Catégorie : Durabilité

  • Construction d’une nouvelle usine de traitement des sols pour un béton plus durable

    Construction d’une nouvelle usine de traitement des sols pour un béton plus durable

    Selon un communiqué,STRABAG a donné le premier coup de pioche pour la construction d’une installation de traitement des sols par voie humide à Bürglen. La nouvelle installation permet d’obtenir du béton recyclé à partir de matériaux du sol et de déchets de construction. STRABAG investit également sur le site dans un nouveau bâtiment pour sa filiale Beton AG.

    Comme l’entreprise l’écrit, l’installation fonctionne comme une « machine à laver les pierres ». La matière première issue des sols et des gravats est broyée par un concasseur, puis lavée. L’étape suivante consiste à séparer la roche propre du métal, du plastique, du verre ou du bois et à la cribler.

    Les pierres ainsi traitées sont utilisées avec du ciment et de l’eau pour produire du nouveau béton destiné à la construction de maisons et de ponts ainsi qu’à la construction de routes. Il devrait permettre de réduire la consommation de matières premières et de promouvoir une économie circulaire durable. « Cela préserve l’environnement, car nous avons moins besoin d’extraire de nouveaux graviers primaires du sol. De plus, nous produisons moins de déchets », explique-t-on.

    Le début du montage de la technique de l’installation est annoncé pour novembre 2025, la mise en service devant avoir lieu à l’automne 2026. La production devrait commencer à partir de 2027.

  • Avant-projet de l’école cantonale Ausserschwyz à Nuolen

    Avant-projet de l’école cantonale Ausserschwyz à Nuolen

    La démolition du bâtiment scolaire de 1947 offre une occasion unique de redéfinir le site d’un point de vue urbanistique. Une nouvelle place d’école et de village sera créée, ouverte sur la Seestrasse et le village. Le bâtiment historique des Pères sera débarrassé de ses annexes et mis en scène comme un solitaire, ce qui lui rendra sa splendeur originelle.

    Des bâtiments scolaires modernes
    La nouvelle aile de l’école sera réalisée sous la forme d’un bâtiment en bois compact qui abritera, outre les salles de classe, un réfectoire avec vue sur le lac. Le gymnase existant sera transformé en aula et pourra être utilisé de manière flexible comme salle de chant. L’offre d’espace est complétée par de nouvelles salles de musique et des zones administratives améliorées. Les bâtiments datant de 1967 et 1982 seront conservés et adaptés aux exigences actuelles par des interventions ciblées. Une nouvelle structure d’accès assure une séparation claire entre les activités scolaires et les voies d’évacuation, ce qui permet une utilisation polyvalente sans restrictions en matière de protection contre les incendies.

    Aménagement des espaces libres avec une référence historique
    Le concept d’espace libre relie le site de l’école à son environnement et crée des espaces de détente de qualité. La place réaménagée avec de nombreux arbres et un bassin d’eau rappelle l’histoire du site en tant qu’ancien hôtel de bains. La surface sportive existante est conservée, complétée par des aires de stationnement et des locaux pour les équipements. Une passerelle métallique enjambe le canal du Mühlebach et relie le campus à la rive du lac.

    Construction et approvisionnement en énergie
    Le nouveau bâtiment répond aux normes élevées de durabilité et sera certifié SNBS et Minergie-A. Le chauffage est assuré par une pompe à chaleur sur nappe phréatique, qui permet également un refroidissement de retour en été. De plus, la surface du toit sera équipée d’éléments photovoltaïques afin de produire une partie de l’énergie d’exploitation elle-même. Une ventilation mécanique efficace assure un climat intérieur agréable.

    Un site éducatif d’avenir
    La rénovation et la construction partielle de l’école cantonale d’Ausserschwyz à Nuolen donnent naissance à un centre scolaire tourné vers l’avenir, qui allie tradition et modernité. En même temps, le nouveau site scolaire s’intègre harmonieusement dans le paysage local et devient un lieu de rencontre ouvert et vivant pour toute la communauté.

  • La Maison du bois de Sursee montre l’avenir

    La Maison du bois de Sursee montre l’avenir

    Avec six étages en bois, complétés par une utilisation diversifiée de bureaux, d’appartements et d’espaces communs, la Maison du Bois démontre de manière impressionnante le potentiel de la construction moderne en bois. L’ensemble de la construction, à l’exception du sous-sol, est en bois suisse, dont 94 % proviennent de forêts locales. Le matériau de construction repousse en seulement 80 minutes, ce qui prouve bien la viabilité écologique des ressources régionales.

    Une pensée circulaire systématiquement mise en œuvre
    Le bâtiment est conçu de manière à ce que les générations futures puissent le déconstruire et réutiliser les éléments de construction utilisés. Pour les entreprises du secteur du bois et de la construction, cette circularité est un moteur d’innovation essentiel qui rend la durabilité tangible dans la pratique et s’affirme de plus en plus comme un argument de vente face à une clientèle soucieuse du climat.

    Les méthodes numériques comme moteur de l’efficacité
    L’une des particularités du projet réside dans l’utilisation systématique de méthodes de planification numériques. Grâce à la modélisation des informations du bâtiment (Building Information Modeling), l’ensemble du bâtiment a été modélisé, planifié et mis en œuvre. Les entreprises artisanales ont travaillé directement avec des modèles numériques sur des appareils mobiles, une approche qui porte l’utilisation des matériaux, la coordination de la construction et l’efficacité à un nouveau niveau.

    La liberté réglementaire, un avantage pour l’innovation
    Avec une formation pratique, des normes de protection incendie indépendantes des matériaux et des directives SIA flexibles, la Suisse offre un environnement idéal pour le progrès dans la construction en bois. Ces conditions générales permettent aux ingénieurs de développer des solutions créatives qui, ailleurs, seraient freinées par des normes rigides.

    Un rôle de pionnier au niveau mondial en ligne de mire
    Le projet se veut une source d’inspiration pour l’avenir international de la construction en bois. Grâce à son savoir-faire, à son esprit d’innovation et à l’utilisation intelligente des outils numériques, la Suisse se positionne en tant que leader mondial. Visible également dans le plus grand projet en cours, le Dock A prévu à l’aéroport de Zurich, pour lequel l’entreprise Pirmin Jung Suisse participe de manière déterminante à la planification basée sur le bois.

  • Schwamendingen obtient son Ueberlandpark

    Schwamendingen obtient son Ueberlandpark

    Après cinq ans et demi de travaux, l’enclave de Schwamendingen a été officiellement inaugurée. Avec le transfert du trafic dans le tunnel élargi de Schöneich, le bruit de l’autoroute disparaît et un parc qui établit de nouvelles normes est créé à sa place. Le parc interurbain mesure environ un kilomètre de long, trente mètres de large et relie le quartier par un ruban de verdure.

    Plus qu’une protection contre le bruit, un symbole de courage urbanistique
    Le conseiller fédéral Albert Rösti a salué le projet comme un exemple parfait de construction de route nationale compatible avec l’habitat. L’enclavement est le résultat d’une volonté politique claire à tous les niveaux fédéraux. La conseillère d’État Carmen Walker Späh a également souligné l’importance des grandes visions pour la création de villes vivantes et résistantes.

    Les espaces verts comme stratégie climatique et lieux de rencontre
    Pour la conseillère municipale Simone Brander, le parc est bien plus qu’un élément d’aménagement. Il permet de lutter contre la surchauffe du climat urbain, crée une qualité de séjour et renforce la cohésion sociale. Des plantes indigènes robustes ont été plantées, un choix délibéré puisque le parc n’a pas besoin d’arrosage artificiel.

    Un parc pour tous et des rencontres
    Le 10 mai 2025, le Überlandpark a été remis à la population. Le quartier fête l’événement avec un pavillon, des stands d’information et une offre culinaire variée. Le nouveau parc est ouvert à tous. Un espace de détente, de rencontre et d’avenir.

  • Une chercheuse étudie la réflexion du soleil pour améliorer les rendements

    Une chercheuse étudie la réflexion du soleil pour améliorer les rendements

    Anja Mödl, chercheuse au SLF, étudie la manière dont le terrain enneigé reflète la lumière du soleil. Ses conclusions devraient rendre les installations photovoltaïques plus efficaces. Les mesures ont lieu dans le Meierhoftälli près de Davos, à environ 2400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    La chercheuse étudie la lumière du soleil réfléchie par le manteau neigeux à l’aide de capteurs. La majeure partie de la lumière solaire est réfléchie par la neige dans la direction d’incidence, indique le communiqué. La lumière du soleil est ainsi en grande partie réfléchie en direction d’autres versants de montagne.

    La surface de la neige réfléchit différentes longueurs d’onde avec une intensité variable. L’intensité de certaines longueurs d’onde devient ainsi plus forte avec le temps que dans la lumière incidente initiale. Mödl étudie comment les spectres diffèrent selon les endroits.

    Les mesures doivent permettre une production d’électricité encore plus efficace des installations photovoltaïques. Les installations placées de manière optimale devraient alors pouvoir utiliser la lumière réfléchie par les pentes voisines.

    Les capteurs mesurent des longueurs d’onde comprises entre 340 et 2500 nanomètres. Le photovoltaïque n’utilise que la plage comprise entre 500 et 1100 nanomètres. Selon Mödl, le spectre plus large permet de tirer des conclusions supplémentaires sur le réchauffement des roches et la fonte des neiges.

    Des mesures sont également prévues pour la saison prochaine. « Pour faire une déclaration fondée, je dois prendre des données dans différentes conditions », explique la chercheuse.

  • Une étude montre le potentiel des énergies renouvelables à Frauenfeld

    Une étude montre le potentiel des énergies renouvelables à Frauenfeld

    Les services municipaux de Frauenfeld, Thurplus, et les chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) ont présenté les résultats d’une étude de deux ans intitulée « Perspectives énergétiques 2050 ». Comme l’indique un communiqué, l’étude a développé des scénarios montrant quelles technologies, quels besoins énergétiques et quelles infrastructures permettraient d’atteindre des émissions nettes nulles à l’horizon cité.

    Selon l’étude, 80% des bâtiments de Frauenfeld sont encore chauffés au fioul ou au gaz naturel. Une décarbonisation serait toutefois réalisable avec les technologies déjà disponibles aujourd’hui, comme le chauffage urbain, les pompes à chaleur, le photovoltaïque et le stockage par batterie. Toutefois, pour remplacer les systèmes de chauffage fossiles existants d’ici 2040, il faudrait équiper 250 bâtiments par an de techniques de chauffage renouvelables. Le chauffage urbain joue un rôle central dans ce processus, mais les installations solaires ont également un fort potentiel. L’énergie solaire, qui couvre aujourd’hui 18% des besoins en électricité de Frauenfeld, pourrait être multipliée par près de cinq d’ici 2040, peut-on lire dans le communiqué.

    L’étude a été élaborée en collaboration avec Urban Sympheny AG, une émanation de l’Empa. Le projet a été soutenu par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), l’Office de l’énergie du canton de Thurgovie et l’Office des bâtiments et de l’urbanisme de la ville de Frauenfeld.

  • Premier coup de pioche pour un grand projet solaire

    Premier coup de pioche pour un grand projet solaire

    Le prestataire de services énergétiques Axpo, basé à Baden, construit une installation solaire au-dessus de Tujetsch, à proximité immédiate du barrage de Lai da Nalps. Selon un communiqué de presse, elle produira 11 gigawattheures d’électricité solaire à partir de 2028, avec une puissance de 8 mégawatts par an.

    Fin 2025, au moins 10 pour cent de cette énergie devrait être raccordée au réseau afin de répondre aux exigences du Solarexpress. Les autres étapes de construction seront achevées pendant les mois d’été des années suivantes, et l’installation devrait atteindre sa pleine capacité de production en 2028. Les CFF achèteront l’électricité solaire pour alimenter les trains pendant 20 ans, précise-t-on. Cela permettrait de couvrir les besoins annuels en électricité de 2000 ménages.

    Lors du premier coup de pioche, l’importance du projet solaire pour la transition énergétique a été soulignée. « La production d’énergie en hiver est essentielle pour la Suisse – les installations solaires alpines comme NalpSolar apportent une contribution importante lorsque les besoins sont les plus élevés », a déclaré Antoine Millioud, responsable de la division solaire chez Axpo. Axpo attend également de NalpSolar qu’elle lui apporte des connaissances importantes sur la technologie et la mise en œuvre de grands projets solaires dans des sites alpins difficiles.

    Martin Cavegn, président de la commune de Tujetsch, a souligné le potentiel de l’installation pour un avenir énergétique durable et la création de valeur dans la région. Le site, situé juste à côté du barrage de Nalps, combine une infrastructure existante avec une nouvelle technologie respectueuse du climat. Cela présente des avantages pour la création de valeur locale et rend l’approvisionnement en électricité de la Suisse plus sûr.

  • FORUM UZH Centre de formation et de recherche

    FORUM UZH Centre de formation et de recherche

    Le FORUM UZH est une étape importante dans le développement architectural et académique de l’université de Zurich. Le nouveau bâtiment comprend au total 37 000 m² de surface utile principale et permettra non seulement d’absorber la croissance prévue du nombre d’étudiants, mais aussi de poser de nouveaux jalons en matière d’enseignement, de recherche et de durabilité. Le nouveau centre regroupera les facultés de droit, d’économie et de lettres modernes. Elles seront complétées par des bibliothèques modernes, des installations sportives pour les écoles secondaires et l’association sportive académique, ainsi que des cafétérias et des espaces commerciaux accessibles au public.

    Architecture et conception spatiale
    Le FORUM UZH se compose d’un socle en terrasse pour l’enseignement et la vie universitaire, d’un corps de bâtiment trapézoïdal flottant au-dessus pour la recherche et d’une cour intérieure centrale. Le corps de bâtiment est en retrait de la Rämistrasse afin de créer une vaste esplanade avec des balcons urbains qui s’intègrent dans l’environnement urbain. La conception de la façade, avec des dalles horizontales et des brise-soleil verticaux, confère au bâtiment un effet de profondeur marquant et permet une régulation flexible de la lumière à l’intérieur.

    Au centre du bâtiment se trouve le forum qui lui a donné son nom, un hall inondé de lumière qui est à la fois un espace de détente, de rencontre et de travail. Il relie tous les niveaux et peut accueillir jusqu’à 2 000 personnes pour des événements universitaires ou publics.

    Un environnement d’apprentissage flexible et une infrastructure moderne
    Le FORUM UZH offre une multitude d’espaces d’enseignement et d’apprentissage innovants. Cinq amphithéâtres et plusieurs salles de séminaire peuvent être utilisés de manière flexible et sont équipés des technologies les plus modernes pour permettre des modèles d’enseignement hybrides. En outre, un vaste centre d’enseignement et d’apprentissage avec plus de 700 postes de travail pour les étudiants est en cours de construction. Aux étages supérieurs, la bibliothèque universitaire sera réunie sous un même toit.

    Durabilité et construction innovante
    Le FORUM UZH mise sur une construction hybride bois-béton durable, qui réduit les émissions de CO² tout en offrant une grande qualité de séjour. Le toit intensivement végétalisé sert non seulement de cinquième façade, mais aussi de surface de compensation écologique avec un habitat pour la flore et la faune. Une installation photovoltaïque fournit sa propre électricité, tandis que plus de 50 grands arbres sur la place urbaine réaménagée ont une influence positive sur le microclimat.

    Grâce à la construction modulaire, l’UZH économise autant de CO² que ce qui serait émis par la construction de 77 maisons individuelles. Le bâtiment sera certifié conforme à la norme SGNI Gold et Minergie P.

    Intégration dans l’environnement urbain
    Le FORUM UZH sera ouvert non seulement à la communauté universitaire, mais aussi à la population urbaine. Les bibliothèques, les espaces de restauration et les boutiques de quartier seront accessibles au public et la terrasse Gloria, lieu de rencontre verdoyant, invitera à la détente. L’aménagement urbain créera un lien direct entre le quartier universitaire et les quartiers environnants.

    Calendrier des travaux et prochaines étapes
    Après l’achèvement de l’avant-projet, les travaux de construction ont débuté en août 2024. L’achèvement est prévu pour 2028 et l’emménagement pour 2029. D’ici là, les étudiants et les chercheurs de l’université de Zurich pourront suivre de près le développement de ce projet du siècle.

  • Quelle est l’efficacité des pompes à chaleur ?

    Quelle est l’efficacité des pompes à chaleur ?

    Les pompes à chaleur sont considérées comme une technologie clé pour la transition énergétique dans le secteur du bâtiment. Mais quelle est leur efficacité au quotidien ? Dans le cadre de la plus grande étude de terrain jamais réalisée, des chercheurs de l’ETH Zurich ont analysé 1023 installations dans dix pays européens sur une période de deux ans. Le résultat montre que l’efficacité réelle varie fortement, avec de nombreux écarts spectaculaires par rapport aux normes techniques.

    Mauvaise configuration et surdimensionnement
    De nombreuses pompes à chaleur sont mal configurées ou surdimensionnées. La courbe de chauffe est souvent trop élevée, les abaissements nocturnes entraînent un chauffage supplémentaire inutile et les limites de chauffe élevées prolongent les durées de fonctionnement. En Suisse, une course de température excessive a été constatée sur 41 % des installations testées. 17 % des pompes à chaleur aérothermiques de l’étude internationale se situaient même en dessous des normes d’efficacité en vigueur.

    Les outils numériques comme solution
    Les chercheurs demandent des normes uniformes à l’échelle européenne pour la surveillance numérique des pompes à chaleur. Des systèmes de contrôle intelligents et des algorithmes pourraient analyser en permanence l’efficacité de fonctionnement et fournir des propositions d’optimisation. Les premiers projets pilotes avec des compteurs intelligents et une analyse des données basée sur l’IA en Suisse confirment ce potentiel.

    L’efficacité augmente l’acceptation
    Un fonctionnement efficace ne réduit pas seulement la consommation d’électricité, mais augmente également la confiance dans la technologie. C’est essentiel pour que les pompes à chaleur s’imposent à grande échelle comme une solution respectueuse du climat. Les études de l’ETH montrent que la technologie est prête, il faut maintenant des normes, un contrôle et une plus grande sensibilisation à l’exploitation.

  • Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    En inscrivant dans la loi l’objectif zéro net d’ici 2050, la Suisse a posé des jalons importants pour un approvisionnement énergétique neutre en termes de climat. Le développement des énergies renouvelables telles que le photovoltaïque, l’hydraulique et l’éolien progresse. Mais l’infrastructure de réseau existante n’est pas conçue de manière optimale pour y faire face. L’intégration des injections fluctuantes nécessite un réseau électrique flexible qui évite les goulets d’étranglement et garantit un approvisionnement stable.

    L’extension du réseau est le plus grand défi
    La Suisse dispose d’un réseau de transport solide, qui joue un rôle important dans le commerce international de l’électricité. Néanmoins, deux tiers des 6700 kilomètres de lignes ont entre 50 et 80 ans et doivent être modernisés. Le besoin d’agir est encore plus important aux niveaux inférieurs du réseau. Les réseaux de distribution locaux sont de plus en plus sollicités, car les producteurs d’électricité décentralisés, tels que les panneaux solaires sur les toits des maisons ou les véhicules électriques, sollicitent le réseau basse tension. Les capacités de ces réseaux doivent être étendues et mieux gérées.

    Solution cuivre et intelligence
    Deux approches sont essentielles pour une infrastructure de réseau durable.
    L’extension classique du réseau :
    L’extension physique du réseau électrique par de nouvelles lignes, un câblage renforcé et des transformateurs plus puissants. Cela est coûteux, mais inévitable dans de nombreux cas.
    Systèmes de contrôle intelligents :
    La numérisation et les technologies intelligentes permettent de réguler efficacement les flux d’électricité. Il s’agit par exemple de systèmes d’alimentation flexibles pour les panneaux photovoltaïques, de batteries domestiques utiles au réseau et d’une gestion optimisée de la charge pour les voitures électriques et les pompes à chaleur. Ces concepts réduisent les mises à niveau coûteuses du réseau et rendent le système plus agile.

    La flexibilité comme facteur de réussite
    Un réseau hautement flexible peut amortir les fluctuations de puissance et compenser les pics de demande. Cela est possible grâce à une interconnexion étroite avec les pays voisins, à l’utilisation de systèmes de stockage tels que les centrales de pompage-turbinage et à des mécanismes de contrôle intelligents. Les chercheurs de l’ETH Zurich étudient également comment l’électromobilité peut contribuer à la stabilité du réseau, par exemple en contrôlant la charge pendant les périodes de forte disponibilité du courant.

    Les deux sont nécessaires
    Ni l’extension classique du réseau ni les systèmes de contrôle intelligents ne suffisent à eux seuls à préparer le réseau électrique suisse à la transition énergétique. Il faut une combinaison des deux – du cuivre pour l’infrastructure physique et de l’intelligence pour les concepts de contrôle innovants. Les investissements dans ces deux domaines sont essentiels pour répondre aux exigences croissantes des énergies renouvelables de manière efficace et économique.

  • Les produits durables sont le moteur de la stabilité des résultats dans le secteur des matériaux de construction

    Les produits durables sont le moteur de la stabilité des résultats dans le secteur des matériaux de construction

    Holcim AG a réalisé au premier trimestre 2025 un chiffre d’affaires mondial total de 5,54 milliards de francs, informe le groupe de matériaux de construction zougois dans un communiqué. Au cours de la même période de l’année précédente, le chiffre d’affaires s’était établi à 5,59 milliards de francs. Le résultat d’exploitation récurrent au niveau de l’EBIT s’est établi à 515 millions de francs, soit 3,1% de moins qu’au premier trimestre 2024. En monnaies locales, l’EBIT a toutefois enregistré une croissance de 1,7 pour cent.

    « Nous avons réalisé une croissance plus que proportionnelle de l’EBIT récurrent au premier trimestre et maintenu le niveau des marges », a déclaré Miljan Gutovic, CEO de Holcim, cité dans le communiqué. « La demande croissante de nos clients pour nos solutions de construction durable a contribué à ce que les parts de chiffre d’affaires d’ECOPact et d’ECOPlanet dans leurs lignes de produits respectives atteignent de nouveaux sommets » Plus précisément, la part des ventes de béton à faible teneur en carbone ECOPact est passée de 26 à 32% d’une année sur l’autre. Dans le même temps, le ciment à faible teneur en carbone ECOPlanet a vu sa part de chiffre d’affaires passer de 26 à 29 %.

    Dans ce contexte de stabilité des résultats trimestriels, Holcim maintient ses objectifs pour l’exercice 2025. Il s’agit de réaliser une croissance du chiffre d’affaires à un chiffre dans le milieu de la fourchette en monnaie locale et une augmentation plus que proportionnelle de l’EBIT récurrent. La séparation des activités nord-américaines de Holcim (Amrize) se déroule comme prévu. Le 25 mars, Amrize a tenu sa première journée des investisseurs à New York, explique Holcim. En juin, la spin-off devrait être cotée à la NYSE et à la SIX Swiss Exchange.

  • Les nouvelles technologies pour la construction durable à l’épreuve de la pratique

    Les nouvelles technologies pour la construction durable à l’épreuve de la pratique

    Swiss Prime Site (SPS) a identifié, en collaboration avec Venturelab, un promoteur de start-ups basé à Schlier, des start-ups prometteuses dans les domaines des cleantech, des proptech, des enterprise tech et d’autres secteurs pertinents pour le secteur immobilier. Selon un communiqué de Venturelab, la société immobilière basée à Zoug a achevé la 25e édition de son programme d’accélération de start-up. En collaboration avec Venturelab, l’initiative de SPS vise à établir des contacts avec des start-ups qui développent des solutions pouvant être intégrées à l’entreprise, en se concentrant sur des domaines tels que les bâtiments intelligents, l’architecture saine, les matériaux intelligents et l’économie circulaire, ajoute le communiqué.

    Parmi les 70 candidats, dix start-ups ont été sélectionnées pour présenter leurs solutions lors d’une session de pitch virtuelle fin mars. Parmi ce groupe, quatre ont été invitées à participer au programme d’accélération et à présenter leurs modèles commerciaux au conseil d’administration de SPS. Pour trois jeunes entreprises, l’accent est mis sur « l’approche innovante de la durabilité et l’alignement sur les priorités environnementales de SPS ». Il s’agit d’ecoLocked, basée à Berlin et axée sur les solutions de construction en béton climatiquement neutre, de Vunanexus, basée à Küsnacht (ZH) et spécialisée dans la purification de l’eau, et de Quanthome, basée à Lausanne et proposant une intelligence pilotée par les données pour les décisions d’investissement. Elles poursuivront les discussions avec SPS pour les projets à venir et les tests de la solution, indique le communiqué.

    « Il est rare de trouver un concours de pitch où les organisateurs s’efforcent autant de vous faciliter la tâche et de vous conseiller tout au long du processus », a déclaré Ruth Beniermann d’ecoLocked à propos du processus de sélection.

  • L’aéroport de Zurich teste des clôtures solaires

    L’aéroport de Zurich teste des clôtures solaires

    L ‘aéroport de Zurich AG à Kloten veut se rapprocher de son objectif de zéro émission nette d’ici 2040 en développant considérablement les énergies renouvelables. Comme il ressort d’un communiqué, les installations photovoltaïques doivent être considérablement développées. Outre les installations sur les toits et les façades, l’aéroport teste désormais l’installation de clôtures solaires. Une première installation a été mise en place à côté de la centrale de chauffage de l’aéroport.

    Les panneaux montés verticalement présentent plusieurs avantages. Comme ils peuvent être éclairés par le soleil des deux côtés, le rendement électrique augmente de 10 à 30 pour cent. La production d’électricité peut ainsi s’étendre sur toute la journée. Parallèlement, les panneaux solaires servent de clôture de sécurité pour la zone aéroportuaire.

    « Dans un premier temps, nous voulons acquérir de l’expérience avec les installations solaires verticales et voir si cette technologie pourrait être envisagée pour d’autres sites. On peut par exemple imaginer des parkings. La phase de test durera au moins un an afin de pouvoir reproduire les saisonnalités », explique Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation à l’aéroport de Zurich AG, cité dans le communiqué.

    Actuellement, des systèmes photovoltaïques sont installés sur les toits de douze bâtiments. D’autres sites seront examinés dans le cadre d’une étude de faisabilité. Il s’agit notamment de garantir la sécurité anti-éblouissement pour les pilotes et la tour de contrôle. D’ici 2040, les installations photovoltaïques de l’aéroport devraient produire une quantité d’électricité suffisante pour alimenter 5000 foyers.

  • Plate-forme internationale pour l’aménagement du territoire

    Plate-forme internationale pour l’aménagement du territoire

    Sous le slogan « P:ITte alle umsteigen ‘Raum & Mobilität’ integriert », la Haute école spécialisée de Suisse orientale a organisé sa 76e rencontre du 9 au 13 avril 2025. Environ 150 étudiants en urbanisme, transport et aménagement du territoire ont répondu à l’invitation à Rapperswil-Jona. Organisée par des étudiants de Bachelor engagés, la rencontre a offert une plateforme d’échanges internationaux, de réseautage et de discussions techniques sur l’avenir de l’aménagement du territoire et de la planification des transports.

    Impulsions professionnelles pour un tournant dans les transports
    La question centrale était de savoir comment organiser la mobilité de manière durable et l’intégrer judicieusement au développement urbain. En s’appuyant sur des exemples concrets de la région, les participants ont notamment étudié la Bahnhofstrasse à Rapperswil et la fonction des plaques tournantes de la mobilité comme la gare de Jona. Les ateliers interactifs et les excursions ont clairement montré que la réussite de l’aménagement du territoire exige des solutions intégrées qui considèrent l’urbanisation et les transports comme un tout.

    Mise en réseau au-delà des frontières
    La rencontre des urbanistes est la conférence la plus importante des étudiants en urbanisme et aménagement du territoire dans l’espace germanophone. Organisée par rotation par les associations professionnelles, la rencontre offre une formation continue spécialisée et un précieux réseau international. La prochaine rencontre aura lieu à l’université technique de Lübeck et à l’université des sciences appliquées de Hambourg et poursuivra la discussion sur les concepts d’aménagement du territoire porteurs d’avenir.

  • Se reposer malgré les nuisances sonores

    Se reposer malgré les nuisances sonores

    Les villes s’étendent, le niveau de bruit augmente et, parallèlement, les espaces naturels de détente se réduisent. Une étude approfondie de l’Empa et de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage démontre pour la première fois en Suisse à quel point les environnements végétalisés sont décisifs pour la gestion du stress dans les villes bruyantes. Les processus de récupération physique et mentale sont nettement favorisés par l’accès à des espaces verts, et cet effet est même mesurable à long terme.

    Les réalités virtuelles prouvent l’effet réel
    Dans l’Auralab de l’Empa, des volontaires ont été plongés dans différents environnements à l’aide de la réalité virtuelle, allant de paysages urbains calmes à des scénarios proches de la nature. Après une phase de stress ciblée, déclenchée par des tâches cognitives dans le bruit de la circulation, une tendance claire est apparue. Les paysages sonores naturels, tels que les forêts ou les lacs, réduisaient davantage le stress physiologique que les décors urbains. La production de sueur sur les doigts et les concentrations de cortisol dans la salive ont clairement démontré l’effet sur le corps.

    Une étude à long terme confirme une récupération durable
    Les conclusions du laboratoire ont également été confirmées par la recherche sur le terrain. Une étude menée auprès de plus de 230 participants à Zurich a montré que les espaces verts du voisinage réduisaient le niveau de stress chronique. Des échantillons de cheveux ont montré une concentration plus faible de cortisol, l’hormone du stress, chez les personnes vivant dans des environnements verts et calmes. Même les espaces urbains modérément végétalisés peuvent donc contribuer de manière significative à la gestion du stress à long terme.

    Guide pour des villes saines à l’avenir
    Le projet RESTORE (« Restorative green spaces in noise-polluted areas ») résume les résultats des quatre études partielles et fournit des bases importantes pour la politique, la planification urbaine et la protection de la santé. Les conclusions doivent notamment influencer le développement de la législation suisse en matière de bruit ainsi que l’aménagement du territoire et la planification environnementale. A une époque où les trois quarts de la population urbaine européenne sont touchés par la pollution sonore, l’intégration des espaces verts ouvre de nouvelles perspectives pour un avenir urbain résilient et agréable à vivre.

  • Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Du 20 au 23 janvier 2026, la Foire de Bâle deviendra le point de rencontre du secteur suisse de la construction et de l’immobilier. Le Swissbau Lab, situé dans le hall 1.1, sera au centre de l’événement, un espace dédié aux idées, aux innovations et aux nouveaux partenariats. Des thèmes tels que l’économie circulaire, les opportunités de planification numérique, les processus de construction modifiés et la protection du climat marqueront les discussions. Le lancement de la programmation le 6 mai 2025 marque le début d’une phase intensive de développement de concepts à laquelle les entreprises, les associations et les institutions sont invitées à participer.

    Atelier comme tremplin pour l’innovation
    L’atelier de lancement du 6 mai 2025 à Zurich marquera le début du processus. Les entreprises confirmées et intéressées y recevront toutes les informations sur le concept et les possibilités de participation au Swissbau Lab. Les responsables du salon coordonneront le développement du programme qui suivra. D’abord en séance plénière, puis en groupes thématiques spécifiques. Les inscriptions de dernière minute à l’atelier sont possibles jusqu’au 2 mai 2025.

    Le réseautage, clé du progrès
    Qu’il s’agisse d’une start-up ou d’une entreprise bien établie, l’élément décisif est la motivation à participer activement à la construction de l’avenir. Avec le Swissbau Lab, un réseau d’innovation dynamique voit le jour, porté par la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) en tant que Leading Partner. La plate-forme favorise les échanges ouverts et mise sur la coopération plutôt que sur la lutte individuelle.

    Markus Weber, président de Construire en numérique Suisse et co-directeur de la filière Construction numérique à la Haute école de Lucerne, en souligne l’importance : « Pour nous, Swissbau est une occasion unique de mettre l’accent sur le principe du « travailler ensemble plutôt que chacun pour soi ». Ensemble, nous donnons des impulsions pour un secteur de la construction et de l’immobilier interconnecté, numérique et porteur d’avenir »

  • Lucerne veut utiliser les infrastructures de transport comme centrales solaires

    Lucerne veut utiliser les infrastructures de transport comme centrales solaires

    Le canton de Lucerne veut utiliser davantage d’énergie solaire pour produire de l’électricité et de la chaleur renouvelables et utiliser des surfaces supplémentaires de l’infrastructure routière du canton comme centrales solaires. Le canton prévoit d’équiper de panneaux photovoltaïques des ponts, des tunnels, des galeries, des murs antibruit, des chaussées, des talus et des murs de soutènement.

    Selon un communiqué, l’utilisation du soleil sur les sites les plus appropriés permettrait de produire dix fois plus d’énergie qu’aujourd’hui. Le rapport technique « Potenziale der erneuerbaren Energieproduktion im Kanton Luzern » (Potentiels de production d’énergie renouvelable dans le canton de Lucerne), publié en 2024, indique que le potentiel photovoltaïque de ces surfaces peut donc être augmenté.

    Deux projets pilotes devraient fournir des chiffres concrets sur le potentiel de production d’électricité. Des installations photovoltaïques doivent être installées sur la galerie antibruit de Knutwil et près du pont du Rontal près de Buchrain et Dierikon. Selon le communiqué, ces surfaces permettraient de produire 1 gigawattheure d’électricité renouvelable.

    L’installation sur le pont du Rontal devrait être mise en service en 2025 et sera réalisée par le canton, qui prévoit d’y produire son propre courant. La galerie antibruit de Knutwil dispose de la plus grande surface parmi les objets étudiés. Elle est aussi grande que la moitié d’un terrain de football et l’installation devrait fournir du courant solaire à partir de 2026. Avant la construction de l’installation, diverses mesures d’assainissement de la galerie antibruit sont prévues.

  • L’aéroport teste le stockage d’eau sous un chenal glaciaire

    L’aéroport teste le stockage d’eau sous un chenal glaciaire

    La société Flughafen Zürich AG s’apprête à construire un deuxième puits d’essai d’un chenal glaciaire situé à environ 300 mètres sous le terrain de l’aéroport, informe l’exploitant de l’aéroport dans un communiqué. Elle prévoit d’utiliser le canal aquifère comme réservoir de chaleur et de froid pour chauffer et refroidir le bâtiment de l’aéroport sans émissions. Un puits d’essai mis en place l’automne dernier avait déjà donné des résultats prometteurs.

    « Les quantités d’eau qui ont pu être pompées ainsi que la vitesse d’écoulement de l’eau nous rendent encore plus confiants dans le fait que le caniveau peut servir de réservoir de chaleur et de froid », a déclaré Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation de Flughafen Zürich AG, cité dans le communiqué. « Des tests supplémentaires sont maintenant nécessaires pour déterminer dans quelle mesure ce stockage peut être utilisé »

    Actuellement, un site approprié est recherché pour le deuxième puits. Une fois mis en place, il sera relié au premier puits pour des tests de circulation. « Cette prochaine étape nous permettra de tester l’efficacité d’un tel réservoir et, si les résultats sont positifs, de planifier son extension concrète », explique Hüni.

    L’exploitant de l’aéroport mise sur le fait de pouvoir couvrir la majeure partie des besoins en chauffage et en refroidissement du bâtiment de l’aéroport par le biais de la rigole. En fonction du rendement, le réservoir d’eau pourrait être combiné avec des champs de sondes géothermiques. Le communiqué indique que l’investissement devrait coûter environ 8 millions de francs suisses. L’aéroport de Zurich peut s’appuyer sur le soutien financier de l’Office fédéral de l’énergie.

  • Des chercheurs de l’EPFL utilisent le rubidium pour améliorer l’efficacité des cellules solaires

    Des chercheurs de l’EPFL utilisent le rubidium pour améliorer l’efficacité des cellules solaires

    Des chercheurs de l’EPFL ont découvert une méthode pour réduire la perte d’énergie des cellules solaires à pérovskite, selon un communiqué. Les cellules solaires à pérovskite sont basées sur des semi-conducteurs à large bande interdite, mais qui souffrent souvent de séparation de phase, ce qui provoque une baisse de performance avec le temps. L’intégration de rubidium (Rb) devrait stabiliser le matériau des semi-conducteurs tout en améliorant l’efficacité énergétique de la cellule solaire. En exploitant la tension de grille du film de pérovskite, les chercheurs ont également pu s’assurer que les ions Rb étaient fixés au bon endroit.

    Les chercheurs de Lukas Pfeifer et Likai Zheng du groupe de Michael Grätzel à l’EPFL ont également utilisé la méthode de diffraction des rayons X pour vérifier et analyser cet effet. Ils ont ainsi découvert qu’en plus de la tension du réseau, l’introduction d’ions chlorure contribuait également de manière décisive à la stabilisation du matériau. Les ions chlorure compensent les différences de taille entre les éléments introduits et garantissent ainsi une répartition plus uniforme des ions. Il en résulte un matériau plus uniforme avec moins de défauts et une structure électronique plus stable.

    La nouvelle composition de pérovskite a atteint 93,5 % de sa limite théorique avec une tension à vide de 1,30 volt. Il s’agit de l’une des plus faibles pertes d’énergie jamais mesurées pour des semi-conducteurs à pérovskite. L’amélioration du rendement quantique de la photoluminescence indique en outre une conversion plus efficace de la lumière solaire en électricité.

    L’augmentation du rendement des cellules solaires en pérovskite pourrait conduire à des modules solaires plus efficaces et moins chers, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles. Les pérovskites pourraient en outre être utilisées pour les LED, les capteurs et d’autres applications optoélectroniques. Les résultats de l’EPFL pourraient donc également accélérer la commercialisation de ces technologies.

  • L’ingénierie historique rencontre la recherche moderne

    L’ingénierie historique rencontre la recherche moderne

    Des chercheurs du département Mechanical Systems Engineering du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf ont participé à la construction d’une roue à aubes à Steffisburg. Comme l’indique un communiqué, la construction a été rendue nécessaire après que la Zulg a été abaissée de deux mètres pour protéger la localité contre les inondations. Le Mühlebach, qui avait fourni de l’énergie hydraulique aux entreprises de Steffisburg pendant des siècles, menaçait de s’assécher, tout comme l’écosystème environnant.

    Le défi consistait à adapter l’installation aux besoins de Steffisburg. « Elle doit alimenter le Mühlebach avec au moins 125 litres d’eau pour un débit minimal de la Zulg d’un mètre cube par seconde », explique Silvain Michel, chef de projet à l’Empa, cité dans le communiqué, « et même avec des apports plus faibles, il faut encore pomper au moins 100 litres par seconde pour préserver les biotopes ».

    Le modèle de l’installation de puisage d’eau était la roue à augets développée par Walter Zuppinger en 1849. La roue hydraulique, dont l’efficacité a été scientifiquement confirmée en 2016 lors d’essais complexes, a déjà été utilisée dans le projet de Glattfelden installé par l’Empa.

    Dans le projet actuel à Steffisburg, la roue à eau a été modifiée une nouvelle fois et dotée d’une roue motrice séparée. Outre l’Empa, le bureau d’études EKZ de Thoune et la société CFD-Schuck GmbH ont participé à la réalisation technique.

  • Cité-jardin Bergacker habiter avec l’avenir

    Cité-jardin Bergacker habiter avec l’avenir

    Les bâtiments du lotissement Bergacker, vieux d’environ 70 ans, ne sont plus adaptés à notre époque et nécessitent une rénovation. Une rénovation en état d’occupation n’est pas réalisable, c’est pourquoi les propriétaires, Swiss Life pour la partie ouest du site et Habitat 8000 pour la partie est, ont décidé de construire un nouveau bâtiment de remplacement complet.

    Une planification test a été réalisée dès 2019 afin d’élaborer une solution d’urbanisme viable. Le résultat est un concept qui mise sur des bâtiments linéaires de quatre étages, disposés le long de la pente et créant de vastes espaces verts. Ces « cours-jardins », développées par EMI Architekten et Maurus Schifferli Landschaftsarchitekt, renouent avec l’idée originelle de la cité-jardin et favorisent la qualité de séjour.

    La durabilité comme principe directeur
    L’ensemble du projet de construction est conforme aux normes de durabilité les plus strictes et vise la certification « or » du standard Construction durable Suisse. L’approvisionnement en énergie est assuré par des pompes à chaleur à sondes géothermiques et des panneaux photovoltaïques, ce qui permet au quartier d’être largement autosuffisant en matière d’énergie renouvelable. Les toits végétalisés et les espaces extérieurs résistants au climat, avec des prairies de fleurs sauvages et des arbres qui font de l’ombre, favorisent la biodiversité. Parallèlement, une grande partie des cours de jardin reste non imperméabilisée afin d’améliorer la gestion naturelle de l’eau.
    Outre la durabilité écologique, la composante sociale joue également un rôle central. Le nouveau bâtiment crée au total 270 appartements de 1,5 à 5,5 pièces qui s’adressent à un large public, des célibataires aux familles en passant par les personnes âgées. L’accent est mis sur un logement abordable, adapté à toutes les étapes de la vie.

    Qualité de l’habitat grâce à une architecture intelligente
    Les nouveaux bâtiments utilisent de manière optimale la pente du terrain pour offrir un confort d’habitation maximal. Du côté de la rue, un rez-de-chaussée surélevé et apaisé est créé, tandis que les pièces côté jardin bénéficient de hauteurs sous plafond généreuses et offrent un accès direct aux espaces verts. Les plans d’étage sont conçus de telle sorte que le soleil du matin dans les cuisines et le soleil du soir dans les pièces à vivre assurent un climat intérieur agréable. Chaque appartement dispose de deux espaces extérieurs, sous la forme d’une loggia, d’un balcon ou d’une terrasse avec jardin privé.

    Une attention particulière a été portée aux espaces communs. Dans le cadre d’un processus participatif, les locataires ont exprimé le souhait de disposer de sièges, d’aires de jeux, de barbecues et de jardins urbains, qui sont désormais intégrés dans la planification.

    Une mise en œuvre échelonnée pour une transition en douceur
    Afin de permettre aux résidents une transition ordonnée, la réalisation du nouveau bâtiment se fera en plusieurs étapes. D’ici fin 2025, la planification du projet de construction devrait être achevée, avant que la première étape de construction ne débute à partir de 2026. Les premiers bâtiments neufs devraient être occupés en 2028, tandis que les autres phases de construction devraient être achevées d’ici 2030.

    Les locataires de Swiss Life seront activement soutenus tout au long du processus. Ils bénéficient d’une aide à la recherche d’un logement, sont prioritaires pour la relocation au sein du quartier et profitent de délais de préavis flexibles.

    Un projet phare pour l’habitat durable
    La cité-jardin Bergacker devient un quartier d’avenir qui allie construction durable, qualité de vie élevée et mixité sociale. Grâce à une planification consciente et à l’implication des locataires, il en résulte un environnement où il fait bon vivre, qui répond à la fois à des exigences écologiques, économiques et sociales. Le projet envoie un signal fort pour l’avenir de l’habitat durable dans la ville de Zurich.

  • Poussée d’efficacité pour l’hydrogène

    Poussée d’efficacité pour l’hydrogène

    L’électrolyse, qui consiste à séparer l’eau en hydrogène et en oxygène à l’aide d’un courant électrique, est un procédé qui a fait ses preuves, mais qui n’est pas encore épuisé en termes d’énergie. Bien que la tension théorique requise soit de 1,23 volt, dans la pratique, il faut souvent 1,5 à 1,6 volt. Cet écart est coûteux et freine l’exploitation économique.

    Une équipe de recherche dirigée par Franz Geiger a maintenant identifié une cause centrale. Avant la libération d’oxygène, les molécules d’eau doivent tourner sur leur axe pour aligner leurs atomes d’oxygène avec l’électrode. Ce n’est qu’alors que la réaction de dégagement d’oxygène peut avoir lieu. Cette rotation nécessite une quantité d’énergie considérable, comparable à celle qui maintient les molécules d’eau à l’état liquide.

    Visualisation par la technologie laser
    Cette vision a été rendue possible par une nouvelle méthode d’analyse, la deuxième génération harmonique résolue en phase. Grâce à cette technologie laser, les chercheurs ont pu observer en temps réel quand et combien de molécules changent d’orientation. Ces données fournissent pour la première fois une quantification énergétique précise de la rotation. Une étape importante pour le développement de procédés d’électrolyse plus efficaces.

    Une attention particulière a été accordée à l’électrode d’hématite, un oxyde de fer peu coûteux qui, malgré des propriétés prometteuses, souffrait jusqu’à présent d’une faible efficacité. La nouvelle analyse révèle désormais les possibilités d’optimisation.

    Le pH basique, un levier pour améliorer l’efficacité
    Autre facteur clé, le pH de la solution. L’étude montre qu’un milieu basique, c’est-à-dire un pH supérieur à 9, réduit considérablement l’énergie nécessaire à la rotation des molécules. L’efficacité de la réaction de dégagement d’oxygène augmente ainsi considérablement. En dessous de ce seuil, l’électrolyse ne se déroule pratiquement plus.

    Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour la production industrielle d’hydrogène. En combinaison avec des catalyseurs ciblés et des matériaux de cellules avancés, les installations d’électrolyse pourront à l’avenir fonctionner de manière plus économique et plus respectueuse des ressources.

  • De la goutte de pluie à la source d’électricité

    De la goutte de pluie à la source d’électricité

    L’eau qui tombe dans les tuyaux peut désormais faire plus que s’écouler. Elle peut produire de l’électricité. A l’Université nationale de Singapour, des chercheurs ont mis au point une méthode permettant de produire de l’énergie électrique grâce à ce que l’on appelle le « plug flow », un écoulement régulier de gouttes. Les premiers essais en laboratoire ont déjà permis d’alimenter 12 LED pendant 20 secondes, uniquement grâce à la pluie générée artificiellement. L’élément décisif est la séparation des charges électriques lors de l’impact des gouttes sur une paroi de tuyau recouverte de polymère.

    L’efficacité de ce système est remarquable. Plus de 10 % de l’énergie des gouttes qui tombent est convertie en électricité. Un multiple par rapport aux systèmes d’eau traditionnels. En connectant plusieurs tubes en parallèle, il est possible de faire évoluer la puissance. Une approche qui a du potentiel pour les concepts de gestion de la pluie en milieu urbain ou comme système de secours dans les installations solaires.

    Électricité à partir de la friction
    Outre la technologie des flux, l’effet triboélectrique ouvre également de nouvelles voies pour la production d’énergie. Les nanogénérateurs triboélectriques (TENG) convertissent l’énergie cinétique des gouttes de pluie en électricité, grâce au contact et à la séparation de deux matériaux. Dans les installations solaires, ces générateurs peuvent être intégrés à la surface sans nuire à la transmission de la lumière. Cela permet de produire de l’énergie supplémentaire en cas de pluie. Un complément idéal pour les jours peu ensoleillés.

    En laboratoire, 50 à 100 watts par mètre carré ont déjà été générés, ce qui correspond à environ un tiers de la puissance maximale des modules photovoltaïques modernes. Selon l’institut Fraunhofer, la commercialisation de cette technologie est imminente.

    Perspectives pour l’architecture, l’énergie et la mobilité
    Les applications vont bien au-delà des toits solaires. A l’avenir, des vêtements, des chaussures ou des façades dotés de revêtements TENG pourraient également produire de l’électricité à chaque mouvement ou goutte de pluie. En particulier dans les régions urbaines où la fréquence des pluies est élevée, cela ouvre de nouvelles possibilités pour l’alimentation électrique décentralisée, la gestion des bâtiments et les systèmes autonomes en énergie.

  • Construire en bois en économisant les ressources

    Construire en bois en économisant les ressources

    La fabrication manuelle de bardeaux de bois dans l’espace alpin a inspiré des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich pour une approche novatrice. Ils ont mis au point un procédé permettant de transformer des baguettes de bois fendues en panneaux de matériau. Contrairement au traitement traditionnel, il est possible d’utiliser du bois de feuillus de faible qualité. L’objectif est de produire des panneaux dont les propriétés mécaniques sont proches de celles du bois massif.

    Efficacité énergétique et matérielle grâce au traitement sans copeaux
    Dans la production traditionnelle de bardeaux, les billes de bois sont fendues le long de la fibre. Un procédé qui nécessite un minimum d’énergie et pratiquement aucun déchet. Ce principe est désormais appliqué aux applications industrielles. Grâce à un processus de fendage en deux étapes et à un dispositif nouvellement développé avec une tête de fendage à plusieurs lames, plusieurs bûches peuvent être produites simultanément, y compris à partir d’essences de feuillus qui étaient jusqu’à présent principalement brûlées.

    Intelligence artificielle pour le tri du bois
    Un élément central du nouveau procédé est l’utilisation de l’intelligence artificielle pour évaluer les barres de bois. Une caméra linéaire capture des images haute résolution de chaque barreau, qui sont analysées par un réseau neuronal. Cela permet de déterminer des propriétés importantes telles que la rigidité, indépendamment de l’essence, de la forme ou de la taille du bois. Cette sélection basée sur les données devrait permettre à l’avenir une disposition ciblée des barres afin d’optimiser encore les propriétés mécaniques des panneaux.

    Panneaux pour éléments porteurs avec potentiel
    Même sans tri, les premiers démonstrateurs montrent une grande efficacité des ressources et de bonnes propriétés mécaniques. Les chercheurs voient dans ce procédé un grand potentiel pour les éléments porteurs dans la construction. Les défis actuels concernent le collage, la mise à l’échelle et la prédictibilité des propriétés des matériaux. Néanmoins, le procédé offre des perspectives prometteuses pour l’utilisation du bois dans un secteur de la construction en pleine mutation.

    La recherche est regroupée de manière stratégique
    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Mainstreaming Wood Construction », qui promeut une utilisation accrue du bois dans la construction. Dans le cadre de cette initiative, un nouveau centre de recherche est prévu. Le « Center for Wood Materials and Structures » doit regrouper les compétences de l’Empa et de l’ETH Zurich et donner de nouvelles impulsions à la transformation du bois tout au long de la chaîne de création de valeur.

  • Les Pays-Bas testent un train de recyclage pour une construction routière durable

    Les Pays-Bas testent un train de recyclage pour une construction routière durable

    Les graviers, le sable, le gravier et le bitume à base de pétrole utilisés dans les routes en asphalte sont les mêmes matériaux que ceux qui composent les nouvelles routes. La seule différence réside dans le fait que l’asphalte a déjà été chauffé et posé.

    C’est pourquoi les fonctionnaires néerlandais de l’Office des infrastructures Rijkswaterstaat à Utrecht, qui fait partie du ministère de l’Infrastructure et de la Gestion des eaux, ont investi dans le train de recyclage de l’asphalte (ART ou Asphalt Recycling Train). Il s’agit d’une machine semblable à un véhicule qui réutilise les anciennes routes sur place au lieu de les démolir et de les jeter, puis d’utiliser de nouveaux matériaux et d’émettre ainsi plus de carbone. Cela permet de poser un nouvel asphalte au même endroit.

    « Avec l’ART, nous pouvons rénover les routes d’une manière beaucoup plus durable », a déclaré Fredy Sierra-Fernandez, cité dans un communiqué de presse, qui développe l’ART au sein du ministère. « Pour l’instant, nous testons une seule machine pour voir ce qu’elle peut faire dans la pratique »

    L’ART desserre la couche de roulement usée des routes, chauffe l’ancien asphalte, récupère le matériau fondu, le mélange et le malaxe, puis applique à nouveau l’asphalte renouvelé sur la route. La machine compacte également la route de manière à obtenir une surface lisse.

    Fernandez étudie maintenant le comportement des routes après ce procédé. Depuis juin et à partir d’octobre dernier, il observe une route provinciale dans le Gelderland, à l’est des Pays-Bas, et un tronçon de l’autoroute A2 après y avoir utilisé l’ART.

    La route de Gelderland est en bon état. Le tronçon de l’autoroute A2 est un peu plus usé, mais reste suffisant. « Nous continuerons jusqu’à ce que nous soyons satisfaits à 100 pour cent », a déclaré Fernandez. Des tests dans d’autres régions sont prévus pour avril et mai 2025.

    Le gouvernement néerlandais espère que d’ici 2030, trois ou quatre ART seront en service dans tout le pays afin de créer une économie circulaire pour l’asphalte.

    L’ART a été récompensé par le prix InfraTech Innovatieprijs 2025.

  • Chaleur prévue à 2000 mètres de profondeur

    Chaleur prévue à 2000 mètres de profondeur

    L’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) a annoncé le forage d’un puits de reconnaissance pour un projet de géothermie prévu à Macolin. Pour autant que l’autorisation de crédit requise des Chambres fédérales et les autorisations de forage des autorités cantonales soient obtenues, il devrait être possible de détecter la présence d’eaux profondes à une profondeur d’environ 1’500 à 2’300 mètres.

    Selon un communiqué de presse, « plusieurs réservoirs d’eau profonds potentiels » y sont supposés, qui devraient être utilisés pour une installation géothermique au Centre sportif national de Macolin de l’Office fédéral du sport (OFSPO). L’installation pourrait y fournir de la chaleur à partir de 2029.

    Cette décision a été précédée d’études souterraines menées par l’OFCL en 2023. Elles devaient permettre d’obtenir une « image géologique du sous-sol aussi précise que possible ». L’étape d’exploration qui vient d’être annoncée doit permettre de déterminer plus précisément si, en cas de résultats positifs, les eaux profondes sont susceptibles d’être exploitées de manière rentable par une installation géothermique.

    Les études sismiques sont à la base de nombreux projets géothermiques, afin de clarifier la position exacte des eaux profondes et parce que des indicateurs tels que la température de l’eau, le volume d’eau et le débit manquent. Le forage de reconnaissance prévu réduit les incertitudes et les risques liés au projet.

  • Le certificat Minergie apporte des avantages mesurables en termes de rendement

    Le certificat Minergie apporte des avantages mesurables en termes de rendement

    Les mesures de construction respectueuses du climat sont souvent considérées comme un facteur de coût. Cependant, cette image s’inverse pour les bâtiments certifiés Minergie dans leur intégralité. L’étude actuelle du Dr Constantin Kempf montre que les immeubles collectifs certifiés Minergie réalisés entre 2010 et 2020 entraînent certes des coûts supplémentaires de 1,6 à 5,1 pour cent. Mais ces coûts sont compensés par des loyers initiaux qui sont en moyenne de 2,6 à 6,6 pour cent supérieurs à ceux des bâtiments comparables non certifiés.

    Les mesures individuelles telles que les pompes à chaleur ou le chauffage urbain augmentent certes les coûts de construction. Mais sans le concept global Minergie, elles ne permettent pas de générer des loyers plus élevés. Seule la mise en œuvre systématique du standard crée une valeur ajoutée commercialisable pour les investisseurs, les propriétaires et les maîtres d’ouvrage.

    Avantage pour le site grâce à la qualité et à la transparence
    Minergie n’est pas seulement synonyme d’efficacité énergétique, mais aussi de renouvellement d’air contrôlé, de meilleure protection contre la chaleur et d’utilisation d’énergies renouvelables. Avec plus de 60 000 bâtiments certifiés, la norme a contribué de manière significative à la réduction des émissions de CO2. Intéressant pour les investisseurs, Minergie peut augmenter la valeur des biens immobiliers, accroître l’exploitabilité et a un impact positif sur les conditions de financement.

    Le nouveau standard Minergie-Areal montre qu’une transformation vers la durabilité est également possible de manière mesurable et planifiable au niveau du quartier et du site. Dans le développement de sites en particulier, cela offre de nouveaux arguments pour des projets de construction viables et rentables.

    Plus de confort, moins de frais d’exploitation
    Les bailleurs ne sont pas les seuls à en profiter. Les locataires bénéficient eux aussi d’une plus-value nettement perceptible. Certes, les loyers nets sont légèrement plus élevés, mais la baisse des charges et l’amélioration de la qualité de vie, notamment grâce aux systèmes de ventilation automatique et à une meilleure protection thermique en été, compensent cette différence.

    Minergie est donc plus qu’un label environnemental. C’est un instrument économique, politique et social qui concilie à la fois le rendement et les objectifs climatiques. Pour les investisseurs, les développeurs et les promoteurs de sites, c’est une voie claire qui s’ouvre, alliant responsabilité écologique et avantages économiques.

  • Une production automatisée pour une utilisation durable de l’énergie

    Une production automatisée pour une utilisation durable de l’énergie

    La société Libattion AG, basée à Opfikon, a mis en service une nouvelle usine à Biberist pour le traitement des batteries usagées de voitures électriques. Les batteries y sont utilisées pour fabriquer des systèmes de stockage d’énergie stationnaires modulaires. Selon l ‘entreprise, il s’agit de la plus grande usine de ce type en Europe. L’unité de production a été installée sur le site également utilisé par l’entreprise de recyclage de batteries Librec.

    La nouvelle usine dispose d’un haut niveau d’automatisation. « Notre nouveau site de production nous permet de répondre de manière flexible aux exigences du marché tout en contribuant de manière significative à la préservation des ressources en Europe », a déclaré Stefan Bahamonde, PDG et cofondateur de Libattion, cité dans le communiqué. « L’automatisation de notre production nous permet d’être non seulement efficaces, mais aussi économiques et d’adapter précisément nos capacités à la demande »

    En 2022, Libattion a fabriqué des systèmes de stockage stationnaire d’une capacité totale de 7 mégawattheures, et l’année dernière, la capacité totale a déjà atteint 27 mégawattheures. D’ici 2026, l’entreprise prévoit d’augmenter sa capacité totale à 500 mégawattheures. Les systèmes de stockage de Libattion sont modulaires et peuvent avoir des capacités allant de 97 kilowattheures à 60 mégawattheures. La sécurité est primordiale, explique M. Bahamonde : « grâce à une production automatisée et à des contrôles de qualité stricts, nous pouvons garantir les normes de sécurité les plus élevées pour chaque système de stockage ».

  • Une étape importante pour la construction moderne en terre

    Une étape importante pour la construction moderne en terre

    La base est la nouvelle norme DIN 18940, qui réglemente pour la première fois de manière exhaustive la maçonnerie porteuse en argile. La méthode de pose en couche mince permet d’économiser plus d’un tiers du temps de travail par rapport à la méthode de pose en couche épaisse et réduit la consommation de matériaux. Outre la mise en œuvre, l’argile marque également des points sur le plan écologique. Elle n’est pas cuite, est entièrement recyclable et assure un climat intérieur sain grâce à ses propriétés de régulation de l’humidité.

    Production neutre en CO₂ et système de construction circulaire
    Chez GIMA, la production des briques d’argile est neutre en CO₂. Le séchage se fait à l’aide d’électricité solaire et de chaleur résiduelle. La structure du mur est entièrement déconstructible. Pour les murs extérieurs, une construction à double paroi est recommandée : Brique d’argile comme couche porteuse, enduit d’argile à l’intérieur, façade suspendue à l’extérieur. Tous les matériaux peuvent être triés et recyclés.

    Formats et possibilités d’utilisation
    Les briques GIMA atteignent la classe de résistance à la compression 5 et sont disponibles dans des largeurs de 115 à 365 mm, adaptées aux formats courants de briques de mur. Elles peuvent être mises en œuvre avec des outils conventionnels et des procédés connus.

    Projet pilote « GreenConceptLehm »
    Le premier projet a déjà été réalisé à Meissen avec le nouveau système. Les entrepreneurs et les scientifiques font l’éloge du climat intérieur sain et de la recyclabilité. Cela montre que la construction en argile est prête à être utilisée à grande échelle dans l’industrie moderne de la construction.

  • Une nouvelle installation solaire fournit de l’énergie solaire pour les activités sportives et de loisirs

    Une nouvelle installation solaire fournit de l’énergie solaire pour les activités sportives et de loisirs

    Selon un communiqué de presse, le producteur d’électricité aventron AG, dont le siège est à Münchenstein, a inauguré le 27 mars sa nouvelle installation solaire à Näfels. L’installation se trouve sur le toit de la salle d’escalade de bloc, qui fait partie du complexe de bâtiments de la Lintharena. Alors que l’association Kletteranlagen Linthgebiet (VKL) met à disposition le toit de la salle d’escalade de bloc pour l’installation solaire, l’installation elle-même est entièrement détenue par aventron.

    L’installation solaire dispose d’une surface de 660 mètres carrés et d’une puissance de 145 kilowatts. Elle permet de produire environ 124 mégawattheures d’électricité solaire par an, qui seront entièrement reversés à Lintharena AG et couvriront environ 10 % de ses besoins en électricité. Selon Samuel Leuzinger de VKL, l’installation solaire présente un double avantage pour l’association : « Nous percevons des revenus supplémentaires grâce à la location du toit d’aventron et faisons quelque chose pour la protection du climat et le tournant énergétique », a déclaré Leuzinger, cité dans le communiqué de presse.

    La construction de cette installation solaire et d’une autre à Mollis, ville voisine, a été soutenue par le comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres (ESAF) 2025. Aventron est le partenaire énergétique de l’ESAF dans le pays de Glaris. Grâce à ce partenariat, le comité d’organisation de l’ESAF a mis aventron en contact avec des propriétaires de toitures appropriés comme VKL. « Nous réalisons cette installation photovoltaïque en coopération avec nos partenaires, la Lintharena, VKL et l’ESAF dans le Glarnerland », a déclaré le CEO d’aventron, Eric Wagner, à propos de la nouvelle installation, selon le communiqué de presse. « C’est une étape importante pour plus d’électricité solaire suisse et pour la mise en œuvre de la stratégie énergétique 2050 »

    Aventron produit son électricité exclusivement à partir de sources renouvelables. L’entreprise affiche désormais une puissance solaire d’environ 65 mégawatts dans tout le pays. L’objectif est d’augmenter cette puissance à 100 mégawatts d’ici 2027.