antérieures sur l’extension ont été ajournées au profit d’une approche sensible du paysage, mais le murmure des chutes du Diesbach doit être préservé.

    Une impulsion pour le pays de Glaris
    L’acquisition du site de Legler est plus qu’un changement de propriétaire. Elle est un exemple de développement de site prévoyant, porté par une production d’énergie locale, une participation publique et une perspective à long terme. La commune de Glaris Sud s’engage activement dans le développement du site tout en minimisant le risque de dégradation d’un bien immobilier marquant.

    L’association de l’infrastructure énergétique, du développement immobilier et de l’engagement public fait de ce projet un phare pour la région. avec un caractère exemplaire pour des sites comparables en Suisse.

  • Bâtiment commercial neutre en carbone avec rampe et jardin sur le toit

    Bâtiment commercial neutre en carbone avec rampe et jardin sur le toit

    A l’occasion du lancement de la construction de leur projet Green Spin à Winterthour,Felix Partner Architektur und Design de Zurich a remis symboliquement à leurs repreneurs les premiers éléments démontés de l’ancien siège de Stewi à Winterthour-Grüze en vue de leur réutilisation. En effet, selon un communiqué de presse, la plupart des éléments démolis ne finissent pas à la décharge, mais sont réutilisés dans d’autres constructions. De même, le béton de démolition sera déchiqueté et utilisé pour produire du béton recyclé.

    Un bâtiment de services pour les locataires commerciaux sera construit au même endroit. Des entreprises qui mettent elles aussi l’accent sur la durabilité devraient y emménager à la fin de l’été 2027.

    Le gros œuvre est prévu comme une construction en bois neutre en CO2. En outre, une cour intérieure végétalisée et un jardin sur le toit seront réalisés. Des panneaux photovoltaïques sur les façades et des éoliennes fourniront de l’électricité écologique, et le chauffage sera assuré par la géothermie. Le bâtiment sera certifié selon la norme internationale de durabilité BREEAM.

    La pièce maîtresse est une rampe d’une largeur maximale de six mètres qui monte en pente douce autour de la cour intérieure. Elle permet d’accéder aux espaces locatifs à tous les niveaux, y compris à vélo. Les surfaces destinées à l’artisanat, aux bureaux, à la production ou au sport sont complétées par des établissements de restauration et quelques commerces de détail.

    « J’espère que ce projet inspirera d’autres personnes à voir grand et à agir avec courage », a déclaré le conseiller national radical Andri Silberschmidt dans son discours prononcé à l’occasion du lancement de la construction. L’architecte de la ville de Winterthour, Jens Andersen, a souligné que le projet « s’inscrit parfaitement dans notre stratégie de développement urbain durable ».

  • Sol en linoléum recyclable à forte teneur en liège

    Sol en linoléum recyclable à forte teneur en liège

    Le fournisseur de revêtements de sol Tarkett Schweiz AG, basé à Dietlikon, a lancé sa propre collection recyclable Lino Materiale. Elle se compose de granulés de liège, d’huile de lin, de résine de pin et de farine de bois et est disponible en dix couleurs liées à la terre, écrit l’entreprise dans un communiqué.

    Grâce à sa forte teneur en liège, Lino Materiale serait plus flexible et réduirait mieux les bruits que les autres sols en linoléum. La bonne résistance du matériau à l’abrasion et aux produits chimiques pendant toute sa durée de vie rend les solutions de sol résistantes à la saleté et à l’usure quotidienne. Cela en fait un bon choix pour les zones de passage fréquent comme les écoles, les bureaux, les cliniques ou les bâtiments administratifs.

    Les sols, qui ont été développés sur la base de la recette originale de 1898, disposent d’un traitement de surface exclusif, selon le fournisseur. Cela permet de réduire les coûts de nettoyage et d’entretien, et donc les besoins en énergie. Les sols ne nécessitent pas d’entretien initial ni de mesures d’entretien ou de revêtement supplémentaires, ce qui contribue également au concept de durabilité du fabricant.

    Le fait que le revêtement de sol puisse être recyclé fait également partie de ce concept. « Car chez Tarkett, le véritable développement durable ne s’arrête pas à la pose », déclare Daniel Mai, chef de produit D/A/CH pour Homogeneous Vinyl, Heterogeneous Vinyl, Linoleum, Sports Indoor, cité dans le communiqué. Grâce au programme de reprise ReStart, le linoléum et les chutes de pose sont réintroduits dans le circuit. Pour ce faire, le sol est entièrement traité et réutilisé comme matériau recyclé.

  • La construction en série : à quand la percée ?

    La construction en série : à quand la percée ?

    Construire des bâtiments à partir d’éléments préfabriqués n’est pas une invention récente. Ce qui fut jadis prôné par le Bauhaus et réalisé par millions après la Seconde Guerre mondiale sous forme de préfabriqués connaît aujourd’hui une renaissance technologique. La planification numérique, les matériaux durables et la précision industrielle permettent de construire des logements en série d’un haut niveau de conception.

    Potentiel d’efficacité au rythme de la fabrication
    La construction en série réduit le temps de construction, diminue les coûts et améliore la qualité de la construction, grâce à une production en hangar indépendante des conditions météorologiques. Des projets comme le « Woodie » de Hambourg ou le Franklin Village de Mannheim montrent les points forts de ce procédé, des délais de réalisation courts, des normes fonctionnelles et une diversité architecturale. Les méthodes modernes de construction modulaire et par éléments permettent à la fois la personnalisation et l’évolutivité.

    La durabilité rencontre la productivité
    Les processus en série optimisent l’utilisation des matériaux, réduisent les émissions liées au transport et facilitent les concepts de déconstruction. Les systèmes hybrides, composés par exemple de modules en bois et d’éléments en béton, allient construction écologique et efficacité industrielle. Des systèmes comme ceux de Nokera montrent que la construction standardisée ne doit pas être uniforme, mais peut apporter des réponses ciblées aux défis urbains.

    Pourquoi la percée s’arrête
    Malgré la maturité technique, la part de marché des méthodes en série est inférieure à 12 %. Les raisons en sont la longueur des procédures d’adjudication, le manque de stratégies municipales, la disponibilité limitée des terrains et une image négative profondément ancrée dans les esprits, qui freinent la mise en œuvre à grande échelle. De plus, la culture de planification classique n’est souvent pas compatible avec les approches optimisées en termes de processus.

    De nouvelles structures plutôt que de vieilles routines
    Un ancrage durable sur le marché nécessite des changements systémiques et les droits de planification et d’attribution doivent laisser la place à des procédures en série. Les municipalités ont besoin d’une politique foncière stratégique et de concepts coordonnés. Dans le même temps, il convient d’éliminer les préjugés en matière de conception et de rendre visible la diversité de conception des systèmes modulaires, par exemple par des façades différenciées, des plans flexibles et des typologies d’utilisation mixtes.

    La rénovation en série gagne en importance
    Les nouvelles constructions ne sont pas les seules à bénéficier de l’approche industrielle. La modernisation de l’existant peut également être pensée en série, de manière plus rapide, moins coûteuse et plus efficace sur le plan énergétique. Des projets comme ceux d’ecoworks montrent comment des éléments de façade et de toiture préfabriqués peuvent transformer des immeubles collectifs entiers en peu de temps. La part de ces rénovations passe de 2 % à 23 % en deux ans.

    Politique d’encouragement comme levier
    Des systèmes d’incitation ciblés pourraient accélérer les procédures en série, par exemple par le biais de subventions bonus en cas de construction modulaire ou de preuve de durabilité. Jusqu’à présent, il n’y a pas d’orientation claire. Les programmes d’aide sont souvent ouverts à la technologie et encouragent la construction de logements sociaux, mais ne lient pas les fonds aux processus proches de la production.

  • Les mathématiques rendent le bois tridimensionnel

    Les mathématiques rendent le bois tridimensionnel

    L’association de la géométrie, de la technologie du bois et de la modélisation numérique ouvre de nouvelles voies à la construction architecturale en bois. La start-up Beyond Bending, née à l’université technique de Vienne, a développé un système innovant permettant de réaliser des formes libres complexes en bois plat. Le « système de tension FLEXGrid » breveté est basé sur des structures de grille plates qui se transforment en une forme tridimensionnelle souhaitée par une tension contrôlée, exactement comme calculée mathématiquement auparavant.

    De plat à spatial
    La technologie fait appel à un principe de base bien connu dans le monde du jardinage, des grilles élastiques et expansives composées de lattes de bois parallèles. Ce principe de construction simple mais efficace a été développé et numérisé en termes d’ingénierie. Les concepteurs définissent la géométrie cible et l’algorithme calcule le treillis approprié. Lors de l’assemblage, la grille prend exactement la forme souhaitée.

    L‘efficacité rencontre l’esthétique
    Le système permet non seulement une mise en forme précise, mais aussi une construction économe en matériaux et en ressources.

    • Facilité de fabrication des éléments plats,
    • montage rapide sur le chantier,
    • Absence de coffrages complexes ou de formes spéciales

    Utilisation de bois régional
    Un premier exemple pratique est le pavillon pop-up de Kuchl, dans le land de Salzbourg. Cette structure de dix mètres de large et de quatre mètres de haut a été réalisée avec succès en utilisant cette méthode et sert de démonstrateur pour de futures applications dans le domaine des constructions temporaires ou permanentes en bois.

    La conception numérique comme clé de la réduction des matériaux
    Le système démontre de manière impressionnante comment les mathématiques, la conception algorithmique et la durabilité peuvent interagir. Il permet aux architectes et aux constructeurs de réaliser des constructions de forme libre, sans coûts de production élevés ni processus de fabrication de moules complexes.

  • Coopération pour plus d’énergie solaire à Zurich et en Suisse orientale

    Coopération pour plus d’énergie solaire à Zurich et en Suisse orientale

    Le fournisseur d’énergie bâlois IWB a racheté le spécialiste de l’énergie solaire Senero AG, basé à Winterthur. Selon un communiqué, IWB souhaite ainsi renforcer sa position dans le domaine des énergies renouvelables. La position de Senero sera ainsi considérablement élargie grâce à l’accès à la structure, à la taille et à l’offre de solutions intégrées d’IWB.

    Dans le cadre de cette coopération, IWB entend investir dans sa propre production d’électricité solaire décentralisée et dans son développement, contribuant ainsi à la sécurité de l’approvisionnement et à la transition énergétique, selon le communiqué. D’ici 2030, l’entreprise veut installer 150 à 200 mégawatts de puissance photovoltaïque (mégawatts crête/MWp) sur les toits et les façades des clients privés et commerciaux. Actuellement, 55 MWp sont déjà installés. Par ailleurs, IWB propose à ses clients des services complets en rapport avec l’interconnexion pour l’autoconsommation (ZEV). Les clients sont soutenus dans la création, l’exploitation et la gestion de ZEV.

    Senero apporte à ce nouveau partenariat son expertise dans l’installation de systèmes photovoltaïques (PV), de batteries et de stations de recharge pour voitures électriques. Chaque année, l’entreprise installe 120 systèmes photovoltaïques.

    « En collaboration avec nos entreprises solaires Planeco et Kunz Solartech, IWB peut, grâce à Senero, réaliser des installations solaires dans toute la Suisse alémanique auprès d’entreprises et de clients privés. Nous pouvons désormais renforcer nos activités de distribution, en particulier dans la région de Zurich et en Suisse orientale », explique Markus Balmer, responsable des ventes chez IWB, cité dans le communiqué. « Nous nous attendons à ce que le secteur de l’énergie solaire continue à connaître une forte croissance, même si l’environnement de marché actuel est devenu plus difficile. Il y a encore beaucoup trop de toits sans PV, et le cadre légal pour les installations PV s’est amélioré avec la nouvelle législation sur l’énergie »

    Fabian Krämer, co-directeur de Senero, voit dans le rachat par IWB une sécurité et une perspective à long terme. « IWB est un partenaire important et bien établi, qui offre à nos collaborateurs des perspectives d’avenir sûres. Ensemble avec IWB, nous pouvons poursuivre notre histoire à succès sur le marché de l’énergie solaire et réaliser de nombreuses autres installations pour nos clients », a déclaré Krämer, cité dans le communiqué.

  • Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Les plastiques ne sont pas seulement un problème environnemental, ils représentent un risque chimique. Qu’il s’agisse d’emballages, de jouets pour enfants ou d’électronique. Presque tous les produits en plastique contiennent des produits chimiques, dont beaucoup sont potentiellement nocifs pour l’homme et l’environnement. Cette nouvelle étude, à laquelle participent des instituts de recherche renommés tels que l’Empa, l’Eawag et des universités norvégiennes, met pour la première fois en lumière de manière systématique l’empreinte chimique du monde du plastique.

    Base de données PlastChem
    La base de données PlastChem qui accompagne l’étude répertorie plus de 16 000 produits chimiques utilisés dans les plastiques, volontairement ou en tant que contaminants. Selon les auteurs, au moins 4 200 d’entre elles sont clairement nocives pour la santé ou l’environnement. Fait particulièrement alarmant, ces produits chimiques ne se trouvent pas seulement dans des applications spécialisées, mais aussi dans des produits de tous les jours comme les emballages alimentaires, les jouets et les plastiques de construction.

    Des bioessais plutôt qu’une boîte noire
    Une approche innovante de l’évaluation des risques réside dans l’utilisation de bioessais, des tests biologiques qui mesurent l’effet toxique des substances libérées sans connaître leur structure chimique exacte. Cela ouvre de nouvelles voies pour mieux cibler les substances non identifiées jusqu’à présent, une nécessité si l’on considère que les plastiques contiennent souvent des produits de dégradation et des résidus de réaction qui ne rentrent dans aucune liste.

    Trois leviers pour des plastiques plus sûrs
    L’étude identifie trois principaux domaines d’action :

    • Remplacer les substances dangereuses par des alternatives plus sûres,
    • La transparence sur le contenu chimique des produits tout au long de la chaîne de valeur,
    • la conception de polymères chimiquement simplifiés qui facilitent la réutilisation et le recyclage.

    Ces approches ne sont pas seulement des tâches technologiques, mais aussi politiques. En effet, jusqu’à présent, il y a souvent un manque de clarté réglementaire sur les produits chimiques qui peuvent être utilisés ou non.

    Impulsion pour l’accord mondial sur le plastique
    Les résultats fournissent une base scientifiquement fondée pour des mesures concrètes, juste à temps pour le processus de négociation de l’ONU sur un accord mondial sur le plastique. Selon les chercheurs, il est essentiel que les aspects environnementaux, mais aussi sanitaires, soient désormais au cœur de la stratégie en matière de plastique.

    Voix de la recherche
    « Les plastiques ne contiennent pas seulement trop de produits chimiques, mais aussi trop de choses dont nous ne savons presque rien », déclare l’auteur principal Martin Wagner (NTNU). Zhanyun Wang, chercheur à l’Empa, ajoute : « La simplification chimique est la clé d’une véritable économie circulaire »

    L’étude montre clairement qu’un « business as usual » dans la production de plastique n’est ni écologiquement viable ni acceptable pour la santé. Si l’on veut utiliser les plastiques à l’avenir, il faut les repenser, de la conception moléculaire à la responsabilité globale.

  • Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    L ‘aéroport de Zurich AG construit une centrale énergétique souterraine, située entre le parking 6, l’hôtel Radisson Blu et l’Operation Center 1. La centrale sera équipée de pompes à chaleur et de machines frigorifiques d’une puissance totale de 12 à 15 mégawatts. À moyen terme, elle couvrira ainsi environ deux tiers des besoins en chaleur et en froid du terminal et des bâtiments environnants de la tête de l’aéroport. La mise en service est prévue pour l’automne 2027, informe la Flughafen Zürich AG dans un communiqué.

    Parallèlement, l’entreprise explore un chenal glaciaire à 300 mètres de profondeur afin d’y stocker de l’énergie thermique et de la rendre réutilisable. Un premier puits existe déjà depuis 2024, un deuxième est en cours de construction. L’exploration du chenal est soutenue par l’Office fédéral de l’énergie.

    Avec la centrale énergétique et un réseau basse température prévu, le caniveau devrait permettre d’économiser environ 6500 tonnes de CO2 par an et contribuer à réduire les émissions de CO2 de la tête de l’aéroport de 35% d’ici 2030, pour atteindre 15 900 tonnes par an. D’ici 2040, l’aéroport de Zurich AG veut réduire ses propres émissions de CO2 à zéro.

    « Sur le plan technique, notre plan de décarbonisation de l’infrastructure repose sur des systèmes innovants. La combinaison de pompes à chaleur, d’un stockage saisonnier de l’énergie dans un chenal glaciaire ou via des champs de sondes géothermiques, ainsi que d’un réseau basse température nous permet de réduire de manière significative l’impact climatique du chauffage et du refroidissement », a déclaré Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation de l’aéroport de Zurich AG, cité dans le communiqué.

  • Zurich mise sur l’avenir

    Zurich mise sur l’avenir

    Le regard tourné vers le nord, et plus précisément vers Copenhague, sert d’exemple au canton de Zurich. La capitale danoise a prouvé de manière impressionnante qu’il est possible d’atteindre des objectifs climatiques ambitieux, sans faire de concessions. Avec une réduction de 80% des émissions de CO2 depuis 2012, Copenhague a réalisé une performance remarquable. Inspiré par cet exemple, le canton de Zurich s’efforce d’atteindre la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici 2040, ou au plus tard d’ici 2050. Cet objectif, sur lequel les électeurs zurichois seront appelés à se prononcer le 28 septembre 2025, est un engagement clair en faveur d’une politique climatique durable. Il ne s’agit pas seulement de définir un objectif, mais de poursuivre résolument la réduction effective des émissions de CO2. Une entreprise qui exige de la détermination et de la force d’innovation.

    Des succès grâce à des mesures ciblées
    Parallèlement à la protection du climat, le canton de Zurich investit massivement dans la préservation et la promotion de la biodiversité. Des revalorisations écologiques, des renaturations et un entretien proche de la nature permettent de reconquérir l’espace vital de la flore et de la faune. Les contrôles d’efficacité démontrent de manière impressionnante la rapidité avec laquelle la nature s’adapte et s’épanouit. La revalorisation de ruisseaux dans le cadre du programme « Zürcher Vielfältige Gewässer » (cours d’eau zurichois diversifiés), qui a permis une réintroduction rapide des libellules, en est un exemple remarquable. L’entretien adapté des talus le long des routes cantonales a également des effets. La vie y bat son plein, les insectes et les petits animaux y retrouvent un habitat approprié. Ces succès prouvent que l’engagement en faveur de la biodiversité est payant et que la nature réagit rapidement grâce à des mesures ciblées.

    Poser des jalons pour un avenir durable
    Le canton de Zurich pose des jalons pour un avenir durable en révisant plusieurs lois et en introduisant de nouveaux instruments.

    Ordonnance sur la protection contre le bruit
    La consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, est ouverte jusqu’au 6 octobre 2025. Il s’agit d’une conséquence directe des modifications de la loi sur la protection de l’environnement adoptées en septembre 2024.

    Carte SIG « Plans des zones centrales« 
    Une nouvelle carte numérique offre dès à présent une vue d’ensemble complète des plans complémentaires « zones centrales » en vigueur et de leurs éléments, sur la base du cadastre RDPPF.

    Ordonnance sur le CO2
    Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur le CO2 révisée avec un effet partiellement rétroactif au 1er janvier 2025. Elle fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2030 et concrétise des mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que des mesures d’encouragement pour les technologies respectueuses du climat.

    Lutte contre les organismes envahissants
    Une consultation est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 sur une révision de la loi sur la protection de l’environnement visant à donner aux cantons davantage de pouvoirs pour lutter contre les organismes exotiques envahissants.

    Prescriptions en matière de stationnement
    Une modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction à partir du 1er août 2025 permettra de réduire les places de stationnement au cas par cas, à condition qu’il n’y ait pas de transfert dans l’espace public.

    ÖKOPROFIT
    Ce programme éprouvé aide avec succès les entreprises à se lancer dans la gestion environnementale afin de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité des ressources et d’améliorer le bilan environnemental. Le canton de Zurich s’efforce de susciter l’intérêt d’autres cantons pour ÖKOPROFIT.

    Bâtiments classés
    Un projet de loi, actuellement en consultation, vise à simplifier la construction et la modernisation énergétique des bâtiments classés.

    Dépôt en couches géologiques profondes
    Les demandes d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes et l’installation d’emballage du combustible, déposées par la Nagra, sont désormais accessibles au public après avoir été examinées et améliorées.

    Développement de la grande hydroélectricité
    Un rapport du Conseil fédéral du 13 juin 2025 met en lumière le potentiel considérable, mais aussi les incertitudes liées aux renouvellements et aux extensions de la grande hydroélectricité.

    Zurich est prête à relever les défis du changement climatique et à saisir les opportunités d’un avenir plus durable. Il est temps d’agir ou comme on dit au Danemark « Så kom nu i gang ! »

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • La densification transforme les villes

    La densification transforme les villes

    L’étude « Bautätigkeit und Verdrängung », réalisée par l’EPF de Zurich sur mandat de l’Office fédéral du logement, montre qu’au cours des deux dernières décennies, le développement de l’urbanisation en Suisse s’est clairement orienté vers l’intérieur. C’est principalement grâce à des constructions de remplacement et à la réaffectation de zones industrielles et commerciales que de nouveaux logements sont créés dans les zones urbaines et non plus en rase campagne. Dans des villes comme Bâle, un quart des nouveaux logements ont été réalisés sur d’anciennes zones industrielles.

    Plus de logements malgré moins de nouvelles constructions
    Bien que le nombre de nouveaux logements construits soit en légère baisse, le nombre net de logements continue d’augmenter. Cela s’explique par l’efficacité de la densification. A Bâle, Genève et Lausanne, on construit jusqu’à deux fois plus de nouvelles unités par logement démoli qu’à Berne ou Zurich. La densification devient ainsi le levier central de la création de logements dans les zones fortement urbanisées.

    Qui est évincé ?
    Le côté obscur de la densification se manifeste dans la composition sociale des quartiers concernés. A Zurich en particulier, il arrive plus souvent que des locataires de longue durée perdent leur logement en raison d’une démolition ou d’une rénovation totale. Ceux qui doivent déménager ont souvent des revenus nettement inférieurs, jusqu’à 40% de moins que la moyenne. En revanche, les ménages aux revenus plus élevés que la moyenne emménagent dans les nouvelles constructions.

    Migration et revenu comme facteur de risque
    L’étude révèle également des désavantages structurels. Les demandeurs d’asile, les réfugiés et les personnes d’origine africaine sont plus souvent touchés par l’éviction que la moyenne. La densification des constructions touche donc particulièrement ceux qui ont le plus besoin d’un logement abordable et qui ne le trouvent souvent plus dans la même commune. Malgré cela, une part considérable des personnes concernées, jusqu’à 64%, parvient à rester dans sa commune.

    Les villes en mutation – un équilibre social ?
    La densification est utile et nécessaire du point de vue de l’aménagement du territoire. Mais elle ne modifie pas seulement le paysage urbain, mais aussi la structure sociale des quartiers. Le défi des prochaines années sera de gérer le changement de manière à ce qu’il ne conduise pas à une fracture sociale, mais à des villes mixtes et résilientes offrant des logements pour tous.

  • Le nouveau centre de recyclage doit devenir un projet pionnier de l’économie circulaire

    Le nouveau centre de recyclage doit devenir un projet pionnier de l’économie circulaire

    La ville de Zurich veut faire construire un nouveau centre de recyclage sur le site de Juch à Zurich-Altstetten. Les investissements pour le projet sont estimés à 29,95 millions de francs. A cela s’ajoutent 3,15 millions de francs pour transférer le Juch-Areal du patrimoine financier au patrimoine administratif de la ville. En raison de l’importance de la somme, la réalisation du projet fera l’objet d’une votation populaire, informe la municipalité dans un communiqué.

    Le remplacement du centre de recyclage de Hagenholz, qui fermera ses portes en 2024, est conçu comme un projet pionnier d’économie circulaire. Le projet sous-jacent de Graber Pulver Architekten AG prévoit d’utiliser des poutres en acier, des plaques de béton et des tôles trapézoïdales provenant notamment de la déconstruction du centre de recyclage Hagenholz. Les systèmes de construction et les matériaux utilisés doivent, dans la mesure du possible, être démontables et séparables.

    Le concept d’exploitation met également l’accent sur la durabilité. Ainsi, la transmission, la réparation et le retraitement des dépôts sont prioritaires. Le recyclage des matériaux vient en deuxième position. Seuls les matériaux qui ne s’y prêtent pas sont envoyés à l’incinération dans l’usine de traitement des ordures ménagères. La livraison doit être possible à pied, à vélo, en voiture et avec des véhicules de transport plus grands.

    Le début des travaux est prévu pour le deuxième trimestre 2026, sous réserve de l’approbation des électeurs. Le centre pourrait commencer à fonctionner à partir du quatrième trimestre. D’ici là, le centre de recyclage provisoire de Looächer à Zurich-Affoltern restera en service.

  • AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    Lorsque le vent et le soleil s’arrêtent, il faut des réserves fiables. Les systèmes de batterie classiques atteignent leurs limites lorsqu’il s’agit de grandes quantités d’énergie et de longues périodes de stockage. C’est là qu’interviennent les accumulateurs à air comprimé. Ils transforment l’énergie excédentaire en air comprimé et le stockent dans des cavernes souterraines pendant des jours, des semaines, voire des mois. En cas de besoin, l’air est à nouveau détendu pour produire de l’électricité. L’AirBattery et les systèmes CAES modernisés représentent un tournant dans la technologie de stockage.

    Combinaison innovante d’air comprimé et d’eau
    L’AirBattery utilise des cavernes de sel pour stocker de l’air comprimé à une pression pouvant atteindre 200 bars. La détente de l’air déplace l’eau qui entraîne une turbine. Un circuit d’eau fermé assure une grande efficacité avec une faible utilisation de ressources. Les premiers projets pilotes montrent des rendements de 47 %, et la première installation industrielle devrait voir le jour en Allemagne en 2027/2028.

    CAES avec plus de 70% de rendement
    Alors que les anciennes installations CAES se situaient entre 40 et 55 %, de nouveaux développements, comme ceux de la North China Electric Power University, montrent que la récupération thermique et l’hybridation permettent désormais d’atteindre 70 %. Cette innovation rend le CAES économiquement attractif pour la première fois, avec des coûts de production d’électricité compris entre 55 et 120 €/MWh. Parallèlement, la consommation de matières premières est réduite de manière drastique, car aucun métal rare n’est nécessaire.

    Le potentiel est énorme
    Rien qu’en Europe, il existe de très nombreuses cavernes de sel appropriées, avec un potentiel de stockage équivalent aux deux tiers de la consommation annuelle d’électricité. En Suisse, les formations granitiques, les anciennes forteresses ou les cavités stratégiques offrent des opportunités comparables. L’utilisation d’infrastructures existantes rend le CAES particulièrement durable et rentable.

    Rentabilité et potentiel de marché
    CAES marque des points grâce à des économies d’échelle et une longue durée de vie. Les investissements sont particulièrement rentables pour les grandes installations avec des périodes de stockage de plus de 8 heures. Le délai d’amortissement est de 6 à 11 ans et le retour sur investissement peut atteindre 12 %. D’ici 2030, 10 à 20 % des besoins de stockage dans le monde pourraient être couverts par des CAES, ce qui correspond à un marché de plus de 100 GW de puissance.

    La Chine montre ce que l’Europe peut apprendre
    La Chine montre comment une gestion politique ciblée peut faire avancer les technologies de stockage. Des réglementations claires, des subventions publiques et des lignes de crédit vertes y stimulent massivement le développement. L’Europe ne dispose pas encore d’un cadre comparable. Pour exploiter le potentiel, il faut des instruments de soutien ouverts à la technologie, des autorisations plus rapides et des incitations pour les services de réseau.

    Bilan climatique et durabilité
    CAES atteint des émissions de cycle de vie de seulement 20-50 g CO₂/kWh, bien en dessous des centrales à gaz et souvent meilleures que les systèmes de batteries. Grâce à ses composants durables, à son faible encombrement et à sa conception respectueuse des ressources, CAES devient un élément constitutif d’un avenir énergétique climatiquement neutre. La combinaison avec le power-to-gas ou les systèmes de batteries offre une flexibilité supplémentaire.

    Le stockage d’air comprimé devient un facteur de réussite stratégique
    AirBattery et les systèmes CAES modernes pourraient devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement énergétique de demain. Leur capacité à stocker efficacement l’énergie renouvelable sur de longues périodes en fait une véritable alternative, y compris sur le plan économique et environnemental. Pour les fournisseurs, les services publics et les investisseurs, c’est le moment de mettre en place des projets pilotes et de créer des conditions réglementaires. Les années à venir détermineront si le CAES passera du statut de produit de niche à celui d’élément du système de la transition énergétique.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.

  • Le mix électrique européen évolue

    Le mix électrique européen évolue

    L’Allemagne a produit environ 40 térawattheures d’électricité solaire entre janvier et juin 2025, soit une augmentation de 30 % par rapport à la même période l’année dernière. La France, la Belgique, le Danemark et la Pologne ont également enregistré une croissance de l’énergie photovoltaïque. L’expansion porte ses fruits, mais le ralentissement parallèle de l’électricité éolienne a pesé sur le bilan global. Avec 60,3 TWh, la production d’électricité éolienne était inférieure d’environ 18 % à celle de l’année précédente. La part des énergies renouvelables dans la production publique nette d’électricité en Allemagne a donc légèrement baissé à 60,9 % (65,1 % en 2024).

    Tendance européenne avec des différences régionales
    Au sein de l’UE, la production combinée d’électricité éolienne et solaire a légèrement diminué au cours du premier semestre 2025 pour atteindre 344,4 TWh, contre 358,1 TWh l’année précédente. Les chiffres de Fraunhofer ISE montrent que si le développement de l’énergie solaire porte ses fruits dans de nombreux pays, les fluctuations météorologiques telles que les baisses de vent se font davantage sentir.

    Le commerce de l’électricité s’adapte
    Au cours du premier semestre, l’Allemagne a importé 7,7 TWh d’électricité , principalement de Scandinavie, où l’énergie éolienne et l’hydroélectricité permettent toujours de bénéficier de prix avantageux. Ces importations étaient plus intéressantes en termes de prix que l’électricité domestique produite par des centrales à combustibles fossiles. Les exportations se sont faites entre autres vers l’Autriche, la République tchèque et la Pologne.

    Les prix de l’électricité augmentent légèrement – les prix pour les clients sont stables
    Après la baisse des prix de ces dernières années, le prix moyen de l’électricité en bourse est remonté à 86,64 euros/MWh au premier semestre 2025. Les prix les plus élevés ont été enregistrés en janvier et février, mois où le vent était faible. Avec une moyenne de 27 centimes d’euro par kilowattheure en juin, les prix de l’électricité pour les nouveaux clients ont retrouvé leur niveau de 2021.

    Coûts du CO2 et prix du gaz à nouveau en hausse
    Parallèlement au marché de l’électricité, les prix des certificats CO₂ augmentent de 11% par rapport à l’année précédente, le gaz naturel a également été plus cher qu’au premier semestre 2024. Ces évolutions montrent à quel point le marché de l’énergie est sensible aux fluctuations de l’offre et aux conditions politiques et combien il est important de disposer d’une infrastructure énergétique durable et résiliente.

  • Une installation solaire alpine pour la Suisse centrale voit le jour à Spiringen

    Une installation solaire alpine pour la Suisse centrale voit le jour à Spiringen

    APV Sidenplangg AG, une entreprise partenaire du prestataire de services énergétiques uranais energieUri AG d’Altdorf et du producteur de courant vert aventron AG de Münchenstein BL, construit la première installation solaire alpine de Suisse centrale, comme l’indique un communiqué. L’installation se trouve dans la région de Sidenplangg, au-dessus du village de Spiringen, dans le Schächental uranais.

    L’installation photovoltaïque alpine couvre une surface de 10,7 hectares à une altitude de 1800 à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’alimentation en énergie est assurée par un poste de transformation existant. L’installation aura une puissance de 8 mégawatts et produira 12,5 gigawattheures d’électricité solaire renouvelable par an à partir de 2029. Les coûts d’investissement s’élèvent à 40 millions de francs, dont 31 millions de francs resteront sous forme de contrats pour des entreprises régionales dans le canton d’Uri, selon le communiqué.

    Selon le communiqué, les projets de l’initiative nationale Solarexpress sont essentiels pour la sécurité et l’indépendance de l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Pour cela, la Suisse a notamment besoin de développer sa production d’électricité en hiver. L’altitude et le profil de production rendent les installations solaires alpines comme celle de Spiringen particulièrement adaptées à la production d’électricité en hiver, puisqu’elles produisent trois fois plus d’électricité pendant le semestre d’hiver que leurs homologues de plaine.

    « Nous sommes heureux de mettre en œuvre la première installation solaire alpine de Suisse centrale en collaboration avec notre partenaire energieUri. Ce projet souligne la collaboration fructueuse entre le Plateau et les cantons de montagne ainsi que l’engagement commun en faveur de la production d’énergie renouvelable suisse », a déclaré Dominik Baier, président du conseil d’administration d’aventron AG.

  • Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services industriels de Winterthur attribue cette année 70’000 francs à des projets respectueux de l’environnement, peut on lire dans un communiqué de presse. Le fonds climatique soutient déjà depuis 2007 des projets de protection du climat, d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2.

    Une somme de 30’000 francs a été attribuée à la société Next Gas GmbH, basée à Kloten. Elle développe des réacteurs à biogaz pour les petites et moyennes exploitations agricoles. Il s’agit d’exploiter le potentiel du lisier pour produire de la chaleur et de l’électricité de manière décentralisée. Les subventions doivent servir à financer un projet pilote dans le cadre duquel le procédé de fermentation de Next Gas sera testé sans interruption de l’exploitation.

    Un projet pilote de l’association Soily est soutenu à hauteur de 20 000 francs. Il s’agit de tester un compost spécial contenant un mélange idéal de micro-organismes dans des exploitations de la région de Winterthur. Pour cela, un champ d’essai de 50 mètres carrés sera d’abord créé.

    SimpleTrain GmbH, dont le siège est à Wallisellen, propose une plate-forme en ligne pour les voyages internationaux en train. La plateforme élargie doit également permettre des réservations pour des trajets qui n’étaient pas connectés jusqu’à présent. Avec le soutien du fonds climatique Stadtwerk Winterthur, des itinéraires concrets comme celui de Winterthur à Barcelone via Lyon seront proposés. SimpleTrain reçoit également un soutien de 20 000 francs pour ce projet.

    Le fonds est financé entre autres par des contributions volontaires des clients de l’électricité à hauteur de 2 centimes par kilowattheure acheté. Pour un ménage moyen de quatre personnes, cela représente un montant de 8 francs par mois, peut-on lire dans le communiqué.

  • Un fonds pour renforcer l’enseignement et la formation professionnels

    Un fonds pour renforcer l’enseignement et la formation professionnels

    En 2024, le fonds cantonal pour la formation professionnelle a mis à disposition un total de 23,1 millions de francs. Un signal fort de l’importance de la formation professionnelle. Sur ce montant, 22,2 millions ont été consacrés aux cours interentreprises, aux procédures de qualification et aux formations continues pour les formateurs. Ces mesures allègent la charge des entreprises formatrices, encouragent la qualité de la formation et renforcent l’attractivité de l’offre de places d’apprentissage.

    Impulsions pour de nouvelles voies dans la formation
    Avec 0,9 million de francs, 17 projets innovants ont été soutenus de manière ciblée. Il s’agit notamment du salon des métiers de Zurich, de concours d’apprentissage dans le Züri-Oberland et de nouveaux réseaux d’entreprises formatrices dans les secteurs de l’informatique et de la restauration. Des projets d’intégration sociale, tels que des journées pratiques pour les personnes ayant fui leur pays, ont également bénéficié d’un soutien. Cette diversité montre que le fonds ne se contente pas de promouvoir ce qui a fait ses preuves, mais qu’il encourage activement de nouveaux formats porteurs d’avenir.

    Un fonds stable au rayonnement croissant
    Malgré des dépenses élevées, le Fonds pour la formation professionnelle reste financièrement stable. Fin 2024, il présentera un solde solide de 15,4 millions de francs. Ce coussin financier garantit un soutien continu à la formation professionnelle, même en période de défis économiques. De plus, le modèle zurichois attire l’attention au-delà des frontières cantonales et est de plus en plus considéré comme une bonne pratique pour d’autres régions de Suisse alémanique.

    Soutien social pour le système dual
    « La formation professionnelle offre des perspectives, une orientation et une stabilité dans un environnement dynamique », souligne Ruth Köfler-Apitzsch, directrice du bureau. Selon elle, le fonds est un partenaire fiable pour tous ceux qui s’engagent en faveur d’une formation initiale forte et donc d’une base stable du marché du travail suisse.

  • L’EMPA remporte le Building Award 2025

    L’EMPA remporte le Building Award 2025

    Environ 8 pour cent des émissions mondiales de CO₂ proviennent de la production de ciment, un énorme levier pour la protection du climat. C’est précisément là que l’Empa intervient. Avec un béton qui stocke le CO₂, auquel sont ajoutées des boulettes de carbone spécialement conçues à partir de charbon végétal. Ceux-ci remplacent une partie des granulats conventionnels. L’astuce, c’est que les granulés absorbent le CO₂ et peuvent agir comme un puits de carbone permanent, sans influencer négativement les propriétés des matériaux de construction. Ainsi, le béton n’est pas seulement neutre pour le climat, mais potentiellement négatif en termes de CO₂, tout en restant utilisable en pratique dans la construction de bâtiments et d’infrastructures.

    Performance d’ingénierie récompensée avec perspective
    Pour cette innovation, l’Empa a reçu fin juin 2025 le Building Award dans la catégorie « Recherche, développement, start-ups ». Le prix le plus important de Suisse en matière d’ingénierie civile. La cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée au KKL de Lucerne, a récompensé des projets exceptionnels qui associent la science et la pratique. L’Empa a convaincu avec une solution qui a le potentiel d’améliorer de manière significative le bilan des émissions de projets de construction entiers, et ce dans une perspective de faisabilité industrielle.

    Projet pilote déjà prévu
    L’équipe de l’Empa dirigée par Pietro Lura et Mateusz Wyrzykowski poursuit déjà le développement des pellets CO₂-négatifs avec des partenaires en vue de leur utilisation sur le marché. Les premières applications sont en préparation, notamment dans l’unité NEST « Beyond Zero », un module du bâtiment de recherche expérimentale de l’Empa et de l’Eawag. Des matériaux de construction à teneur réduite ou négative en CO₂ y sont testés en conditions réelles, ce qui souligne encore la pertinence pratique de la recherche.

    CO₂, la matière première du futur
    L’innovation dans le béton s’inscrit dans une stratégie plus large. Avec l’initiative de recherche « Mining the Atmosphere », l’Empa poursuit un objectif visionnaire, la transformation de l’économie vers un cycle des matières basé sur le CO₂. Le concept, le CO₂ est directement capté dans l’atmosphère et transformé en substances chimiques de base comme le méthane ou le méthanol. Ces derniers remplacent à leur tour les matières premières fossiles dans la production de matériaux de construction ou de sources d’énergie. À la fin de leur cycle de vie, les produits sont destinés à être séquestrés dans des dépôts spéciaux, un stockage à long terme du carbone.

    Vision à long terme pour la construction, l’énergie et l’économie
    L’approche va bien au-delà de la construction. Le méthane synthétique pourrait à l’avenir permettre de surmonter les déséquilibres énergétiques saisonniers et de remplacer les matériaux à forte intensité de CO₂. La condition préalable est une imbrication étroite entre la recherche sur les matériaux, le développement des processus et l’évolutivité économique. C’est pourquoi l’Empa demande, outre le progrès technologique, des conditions-cadres réglementaires qui rendent la séquestration du CO₂ économiquement attractive.

    La force d’innovation, un levier pour la transformation
    La distinction de l’Empa marque plus qu’un succès scientifique. Elle est emblématique de la transformation du secteur de la construction. Les matériaux stockant le CO₂ ne sont plus une vision lointaine, mais des outils concrets pour la transition de la construction. Le secteur pourrait ainsi passer du statut de source de problèmes à celui de partie de la solution et aider les bâtiments à stabiliser activement le climat à l’avenir.

  • Walz 4.0 fait entrer la construction dans l’avenir numérique

    Walz 4.0 fait entrer la construction dans l’avenir numérique

    L’Institut Konstruktives Entwerfen, situé au sein du département d’architecture, de design et d’ingénierie civile de la ZHAW à Winterthour, prend la direction suisse du projet Interreg Walz 4.0. En collaboration avec des universités et des fondations d’Allemagne, d’Autriche et du Liechtenstein, il s’agit de créer d’ici 2028 un réseau d’enseignement et de pratique qui fusionne l’artisanat traditionnel avec la recherche universitaire innovante et les outils numériques.

    Walz 4.0 est plus qu’un nom symbolique. Il se rattache délibérément aux pérégrinations des compagnons, une forme séculaire d’apprentissage par l’expérience, et la transpose dans la réalité de l’enseignement supérieur moderne. Des projets de construction concrets, des matériaux durables et des applications numériques permettent de faire l’expérience de la transformation de la construction.

    Construire durablement, c’est repenser
    La construction circulaire comme fondement d’une nouvelle culture de la construction. « Face à la crise climatique, la construction circulaire au sens de la construction dans l’existant et de la réutilisation d’éléments de construction est plus importante que jamais », explique Andri Gerber, chef de projet à la ZHAW. C’est précisément là que Walz 4.0 intervient : la substance historique des bâtiments est préservée, les matériaux sont réutilisés et de nouvelles constructions voient le jour dans un esprit de préservation des ressources.

    Une attention particulière est accordée à l’enseignement pratique. Les artisans et les étudiants travaillent en équipes conjointes sur des projets de rénovation et de construction. Ils utilisent aussi bien des outils numériques que des techniques vieilles de plusieurs siècles. La théorie devient ainsi une expérience vécue, un facteur de réussite essentiel dans la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et pour un secteur de la construction résilient.

    Un réseau européen pour l’innovation
    Quatre pays, sept institutions, un objectif commun. Walz 4.0 réunit des partenaires de quatre États.

    Suisse : ZHAW Winterthur (partenaire principal), OST – Ostschweizer Fachhochschule, Denkmalstiftung Thurgau

    Allemagne : HTWG Konstanz (coordination générale), OTH Regensburg

    Autriche : FH Vorarlberg

    Liechtenstein : Université du Liechtenstein

    Ensemble, ils créent de nouveaux lieux d’apprentissage, des formats d’échange et des outils numériques. L’objectif est d’établir un dialogue transfrontalier qui améliore à la fois la qualité de la construction et l’attractivité des métiers artisanaux. Le financement d’environ 5 millions d’euros provient du Fonds européen de développement régional, de la Suisse et de la Principauté de Liechtenstein.

    Construire des ponts pour la prochaine génération
    La grande force de Walz 4.0 réside dans son interdisciplinarité. Les architectes, les conservateurs du patrimoine, les ingénieurs civils et les artisans réfléchissent et construisent ensemble. Les résultats ne doivent pas seulement avoir un impact dans les cercles professionnels, mais aussi donner des impulsions pour la politique, la formation et le développement immobilier.

    Parallèlement, le projet crée un espace pour l’expérimentation. De nouvelles méthodes de construction sont testées, les processus de planification numérique sont optimisés, le savoir-faire artisanal est réévalué. L’objectif est de créer un secteur de la construction résilient, ancré localement et écologiquement responsable, porté par des personnes qui maîtrisent leur métier et sont prêtes à apprendre de nouvelles choses.

  • L’enveloppe du bâtiment comme filtre à CO₂ vivant

    L’enveloppe du bâtiment comme filtre à CO₂ vivant

    Le secteur de la construction est considéré comme l’une des plus grandes sources d’émissions de CO₂ au monde. Des chercheurs de l’ETH Zurich adoptent désormais une approche radicalement différente. Ils ont mis au point un matériau de construction organique vivant qui, pendant sa durée de vie, capture activement le dioxyde de carbone de l’atmosphère. A l’intérieur de ce matériau vivent des cyanobactéries, également connues sous le nom d’algues bleues, qui produisent de la biomasse par photosynthèse et forment en outre des minéraux contenant du carbone.

    Cette innovation combine la biologie, la science des matériaux et l’impression 3D pour créer un concept prometteur de construction climatiquement neutre. Le matériau n’est pas seulement fonctionnel, il est aussi structurellement adaptable. Il peut prendre des formes librement choisies, est léger et ne nécessite pour sa croissance que la lumière du soleil, du CO₂ et de l’eau de mer artificielle.

    impression 3D avec photosynthèse dans le système
    Le chef de file du projet est Mark Tibbitt, professeur d’ingénierie macromoléculaire à l’ETH. Avec son équipe interdisciplinaire, il est parvenu à développer un hydrogel qui enveloppe de manière stable les cyanobactéries sensibles tout en les rendant imprimables. Il en résulte un système biologiquement actif qui est architecturalement malléable tout en fixant continuellement le CO₂.

    Ce qui est remarquable, c’est le double effet de fixation. D’une part, le matériau stocke le carbone dans la biomasse croissante des bactéries, et d’autre part, il le stocke sous forme de minéraux stables. Il en résulte un stockage durable du carbone qui peut potentiellement réduire considérablement l’empreinte carbone₂ des bâtiments.

    Du laboratoire à l’environnement construit
    Les chercheurs estiment que le domaine d’application primaire sera à l’avenir le bâtiment, par exemple comme revêtement de façade. Contrairement aux matériaux de construction traditionnels qui génèrent des émissions, ce matériau pourrait absorber le CO₂ tout au long de son cycle de vie.

    Sa mise en œuvre dans des formats architecturaux a déjà été testée sur des plateformes prestigieuses telles que la Biennale de Venise et la Triennale de Milan. L’expérience qui y a été acquise montre que le concept peut faire ses preuves non seulement en laboratoire, mais aussi dans un contexte architectural.

    Potentiel pour les cycles urbains
    Le matériau est plus qu’une expérience écologique. Il pourrait faire partie des futurs cycles de matériaux urbains. En permettant aux bâtiments non seulement d’abriter des utilisateurs, mais aussi de servir de puits biologiques de CO₂, un nouveau chapitre de l’architecture respectueuse du climat s’ouvre.

    Les résultats des chercheurs de l’ETH ont été publiés dans la revue Nature Communications. Une indication de la pertinence scientifique et du niveau d’innovation du développement. Il s’agit maintenant de franchir les prochaines étapes vers l’évolutivité et la durabilité à long terme.

  • Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville teste actuellement de nouveaux meubles pour les zones de rencontre de Bâle dans la Birkenstrasse et la Göschenenstrasse. Selon le communiqué de presse, un béton neutre en CO2 et un béton à teneur réduite en ciment sont testés pour leur production. Les nouveaux bancs sont en outre équipés de petites tables et de possibilités de fixation pour des voiles d’ombrage, tandis que les bacs de plantation pour les grands arbustes devraient à l’avenir fournir de l’ombre. Pendant la phase de test d’un an, les riverains pourront donner leur avis en continu.

    Comme le mobilier des zones de rencontre doit être à la fois robuste et durable, il a jusqu’à présent été fabriqué principalement en béton. Or, le ciment, liant habituellement présent dans le béton, génère d’importantes émissions de CO2 lors de sa production. Les nouveaux matériaux actuels devraient résoudre ce problème. On utilise d’une part un béton neutre en CO2, mélangé à du charbon végétal. Celui-ci stocke le CO2 et le retire ainsi durablement de l’atmosphère. D’autre part, un mélange de béton traditionnel et de béton sans ciment est testé. Un liant minéral composé de gravats de béton et de briques broyés doit ici réduire la part de ciment, et donc les émissions de CO2.

    Les nouveaux bacs à plantes offrent en outre suffisamment de place pour accueillir des arbustes de cinq mètres de haut ou des plantes grimpantes plus grandes. Ainsi, un arbre en bois de fer et une glycine, tous deux considérés comme résistants au climat, seront plantés. La partie restante des bacs peut être plantée par les habitants eux-mêmes.

    Depuis 2002, plus de 90 zones de rencontre ont été aménagées dans les quartiers résidentiels de Bâle. Le nouveau mobilier s’explique par le souhait des riverains de disposer de plus de possibilités de végétalisation et d’ombrage ainsi que d’une meilleure qualité de séjour dans les zones.

  • La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    Une équipe de recherche du PSI cherche des formules qui réduisent la part de clinker, un matériau à forte émission de CO2, dans le mélange de ciment. Des alternatives au clinker sont déjà utilisées, mais ne peuvent couvrir qu’une fraction des besoins en ciment. Les chercheurs cherchent des combinaisons de matériaux disponibles en grandes quantités et permettant une production de ciment de haute qualité. Pour cela, ils utilisent une méthode de modélisation basée sur l’IA. Tout en conservant la qualité des matériaux, ils veulent améliorer l’empreinte carbone des formules, peut on lire dans un communiqué de presse. « Au lieu de tester des milliers de variantes en laboratoire, notre modèle génère en quelques secondes des propositions de recettes concrètes – comme un livre de cuisine numérique pour un ciment respectueux du climat », explique Romana Boiger, première auteure et mathématicienne, citée dans le communiqué.

    Les chercheurs utilisent pour cela des réseaux neuronaux artificiels qui remplacent la modélisation physique, gourmande en temps de calcul. Les modèles d’IA sont entraînés avec des données connues et apprennent en ajustant la pondération de leurs liens afin de prédire des relations similaires.

    Les chercheurs ont entraîné leur modèle d’IA avec le logiciel open source GEMS pour la modélisation thermodynamique. Ils l’ont utilisé pour calculer la formation de minéraux et les processus géochimiques dans différentes formules de ciment et ont combiné ces données avec des données expérimentales et des modèles mécaniques. Cela leur a permis d’estimer la qualité des matériaux de différentes formules de ciment. En outre, les chercheurs ont calculé les émissions de CO2 des formules. Le modèle d’IA a appris à partir de ces données. « En fait, nous recherchons un maximum et un minimum – nous pouvons en déduire directement la formule souhaitée », explique Boiger. Pour cela, ils utilisent des algorithmes génétiques, une autre méthode d’IA, pour identifier les recettes qui combinent les deux valeurs cibles.

    Les chercheurs ont déjà découvert des formules de ciment prometteuses, qui doivent encore être testées en laboratoire pour achever le cycle de développement.
    L’étude a été réalisée dans le cadre du projet interdisciplinaire SCENE (Swiss Centre of Excellence on Net Zero Emissions).

  • HORTUS établit une nouvelle référence en matière de construction durable

    HORTUS établit une nouvelle référence en matière de construction durable

    HORTUS est un bâtiment qui a été construit sur le campus principal du Switzerland Innovation Park Basel Area et qui vise à établir de nouveaux standards en matière de construction durable. Le projet a été développé par SENN, Herzog & de Meuron et ZPF Ingenieure. HORTUS n’est pas seulement conçu pour être compatible avec le climat, il compensera également son énergie grise en l’espace d’une génération et fonctionnera ensuite comme un bâtiment à énergie positive, selon les indications des participants.

    Le cœur du concept est une réduction conséquente de l’utilisation de l’énergie dans la construction et l’exploitation. Des matériaux tels que l’argile, le bois et le papier recyclé ont été utilisés avec un minimum de ressources. Le sous-sol a été délibérément évité. Parallèlement, une surface photovoltaïque d’environ 5’000 m² sur la façade et le toit assure une production maximale d’énergie propre.

    Économie circulaire au niveau des éléments de construction
    Une attention particulière a été portée à la réutilisation. Chaque élément utilisé a été conçu avec une seconde utilisation prévue. HORTUS suit ainsi les principes de l’économie circulaire jusque dans les moindres détails. Les éléments préfabriqués en argile et en bois, fabriqués directement sur place dans une usine de campagne, permettent une déconstruction ou une réutilisation efficace.

    Les matériaux naturels assurent un climat intérieur équilibré, soutenu par une cour intérieure verdoyante conçue par le célèbre architecte paysagiste Piet Oudolf.

    Une infrastructure pour l’innovation
    Le bâtiment offre environ 10 000 m² de surface utile, principalement pour des entreprises du secteur des TIC et des sciences de la vie. Les espaces de bureaux sont déjà entièrement loués à l’ouverture. Le seul espace encore disponible est l’espace de coworking. Celui-ci s’adresse aux start-ups, aux équipes de projet ou aux utilisateurs individuels qui souhaitent profiter de la proximité de l’un des plus grands écosystèmes des sciences de la vie en Europe.

    L’espace de coworking et les bureaux disposent de cuisines communes, d’un jardin et d’une infrastructure informatique. Au rez-de-chaussée, des services de restauration et un espace de fitness complètent l’infrastructure. L’objectif est de réunir l’innovation et la vie quotidienne en un seul lieu.

    Une partie d’une zone de développement plus vaste
    Ce n’est pas le premier bâtiment sur le campus. Le Main Campus HQ est déjà en service. D’autres bâtiments, ALL, HOPE et SCALE, sont en cours de construction ou de planification. D’ici 2029, Allschwil devrait devenir le plus grand site d’un parc d’innovation suisse, axé sur les sciences de la vie, la santé numérique et la transformation industrielle.

    Avec actuellement environ 1 200 collaborateurs répartis dans 92 entreprises et 12 groupes de recherche, le site est déjà un centre important de recherche appliquée et de développement en Suisse.

  • L’économie circulaire commence souvent en silence

    L’économie circulaire commence souvent en silence

    Quelle est la part de circuit déjà présente dans le quotidien des entreprises ? C’est la question que s’est posée une équipe de recherche dirigée par le professeur André Podleisek de la Haute école spécialisée de Suisse orientale et Nicolas Hofer de l’institut IPEK. Sur la base de plus de dix stratégies analysées, ils ont constaté que deux tiers des entreprises appliquent déjà des principes circulaires, souvent sans le savoir.

    Les services de réparation, la réutilisation, les programmes de reprise ou la conception respectueuse des ressources sont tous des éléments constitutifs de l’économie circulaire. Mais comme des termes tels que « économie circulaire » sont rarement utilisés de manière explicite, le potentiel de ces mesures reste souvent méconnu.

    Avantages économiques clairement identifiables
    L’étude montre clairement que les entreprises qui intègrent stratégiquement les principes de circularité dans leur activité principale bénéficient plus souvent d’avantages économiques. Il s’agit notamment d’une augmentation du chiffre d’affaires, de marges plus élevées et de progrès technologiques. Cela a également un impact particulièrement fort sur l’image de marque, 86% des entreprises faisant état d’une meilleure image.

    Alors que le recyclage est moins souvent cité comme une stratégie à part entière, les adaptations de conception, les modèles de réparation et la réutilisation sont particulièrement appréciés, tous secteurs confondus.

    Démarrage pour les PME
    Pour les petites et moyennes entreprises ou les start-ups, la recommandation est de commencer de manière pragmatique. Le modèle d’économie circulaire de Rapperswil, développé par les auteurs, aide à déterminer sa propre position et à planifier de manière ciblée les premières étapes, que ce soit au niveau des processus, des produits ou des services.

    L’approche modulaire permet de réduire la barrière à l’entrée. L’économie circulaire n’a pas besoin d’être parfaite, elle peut se développer. Un service de réparation, une nouvelle solution d’emballage ou un système de reprise sont des approches réelles avec un impact mesurable.

    Agir de manière circulaire, consciemment et avec succès
    L’économie circulaire n’est pas seulement un concept écologique, c’est aussi un facteur de réussite économique. Les entreprises qui s’engagent activement dans des stratégies circulaires renforcent non seulement leur compétitivité, mais aussi leur viabilité, souvent avec des moyens simples.

  • La Suisse lance le recyclage des tuyaux au niveau national

    La Suisse lance le recyclage des tuyaux au niveau national

    Chaque année, environ 85 000 tonnes de tuyaux en plastique sont utilisées en Suisse, dont beaucoup ont une durée de vie allant jusqu’à 100 ans. Malgré leur potentiel en termes de matériaux, il manquait jusqu’à présent un processus systématique de récupération et de recyclage. C’est précisément là qu’intervient le projet « Swiss Plastic Pipe Recycling », initié par l’Association suisse des recycleurs de plastique et l’Association des tuyaux et éléments de tuyauterie en plastique.

    L’objectif est de réintégrer systématiquement dans le circuit des matériaux recyclables les tuyaux issus de projets de construction, de travaux de conduites industrielles ou de déconstructions – grâce à un système standardisé et pratique.

    Large alliance de l’économie et de la pratique de la construction
    Le projet est soutenu par un réseau solide. Des entreprises du secteur de la construction, de la technique du bâtiment, de la transformation des matières plastiques et du recyclage travaillent ensemble pour établir le recyclage des tuyaux à grande échelle en Suisse. Parmi les partenaires du projet, on trouve notamment le groupe Burkhalter, Geberit, Georg Fischer, Meier Tobler, Debrunner Acifer, HakaGerodur, Eberhard, InnoRecycling, MCAM Symalit.

    Tous sont unis par l’objectif de rendre le système de reprise économiquement viable, écologiquement judicieux et facilement accessible aux utilisateurs.

    Le matériau propre est une nouvelle source de recyclage
    Alors que jusqu’à présent, les plastiques d’emballage recyclés étaient principalement utilisés pour fabriquer de nouveaux tubes en plastique, SPPR se concentre sur un potentiel de matériau jusqu’ici peu exploité, les tubes déconstruits. Ces derniers, s’ils sont livrés purs, peuvent servir de source de matières premières de haute qualité, notamment pour les tubes de protection de câbles et les tubes d’infrastructure.

    Les plastiques d’emballage étant appelés à devenir de plus en plus des emballages à l’avenir, il faut des sources supplémentaires de recyclats techniques, une nécessité évidente pour le secteur.

    Plus de 40 points de collecte déjà en service
    L’une des pièces maîtresses du projet est la mise en place d’un réseau de collecte à grande échelle. Plus de 40 points de collecte sont d’ores et déjà disponibles en Suisse. Actuellement, l’accent est mis sur les tuyaux en PE utilisés dans le génie civil, mais l’extension à d’autres matériaux et applications est prévue.

    Grâce à une carte interactive sur le site web du projet, les entreprises trouvent rapidement le point de collecte le plus proche. Ceux-ci acceptent les types de tuyaux définis, à condition que les matériaux soient livrés propres et triés.

    Durabilité avec système
    Avec SPPR, l’ASPR, VKR et les entreprises participantes apportent une contribution concrète à la stratégie de la Suisse en matière d’économie circulaire et de climat. Le recyclage des tuyaux à longue durée de vie réduit les émissions de CO₂, diminue l’utilisation de matières plastiques primaires et favorise la création de valeur régionale.

    Le projet renforce durablement le marché suisse des matières recyclées et montre comment des initiatives industrielles concrètes peuvent avoir un effet systémique.

  • Les associations lancent un projet national de recyclage des canalisations

    Les associations lancent un projet national de recyclage des canalisations

    L’Association suisse des recycleurs de plastique(ASRP), basée à Batzenheid, et l’Association des tubes et tuyaux en plastique(VKR), basée à Aarau, ont lancé le projet Swiss Plastic Pipe Recycling(SPPR). L’objectif est de recycler pour la première fois les tuyaux en plastique à grande échelle et de les réintroduire dans le cycle des matériaux. Les acteurs de la chaîne de valeur des tuyaux soutiennent le projet.

    Selon un communiqué de presse, l’élément central est la mise en place d’un réseau de points de collecte dans toute la Suisse. Actuellement, il existe déjà plus de 40 points de collecte. Selon les initiateurs, la collecte centralisée des tubes permet d’améliorer la qualité des matériaux et d’assurer une traçabilité efficace et transparente tout au long de la chaîne de valorisation.

    Chaque année, environ 85 000 tonnes de tuyaux en plastique sont utilisées en Suisse. trente pour cent de ces tuyaux sont déjà fabriqués à partir de plastique recyclé, provenant principalement d’emballages plastiques recyclés. Cependant, à l’avenir, ces derniers seront recyclés dans la production de nouveaux emballages, ce qui nécessitera de nouvelles sources de matières premières.

    Les tuyaux en plastique se prêtent certes à un recyclage de qualité, mais il a longtemps manqué un système de reprise à l’échelle nationale. Swiss Plastic Pipe Recycling doit donc, grâce à la collecte centralisée des tubes, exploiter un nouveau potentiel de matériaux et de nouvelles sources de matières premières nécessaires de toute urgence pour des recyclats de haute qualité.

    Les entreprises participant au projet sont le groupe Burkhalter à Zurich , Debrunner Acifer à Saint-Gall, Eberhard à Kloten ZH, HakaGerodur à Gossau SG, InnoRecycling à Eschlikon TG, MCAM Symalit à Lenzbourg, Meier Tobler à Schwerzenbach ZH, Geberit à Rapperswil-Jona et Georg Fischer à Schaffhouse. Avec le projet Swiss Plastic Pipe Recycling, l’ASPR veut en outre soutenir les objectifs suisses en matière d’économie circulaire. Le recyclage du plastique permet de préserver les ressources primaires et de réduire les émissions de CO2.

  • Une nouvelle usine à Dübendorf produit du méthane renouvelable

    Une nouvelle usine à Dübendorf produit du méthane renouvelable

    L’Empa a mis en service l’installation de méthanisation move-MEGA à Dübendorf. Ce projet fait la démonstration de la méthanisation par sorption renforcée développée par l’Empa et vise à améliorer le processus power-to-gas, comme l’indique un communiqué. L’installation démontre comment l’électricité solaire est transformée en hydrogène par électrolyse, puis en méthane par ajout de CO2. Le méthane synthétique peut être injecté directement dans le réseau de gaz et remplacer le gaz naturel fossile.

    Selon le communiqué, la méthanisation à sorption renforcée est centrale pour l’installation. Les pellets de zéolithe absorbent l’eau produite par la réaction et modifient l’équilibre chimique en faveur de la formation de méthane. Le méthane formé peut ainsi être utilisé directement ou injecté dans le réseau. « Grâce à la méthanisation renforcée par sorption et à la gestion de la chaleur, nous atteignons des chiffres d’affaires élevés et une flexibilité de charge nettement supérieure à celle des procédés conventionnels. Cela rend la technologie particulièrement attractive pour un couplage direct avec des installations photovoltaïques ou éoliennes », explique Florian Kiefer, chef de projet move-MEGA.

    L’utilisation du CO2 de l’air ambiant pour la méthanisation permet d’obtenir des émissions négatives de CO2 grâce à la pyrolyse du méthane. Le méthane synthétique peut être décomposé en aval en carbone solide et en hydrogène. Le carbone est utilisé dans le béton ou l’asphalte.

    « La méthanisation associée à la pyrolyse du méthane ouvre une voie qui permet de combiner l’approvisionnement en énergie renouvelable et l’élimination durable du CO2 de l’atmosphère », explique Christian Bach, initiateur du projet move-MEGA et responsable du département Sources d’énergie chimiques et systèmes pour véhicules à l’Empa.

    Outre la méthanisation, le projet move-MEGA se concentre également sur l’utilisation de la chaleur résiduelle générée. Le projet est soutenu par le Conseil des EPF, le canton de Zurich, Glattwerk, Avenergy Suisse, Migros, Lidl Suisse, Armasuisse et Swisspower.

  • Un nouveau puits filtrant assure l’approvisionnement en eau de Trubschachen

    Un nouveau puits filtrant assure l’approvisionnement en eau de Trubschachen

    Strabag a construit un puits filtrant en acier inoxydable à Trubschachen avec son département de génie civil spécialisé pour la mise en place d’une nouvelle conduite d’eau potable. Les collaborateurs ont creusé le trou de forage à l’aide d’une pelle hydraulique à câbles de plus de 60 tonnes et de 21 mètres de haut. Le puits a ensuite été amené à une profondeur de 25 mètres, selon un communiqué. L’installation garantit l’approvisionnement en eau potable des communes de Trub, Trubschachen et Langnau pour les 70 à 80 prochaines années, écrit l’entreprise de construction basée à Schlieren.

    Le nouvel emplacement du puits a été rendu nécessaire par les nouvelles dispositions légales cantonales. Les zones de protection exigées par ces textes, notamment pour les zones proches des routes, peuvent désormais être respectées. D’un point de vue technique, la conduite d’eau potable existante aurait encore fonctionné pendant quelques années.

    La route cantonale Langnau-Lucerne ne se trouve qu’à quelques mètres de l’ancien puits. « En cas d’accident, du pétrole pourrait s’infiltrer dans le sol. Ce qui est un no-go dans une zone de protection des eaux souterraines », explique-t-on.

    Les préparatifs de ce projet de construction particulier ont débuté parallèlement au renouvellement de la conduite d’eau potable en direction de Langnau, de sorte que la nouvelle fontaine puisse s’y intégrer sans problème.

  • La Suisse à la traîne dans l’éolien et le solaire

    La Suisse à la traîne dans l’éolien et le solaire

    Une nouvelle étude de la Fondation suisse de l’énergie (SES) place la Suisse en queue de peloton pour la production d’électricité à partir de l’énergie solaire et éolienne. Sa production d’électricité solaire s’élève à 681 kilowattheures par habitant et celle d’électricité éolienne à 19 kilowattheures. Au total, elle produit 700 kilowattheures par habitant à partir de l’énergie solaire et éolienne, ce qui la place en 22e position sur 28 dans le classement des États membres de l’UE.

    La Suède est en tête pour la production d’énergie éolienne avec 3930 kilowattheures par habitant, suivie par le Danemark avec 3448 kilowattheures. Même son voisin autrichien arrive à 1004 kilowattheures. En ce qui concerne la production solaire par habitant, les Pays-Bas sont en tête avec 1206 kilowattheures par habitant, suivis de l’Espagne et de Chypre. Mais même l’Autriche arrive à 941 kilowattheures et l’Allemagne à 888 kilowattheures.

    En cinq ans, la Suisse a réussi à augmenter sa production d’électricité éolienne et solaire de 7,2 % à 11 %. D’autres pays européens ont toutefois atteint des augmentations souvent plus importantes, allant jusqu’à 20 points de pourcentage, au cours de la même période. En comparaison européenne, seuls Malte, la Slovénie, la Roumanie, la République tchèque, la Lettonie et, en queue de peloton, la Slovaquie se classent derrière la Suisse en termes de production d’électricité éolienne et solaire par habitant.

    Du point de vue de la SES, l’énergie éolienne en particulier doit être développée en Suisse, peut-on lire dans un communiqué. Au total, 11% de l’électricité consommée dans le pays est produite par l’éolien et le solaire, soit 7,2 points de pourcentage de plus qu’il y a cinq ans. Voisins européens

    La nouvelle loi sur l’électricité montre que la population suisse souhaite intensifier la production d’électricité durable à l’avenir. Des instruments politiques pour la mise en œuvre de la loi sont déjà actifs ou le seront à partir de 2026. Leur impact se fera sentir dans les années à venir, explique-t-on à la SES.

    En outre, l’échange d’électricité avec les voisins recèle un grand potentiel pour la Suisse. La Suisse est déjà intégrée dans le réseau électrique européen avec plus de 40 réseaux de transport transfrontaliers. Les échanges d’électricité européens sont essentiels pour que la Suisse puisse se procurer de l’électricité hivernale produite par les éoliennes de ses voisins européens, peut-on lire dans le communiqué. L’accord sur l’électricité prévu par l’UE constitue la base de l’intensification des échanges d’électricité.