Catégorie : Industrie du bâtiment

  • Un développement urbain orienté vers l’avenir à Berne

    Un développement urbain orienté vers l’avenir à Berne

    Wankdorfcity 3 est situé sur un terrain de 34 000 mètres carrés au nord de Berne. Un espace de vie urbain y est créé, qui va au-delà de la simple utilisation résidentielle. Avec ce projet, le promoteur immobilier IMMOFONDS réalise une partie de quartier dense qui offre à la fois des logements et des points de contact pour les activités commerciales et de loisirs. L’accès direct aux transports publics crée un écosystème vivant, caractérisé par l’interaction et l’échange.

    Planification efficace et approbation rapide
    La complexité de la planification de ce projet a nécessité des approches innovantes et une étroite collaboration entre les architectes, les urbanistes et les autorités responsables. Gabriela Theus, directrice d’Immofonds Asset Management AG, explique : « Le traitement efficace par la ville de Berne et la collaboration partenariale de toutes les parties concernées ont permis d’obtenir une autorisation conforme au droit de la construction, sans aucune opposition – un succès record en Suisse »

    Durabilité sociale et environnementale
    La durabilité sociale est un élément central. La création de lieux de rencontre, d’espaces communs et d’espaces extérieurs favorise les échanges entre les résidents. Le jardin urbain prévu et les espaces libres diversifiés caractérisent un lieu de coexistence.

    Diversité dans l’habitat
    Pour tenir compte des différents modèles de vie, le projet propose une variété de types d’habitat. Des petits appartements et des tiny houses aux espaces communs multifonctionnels en passant par des townhouses adaptées aux familles, il y en a pour tous les groupes cibles. Cette diversité garantit un quartier vivant qui répond aux besoins des utilisateurs.

    Force d’innovation dans le développement urbain
    Wankdorfcity 3 s’appuie sur le concept innovant de la ville éponge, qui promeut une gestion durable de l’eau dans les espaces urbains. L’architecte paysagiste Maurus Schifferli explique que l’eau de pluie est stockée dans des systèmes spéciaux afin d’être restituée de manière ciblée. Ce principe contribue à réguler le climat local et montre comment l’urbanisme moderne peut allier préservation des ressources et esthétisme.

    Perspectives des prochaines étapes
    Le permis de construire final marque le début de la phase de réalisation. Par étapes, les logements ainsi que les services et les espaces commerciaux correspondants seront prêts à être occupés à partir de 2027. Dans les années à venir, Wankdorfcity 3 contribuera non seulement à la qualité de vie à Berne, mais servira également d’exemple innovant de développement urbain moderne dans toute la Suisse.

    Ce projet d’avenir signale une nouvelle ère de l’habitat urbain, qui allie intergénérationnel, inclusivité et durabilité.

  • Les bâtiments comme puits de carbone

    Les bâtiments comme puits de carbone

    Le secteur de la construction est considéré comme l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde. Mais des projets comme « Beyond Zero » et l’initiative « Mining the Atmosphere » pourraient changer la donne. L’objectif est non seulement de réduire le gaz à effet de serre nocif, mais aussi de le capturer activement dans les matériaux de construction. Ces matériaux, testés dans la nouvelle unité NEST, pourraient révolutionner le béton et les matériaux d’isolation et avoir le potentiel de rendre le secteur de la construction climatiquement neutre, voire négatif en termes de CO2.

    Technologie testée sur le terrain
    Nathalie Casas de l’Empa explique que les « technologies à émissions négatives » (NET) sont la clé pour atteindre les objectifs climatiques : « Nous devons éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Les NET, qui fonctionnent déjà en laboratoire et sont maintenant appliquées dans la construction, nous y aident » Casas souligne l’urgence d’agir, car les émissions continuent d’augmenter.

    La durabilité dans le secteur de la construction
    Corinne Reimann d’Implenia voit dans les NET une grande opportunité pour le secteur de la construction : « Les nouveaux matériaux nous permettent enfin de faire des progrès décisifs en matière de durabilité. Le secteur dispose ici d’un énorme levier, mais aussi de défis. Le prix et l’acceptation seront déterminants » Reimann insiste sur le fait que la fonctionnalité et la rentabilité des nouveaux matériaux doivent être garanties afin de permettre une utilisation à grande échelle.

    La contribution des architectes et des planificateurs
    Christoph Kellenberger, cofondateur d’OOS, considère l’implication précoce des architectes et des planificateurs comme un facteur décisif : « Grâce à nos connaissances, nous pouvons participer au développement des bons matériaux de construction dès le début et les intégrer dans la pratique de la construction. En outre, nous devons faire connaître au secteur le potentiel des matériaux qui stockent le CO2 et montrer les effets qu’ils permettent d’obtenir » Pour Kellenberger, la clé du succès réside dans une transmission transparente des connaissances et des solutions pratiques.

    Cadre politique et responsabilité sociale
    Outre l’innovation technologique, le secteur de la construction exige également un cadre politique et économique. Selon Casas et Kellenberger, une vérité des coûts claire est nécessaire pour encourager l’utilisation à grande échelle des NET. Les émissions de CO2 doivent être tarifées de manière équitable et des subventions pourraient aider à compenser les coûts initiaux plus élevés des nouveaux matériaux. « La transformation ne réussira que si tout le monde va dans le même sens – les politiques, les entreprises et la société », a déclaré Casas.

    Le projet « Beyond Zero » montre qu’il est possible de transformer les bâtiments en puits de carbone. Mais pour cela, il faut non seulement des solutions technologiques, mais aussi la volonté des responsables politiques, économiques et sociaux de s’engager dans de nouvelles voies. Le secteur de la construction a l’opportunité de passer du statut de l’un des plus gros émetteurs de CO2 à celui de pionnier de la transition climatique – et le potentiel pour y parvenir existe déjà.

  • La décarbonisation des bâtiments est possible grâce à la construction en bois

    La décarbonisation des bâtiments est possible grâce à la construction en bois

    Le secteur du bâtiment est responsable de 37% des émissions de CO₂ dans le monde. L’utilisation du bois de construction permet non seulement de remplacer les matériaux de construction à forte intensité de CO₂ comme l’acier ou le béton, mais aussi de stocker durablement du carbone. Les projets de construction en bois offrent donc un double impact climatique. Depuis 2022, la construction en bois est reconnue par des organisations internationales telles que la CCNUCC et l’UE comme un moyen de stockage du CO₂. Timber Finance a développé pour la première fois une méthodologie qui permet de certifier la valeur de stockage de CO₂ de tels projets et de la rendre négociable.

    La Suisse, pionnière dans l’ingénierie du bois
    Dans une phase pilote, Timber Finance adapte cette méthodologie internationale aux conditions suisses. Une vingtaine de projets de construction en bois innovants et plusieurs triages forestiers y participent afin de monétiser leurs capacités de stockage de CO₂. L’objectif est d’inciter les maîtres d’ouvrage et les exploitants forestiers à miser davantage sur la construction en bois durable et la gestion forestière respectueuse du climat.

    Certificats de stockage de CO₂ : négociables et à valeur ajoutée
    Les certificats de stockage de CO₂ offrent aux maîtres d’ouvrage et aux investisseurs de nouvelles possibilités de monétiser leur performance climatique. Ils peuvent soit être négociés sur le marché du CO₂ (offsetting), soit être utilisés directement pour réduire son propre bilan carbone (insetting). Timber Finance, soutenu par le Fonds pionnier Migros, a ainsi créé un outil précieux pour la décarbonisation du secteur du bâtiment.

    Projet phare pour la construction durable
    Un exemple remarquable est le nouveau projet de construction Pünt dans la commune d’Egg, dans le canton de Zurich. Grâce à l’utilisation de bois certifié, 1 462 tonnes de CO₂ sont stockées dans la structure porteuse, et 508 tonnes supplémentaires d’émissions de CO₂ sont évitées. Ce projet montre comment la construction en bois, en tant que méthode de construction durable, combine des avantages économiques et climatiques.

    Une gestion forestière durable pour la protection du climat
    Les triages forestiers suisses font également partie de la phase pilote et gèrent environ 15 000 hectares de forêts dans le respect du climat. L’objectif est de maximiser l’absorption de CO₂ et d’utiliser le bois de manière à ce que le carbone reste fixé à long terme. Cela contribue de manière décisive à la protection du climat et ouvre de nouvelles perspectives financières pour l’industrie forestière.

    La construction en bois, clé de la réduction du CO₂ dans le secteur du bâtiment
    Grâce à l’introduction de certificats de stockage du CO₂, la construction en bois devient un instrument important de la décarbonisation. La Suisse montre la voie avec des projets innovants et montre comment la construction respectueuse du climat peut être combinée avec des avantages économiques.

  • Le prix de l’innovation 2024 est décerné à une entreprise de Schachen pour son matériau de construction ultra-résistant

    Le prix de l’innovation 2024 est décerné à une entreprise de Schachen pour son matériau de construction ultra-résistant

    La société Mauderli AG a remporté le prix de l’innovation IHZ 2024, informe la Chambre de commerce et d’industrie de Suisse centrale dans un communiqué. Avec ce prix, elle récompense chaque année la performance exceptionnelle d’une entreprise des cantons de Lucerne, Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald. L’entreprise Mauderli AG, basée à Schachen, est récompensée pour son matériau de construction composite en fibres à ultra-haute résistance zeroUltraone.

    Mauderli a développé le matériau de construction composite à fibres ultra-résistant (UHFB) en collaboration avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne(EPFL) et Holcim Suisse SA. Le zeroUltraone permet de préfabriquer des éléments de construction. Par rapport à la fabrication en béton coulé sur place, les éléments préfabriqués en zeroUltraone se caractérisent par une épaisseur de paroi plus faible. A la fin de sa durée de vie, zeroUltraone peut être recyclé dans le cycle normal du béton.

    Mauderli est récompensé pour sa détermination et sa vision entrepreneuriale, selon le communiqué. En l’espace de quatre semaines seulement, l’entreprise a mis en place une nouvelle centrale à béton et un site de production pour les éléments de construction UHFB à Schachen, et a constitué une équipe. « Pour moi, Mauderli AG est une usine moderne de Daniel Düsentrieb », y est cité Hans Wicki, président du jury et conseiller aux États (PLR) de Nidwald. « Christoph Mauderli a mené cette innovation au succès avec détermination et cohérence »

    La société Bächli AG de Kriens LU peut se réjouir du prix de reconnaissance du concours de cette année. Elle est récompensée pour ses transformateurs à haut rendement et à faible niveau sonore de la série Smart-E-Power. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 27 novembre.

  • Renforcement de la présence dans le secteur de la construction grâce à une acquisition en Slovénie

    Renforcement de la présence dans le secteur de la construction grâce à une acquisition en Slovénie

    SFS a repris, avec effet au 1er octobre, le partenaire de distribution dans l’industrie du bâtiment EPRO D.O.O. de Ljubljana, informe le fabricant mondial d’outils, de composants de précision, de sous-ensembles et de systèmes de fixation de la région de Saint-Gall-Lac de Constance dans un communiqué. Aucune information n’est donnée sur le prix d’achat. EPRO distribue des éléments de fixation, des fixations, des systèmes antichute et d’autres produits pour les toits plats, les constructions industrielles légères et les éléments de façade en Slovénie, en Croatie et dans la région adriatique élargie.

    Cette acquisition vise à renforcer la présence régionale et la position du Groupe SFS sur le marché dans la région. EPRO poursuivra ses activités sous l’égide de SFS « sans changement avec tous ses collaborateurs », précise le communiqué. Le groupe, dont le siège social est à Heerbrugg, dispose d’environ 140 sites de vente et de production dans 35 pays d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie.

  • Stratégie 2030 en matière de politique du logement dans le canton de Zoug

    Stratégie 2030 en matière de politique du logement dans le canton de Zoug

    Le marché du logement dans le canton de Zoug est soumis à une forte pression. La forte attractivité du canton a entraîné une augmentation de la demande, alors que l’offre de logements diminue. Cela entraîne une hausse des prix des loyers et de l’immobilier, ce qui rend particulièrement difficile la recherche d’un logement abordable pour la classe moyenne et les personnes à faibles revenus. Les jeunes familles sont également confrontées à des difficultés pour trouver des logements adaptés.

    Objectifs de la stratégie de politique du logement 2030
    Afin d’atténuer la situation tendue en matière de logement, le Conseil d’État a défini trois objectifs principaux : premièrement, plus de logements, deuxièmement, plus de logements à prix modérés et, troisièmement, plus de possibilités de logement pour la population résidente. Ces objectifs doivent être atteints par une simplification des règles de construction, une optimisation des processus d’autorisation de construire et des incitations financières.

    Mesures pour plus de logements
    La stratégie prévoit différentes mesures pour augmenter l’offre de logements. Des assouplissements des règles de construction, telles que les surélévations et les réglementations sur les immeubles de grande hauteur, doivent permettre de construire davantage de logements. De plus, les promoteurs immobiliers à but non lucratif devraient avoir un accès plus facile aux prêts afin d’encourager la construction de logements abordables.

    Le chemin vers la mise en œuvre
    Les prochaines étapes consisteront à informer les municipalités des mesures prévues. Avec la participation de tous les acteurs concernés, tels que les communes, les partis et les organisations, les adaptations de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction ainsi que de la loi sur l’aide au logement seront rapidement mises en œuvre. Tous les deux ans, le Conseil d’État rendra compte des progrès réalisés.

    La stratégie de politique du logement 2030 est une approche globale qui vise à désengorger le marché du logement et à garantir la qualité de vie dans le canton de Zoug. Elle met l’accent sur des solutions durables et à long terme.

  • Ensemble contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée EWZ et EKZ lancent

    Ensemble contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée EWZ et EKZ lancent

    Sans le travail des électriciens de réseau, Zurich resterait dans l’obscurité. En construisant et en entretenant les réseaux électriques, ils veillent à ce que la ville et le canton soient approvisionnés en énergie électrique de manière fiable. Malgré l’importance de cette profession, le manque de personnel qualifié dans le secteur est un problème croissant. C’est pourquoi les principaux fournisseurs d’électricité, EKZ (Elektrizitätswerke des Kantons Zürich) et ewz (Elektrizitätswerk der Stadt Zürich), se sont associés pour créer un programme de formation spécialement destiné aux personnes qui changent d’orientation professionnelle.

    Un programme de formation pour les personnes qui se reconvertissent
    Le programme pour les personnes qui se reconvertissent s’adresse aux professionnels ayant une formation de base en électrotechnique ou une expérience dans le domaine de l’artisanat. Pendant la formation, les participants reçoivent un salaire complet et acquièrent les compétences pratiques « sur le tas ». La formation théorique a lieu au centre de formation d’ewz à Zurich-Schwamendingen. Au bout d’un an, les diplômés reçoivent un certificat de formation interne qui les désigne comme des électriciens de réseau qualifiés.

    Diverses possibilités de carrière
    De nombreux participants passent d’autres métiers à celui d’électricien de réseau. Fabian V. d’EKZ, qui travaillait auparavant comme agent d’exploitation, décrit son nouveau métier comme varié et passionnant. Goran R. d’ewz, qui travaillait auparavant dans le déploiement de la fibre optique, considère la formation continue comme une évolution logique de sa carrière et se réjouit des nouveaux défis qui l’attendent.

    La campagne de communication
    Pour atteindre les candidats potentiels au programme, les entreprises ont lancé la campagne « Viens dans l’équipe Power ». De courtes vidéos diffusées sur différents canaux en ligne ainsi que des mesures hors ligne lors d’événements sportifs et par l’intermédiaire de collaborateurs doivent permettre d’atteindre le groupe cible. De plus amples informations sont disponibles sur le site www.teampower.ch.

    Ensemble contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
    La collaboration entre ewz et EKZ montre comment les entreprises énergétiques peuvent lutter ensemble contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée tout en offrant des opportunités de carrière attrayantes aux personnes qui changent d’orientation professionnelle. La formation d’électriciens de réseau est une étape importante pour garantir la sécurité d’approvisionnement à long terme à Zurich.

  • L’investissement dans le ciment à faible émission de carbone favorise la mise sur le marché

    L’investissement dans le ciment à faible émission de carbone favorise la mise sur le marché

    Holcim participe financièrement à la mise à l’échelle et au lancement rapide sur le marché du ciment à faible teneur en carbone de Sublime Systems. L’investissement de l’entreprise zougoise, l’un des plus grands producteurs de matériaux de construction au monde, fait avancer la construction de la première usine de production commerciale de Sublime. Pour cela, la start-up avait déjà reçu 87 millions de dollars du ministère américain de l’énergie en mars.

    Selon un communiqué de Holcim, l’équipe de Sublime Systems a développé une « technologie unique » de décarbonisation du ciment qui couvre l’ensemble du processus de production, de l’utilisation d’électricité propre aux matières premières sans carbone. « Nous sommes enthousiasmés par le potentiel de cette technologie et nous sommes impatients de la commercialiser ensemble à grande échelle », a déclaré le directeur du développement durable de Holcim, Nollaig Forrest, cité dans le communiqué.

    Holcim s’est assuré une grande partie du Sublime Cement produit sur place par le biais d’un accord d’achat ferme. Les deux partenaires ont mis en place une équipe de projet spécifique pour développer ensemble d’autres installations.

    « Dans l’industrie du ciment, la taille est tout », a déclaré Leah Ellis, PDG et cofondatrice de Sublime Systems. « En combinant la technologie de Sublime avec les activités mondiales avancées de Holcim, de la fabrication et de la logistique à la distribution commerciale, nous pouvons ensemble augmenter notre impact »

    La société exploite actuellement une usine pilote d’une capacité de production allant jusqu’à 250 tonnes par an à son siège de Somerville, dans le Massachusetts, et développe sa première usine commerciale d’une capacité de 30 000 tonnes par an, qui devrait ouvrir dès 2026 dans la ville de Holyoke, également située dans le Massachusetts.

  • Extension prévue du grand lotissement Webermühle à Neuenhof

    Extension prévue du grand lotissement Webermühle à Neuenhof

    Altura RE AG est propriétaire de six parcelles d’une surface totale de 15 234 mètres carrés sur le site de Webermühle/Damsau à Neuenhof, informe la société immobilière de Nidwald dans un communiqué. Pour ses parcelles et celles d’autres propriétaires dans la zone résidentielle de Webermühle, il s’agit d’élaborer les conditions-cadres pour l’extension et le développement futur du grand lotissement de Webermühle. Pour ce faire, Altura RE et la commune de Neuenhof entament une procédure de planification coopérative.

    « Pour ce faire, il est notamment important pour nous de pouvoir établir une passerelle bien pensée vers le quartier de Klosterrüti », déclare Rudolf Peschel, président du conseil d’administration d’Altura RE AG, cité dans le communiqué. « Les rapports et expertises dont nous disposons à ce jour nous montrent clairement que le site Webermühle-Ermitage est prédestiné à la création de logements attrayants et modernes grâce à sa bonne desserte et à sa situation dans la verdure, directement au bord de la Limmat »

    La procédure de planification coopérative doit être conçue et accompagnée par le bureau d’études lucernois plan:team dans le cadre d’une procédure d’atelier. Elle devrait s’achever au début de l’année 2026. Ensuite, le plan d’aménagement sera élaboré, la commune faisant alors office d’autorité d’approbation.

    La date de début des travaux dépend fortement de l’efficacité de la planification dans les phases précédentes, explique Altura RE. « Nous sommes actuellement très dépendants de la collaboration avec la commune de Neuenhof et de ses capacités en termes de personnel », déclare Peschel.

  • KohlenKraft sponsorise le Climathon de Zurich

    KohlenKraft sponsorise le Climathon de Zurich

    KohlenKraft est l’un des sponsors du Climathon deZurich. C’est ce qui ressort d’un communiqué de Runway, l’organisme de soutien aux start-ups en phase de démarrage basé au Technopark de Winterthur. L’incubateur Runway est un programme du Center for Entrepreneurship de l’Institut pour l’innovation et l’entrepreneuriat de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW).

    Le Climathon est un format de 32 heures organisé par l’Impact Hub Zurich une fois par an. L’événement vise à trouver et à élaborer des idées pour la protection du climat à Zurich. Cette année, il aura lieu les 1er et 2 novembre à la centrale électrique de Zurich.

    La jeune entreprise KohlenKraft, fondée en 2023, a également son siège au Technopark de Winterthur. L’année dernière, ce dernier a titré un bref portrait de l’arrivée de la start-up dans ses locaux : « Runway-Start-up KohlenKraft macht sich bereit für Revolution ». KohlenKraft s’est donné pour mission de fournir à l’industrie du bâtiment des matériaux positifs pour le climat. Ses produits tels que le plâtre, les enduits muraux à usage industriel, les briques et l’isolation thermique au biochar absorbent plus de CO2 qu’ils n’en émettent pendant leur durée de vie.

    En outre, KohlenKraft boucle la boucle : Le charbon végétal est produit à partir de déchets de biomasse, réduit les besoins en matières premières telles que le sable et contribue ainsi à un environnement construit circulaire. C’est pourquoi KohlenKraft a également été soutenu par le Circular Building Industry Innovation Booster. Ce programme d’Innosuisse soutient la transition vers une économie circulaire dans le secteur de la construction en Suisse grâce à une innovation systématique.

    Le CEO Charles Gerike-Roberts et le CTO Moritz Keller ont déjà été récompensés à plusieurs reprises. en 2022, les deux fondateurs de KohlenKraft ont remporté le FrontRunner Award lors du ZHAW Sustainability Challenge. Ils ont remporté la première place au ZHAW Startup Challenge 2023 et ont été vainqueurs de classe au cours de Business Concept de Startup Campus et Innosuisse.

  • Des briques de verre imprimées en 3D

    Des briques de verre imprimées en 3D

    Des ingénieurs américains ont mis au point des briques de verre solides, fabriquées par impression 3D à partir de bouteilles de verre recyclées. Ces briques ne sont pas seulement esthétiques, elles offrent également une alternative écologique au béton. Elles peuvent être assemblées et désassemblées comme des briques Lego, ce qui permet une construction durable et circulaire.

    Le verre, un matériau de construction polyvalent
    Le verre fait déjà partie intégrante de l’architecture moderne, mais son potentiel en tant que matériau de construction va bien au-delà des applications décoratives. Des chercheurs du MIT ont démontré que le verre peut être un matériau stable pour des structures porteuses. Le procédé utilise du verre recyclé imprimé dans des formes complexes, créant ainsi des blocs de construction adaptés à de multiples projets de construction.

    l’impression 3D ouvre de nouvelles possibilités
    En utilisant une imprimante 3D qui traite le verre fondu couche par couche, on obtient des blocs de construction qui peuvent être utilisés de manière flexible. Cette technique permet non seulement la stabilité et la flexibilité, mais aussi la réutilisation des briques, ce qui réduit considérablement l’empreinte CO₂ des projets de construction.

    Architecture circulaire
    Les briques de verre sont au cœur du concept de construction circulaire, qui consiste à réutiliser les matériaux et à maximiser leur durée de vie. Une fois démontées, les briques peuvent être utilisées dans de nouveaux projets de construction sans qu’il soit nécessaire de fabriquer de nouveaux matériaux. Cela crée un cycle durable dans la construction.

    Les briques de verre imprimées en 3D offrent une alternative prometteuse au béton. Grâce à leurs propriétés de stabilité et de réutilisation, elles pourraient façonner la construction du futur et contribuer à une industrie du bâtiment plus durable.

  • La transformation en point de mire EXPO REAL 2024

    La transformation en point de mire EXPO REAL 2024

    Cette année encore, EXPO REAL a réalisé un sondage d’opinion auprès de ses participants. Parmi les 516 exposants et visiteurs interrogés, 91% considèrent la numérisation comme un sujet très important ou important, suivi par la politique des taux d’intérêt et les solutions énergétiques pour les quartiers. Stefan Rummel, directeur de Messe München, souligne : « EXPO REAL 2024 se consacre aux thèmes importants de l’avenir non seulement dans le programme de conférences, mais aussi dans le nouvel espace d’exposition ‘Transform & Beyond’ »

    Changement des types d’utilisation et intérêts des investisseurs
    L’enquête montre également que les nouveaux types d’utilisation gagnent en importance. Pour 70% des personnes interrogées, le secteur résidentiel arrive en tête, suivi par l’immobilier de soins et les centres de données, qui ont fortement gagné en pertinence. L’intérêt des investisseurs tournés vers l’avenir, tels que les fonds de pension et les family offices, reste également élevé.

    Le logement abordable en point de mire
    La création de logements abordables est un autre thème central. pour 95 % des personnes interrogées, la construction dans l’existant est un facteur déterminant, suivi de près par le coût du foncier et la construction en série. Ces thèmes seront également au cœur de l’EXPO REAL de cette année, avec une exposition spéciale et des exemples pratiques.

    L’Europe reste attractive
    Au niveau mondial, l’Europe reste un marché central pour les investissements immobiliers avec 81% des votes. L’Europe occidentale et la région D-A-CH sont considérées comme des marchés d’avenir particulièrement importants. Les États-Unis et la région Asie-Pacifique continuent également d’offrir un potentiel.

    L’enquête sur EXPO REAL 2024 met en évidence le fait que la transformation du parc immobilier et la numérisation sont des facteurs essentiels pour l’avenir du secteur. Avec des discussions variées et de nouveaux formats d’exposition, EXPO REAL, qui se tiendra du 7 au 9 octobre, répondra aux défis urgents et offrira un espace d’échange et de solutions.

  • Stratégies contre l’étalement urbain et pour une meilleure qualité de vie

    Stratégies contre l’étalement urbain et pour une meilleure qualité de vie

    Le physicien et économiste Sascha Nick, de l’Écolepolytechnique fédérale de Lausanne(EPFL), a esquissé pour la Suisse un scénario qui limite fortement l’étalement urbain. Dans ce scénario, la population vit en 2040 dans des quartiers où tous les bâtiments ont été rénovés de manière à offrir des conditions optimales de température, de lumière et de bruit. De plus, de nombreux espaces communs sont disponibles.

    Comme le précise un communiqué de l’EPFL, l’approche développée par Nick ramènerait l’étalement urbain à son niveau de 1935, voire de 1885. « Notre scénario nécessite des changements concrets, radicaux mais aussi nécessaires », a déclaré Nick, cité dans le communiqué. Il est chercheur au Laboratoire d’économie environnementale et urbaine de l’EPFL, qui fait partie de la Faculté d’architecture, d’ingénierie civile et environnementale.

    Selon le communiqué, sa vision de l’avenir de l’habitat suisse prend en compte des aspects importants de la vie en communauté et est en accord avec les objectifs climatiques de la Suisse pour 2050. L’étude, publiée dans Frontiers in Sustainability, a été réalisée dans le cadre du programme de recherche Sweet Swice financé par l’Office fédéral de l’énergie et visant à promouvoir le bien-être individuel et collectif dans la transition énergétique.

    Nick y formule quatre recommandations. Premièrement, il faut rénover les bâtiments plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Deuxièmement, il faut mieux utiliser la surface des bâtiments et réduire de moitié la surface habitable par personne. Troisièmement, Nick demande que les quartiers soient conçus de manière à ce que tous les services importants soient accessibles à pied en quelques minutes. Et quatrièmement, l’étalement urbain doit être endigué.

  • Les travaux d’extension de la ZHAW ont commencé

    Les travaux d’extension de la ZHAW ont commencé

    A la ZHAW, le directeur des travaux publics Martin Neukom, la directrice de l’éducation Silvia Steiner et le recteur de la ZHAW Jean-Marc Piveteau ont donné le 13 septembre le coup d’envoi des travaux d’extension et de modernisation de la School of Engineering. Selon un communiqué de presse, la ZHAW est l’une des principales universités de Suisse avec plus de 14 000 étudiants. Cependant, certains des bâtiments existants sur le site de l’ancien Technikum à Winterthur ne répondent plus aux exigences actuelles. De plus, le nombre d’étudiants continue d’augmenter. C’est pourquoi le Campus T sera modernisé et agrandi en plusieurs étapes au cours des prochaines années.

    Au cours de la première étape, deux nouveaux bâtiments de laboratoire de cinq étages seront construits derrière le centre technique historique. Ils fourniront l’espace nécessaire à l’enseignement, à la recherche et au développement. Ils abriteront différentes salles d’expérimentation ainsi qu’un réfectoire et une cafétéria accessibles au public. Les nouveaux bâtiments seront raccordés au réseau de chauffage urbain de la ville de Winterthur et équipés de panneaux photovoltaïques.

    Toujours dans le cadre de la première étape de construction, l’Eulach sera, selon le communiqué, revalorisée écologiquement avec un parc public proche de l’état naturel et la protection contre les crues sera améliorée. Deux nouveaux ponts relieront la vieille ville et le Campus T à l’école cantonale de Büelrain et au quartier résidentiel environnant.

    Le démantèlement du bâtiment TB existant aura lieu d’ici novembre, ajoute le communiqué. Parallèlement, l’excavation de la fouille pour le petit bâtiment de laboratoire TT est en cours. Les travaux de gros œuvre du premier bâtiment, dont l’achèvement est prévu en 2027, débuteront ensuite. Le second bâtiment devrait être prêt à être occupé en 2029.

  • Schaffhouse – une histoire de réussite économique

    Schaffhouse – une histoire de réussite économique

    Les nouveaux immeubles situés sur l’ancien site d’Alusuisse à Neuhausen am Rheinfall ont pris vie début 2024. Les appartements sont occupés, les magasins sont ouverts et on travaille dans les 7000m2 de bureaux et de laboratoires. Il y a 100 ans, une usine d’aluminium se trouvait sur le site actuel du Rhyfall Village. Après la Seconde Guerre mondiale, un centre de recherche sur la technologie des matériaux a vu le jour. Des décennies plus tard, les projets de nouveaux espaces d’habitation et de travail – qui sont aujourd’hui réalisés – ont pris de l’ampleur. La fonderie d’acier de Schaffhouse a également subi un processus de transformation comparable : l’industrie lourde a été remplacée par des logements, une école, des espaces commerciaux et des bureaux. Des stratégies sont développées, des brevets sont gérés et des marchés sont traités dans le monde entier. Aujourd’hui, les personnes et les entreprises s’enracinent à nouveau dans le canton de Schaffhouse. A la fin des années 1990, la réalité était différente.

    Unir ses forces pour sortir de la crise
    Le changement structurel a frappé de plein fouet le canton industriel de Schaffhouse : En l’espace de quelques années, le paysage des entreprises s’est radicalement modifié et les recettes fiscales se sont effondrées. Onze pour cent de tous les emplois ont été perdus – plus que dans tous les autres cantons. Ceux qui le pouvaient ont déménagé. Pour redresser la barre, les associations économiques ont lancé le projet WERS – Wirtschaftsentwicklung Region Schaffhausen (développement économique de la région de Schaffhouse). La ville et le canton l’ont soutenu. En 1997, 150 revendications ont servi de base aux décisions politiques de Schaffhouse.

    Une promotion active du site comme clé
    L’une des mesures centrales était la création d’un office cantonal de promotion économique. La mission était claire et reste valable aujourd’hui : faire connaître le site économique, attirer de nouvelles entreprises et aider les entreprises existantes à conserver leurs emplois. Outre l’impulsion donnée à l’amélioration constante des conditions-cadres pour le développement économique du canton, la promotion économique est le point de contact et d’information central entre les entreprises, la politique et l’administration. L’objectif : des entreprises industrielles et des PME compétitives, des prestataires de services à vocation mondiale, davantage de recettes fiscales.

    Les entreprises sont venues. La première entreprise de production, Wunder-Baum, a été créée en 1998, et Tyco, la première multinationale américaine à avoir installé son siège social. Jusqu’à présent, plus de 600 autres implantations ont été accompagnées. Elles ont créé environ 2800 nouveaux emplois et, grâce à de nombreuses recettes fiscales supplémentaires, une marge de manœuvre pour des investissements en faveur du site.

    Améliorer le « produit Schaffhouse »
    Dans les premiers temps surtout, certaines entreprises ont choisi de ne pas s’installer à Schaffhouse parce que le site ne répondait pas à leurs exigences. Il manquait des bureaux centralisés, des espaces de vie spacieux, une école internationale et de bonnes liaisons de transport avec l’aéroport. Pour y remédier, le « produit Schaffhouse » a été progressivement amélioré et l’attractivité du site a été renforcée avec l’aide de la promotion économique. Il s’agit notamment de la création de l’école internationale ISSH, de l’ITS Industrie- und Technozentrum pour la promotion de l’innovation et de la technologie auprès des PME, du go-tec ! Laboratoire pour les futurs spécialistes MINT. En outre, l’introduction de la cadence semi-horaire vers la gare centrale de Zurich, le raccordement direct à l’aéroport et l’extension de l’A4 ont été soutenus. Dans le canton, le RER a été développé entre Trasadingen et Thayngen, en complément des bus régionaux. Les baisses successives d’impôts pour les personnes physiques et les entreprises ont également joué un rôle central pour le site. De nombreux projets ont abouti et ont été mis en œuvre. D’autres sont encore en discussion. Il s’agit notamment d’une offre universitaire adaptée aux besoins de l’industrie ou d’un campus pour l’innovation et la technologie.

    Du développement de produits au développement de l’offre
    Ces développements dans le canton ont entraîné, du côté de l’immobilier, une augmentation de la demande de bureaux, d’espaces commerciaux et de logements. Au cours des deux dernières décennies, plusieurs sites centraux ont été développés. Citons notamment les lotissements Landhaus et Urba(h)n près de la gare dans la ville de Schaffhouse ou la transformation de l’ancienne aciérie en un quartier résidentiel et de travail à proximité du centre. A Neuhausen am Rheinfall, le développement le long de la Zentralstrasse, combiné à l’activité de construction de logements autour de la place de l’industrie et à l’ouverture progressive du site SIG, a été déterminant. Alors que ce site est toujours en cours de transformation, le Rhyfall-Village se remplit de vie depuis le début de l’année 2024 – grâce aux emplois et aux nouveaux habitants.

    25 ans d’efforts communs
    Il y a 25 ans, le canton de Schaffhouse a posé des jalons communs : L’économie et la politique se sont associées et ont entamé une politique active de développement du site avec des objectifs communs. Après le WERS sont venues les visions pour Schaffhouse en 2008 et la stratégie de développement « next. » en 2022. Il est visible que le canton se développe de manière dynamique en tant que site. Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les fenêtres des nouveaux appartements dans des usines reconverties qui sont éclairées, mais l’ensemble du site économique et de l’espace de vie qui brille sous un autre jour. En comparaison intercantonale, Schaffhouse a connu un développement unique : aucun autre canton n’a connu une telle amélioration dans la comparaison des indicateurs de compétitivité (UBS 2023). Schaffhouse est devenu un lieu d’implantation apprécié non seulement par les entreprises internationales, mais aussi par les personnes originaires de Suisse, comme le montre le solde migratoire intercantonal. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat de mesures ciblées et d’efforts conjoints. Poursuivre cette histoire à succès est à la fois une mission et une motivation pour les forces engagées du canton.

  • Deux géants suisses de l’immobilier sur le point de fusionner

    Deux géants suisses de l’immobilier sur le point de fusionner

    Cham Group et Ina Invest, une société immobilière cotée à la SIX Swiss Exchange, ont signé un protocole d’accord en vue d’une fusion. Celle-ci devrait être réalisée sous forme de « Merger of Equals » d’ici 2025. La fusion créerait une nouvelle force puissante dans le secteur immobilier, parmi les leaders du secteur.

    Un portefeuille de premier ordre sur des sites clés
    Le portefeuille combiné des deux entreprises comprend des immeubles et des projets de développement de grande qualité dans les régions les plus fortes de Suisse sur le plan économique, notamment Bâle, Cham, Genève, Lausanne, Winterthour et Zurich. Particulièrement impressionnant : la part de logements dépassera 50 % une fois les travaux achevés, ce qui souligne l’accent mis sur un habitat durable et tourné vers l’avenir dans les agglomérations urbaines.

    Durabilité et synergies comme facteurs de succès
    Les deux sociétés attachent la plus grande importance à la durabilité et prévoient de mettre en œuvre ces normes de manière cohérente dans le développement et la gestion des immeubles. La fusion n’apporte pas seulement un portefeuille plus important, mais aussi des avantages évidents : des économies d’échelle, une plus grande flexibilité dans la réalisation des projets et de meilleures possibilités de financement.

    Actuellement, les discussions en sont encore à un stade précoce. Si les négociations aboutissent, la fusion sera soumise au vote des assemblées générales des deux entreprises au printemps 2025. Une fusion réorganiserait les forces sur le marché immobilier suisse et créerait des opportunités pour un avenir durable.

  • Limitation des recours des associations pour les projets de construction de logements

    Limitation des recours des associations pour les projets de construction de logements

    Les associations ne pourront désormais plus déposer de recours contre des projets de construction de logements de petite taille s’ils sont situés dans des zones constructibles. Cela concerne les projets dont la surface de plancher est inférieure à 400 mètres carrés. Le Conseil national a approuvé lundi les dispositions plus restrictives du Conseil des Etats, ce qui rend l’affaire prête pour le vote final.

    A l’origine, le Conseil national avait proposé d’autoriser les recours également pour les projets de construction situés dans les espaces réservés aux eaux. Le Conseil des Etats a toutefois supprimé cette possibilité et limité les recours des associations aux projets de construction dans les zones d’ »importance nationale ». Le droit de recours des associations sera donc désormais nettement limité.

    Droit de recours limité pour les projets de construction dans l’espace réservé aux eaux
    Une proposition de la conseillère nationale Martina Munz (PS/SH), qui demandait que le droit de recours ne soit supprimé que pour les projets de construction qui empiètent légèrement sur l’espace réservé aux eaux, a échoué au Conseil. La proposition a été rejetée par 118 voix contre 72. On en reste donc à la règle selon laquelle les petits projets de construction dans l’espace réservé aux eaux ne peuvent plus être contestés par les associations.

    La modification de la loi sur la protection de la nature et du paysage a été lancée par une initiative parlementaire du conseiller national valaisan Philipp Matthias Bregy (au centre). L’objectif est de restreindre le droit de recours pour les petits projets de construction de logements afin de faciliter l’activité de construction en Suisse.

    La nouvelle réglementation, qui limite fortement le droit de recours pour les petits projets de construction dans les zones à bâtir, constitue une étape importante pour accélérer les projets de construction de logements. Il sera à l’avenir plus difficile pour les associations de s’opposer aux petits projets de construction, en particulier dans les zones de cours d’eau.

  • Assouplissement de la réglementation sur le bruit dans la construction de logements

    Assouplissement de la réglementation sur le bruit dans la construction de logements

    Après de longues discussions, le Conseil national et le Conseil des Etats sont parvenus à un compromis sur la réglementation en matière de bruit. Dans les nouveaux logements, au moins la moitié des pièces sensibles au bruit – c’est-à-dire des pièces dans lesquelles des personnes séjournent régulièrement – doivent désormais disposer de fenêtres où les valeurs limites de bruit sont respectées.

    Si une ventilation contrôlée est disponible, il suffit que les valeurs limites soient respectées dans une pièce par logement ou qu’un système de refroidissement soit installé. Alternativement, un permis de construire peut être délivré s’il existe un espace extérieur calme et une fenêtre calme.

    Dépollution des aires de jeux pour enfants
    Outre la protection contre le bruit, la question de la dépollution des aires de jeux pour enfants polluées par les engrais et la pollution atmosphérique a également été abordée. Les aires de jeux publiques devront à l’avenir être analysées et assainies. La Confédération soutient ces mesures par le biais du fonds dit Vasa et prend en charge 60% des coûts d’assainissement.

    Pour les aires de jeux privées et les jardins familiaux, l’assainissement reste facultatif. Dans ce cas, le fonds Vasa prend en charge 40 pour cent des coûts si les propriétaires décident de procéder à un assainissement.

    Avec la révision de la loi sur la protection de l’environnement, le Parlement a pris des décisions importantes concernant à la fois la protection contre le bruit dans les nouvelles zones résidentielles et l’assainissement des aires de jeux polluées. Ces compromis favorisent un environnement résidentiel sain tout en contribuant au développement durable des habitations et des aires de jeux.

  • Matériaux de construction bio-inspirés Révolution pour l’industrie de la construction

    Matériaux de construction bio-inspirés Révolution pour l’industrie de la construction

    L’industrie de la construction est à la veille d’une innovation révolutionnaire. Des chercheurs ont mis au point un matériau cimentaire presque six fois plus résistant que le ciment traditionnel et qui résiste beaucoup mieux aux fissures. La base de ce développement révolutionnaire est la structure de l’os humain, qui sert de modèle à une toute nouvelle architecture de matériau.

    L’équipe du professeur Reza Moini et du doctorant Shashank Gupta de l’université de Princeton a publié ses résultats impressionnants dans la revue Advanced Materials. En ciblant une structure tubulaire dans le ciment, ils ont pu limiter de manière significative la propagation des fissures tout en augmentant la malléabilité du matériau – sans provoquer de rupture soudaine. Cette découverte promet de changer radicalement la façon dont les bâtiments sont construits.

    Résistance et ténacité
    « L’un des plus grands défis des matériaux de construction comme le ciment est leur comportement cassant. Ils cèdent souvent de manière abrupte et catastrophique », explique Gupta. C’est pourquoi les chercheurs se sont concentrés sur l’optimisation de l’équilibre entre la résistance et la ténacité. Alors que la résistance assure la capacité de charge du matériau, la ténacité empêche l’apparition et la propagation des fissures.

    La solution réside dans l’architecture interne du matériau. En reproduisant la corticale humaine, la couche externe de l’os, les scientifiques ont pu créer un matériau cimentaire à la fois plus résistant et plus flexible. La structure tubulaire, similaire aux ostéons de l’os humain, absorbe les fissures et retarde leur propagation – une étape importante dans le domaine du développement des matériaux de construction.

    Robotique et impression 3D
    Outre les propriétés mécaniques exceptionnelles, les chercheurs s’appuient également sur des technologies de pointe. Grâce à la robotique et à la fabrication additive (impression 3D), ils ont mis au point une méthode permettant de contrôler avec précision l’architecture des tubes dans le ciment. Cette technologie permet de fabriquer le matériau sur mesure pour les applications les plus diverses. Un développement prometteur pour l’industrie de la construction.

    Les chercheurs estiment que ces principes peuvent être appliqués à d’autres matériaux fragiles afin de créer des produits de construction encore plus résistants. « Nous commençons seulement à explorer les possibilités », explique Gupta. Les développements futurs pourraient donner naissance à des matériaux de construction encore plus efficaces et plus résistants, qui révolutionneraient durablement la construction.

    Une architecture en ciment repensée
    Grâce à leurs recherches révolutionnaires, Moini et son équipe ont jeté les bases d’une nouvelle génération de matériaux de construction. L’application de principes de conception bio-inspirés pourrait conduire à l’avenir au développement de matériaux plus robustes et plus résistants, non seulement dans la construction en ciment, mais aussi dans d’autres secteurs industriels.

    Cette découverte pourrait changer radicalement la façon dont nous construisons les villes et les infrastructures – une perspective passionnante pour l’avenir de l’industrie des matériaux de construction.

  • Le développement durable dans l’événementiel à Winterthur

    Le développement durable dans l’événementiel à Winterthur

    Les Eulachhallen ont atteint le niveau II – engagé de Swisstainable. La plus grande salle de spectacle de Winterthur fait donc désormais officiellement partie du programme de développement durable Swisstainable. L’initiative de Suisse Tourisme pour des voyages durables ne délivre pas un nouveau certificat, mais reconnaît les établissements qui disposent déjà de preuves de durabilité reconnues.

    La stratégie Swisstainable a pour objectif le développement durable de la Suisse en tant que pays touristique. Le programme fournit une orientation et une transparence aux clients qui recherchent des offres durables. Les Eulachhallen font désormais partie des 2500 entreprises touristiques qui participent déjà à ce programme.

    Le programme comprend trois niveaux : Level I – committed, Level II – engaged et Level III – leading. « Avec le niveau II, nous nous engageons à prendre continuellement des mesures pour agir de manière à préserver les ressources et à respecter l’environnement », indique un communiqué des Eulachhallen.

    Concrètement, les exploitants misent sur des mesures dans neuf champs d’action, dont l’efficacité énergétique, l’utilisation de l’eau, la réduction des déchets et la sensibilisation. Pour cela, ils se font accompagner par le mouvement de protection du climat Myblueplanet de Winterthur. « L’association est notre sparring-partner », indique le communiqué, « et nous aide à miser sur les bonnes activités ».

  • Mobimo agrandit le quartier d’Aeschbach à Aarau

    Mobimo agrandit le quartier d’Aeschbach à Aarau

    Selon un communiqué,Mobimo a posé la première pierre des deux bâtiments Hof- et Hallenhaus dans le quartier d’Aeschbach à Aarau, en compagnie de représentants des autorités et de ses partenaires de projet. Faisant partie de la zone de développement global de Torfeld Süd, la prochaine étape d’extension de ce quartier qui sera revitalisé en 2019 sera ainsi réalisée.

    Selon les plans de Baumberger Stegmeier Architekten de Zurich, 126 logements locatifs de 1,5 à 5,5 pièces y seront construits. La maison à cour est une construction en bois avec une cour-jardin, réalisée selon un mode de construction écologique et orienté vers l’avenir. Selon Mobimo, le bâtiment de la halle se distingue positivement en termes de durabilité et d’énergie grise, car il reprend autant que possible les façades de l’ancienne halle 5. Elle servira de rez-de-chaussée pour la surélévation du bâtiment historique.

    L’achèvement est prévu pour l’automne 2026, l’emménagement pour le deuxième trimestre 2026 et la commercialisation débutera au troisième trimestre 2025. Au total, le quartier d’Aeschbach disposera alors d’environ 260 appartements en location et en propriété. En outre, il offrira environ 4600 mètres carrés de surface commerciale pour 1400 personnes qui y travailleront.

  • Schlieren lance la révision complète de son règlement de construction et de zonage

    Schlieren lance la révision complète de son règlement de construction et de zonage

    Selon les informations du conseil municipal, le conseil municipal de Schlieren va demander au parlement communal l’octroi d’un crédit de 1 063 000 francs pour la révision totale du règlement de construction et de zone (BZO).

    L’objectif de la révision totale est de garantir une qualité de vie et de travail élevée à Schlieren grâce à des bases juridiques sur mesure, indique le communiqué. Elle doit en outre continuer à promouvoir l’attractivité du site pour les entreprises afin d’attirer de nouveaux investissements. La dernière révision complète du BZO de la ville de Schlieren remonte à 1996.

    Au cours des deux dernières décennies, Schlieren a connu une transformation urbanistique rapide qui a non seulement marqué l’image de la ville, mais qui a également influencé de manière déterminante la dynamique et les priorités du développement urbain, indique la décision du conseil municipal. Avec une croissance démographique continue, les exigences en matière d’utilisation de l’espace limité augmenteraient également. Une extension supplémentaire de la surface urbanisée est pratiquement exclue. C’est pourquoi la pénurie croissante d’espace nécessite une densification des constructions dans toute la ville.

    Le conseil municipal souligne que Schlieren n’est pas seulement un lieu de résidence attractif, mais aussi un site économique important. En particulier, un cluster innovant de biotechnologies et de technologies de la santé s’est établi au cours des dernières années. La révision globale du règlement de construction et de zonage offre la possibilité de renforcer encore ce potentiel.

  • Lancement de la construction de l’extension de la ZHAW School of Engineering

    Lancement de la construction de l’extension de la ZHAW School of Engineering

    La première étape de la construction comprend la construction de deux bâtiments de laboratoires de cinq étages, qui offrent un espace dont le besoin est urgent pour l’enseignement, la recherche et le développement. Ces bâtiments modernes complètent les bâtiments historiques de l’ancien Technikum et sont conçus de manière flexible pour répondre à l’évolution des besoins de l’université à long terme. Les bâtiments seront également raccordés au réseau de chauffage urbain de la ville de Winterthur et équipés de panneaux photovoltaïques, ce qui contribuera largement à un approvisionnement énergétique durable.

    Plus que des bâtiments universitaires – un espace public pour tous
    Parallèlement à la construction des bâtiments de laboratoires, l’Eulach sera intégrée dans un parc naturel. Ce parc offrira non seulement aux étudiants, mais aussi au public, une oasis de verdure et de détente en plein cœur de la ville. La rivière sera revalorisée sur le plan écologique et deux nouveaux ponts relieront la vieille ville au « Campus T » et aux quartiers environnants. Le parc servira de lieu de rencontre animé, alliant harmonieusement éducation et nature.

    Calendrier et perspectives
    Avant la fin de l’année, le bâtiment TB existant sera déconstruit et l’excavation pour le nouveau bâtiment de laboratoire TT commencera. Le gros œuvre du premier nouveau bâtiment devrait être achevé d’ici 2027, tandis que le second devrait être prêt à être occupé en 2029. Cette extension de la ZHAW est une étape importante pour le site de formation et de recherche de Winterthur, qui pourra ainsi renforcer son attractivité et sa capacité d’innovation.

    Avec le début des travaux de construction, la modernisation du « Campus T » de Winterthur devient une réalité. Les nouveaux bâtiments de laboratoires et le parc naturel ne renforcent pas seulement la ZHAW, mais aussi toute la région. Pour les étudiants, les enseignants et la population, il en résulte un espace moderne qui allie recherche, formation et détente.

  • Le Parlement prolonge le délai de notification des défauts de construction

    Le Parlement prolonge le délai de notification des défauts de construction

    L’adaptation du droit des contrats de vente et d’entreprise vise à renforcer la position juridique des acheteurs de maisons et des maîtres d’ouvrage. La pratique actuelle consistant à signaler les défauts de construction dès qu’ils sont découverts a souvent été source d’incertitudes et de litiges. Le Conseil fédéral a donc présenté une proposition de compromis, soutenue par les deux chambres, prévoyant un délai de dénonciation de soixante jours pour les contrats de vente d’ouvrage et de terrain.

    Débat sur les délais de réclamation et la prescription
    Le Conseil national avait initialement proposé de renoncer totalement aux délais de réclamation et d’introduire à la place un délai de prescription prolongé de dix ans. Cette solution n’a toutefois pas été approuvée par le Conseil des Etats. La crainte était qu’une suppression totale des délais de réclamation conduise à une grande insécurité juridique et à des problèmes pratiques en matière de preuve.

    Le Parlement s’est finalement mis d’accord pour maintenir le délai de réclamation à soixante jours et ne pas prolonger le délai de prescription de cinq ans. Un modèle équilibré qui garantit à la fois la sécurité juridique et la protection des maîtres d’ouvrage.

    Meilleure protection des acheteurs et des constructeurs
    Un autre point central de la réforme est la protection des acheteurs de biens immobiliers et des constructeurs contre les clauses de responsabilité qui, jusqu’à présent, étaient souvent interprétées en leur défaveur. Dans de nombreux contrats, la responsabilité des défauts de construction était transférée aux sous-traitants, ce qui plaçait les maîtres d’ouvrage privés dans une position difficile, puisqu’ils devaient faire valoir leurs droits directement contre les sous-traitants. Avec la nouvelle réglementation, le droit de réparation ne peut plus être exclu contractuellement à l’avenir, ce qui représente un avantage considérable pour les projets de construction privés.

    Protection renforcée en cas de factures impayées
    La question des doubles obligations de paiement pour les maîtres d’ouvrage est également particulièrement sensible. Si les entrepreneurs généraux ne transmettent pas les paiements à leurs sous-traitants, les maîtres d’ouvrage risquent que ces derniers fassent valoir leur privilège d’artisan du bâtiment. Le Parlement a décidé que les maîtres d’ouvrage pouvaient désormais éviter le droit de gage par une garantie bancaire. Les intérêts de retard ne doivent toutefois plus être couverts que pendant une période de dix ans – un soulagement considérable pour les projets de construction.

    La réforme du droit des contrats de vente et d’entreprise constitue un pas important vers une plus grande sécurité juridique et une meilleure protection dans le secteur de la construction. L’allongement des délais de notification des défauts et le renforcement de la position des maîtres d’ouvrage et des acheteurs créent un équilibre entre les intérêts du secteur de la construction et les besoins des maîtres d’ouvrage privés. Le projet retourne maintenant au Conseil des Etats pour une mise au point finale.

  • Progrès pour la construction à faible émission de CO2 avec de l’argile

    Progrès pour la construction à faible émission de CO2 avec de l’argile

    ERNE et Oxara peuvent annoncer les premiers succès de leur démonstration de faisabilité de la construction à faibles émissions de CO2. Les travaux du pavillon MANAL sur le campus de la Haute Ecole de Lucerne à Horw avancent, informe l’entreprise de construction argovienne dans un article sur LinkedIn. Dans le cadre de la construction du pavillon, ERNE est responsable de la maçonnerie. Pour ce faire, elle utilise des produits de la technologie Oxabrick d’Oxara à Dietikon. Les deux entreprises ont conclu en mai un partenariat pour le développement de matériaux de construction durables à base d’argile.

    Dans le projet MANAL, le mortier de terre mis en œuvre par ERNE est utilisé pour la première fois en dehors du laboratoire. « Le comportement du matériau lors de la maçonnerie est complètement différent de celui d’un mortier traditionnel », explique Mattia, maçon ERNE, cité dans l’article. « Pour cela, nous avons d’abord dû acquérir une technique de mise en œuvre adaptée » Parmi les avantages du matériau de construction durable basé sur la technologie Oxara, Mattia cite sa solubilité permanente dans l’eau et sa longue maniabilité. Des briques d’argile sans ciment ont été utilisées pour les arcs et les voûtes du pavillon.

  • Julius Baer acquiert la totalité de sa filiale Kuoni Mueller

    Julius Baer acquiert la totalité de sa filiale Kuoni Mueller

    Julius Baer a rebaptisé sa filiale Kuoni Mueller & Partner AG en Julius Baer Real Estate AG, avec effet au 1er septembre, informe le groupe bancaire zurichois dans un communiqué. Pour ce faire, Julius Baer vient également de racheter les parts restantes de la société zurichoise de services immobiliers, acquise à 83% en octobre 2021. Le communiqué ne donne aucune indication sur les détails financiers de l’acquisition complète.

    A partir de février prochain, Julius Baer Real Estate SA sera dirigée par Thomas Hodel. Le directeur désigné dispose d’une « longue et solide expérience dans le domaine des transactions et dans des fonctions dirigeantes dans les activités de courtage immobilier pertinentes pour Julius Baer Real Estate SA », précise le communiqué. Dominik Weber, directeur général actuel et ancien actionnaire principal de Kuoni Mueller & Partner, rejoindra le conseil d’administration de Julius Baer Real Estate SA.

  • Un projet de logement respectueux du climat à Burgdorf pose de nouveaux jalons

    Un projet de logement respectueux du climat à Burgdorf pose de nouveaux jalons

    Le projet de construction de logements Fischermätteli à Berthoud a obtenu la certification de site Minergie. Selon un communiqué de StrübyUnternehmungen, responsable de la réalisation , c’est la première fois qu’un site entier est certifié conforme aux exigences de la norme de construction suisse. Le projet de construction de dix immeubles d’habitation, qui sera achevé à l’automne 2023 après trois ans et demi, atteint « un nouveau niveau » dans la construction de logements durables, a déclaré Strüby.

    Selon les informations fournies, le site se distingue par l’utilisation de 6 600 mètres cubes de bois suisse renouvelable, ainsi que par sa très faible consommation d’énergie et une autosuffisance maximale en énergies renouvelables. Les émissions de gaz à effet de serre lors de la construction et de l’exploitation ont été minimisées. En outre, les bâtiments présentent une protection thermique supérieure à la moyenne ainsi qu’un renouvellement d’air contrôlé. L’aménagement de l’espace extérieur augmente la résilience climatique et la qualité du séjour, par exemple par des plantations et des ombrages appropriés. Un concept de mobilité respectueux de l’environnement fait également partie du concept global.

    Le fait que le concept global respectueux du climat soit bien accueilli s’est déjà manifesté pendant l’achèvement du quartier : « La demande a été si réjouissante que tous les appartements ont pu être vendus avant la fin de la construction », selon Didier Pichonnaz, responsable de l’architecture chez Strüby Unternehmungen.

    Depuis 2023, de nouvelles règles s’appliquent à la certification. Contrairement à ce qui était le cas jusqu’à présent, ce n’est pas seulement un bâtiment individuel qui peut être certifié, mais aussi un site entier.

  • Le Parlement limite le droit de recours des associations dans les projets de construction de logements

    Le Parlement limite le droit de recours des associations dans les projets de construction de logements

    Le 11 septembre, le Conseil des Etats a pris une décision de grande portée : les associations ne pourront plus déposer de recours contre les petits projets de construction de logements en zone constructible. Cette nouvelle réglementation concerne les projets de construction de logements d’une surface de plancher inférieure ou égale à 400 mètres carrés. Le Parlement s’est prononcé à une nette majorité de 30 voix contre 14 en faveur de cette mesure, qui a suscité une vague de soulagement mais aussi de critiques dans le secteur de la construction.

    La nouvelle réglementation, qualifiée de « restriction modérée » du droit de recours des associations, vise à réduire les retards dans la réalisation des projets de construction. Cette évolution revêt une grande importance pour les maîtres d’ouvrage, surtout en période de pénurie croissante de logements. « Le droit de recours actuel agit souvent comme un frein à la création de nouveaux logements », a expliqué Fabio Regazzi (centre/TI). « Avec cette adaptation, nous réduisons l’inégalité de pouvoir entre les petits maîtres d’ouvrage et les associations nationales »

    Moins d’oppositions aux maisons individuelles
    Grâce à la nouvelle loi, les petits projets de construction, comme les maisons individuelles, pourront désormais être réalisés plus rapidement et sans oppositions coûteuses. Cela vaut en particulier pour les projets situés à l’intérieur des zones à bâtir déclarées. Pour de nombreux maîtres d’ouvrage, cela signifie une réduction des obstacles bureaucratiques et une plus grande sécurité de planification.

    Beat Rieder (centre/VS), président de la Commission de l’environnement et de l’aménagement du territoire, a souligné l’urgence de cette adaptation : « Il n’est pas acceptable que même les plus petits projets de construction soient bloqués pendant des années par des recours » La majorité du Parlement considère cette nouveauté comme une mesure urgente et nécessaire pour accélérer la construction de logements en Suisse et répondre à la demande croissante de logements.

    Les critiques mettent en garde contre les dérives
    Cependant, tous les parlementaires n’étaient pas satisfaits de la décision. Simon Stocker (PS/SH) a mis en garde contre le fait que la nouvelle loi se trompe de cible. « Dans de nombreux cas, ce ne sont pas les associations, mais les voisins qui font opposition aux petits projets de construction », a déclaré Stocker. La réglementation ne touche donc pas toujours les bons acteurs.

    Les associations environnementales ont également fait part de leurs inquiétudes. Heidi Z’graggen (centre/UR) a rappelé que les dispositions actuelles de la loi sur la protection de la nature et du paysage (LPN) avaient un effet préventif important. Elle a mis en garde contre le fait que la nouvelle réglementation pourrait créer des lacunes indésirables qui nuiraient à la qualité de la construction.

    Le point de désaccord central
    Un autre point de discussion a été le plafond de la surface de plancher. Alors que la majorité soutenait la limite de 400 mètres carrés proposée par le Conseil national, une minorité demandait de l’abaisser à 250 mètres carrés. Cette surface correspondrait plutôt à celle d’une maison individuelle moyenne, selon Simon Stocker. Mais cette proposition n’a pas obtenu la majorité.

    Le Conseil fédéral était également favorable à la règle des 400 mètres carrés. Le ministre de l’environnement Albert Rösti a expliqué que cette taille permettait également de construire une maison individuelle avec un appartement indépendant et répondait ainsi aux besoins des maîtres d’ouvrage.

    Limitation aux sites construits importants et aux espaces réservés aux eaux
    Un autre point litigieux du projet concernait les cas exceptionnels dans lesquels les recours des associations resteraient possibles. Le Conseil des Etats a décidé que ceux-ci ne seraient admissibles que pour les projets de construction dans des zones d’importance nationale. Le Conseil national avait initialement défini les « sites construits importants » comme critère. La réglementation plus stricte du Conseil des Etats a toutefois été adoptée à la majorité, de même que la suppression de la possibilité de recours des associations dans l’espace réservé aux eaux, ce qui a suscité une nouvelle opposition.

    Céline Vara (Verts/NE) a vivement critiqué cette décision et mis en garde contre les risques écologiques : « Construire à proximité d’un cours d’eau peut avoir des conséquences fatales. Les spécialistes le déconseillent fortement, et pourtant cette protection est dangereusement affaiblie par la nouvelle réglementation »

    Alignement sur la loi sur la protection de l’environnement
    L’adaptation du droit de recours des associations s’inscrit également dans le contexte d’un alignement sur la loi sur la protection de l’environnement (LPE). Alors que la LPE connaît déjà des restrictions pour les recours concernant les grands projets, la loi sur la protection de la nature et du paysage était jusqu’à présent illimitée à cet égard. La nouvelle réglementation permet de remédier à cette divergence et vise à uniformiser le traitement des plaintes.

    Une étape controversée mais décisive
    La limitation du droit de recours des associations pour les petits projets de construction de logements est une étape importante qui influencera durablement aussi bien les maîtres d’ouvrage que le secteur immobilier. Alors que les uns parlent d’une réduction urgente et nécessaire des obstacles bureaucratiques, les critiques mettent en garde contre d’éventuelles dérives et des risques écologiques. Le projet de loi va maintenant être à nouveau examiné par le Conseil national – et l’issue du vote final reste toujours aussi passionnante.

  • De nouvelles chaires dans le domaine Real Estate Economics & Finance à partir de l’automne 2024

    De nouvelles chaires dans le domaine Real Estate Economics & Finance à partir de l’automne 2024

    Le CUREM est heureux d’annoncer un élargissement important de son orientation scientifique. À partir de l’automne 2024, deux nouvelles chaires seront créées dans le domaine « Real Estate Economics & Finance », avec le soutien de trois importants partenaires de financement issus du secteur immobilier. Cette étape marque non seulement un tournant dans l’histoire du CUREM, mais établit également de nouvelles normes pour la collaboration entre la recherche académique et la pratique dans le secteur de l’immobilier.

    Avec la création de ces chaires, le CUREM souligne son rôle de leader en matière de formation continue et de recherche dans le domaine de l’immobilier à Zurich. L’échange étroit entre la science et la pratique est ici d’une importance capitale : « Nous sommes fermement convaincus que l’interaction entre la recherche académique et les connaissances pratiques constitue la base d’une excellente formation continue », explique la direction du CUREM.

    L’excellence scientifique rencontre l’enseignement pratique
    Pour les nouvelles chaires, il a été possible de recruter deux scientifiques renommés qui jouissent d’une reconnaissance tant internationale que nationale et qui partagent la vision de l’excellence scientifique et de l’enseignement pratique : Prof. Dr Christian Hilber et Dr Francisco Amaral.

    Un expert international de la politique du logement et du développement urbain
    Le professeur Christian Hilber occupera un poste de professeur ad personam à temps partiel (20%) à l’Université de Zurich à partir de l’automne 2024. Hilber, qui est actuellement professeur de géographie économique à la London School of Economics (LSE), apporte une expertise exceptionnelle dans le domaine de la politique du logement et du développement urbain. Ces sujets sont également de la plus haute importance pour la Suisse, où la politique du logement est confrontée à des défis majeurs.

    « C’est un plaisir particulier pour moi de pouvoir apporter mon expérience à Zurich. La Suisse est confrontée à des défis majeurs dans le domaine de la politique du logement et je suis convaincu que nous pouvons développer ensemble des solutions qui soient durables à la fois sur le plan économique et sur le plan social », souligne le professeur Hilber.

    Outre sa carrière universitaire, le professeur Hilber possède une vaste expérience dans le conseil aux gouvernements et aux organisations internationales telles que l’OCDE et la Banque asiatique de développement. Son activité au CUREM renforcera encore le réseau international et l’échange de connaissances pratiques.

    L’économie financière et immobilière en point de mire
    Dr. Francisco Amaral, qui sera professeur assistant (100%) à l’Université de Zurich à partir d’octobre 2024, apporte une expertise précieuse à l’interface entre l’économie financière et l’économie immobilière. Ses recherches se concentrent sur les interactions entre le risque et le rendement sur les marchés du logement dans différentes conditions macroéconomiques.

    « En Suisse, comme dans de nombreux pays occidentaux, le marché du logement joue un rôle central pour la stabilité financière et le bien-être de la société. Pour développer des mesures durables qui rendent le marché plus résistant et plus abordable, nous devons comprendre les facteurs qui influencent le risque et le rendement », explique le Dr Amaral, qui a obtenu son doctorat à l’université de Bonn.

    Grâce à sa vaste expérience en matière de recherche, le Dr Amaral contribue de manière significative à l’approfondissement et au développement scientifiques du CUREM, notamment dans les domaines de l’analyse des marchés financiers et de l’économie immobilière.

    Renforcement du site de Zurich en tant que centre de recherche immobilière
    La création de ces chaires est une étape décisive non seulement pour le CUREM, mais aussi pour le site de Zurich. Grâce à cette orientation scientifique élargie, Zurich sera encore renforcée en tant que hub de premier plan pour la recherche et l’enseignement en économie immobilière en Europe. La collaboration étroite entre la science et la pratique favorisera le transfert de connaissances et contribuera au développement de solutions innovantes aux défis actuels du secteur immobilier.

    Une étape tournée vers l’avenir pour le secteur immobilier
    Avec les nouvelles chaires dans le domaine « Real Estate Economics & Finance », le CUREM donne un signal clair quant à l’orientation future de la recherche et de l’enseignement en économie immobilière à Zurich. L’association de l’excellence académique et des connaissances pratiques renforcera durablement non seulement le CUREM, mais aussi l’ensemble du secteur immobilier. Le professeur Christian Hilber et le docteur Francisco Amaral apportent une expérience précieuse et des impulsions nouvelles qui contribueront au développement de l’institut et à la maîtrise des défis du marché du logement.

    Cette évolution passionnante marque le début d’une nouvelle ère pour le CUREM et le secteur immobilier en Suisse. Nous nous réjouissons de la future collaboration et des nouvelles perspectives que ces chaires ouvriront.

  • Nouvelles connaissances sur la rigidité des structures en bois

    Nouvelles connaissances sur la rigidité des structures en bois

    Les constructions en bois connaissent un essor en Suisse. Grâce à leur durabilité et à leur esthétique, elles sont de plus en plus populaires, y compris pour les bâtiments de plusieurs étages. Mais comment s’assurer que ces constructions résistent aux forces du vent et des tremblements de terre ? Cette question préoccupe les chercheurs en construction, notamment lors de la conception de bâtiments en bois pouvant atteindre 75 mètres de haut. En effet, pour que les constructions en bois restent stables même dans des conditions extrêmes, il faut disposer des raidisseurs et des structures porteuses adéquats.

    La recherche dans ce domaine a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Un outil particulièrement passionnant à cet égard est le shaker, un appareil de deux tonnes utilisé dans le plus grand laboratoire de l’Empa à Dübendorf. Le shaker simule les tremblements de terre et les vents forts en faisant vibrer des modèles de bâtiments. Cela permet d’étudier le comportement vibratoire des constructions dans des conditions réelles et d’affiner les modèles de calcul de la rigidité.

    Le shaker en action
    Pour la journée portes ouvertes du 14 septembre 2024, le shaker sera en démonstration dans le hall de construction de l’Empa à Dübendorf. Il ne s’agit pas seulement de recherche scientifique – les visiteurs auront un aperçu direct du travail des ingénieurs. René Steiger, Pedro Palma et Robert Widmann, ingénieurs civils de l’Empa, feront une démonstration impressionnante de la manière dont le Shaker fait vibrer un modèle de structure et analyse le comportement de la répartition du poids et de la rigidité.

    Cette recherche est d’une grande importance, car en Suisse, on construit des bâtiments en bois de plus en plus hauts. Alors que la plupart des bâtiments restent dans une fourchette de 4 à 5 étages, des projets de plus de 20 étages montrent le potentiel du bois en tant que matériau de construction. Mais pour assurer la stabilité de tels bâtiments, il faut des calculs précis et des tests pratiques, comme ceux réalisés avec la Shaker.

    Exigences complexes en matière de construction en bois
    Le défi des bâtiments en bois de plusieurs étages ne réside pas seulement dans la capacité portante des murs, mais aussi dans l’équilibre entre rigidité et flexibilité. Alors que des éléments de construction plus épais et des murs porteurs supplémentaires sont souvent considérés comme une solution, ils peuvent entraîner une augmentation des coûts. Parfois, il est même plus avantageux qu’une structure réagisse dans une certaine mesure de manière souple aux chocs sismiques. Ces nuances doivent être prises en compte dans les calculs informatiques, et c’est précisément là que le Shaker fournit des données précieuses issues de la pratique.

    Les expériences menées dans le hall de construction et sur des bâtiments réels, comme à Oberglatt dans le canton de Zurich, montrent comment la structure porteuse gagne en rigidité au cours des différentes phases de construction. Les chercheurs ont ainsi pu observer avec précision comment la capacité portante des bâtiments changeait lorsque des murs porteurs, des murs non porteurs et des fenêtres étaient installés.

    Données pratiques pour les concepteurs et les architectes
    Pendant longtemps, les concepteurs se sont basés sur des valeurs approximatives calculées pour déterminer les propriétés dynamiques des constructions en bois. Ces valeurs étaient souvent basées sur des essais réalisés au Japon et en Amérique du Nord, mais elles n’étaient pas facilement transposables à la Suisse en raison de réglementations et d’exigences différentes en matière de construction. C’est là qu’intervient le travail des chercheurs de l’Empa : Grâce au shaker et aux mesures effectuées sur des bâtiments réels, des données précises sur la rigidité et l’amortissement sont fournies, spécialement adaptées aux exigences de la construction en Suisse.

    Les ingénieurs civils et les architectes disposent ainsi d’informations fiables leur permettant d’optimiser leurs projets et d’utiliser le bois de manière efficace et durable. Les connaissances acquises permettent de développer les normes et les directives et de renforcer la construction en bois en tant que solution compétitive pour les bâtiments à plusieurs étages.

    Le bois, matériau d’avenir
    Les résultats des recherches de l’Empa montrent que le bois a un énorme potentiel en tant que matériau de construction pour les bâtiments à plusieurs étages. En utilisant le Shaker, les ingénieurs civils et les architectes obtiennent des données pratiques qui leur permettent de concevoir des constructions en bois plus sûres et plus efficaces. En combinant une technique moderne et une expertise scientifique, l’Empa contribue de manière décisive à faire progresser la construction en bois en Suisse et à l’établir comme une alternative durable dans le domaine de la construction.