Catégorie : Industrie du bâtiment

  • Un groupe d’experts ignore la décision du peuple et le mandat constitutionnel

    Un groupe d’experts ignore la décision du peuple et le mandat constitutionnel

    Afin d’alléger le budget fédéral, un groupe d’experts mandaté par le Conseil fédéral a examiné une série de mesures d’économie. Un point particulièrement controversé, la suppression de nouveaux apports au Fonds de roulement. Ce fonds offre aux maîtres d’ouvrage d’utilité publique des prêts à faible taux d’intérêt pour la création et la rénovation de logements, et joue ainsi un rôle central dans la lutte contre la pénurie de logements en Suisse.

    Cette proposition va directement à l’encontre de la décision populaire prise en 2020, lors de laquelle le peuple suisse s’était prononcé en faveur d’un crédit-cadre de 250 millions de francs jusqu’en 2029 afin de renforcer le fonds. La proposition d’économiser maintenant sur l’aide au logement a provoqué une vague d’indignation.

    Mépris de la décision populaire et de la pénurie de logements
    Pour Eva Herzog, conseillère aux Etats et présidente de l’Association suisse des coopératives d’habitation, cette proposition d’économie est tout simplement inacceptable : « Cette proposition fait fi de la situation tendue sur le marché du logement et du plan d’action contre la pénurie de logements, qui prévoit le renforcement de l’aide au logement. Et elle va à l’encontre d’une décision populaire claire » En fait, la population avait rejeté l’initiative populaire « Davantage de logements abordables », mais soutenu le contre-projet indirect qui renforçait le Fonds de roulement en tant qu’instrument central de promotion du logement abordable.

    Si la Confédération devait mettre en œuvre la proposition du groupe d’experts, elle irait, aux yeux de nombreux critiques, à l’encontre de la volonté du peuple. « Ce serait une rupture de l’accord et une violation du principe de bonne foi », avertit Herzog.

    Le mandat constitutionnel de promotion du logement
    Outre le non-respect de la décision populaire, la proposition d’économie se heurte également à des objections constitutionnelles. L’article 108 de la Constitution fédérale oblige la Confédération à promouvoir activement la construction de logements d’utilité publique. Le groupe d’experts affirme toutefois que cette promotion devrait être assumée en premier lieu par les cantons et les villes. Un point de vue que beaucoup considèrent comme incompatible avec la pénurie actuelle de logements dans de nombreuses villes suisses.

    « La Confédération ne peut pas se soustraire à ses responsabilités dans ce domaine – surtout pas dans la situation actuelle, où la pénurie de logements est aiguë en de nombreux endroits », souligne Eva Herzog. Selon elle, l’encouragement de la construction de logements d’utilité publique est une tâche nationale qui ne doit pas être reportée sur les seules épaules des cantons.

    Pénurie croissante de logements et rôle du Fonds de roulement
    La pénurie de logements en Suisse est devenue l’un des problèmes les plus urgents de ces dernières années. La pression sur le marché du logement ne cesse d’augmenter, en particulier dans les centres urbains. Le Fonds de roulement offre un soutien important pour lutter contre la pénurie. Il permet aux maîtres d’ouvrage d’utilité publique de créer de nouveaux logements, de rénover des constructions existantes et d’acquérir des terrains grâce à des prêts à faible taux d’intérêt.

    « Supprimer ce soutien retarderait non seulement la construction de nouveaux logements, mais compromettrait également la rénovation du bâti existant », avertit Herzog. Selon lui, le fonds est un instrument indispensable pour garantir une construction de logements socialement acceptable et durable, dont le besoin est urgent.

    Critique des économies proposées
    Les économies proposées suscitent l’hostilité de nombreux secteurs de la société. Les coopératives d’habitation et autres maîtres d’ouvrage d’utilité publique mettent en garde contre les conséquences à long terme qu’entraînerait une telle proposition d’économies. L’Association suisse des coopératives d’habitation demande donc au Conseil fédéral de ne pas mettre en œuvre cette mesure d’économie dans l’aide au logement.

    « Il est crucial que la Confédération reconnaisse sa responsabilité et ne laisse pas aux seuls cantons et villes le soin d’encourager la construction de logements d’utilité publique », poursuit Herzog. L’adoption de cette proposition d’économie aggraverait encore la situation déjà tendue sur le marché du logement et toucherait particulièrement ceux qui ont besoin de logements abordables.

    Une proposition d’économie controversée aux conséquences importantes
    La proposition du groupe d’experts d’économiser sur l’aide au logement suscite la controverse. Elle contredit non seulement la décision populaire de 2020, mais aussi le mandat constitutionnel de la Confédération de promouvoir la construction de logements d’utilité publique. Dans un contexte de pénurie croissante de logements, réduire l’aide au logement abordable serait un signal risqué. Les critiques à l’encontre de cette proposition se font entendre – et les appels à ne pas mettre en œuvre cette proposition d’économie se multiplient.

  • L’aérodrome militaire d’Alpnach va être agrandi

    L’aérodrome militaire d’Alpnach va être agrandi

    Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports(DDPS) fait construire un nouveau garage pour véhicules et un atelier multifonctionnel sur l’aérodrome militaire d’Alpnach. Le DDPS investit au total 18 millions de francs dans ce projet. Le 21 août, le premier coup de pioche a été donné dans le cadre des travaux de construction prévus jusqu’au début 2026, informe le DDPS dans un communiqué. Selon ce dernier, environ deux tiers des contrats ont été attribués à des entreprises de Suisse centrale.

    La halle pour véhicules à un étage couvrira près de 2000 mètres carrés et sera construite dans la partie est de la base aérienne. Il abritera à l’avenir des véhicules spéciaux et du matériel d’intervention. L’énergie thermique du nouveau bâtiment sera fournie par des pieux énergétiques.

    Le nouvel atelier est une extension d’un hall existant dans la partie ouest de l’aérodrome. C’est là que seront entretenus à l’avenir les gros véhicules spéciaux. Le nouveau bâtiment d’environ 1400 mètres carrés accueillera un atelier, un garage et une station de lavage. Il abritera également des bureaux, des vestiaires et des locaux annexes pour le matériel d’exploitation. L’extension sera alimentée en énergie thermique par le chauffage urbain de la corporation d’Alpnach.

    Les deux constructions seront réalisées « selon des normes écologiques élevées », écrit le DDPS. Il est notamment prévu de construire des façades en lamelles de bois. Des panneaux photovoltaïques installés sur les deux toits devraient produire un total d’environ 324 mégawattheures d’électricité par an.

  • Les constructeurs en bois et les menuisiers bernois prévoient un centre de formation commun

    Les constructeurs en bois et les menuisiers bernois prévoient un centre de formation commun

    Selon un communiqué de presse, l’assemblée générale extraordinaire de Holzbau Schweiz section Berne(hssb) s’est également prononcée, après l’association bernoise des maîtres menuisiers, en faveur de la création d’un centre de formation commun. Fin mai, les menuisiers bernois avaient déjà approuvé un crédit d’étude de 250’000 francs à cet effet. Les membres de la hssb ont maintenant voté à l’unanimité pour un crédit du même montant.

    « Ce projet ne soutiendra pas seulement nos apprentis, mais renforcera l’ensemble de la filière bois dans la région », a déclaré Peter Haudenschild, président de la hssb. « Après de longues discussions au sein de notre association, je me réjouis que nous mettions désormais sur pied, avec les charpentiers, un centre de formation tourné vers l’avenir », a déclaré Jürg Rothenbühler, président de l’association bernoise des maîtres menuisiers.

    Le centre de formation bernois du bois sera situé à Lützelflüh BE. « Le terrain là-bas nous appartiendra – c’est un gage de sécurité », souligne Haudenschild. Selon les informations fournies, la décision a également été prise en raison des possibilités de construction et de logistique sur place. Le centre prévu sera composé de quatre étages qui offriront de la place pour des ateliers spécialisés, des salles de formation et une infrastructure commune. Le nouveau centre de formation doit offrir aux deux associations la plus grande flexibilité possible. L’objectif est de pouvoir réagir le plus rapidement possible aux changements du nombre d’apprentis et à l’évolution de la formation professionnelle.

    Le centre de formation Bois de Lützelflüh devrait être achevé au printemps 2028. Le début des premiers cours interentreprises sur le nouveau site est prévu pour août 2028.

  • La recherche sur la construction économe en ressources progresse au sein du NEST

    La recherche sur la construction économe en ressources progresse au sein du NEST

    Le module STEP2 du bâtiment de recherche et d’innovation NEST de l’Empa a été inauguré le 29 août, informe l’Empa dans un communiqué. Ce nouveau module permet d’expérimenter de nouvelles technologies pour une construction économe en ressources. Les approches installées dans le STEP2 ont été développées par l’Empa en collaboration avec des partenaires de recherche et industriels. BASF et le bureau d’architectes ROK ont été les principaux partenaires.

    STEP2 comprend notamment un plafond en béton nervuré insonorisant et un escalier en béton imprimé en 3D. La façade avec ombrage intégré et ventilation naturelle contrôlée est conçue comme une plateforme expérimentale. Un élément de fenêtre avec une structure imprimée en 3D y sera testé en premier. Toutes les innovations visent à réduire la consommation de matériaux et d’énergie dans la construction et à promouvoir l’économie circulaire.

    « Dans le même temps, il nous tient à cœur de développer des solutions qui soient commercialisables et qui aient réellement un avenir dans le secteur de la construction », explique Enrico Marchesi, responsable de l’innovation au NEST, cité dans le communiqué. Le partenaire principal, BASF, veut utiliser STEP2 pour « intégrer le vaste savoir-faire de BASF en matière de chimie dans des solutions concrètes, nouvelles et durables pour le secteur de la construction, en collaboration avec les autres partenaires », explique Olivier Enger, Senior Innovation Manager chez BASF. « Dans la pratique d’un tel projet de construction, cela nécessite une collaboration très étroite entre tous les acteurs, de la conception à la réalisation », estime l’architecte Silvan Oesterle de ROK.

  • Lancement d’un projet pilote de monétisation des performances climatiques dans le secteur de la construction

    Lancement d’un projet pilote de monétisation des performances climatiques dans le secteur de la construction

    Timber Finance veut mettre à la disposition des maîtres d’ouvrage et des investisseurs dans l’immobilier un instrument leur permettant de monétiser leur performance climatique dans les constructions en bois par des certificats de stockage de CO2. Pour ce faire, la proptech zurichoise a développé « pour la première fois au monde une méthodologie reconnue », écrit Timber Finance dans un communiqué. L’entreprise a été soutenue dans son développement par le Fonds pionnier Migros.

    Une phase pilote sera prochainement lancée pour tester la méthodologie en Suisse. Une vingtaine de projets de construction en bois innovants devraient y participer. Les personnes intéressées peuvent postuler en ligne pour participer. Outre les projets de construction en bois, un certain nombre de triages forestiers suisses participent à la phase pilote. Ils seront rémunérés par les recettes des certificats pour une gestion durable des forêts. L’année prochaine, Timber Finance prévoit d’étendre la méthodologie à des marchés en dehors de la Suisse.

    « Nous avons réussi à développer un outil qui contribue à la décarbonisation du secteur du bâtiment et qui crée de nouvelles valeurs dans le secteur de la construction en monétisant la performance climatique », déclare Frank Vasek, responsable des solutions carbone chez Timber Finance, cité dans le communiqué. « Les recettes profitent aussi bien à la construction qu’à la forêt et créent ainsi une incitation à construire davantage en bois et à gérer la forêt en tenant compte du climat » Les certificats de stockage de CO2 peuvent, au choix, être négociés sur les marchés du CO2 ou être pris en compte dans son propre bilan carbone.

  • Un aménagement de bureau moderne avec une installation d’éclairage innovante

    Un aménagement de bureau moderne avec une installation d’éclairage innovante

    L’entreprise d’électricité de Dietikon Jaisli-Xamax a terminé l’installation électrique dans les nouveaux bureaux du fournisseur d’appareils électroménagers BSH à Geroldswil. Selon un communiqué publié sur Facebook, une attention particulière a été accordée à l’installation d’éclairage dans le bâtiment commercial de BSH.

    Un concept de bureau innovant y a été mis en œuvre, indique le communiqué. La flexibilité et l’efficacité ont ainsi été portées à un nouveau niveau. Les nouveaux bureaux sont divisés en différentes zones afin de créer des espaces de travail individuels tout en renforçant le sentiment de communauté au sein de l’équipe, poursuit le communiqué. Les nouveaux bureaux permettent aux employés d’effectuer leurs tâches dans un environnement flexible et agréable qui favorise à la fois la concentration et la collaboration. L’installation d’éclairage joue un rôle central dans ce contexte.

    Les spécialistes de Jaisli-Xamax ont réalisé l’ensemble des installations électriques depuis octobre 2023. L’éclairage permet désormais un éclairage parfait des postes de travail, indique le communiqué de l’entreprise.

    BSH représente un portefeuille de marques d’appareils électroménagers de renommée mondiale ainsi que des marques locales. Sur le marché suisse, l’entreprise de Geroldswil est représentée par les marques d’appareils électroménagers Bosch, Siemens et Gaggenau, la marque d’écosystèmes Home Connect et les marques de services Foodfittery, Simply Yummy et WeWash.

    BSH a été fondée en 1967 en tant qu’entreprise commune de Robert Bosch GmbH à Stuttgart et de Siemens AG à Munich et appartient depuis janvier 2015 à 100 % au groupe Bosch. BSH exploite 37 usines dans le monde et a déclaré un chiffre d’affaires de 14,8 milliards d’euros en 2023.

  • La ZHAW décerne 77 bachelors et 10 masters

    La ZHAW décerne 77 bachelors et 10 masters

    Le vendredi 30 août 2024, la cérémonie de remise des diplômes aux diplômés du Bachelor en Facility Management et du Master en Real Estate & Facility Management de la ZHAW s’est déroulée au Technopark de Zurich. Au total, 47 femmes et 40 hommes ont reçu leur diplôme tant attendu, mettant ainsi un point final à une période d’études intensive et réussie.

    Le discours d’ouverture de la cérémonie a été prononcé par le professeur Dr Urs Hilber, directeur du département Sciences de la vie et Facility Management de la ZHAW. Il a félicité les diplômés pour leur diplôme et a souligné l’importance de leur contribution future dans un monde en rapide évolution. Katrin Leuenberger, chef du service immobilier du canton de Zurich et membre du conseil consultatif de l’Institut de Facility Management, a prononcé le discours d’ouverture. Elle a souligné à quel point il est essentiel de disposer de professionnels bien formés dans le domaine de l’immobilier et du Facility Management pour relever les grands défis de la société.

    Distinctions et performances particulières
    Irene Arnold et Anja Fuchs-Barbana, responsables de la filière Bachelor, ont remis leurs diplômes aux 77 titulaires d’un Bachelor. Till Plüss s’est particulièrement distingué, puisqu’il a été désigné major de sa promotion. Il a en outre reçu, avec Sara Lehmann, le prix du meilleur travail de fin d’études, remis par le directeur de l’Association suisse de Facility Management et de Maintenance, Rainer Artho. Les deux travaux de fin d’études ont obtenu la meilleure note de 6,00.

    Isabelle Wrase et Zifei Wang-Speiser ont décerné 10 diplômes de master à cinq femmes et cinq hommes. Tania Kornsteiner et Severin Keller se sont particulièrement distingués, tous deux ayant été récompensés pour leurs excellents résultats. Severin Keller a également reçu le prix du meilleur mémoire de master pour son travail de master intitulé « Asset Returns and Liquidity : Empirical Insights from Publicly Traded Real Estate Assets », remis par Nora Dainton, membre du comité de l’IFMA Switzerland Chapter.

    Une rétrospective d’une période d’études riche en événements
    La cérémonie de remise des diplômes s’est terminée par une rétrospective divertissante de la période d’études, présentée par Anja Balsiger et Oliver Horner pour les bachelors et par Elsa Jeanfavre pour les diplômés de master. Ils ont passé en revue les moments forts de leurs années d’études et ont rappelé les défis et les succès communs qu’ils ont surmontés pour atteindre cette étape importante.

    Les diplômés sont désormais tournés vers un avenir prometteur dans un secteur qui exige des professionnels et des cadres bien formés et dans lequel ils mettront leurs compétences et leurs connaissances au service de la société.

  • La construction de logements reste sous pression

    La construction de logements reste sous pression

    Le secteur principal de la construction en Suisse a réalisé un chiffre d’affaires stable de 11 milliards de francs au premier semestre 2024, soit le même niveau que l’année précédente. Malgré ce résultat stable, certaines tendances inquiétantes apparaissent dans le détail. Les entrées de commandes ont légèrement diminué, ce qui affecte particulièrement la construction de logements. Avec 3,6 milliards de francs, le chiffre d’affaires de la construction résidentielle était inférieur de 100 millions de francs, soit 3 %, à celui de la même période de l’année précédente. La construction commerciale n’a pas non plus pu se détacher de la faiblesse de la conjoncture et a enregistré un recul de 6 pour cent.

    La construction publique gagne en dynamisme
    Une tendance positive se dessine en revanche dans la construction publique. Tiré par la croissance démographique, le génie civil public a progressé de 3 pour cent, tandis que le bâtiment public a enregistré une hausse de 1 pour cent. Le génie civil privé a également connu une évolution réjouissante avec une hausse de 5 pour cent. Ces augmentations reflètent les besoins croissants en infrastructures telles que les voies ferrées, les routes, les hôpitaux et les écoles, qui doivent être satisfaits par une population en augmentation. Il reste toutefois un important retard à combler, notamment en ce qui concerne les routes nationales. C’est ce qu’illustrent les nombreuses heures d’embouteillage sur les autoroutes et les semi-autoroutes. La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) soutient donc le projet STEP d’optimisation du réseau des routes nationales, qui sera soumis à votation en novembre 2024.

    Des temps difficiles pour la construction de logements
    La construction de logements continue de faire face à des défis importants. Au deuxième trimestre 2024, l’activité de construction a reculé de 10 %, tandis que les nouvelles commandes ont chuté de 7 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Malgré une légère augmentation des demandes de logements au premier semestre 2024, une reprise n’est pas attendue avant le second semestre 2025 au plus tôt. La SSE ne prévoit qu’environ 40.000 nouveaux logements pour l’ensemble de l’année 2024, alors qu’il en faudrait au moins 50.000 pour répondre à la demande. Le taux de vacance a continué de baisser, ce qui accroît encore la pression sur le marché du logement.

    Perspectives : Des incertitudes persistent
    Les prévisions pour l’année de construction 2024 restent modérées. Le chiffre d’affaires total du secteur de la construction devrait s’élever à 23 milliards de francs, soit une baisse de 1,6% par rapport à l’année précédente. L’indice de la construction prévoit que l’activité de construction stagnera également au premier semestre 2025, comme en 2023 et 2024, avec un chiffre d’affaires de 11 milliards de francs à nouveau.

    Le secteur suisse de la construction est confronté au défi de répondre aux besoins complexes du marché tout en faisant face aux pressions économiques. Il reste à voir si les mesures prises pour relancer la construction de logements et le développement des infrastructures porteront leurs fruits à long terme.

  • Nouveau partenariat stratégique

    Nouveau partenariat stratégique

    Ce partenariat stratégique a été mis en place afin d’accélérer la production et la distribution du liant sans ciment. Cette coopération combine l’innovation, le savoir-faire technique, l’expérience de l’industrie et la portée du marché afin de rendre le produit largement disponible sur le marché suisse de la construction. Ce matériau, basé sur la réutilisation de matériaux de démolition, a le potentiel de servir jusqu’à 10 % du marché suisse du béton, tout en réduisant considérablement l’impact environnemental de l’industrie de la construction.

    Partenariat pour un avenir durable
    La production de ciment contribue à environ 5 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre en Suisse, ce qui rend urgent le besoin de trouver des alternatives durables. Ce partenariat est un exemple de la façon dont les technologies circulaires et décarbonisées peuvent être mises à l’échelle et introduites sur le marché. Christoph Duijts, CEO de KIBAG, souligne que cette collaboration est un signe clair de l’objectif commun de promouvoir les pratiques durables dans l’industrie de la construction.

    Holcim, l’un des principaux fournisseurs de solutions de construction durable en Suisse, voit dans ce partenariat une étape importante dans la réalisation de ses objectifs de durabilité. Clemens Wögerbauer, Head Commercial and Sustainability de Holcim Suisse, souligne que la combinaison de l’économie circulaire et de la décarbonisation est au cœur de cette collaboration.

    Des pratiques de construction durables en réponse aux défis environnementaux
    Ce lancement intervient à un moment crucial où l’industrie de la construction est de plus en plus à la recherche de solutions pour réduire son empreinte carbone et améliorer l’efficacité des ressources. Non seulement le produit favorise la réutilisation des déchets de démolition de construction, mais il offre également une alternative décarbonée au ciment traditionnel. Cela contribue à l’économie circulaire et réduit considérablement l’impact environnemental des activités de construction.

    « L’expertise et les ressources combinées de nos partenaires nous permettent de faire évoluer efficacement notre technologie et de rendre les pratiques de construction durable plus accessibles sur l’ensemble du marché suisse », déclarent Gnanli Landrou et Thibault Demoulin, cofondateurs d’Oxara. « Ensemble, nous nous efforçons d’atteindre l’efficacité des ressources et de soutenir les objectifs zéro net de la Suisse »

    Ce partenariat stratégique est une étape importante vers un avenir plus durable pour l’industrie suisse de la construction.

  • Comment des réglementations absurdes freinent la construction de logements

    Comment des réglementations absurdes freinent la construction de logements

    Dans les villes suisses, les logements locatifs sont rares et chers, et les raisons en sont multiples. L’un des facteurs décisifs est le temps d’attente de plus en plus long entre la demande de permis de construire et l’obtention du permis de construire. Au cours des dix dernières années, le nombre de jours d’attente a augmenté d’environ 12% en moyenne dans toute la Suisse. Alors qu’il y a dix ans, les demandes de permis de construire nécessitaient en moyenne 118 jours pour être approuvées, ce chiffre est passé à 133 jours aujourd’hui.

    Les cantons de Genève, Fribourg et Bâle-Ville sont particulièrement touchés, où l’examen d’une demande de permis de construire peut prendre jusqu’à 188 jours. Dans le canton de Zurich, le temps d’attente est également considérable, avec 152 jours. Ces retards sont le symptôme de problèmes plus profonds dans le secteur de la construction en Suisse.

    Des réglementations absurdes comme frein
    Les architectes et les professionnels considèrent les réglementations absurdes en matière de construction comme un obstacle majeur à la construction rapide de nouveaux logements locatifs dans les centres urbains. Peter Sturzenegger, propriétaire du cabinet d’architectes Isler Architekten AG à Winterthour, cite l’exemple du supplément pour longueurs supplémentaires (MLZ). Cette disposition impose d’augmenter la distance à la limite pour les bâtiments de plus de 14 mètres de long, ce qui a rendu de nombreux projets de construction impossibles. A Winterthur, la suppression de cette règle est prévue pour fin 2025, mais dans d’autres villes comme Zurich, son avenir reste incertain.

    Des lois obsolètes et leurs conséquences
    Un autre exemple de règles de construction obsolètes est l’alignement des pièces d’habitation dans le canton de Zurich. La loi sur la planification et la construction exige que les pièces d’habitation ne soient pas majoritairement orientées vers le nord-est ou le nord-ouest, afin de maximiser la lumière du jour et d’éviter la formation de moisissures. Pascal Müller, du cabinet Müller Sigrist Architekten AG, affirme toutefois que cette disposition n’est plus d’actualité dans le contexte des conditions urbaines actuelles, telles que la pollution sonore et le changement climatique.

    Outre les obstacles légaux, Müller critique également le rôle des tribunaux. La multiplication des jurisprudences et des décisions de justice crée des incertitudes pour les maîtres d’ouvrage, car elles modifient constamment les règles et limitent considérablement la marge de manœuvre des concepteurs.

    Protection du patrimoine et rénovation énergétique
    L’architecte argovien Daniel Huber souligne que les directives restrictives en matière de protection du patrimoine et les exigences complexes en matière de rénovation énergétique constituent d’autres freins. Pour lui, le manque d’uniformité dans l’application des règles de construction, qui dépendent fortement de l’interprétation des autorités compétentes, est particulièrement problématique.

    La masse des prescriptions comme problème central
    La Société Suisse des Entrepreneurs considère le nombre croissant et la complexité des prescriptions en matière de construction comme le plus grand défi. Jacqueline Theiler, responsable de la communication de l’association, explique que la densité croissante des réglementations et les procédures de recours qui en découlent allongent considérablement les procédures d’autorisation de construire. Selon elle, la surinterprétation par le Tribunal fédéral des dispositions existantes en matière de bruit est particulièrement problématique.

    L’association fonde désormais ses espoirs sur des modifications rapides de la législation par le Parlement, afin de relancer la construction de logements qui piétine et de réaliser les logements dont la Suisse a un besoin urgent.

  • Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Dans le cadre du projet GreenPV, une équipe de recherche de la Haute école de Lucerne a développé des solutions innovantes pour la conception des façades de bâtiments. L’objectif était d’explorer le potentiel des installations photovoltaïques (PV) et de la végétalisation pour faire face aux défis croissants posés par le réchauffement climatique. Une brochure spécialement conçue pour les concepteurs et les maîtres d’ouvrage résume les conclusions et les recommandations du projet.

    L’importance de ces recherches est évidente si l’on considère les prévisions du National Center for Climate Services : La température moyenne annuelle en Suisse pourrait augmenter jusqu’à 5,4 degrés d’ici la fin du 21e siècle. Cela augmentera non seulement considérablement les besoins en énergie, notamment pour le refroidissement, mais aura également un impact sur le confort dans les bâtiments. Les installations photovoltaïques peuvent fournir de l’énergie au moment où elle est le plus nécessaire, c’est-à-dire lorsque le rayonnement solaire est intense. Parallèlement, les façades végétalisées offrent une alternative judicieuse dans les zones urbaines où les nouveaux espaces verts sont rares.

    Les façades, un potentiel inexploité
    « Alors que les avantages des systèmes photovoltaïques et de la végétalisation sont déjà de plus en plus utilisés sur les toits, les façades restent largement inexploitées jusqu’à présent », explique le Dr Silvia Domingo, chercheur à la HSLU. Pourtant, les façades offrent une excellente opportunité de production d’énergie et de végétalisation sans occuper de surface supplémentaire. Les installations photovoltaïques sur les façades sud s’avèrent particulièrement efficaces pendant la saison froide, car elles peuvent exploiter au mieux l’angle d’inclinaison bas du soleil.

    Cependant, l’étude montre également qu’il existe des obstacles à l’adoption plus large de ces technologies. Il s’agit notamment des défis financiers, du manque de directives et des inquiétudes concernant la sécurité incendie. Ces facteurs sont souvent source d’incertitude pour les maîtres d’ouvrage. Pour y remédier, l’équipe de recherche a rédigé une brochure contenant des recommandations pratiques pour l’application de systèmes photovoltaïques et de végétalisation sur les façades.

    Aspects visuels et synergies fonctionnelles
    Un autre obstacle identifié par le Dr Domingo est la perception esthétique des panneaux solaires sur les façades des bâtiments. Les panneaux solaires noirs ne correspondent souvent pas à l’idée visuelle que s’en font les maîtres d’ouvrage. Mais la recherche montre qu’à l’avenir, des panneaux solaires de différentes couleurs et textures pourraient être disponibles, sans perte significative d’efficacité.

    Outre les installations photovoltaïques, les façades végétalisées offrent de nombreux avantages qui vont bien au-delà de l’effet de refroidissement. Elles contribuent à la biodiversité, améliorent la qualité de l’air, réduisent la propagation du son et favorisent la rétention des eaux de pluie. Ces avantages sont particulièrement importants dans les zones urbaines denses, où ils peuvent améliorer considérablement la qualité de vie.

    La combinaison de la végétalisation et des installations PV
    L’étude de la HSLU montre que la végétalisation et les installations PV sur les façades peuvent souvent être bien combinées afin d’exploiter les synergies. Alors que les installations PV sur les zones de façade non ombragées et plus hautes assurent une production d’énergie maximale, les surfaces végétalisées déploient leur effet de refroidissement et d’absorption du bruit dans les zones proches du sol. Cette combinaison contribue à un climat de quartier plus agréable et à une production d’électricité respectueuse du climat.

    Achèvement du projet GreenPV
    Le projet GreenPV, qui a débuté en décembre 2021 et s’est poursuivi jusqu’à la mi-2024, a été financé par un large réseau de soutiens, dont l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et plusieurs fondations. L’équipe du projet, dirigée par Gianrico Settembrini, a tiré de précieux enseignements qui ont été consignés dans une brochure désormais à la disposition des planificateurs, des constructeurs et des personnes intéressées.

    Avec les résultats du projet GreenPV, la HSLU apporte une contribution importante au développement durable dans le domaine de la construction et montre comment la végétalisation et les panneaux solaires peuvent être combinés sur les façades pour répondre efficacement aux défis du changement climatique.

  • Ouverture de l’unité NEST « STEP2

    Ouverture de l’unité NEST « STEP2

    Le 29 août 2024, le dernier module de bâtiment « STEP2 » a été officiellement inauguré dans le bâtiment de recherche et d’innovation NEST de l’Empa. Ce module de deux étages, situé au sud-est de NEST, réunit un grand nombre d’innovations qui visent toutes à réduire de manière significative la consommation de matériaux et d’énergie dans l’industrie du bâtiment et à promouvoir des méthodes de construction économes en ressources.

    En Suisse, le secteur de la construction est responsable de la majeure partie de la consommation de matières premières, de la production de déchets et d’un tiers des émissions de CO2. Avec le bâtiment NEST, l’Empa poursuit, en collaboration avec plus de 150 partenaires, l’objectif de développer de nouvelles technologies et de nouveaux matériaux jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être commercialisés. L’unité « STEP2 » est le dernier exemple en date de la transformation de cette vision en réalité.

    De l’escalier numérique à la façade adaptative
    En entrant dans l’unité « STEP2 », on remarque immédiatement le plafond nervuré innovant en filigrane. Développé par une équipe interdisciplinaire, il permet des portées allant jusqu’à 14 mètres, idéales pour la construction de bureaux et d’immeubles de grande hauteur. Grâce à des méthodes de planification numériques et à des coffrages imprimés en 3D, le coût des matériaux a pu être réduit de 40 % sans faire de compromis sur la stabilité. Le plafond remplit également des fonctions importantes en matière d’acoustique des locaux et de masse d’accumulation thermique.

    L’escalier en béton incurvé « Cadenza », qui constitue le cœur du bâtiment, est une autre prouesse technologique. Il a été réalisé à l’aide de conceptions assistées par ordinateur et de technologies d’impression 3D, ce qui a permis une construction extrêmement efficace en termes de matériaux. Cet escalier illustre parfaitement comment les technologies de fabrication numérique peuvent contribuer à des solutions de conception innovantes et durables dans le domaine de la construction.

    Concept énergétique global et matériaux innovants
    L’unité « STEP2 » s’appuie sur un concept intégré d’énergie et de confort, développé en collaboration avec des ingénieurs de premier plan. La nouvelle façade double peau, dotée d’une technologie d’ombrage moderne et d’une ventilation naturelle contrôlée, joue un rôle central dans l’efficacité énergétique du bâtiment. Cette façade sert également de plateforme d’essai afin de pouvoir intégrer facilement de nouvelles technologies à l’avenir.

    STEP2″ mise également sur l’innovation et la durabilité en ce qui concerne les matériaux utilisés. Ainsi, les panneaux muraux et de sol ont été fabriqués à partir de déchets recyclés tels que des fibres de denim, des gobelets en carton et du marc de café. Ces matériaux réduisent non seulement le besoin de nouvelles matières premières, mais contribuent également à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Co-création et commercialisation
    Le développement de l’unité « STEP2 » s’est fait dans le cadre d’une approche de co-création, où tous les partenaires impliqués ont travaillé en étroite collaboration dès le début. Cette approche a permis de développer des solutions commercialisables qui ont un réel avenir dans l’industrie de la construction. Pour BASF, partenaire principal du projet, « STEP2 » offre l’environnement idéal pour traduire son savoir-faire chimique en solutions de construction concrètes et durables.

    « STEP2 » est plus qu’un simple module de bâtiment – c’est un environnement d’innovation réel qui montre comment la recherche et l’industrie peuvent collaborer avec succès pour amener les technologies durables à la maturité commerciale. L’unité servira à l’avenir de lieu de travail et d’atelier d’innovation pour réaliser de nouvelles avancées dans le domaine de la construction durable.

  • Nouvelle publication spécialisée: «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables»

    Nouvelle publication spécialisée: «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables»

    Lien vers le whitepaper

    La Suisse souhaite atteindre zéro émission nette d’ici à 2050. Pour y parvenir, elle doit donc remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Toutefois, le rendement des installations dépend des conditions météorologiques, de l’heure de la journée et de la saison. Pour concilier l’offre et la demande, il faut donc recourir à des solutions de stockage, qui améliorent par ailleurs le bilan carbone puisque l’on a moins besoin de mazout et de gaz pour couvrir les pics de charge.

    Stockage de l’électricité: les batteries permettent plus de flexibilité
    Les accumulateurs peuvent stocker provisoirement et localement l’énergie solaire excédentaire pour ensuite alimenter les consommateurs et les consommatrices dans leur ménage, les voitures électriques ou les pompes à chaleur. Cela augmente considérablement l’autoconsommation et, de fait, la rentabilité des installations photovoltaïques. Outre les exploitants, le stockage profite également au réseau électrique. Ainsi, en cas de surproduction, il n’est pas nécessaire par exemple de déconnecter une installation solaire en raison d’une menace de surcharge du réseau. À l’inverse, si la demande est supérieure à l’offre, les pics de charge peuvent être couverts grâce à l’énergie stockée localement, ce qui stabilise le réseau et réduit les coûts. La batterie lithium-ion fait aujourd’hui office de stockage d’électricité standard, les alternatives comme les batteries sodium-ion ou les batteries au sodium ne s’étant pas encore établies. Il en va de même pour la charge bidirectionnelle, qui utilise la batterie d’un véhicule électrique comme système de stockage d’électricité local.

    Accumulateurs de chaleur: sondes géothermiques et réservoirs
    Transformer l’énergie solaire en énergie thermique constitue une alternative au stockage des excédents de l’énergie solaire. La chaleur est ainsi stockée pendant des semaines voire des mois, afin d’être réutilisée pour le chauffage et l’eau chaude en cas de besoin. Les accumulateurs de chaleur viennent ainsi compléter les systèmes de chauffage renouvelables comme les pompes à chaleur ou les réseaux thermiques. Certains types d’accumulateurs peuvent également servir de puits de chaleur en été, afin de refroidir les bâtiments en consommant peu d’énergie. Les plus répandus en Suisse sont les accumulateurs de chaleur à sondes géothermiques et les accumulateurs thermiques à réservoir. Les accumulateurs de glace, quant à eux, constituent une variante intéressante, car moins encombrante.

    Hydrogène et méthane: le stockage saisonnier
    L’énergie solaire excédentaire peut également être stockée de manière saisonnière en étant transformée en un gaz neutre en CO2 comme l’hydrogène ou le méthane («Power-to-Gas»). En cas de besoin, le gaz peut servir à produire de la chaleur ou de l’électricité, ou faire office de carburant pour les véhicules. L’hydrogène est produit par l’électrolyse de l’eau, le rendement de cette transformation pouvant atteindre 80%. Une transformation ultérieure en méthane présente l’avantage que celui-ci peut être injecté dans le réseau de gaz naturel et ne nécessite pas d’infrastructure séparée. Bien qu’il dépende des procédés utilisés, le rendement global se situe aujourd’hui entre 50 et 70% dans le meilleur des cas et n’est pas encore rentable.

    Retrouvez des informations plus détaillées ainsi que des exemples tirés de la pratique dans la nouvelle publication spécialisée d’ewz «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables».

  • L’immobilier durable : prêt pour l’avenir

    L’immobilier durable : prêt pour l’avenir

    Les immeubles résidentiels et commerciaux ont besoin d’énergie, et ce de manière significative. Ainsi, le parc immobilier suisse est responsable de 25% de la demande finale d’énergie en Suisse et d’un tiers des du pays. C’est pourquoi l’immobilier joue également un rôle clé dans la transition énergétique. Mais la recherche d’une plus grande durabilité dans le secteur du bâtiment n’est pas seulement judicieuse d’un point de vue écologique, mais aussi économique. Les investissements visant à améliorer l’efficacité énergétique et à passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables ont un effet d’accroissement de la valeur. Et les bâtiments durables sont commercialisables à long terme. La Banque Migros propose aux entreprises une analyse gratuite pour identifier le potentiel d’optimisation de leur portefeuille immobilier.

    Analyse gratuite de portefeuilles immobiliers
    Un bien immobilier durable présente des avantages écologiques, sociaux et économiques à long terme. Ce que cela signifie concrètement pour un immeuble résidentiel donné doit être évalué individuellement. La durabilité environnementale consiste généralement à améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment et à réduire les émissions.

    En collaboration avec ses clients, la Banque Migros examine les immeubles d’habitation sous l’angle de la durabilité, du rendement, du potentiel et de la viabilité commerciale. Un outil a été développé en collaboration avec des spécialistes de l’immobilier. Celui-ci montre quels investissements ont une influence sur les économies et les coûts résultant de ces investissements et quelles émissions de CO2 du portefeuille immobilier sont à prévoir. Souvent, une rénovation énergétique ou un remplacement anticipé du chauffage ont un impact positif sur la rentabilité.

    Les opportunités des bâtiments durables
    Si l’efficacité énergétique des bâtiments augmente, les coûts énergétiques diminuent. Cela est directement perceptible. Bien entendu, les investissements – par exemple dans la rénovation du bâtiment – doivent être amortis. Cependant, le coût élevé de l’énergie fait que la période d’amortissement est souvent courte. Une efficacité énergétique accrue peut en outre augmenter la valeur marchande du bien immobilier. Le gain d’attractivité est également perceptible dans les immeubles locatifs. Il existe une forte demande pour des bâtiments durables avec de faibles charges. Les locataires sont prêts à payer plus cher pour un logement durable.

  • Réorientation stratégique chez Implenia avec une nouvelle équipe de direction

    Réorientation stratégique chez Implenia avec une nouvelle équipe de direction

    Implenia s’apprête à changer de direction. L’actuel CEO André Wyss se retirera des affaires opérationnelles à la fin mars 2025, informe la société de construction et d’immobilier d’Opfikon, active au niveau international, dans un communiqué. Selon les informations de CFF, le sortant Wyss entrera au conseil d’administration des Chemins de fer fédéraux suisses en avril 2025 et devrait y reprendre la présidence de Monika Ribar en 2026. Le Conseil d’administration d’Implenia a désigné Jens Vollmar comme successeur de Wyss. L’actuel Head Division Buildings et Country President Suisse travaille pour Implenia depuis 2013.

    « Je suis heureux que nous puissions désigner en Jens Vollmar un successeur interne idéal comme futur CEO », a déclaré Hans Ulrich Meister, président du Conseil d’administration d’Implenia, cité dans le communiqué. « Le Conseil d’administration est convaincu que ses connaissances en matière de stratégie, de gestion et de construction, son expérience et sa personnalité lui permettront de conduire le groupe avec succès vers l’avenir » Implenia décidera ultérieurement de la succession de Wyss à la tête de la division Buildings.

    La division Civil Engineering sera également repourvue. Erwin Scherer y succédera le 1er septembre 2024 à Christian Späth, qui quitte l’entreprise. Depuis 2019, Scherer est responsable chez Implenia de la construction de tunnels et de projets d’infrastructure connexes sur les marchés européens.

    Dans un autre communiqué, Implenia annonce ses résultats pour le premier semestre 2023. Selon ce dernier, le chiffre d’affaires a augmenté en glissement annuel, passant de 1,72 milliard à 1,74 milliard de francs. Le résultat d’exploitation au niveau de l’EBIT est passé dans le même temps de 49,9 millions à 50,5 millions de francs. Pour l’ensemble de l’année, Implenia s’attend à un EBIT d’environ 130 millions de francs.

  • Oxara, KIBAG et Holcim Suisse s’associent

    Oxara, KIBAG et Holcim Suisse s’associent

    Selon un communiqué de presse,Oxara, KIBAG et Holcim Suisse s’associent pour établir le substitut du ciment Oxacrete Oulesse sur l’ensemble du marché suisse de la construction. La production de ciment génère environ 5 pour cent des émissions annuelles de gaz à effet de serre en Suisse, précise le communiqué. La collaboration entre Oxara, dont le siège est à Dietikon, KIBAG à Zurich et Holcim à Zoug répond au besoin urgent de technologies évolutives, circulaires et décarbonisantes, ajoute-t-il. Après avoir validé la technologie Oulesse et évalué le potentiel commercial de cette solution, Oxara, KIBAG et Holcim prévoient maintenant d’entrer officiellement sur le marché ensemble.

    Oxacrete Oulesse permet de rendre le secteur de la construction plus durable en encourageant la réutilisation des matériaux de déconstruction et en fermant les cycles, ajoutent-ils. Cela permet de réduire considérablement l’impact environnemental des matériaux de construction et de servir jusqu’à 10 pour cent du marché suisse du béton. Des matériaux de déconstruction sont utilisés pour la fabrication d’Oxacrete Oulesse et le liant offre une alternative à faible teneur en carbone au ciment traditionnel.

    « Ce partenariat est une nouvelle étape dans la réalisation de nos objectifs de durabilité », a déclaré Clemens Wögerbauer, Head Commercial and Sustainability chez Holcim Suisse. Holcim a déjà développé en 2022 un cadre pour la décarbonisation de l’industrie du ciment avec des experts de la science, de la société civile et de l’industrie. Celui-ci est né d’un partenariat avec la Science Based Targets Initiative(SBTi) britannique. « Nous avons à nos côtés des partenaires visionnaires et innovants qui correspondent parfaitement à notre mission : Combiner l’économie circulaire avec la décarbonisation », poursuit Wögerbauer.

  • Innovation écologique dans la construction

    Innovation écologique dans la construction

    Griesser passe à un aluminium encore plus durable. Jusqu’à présent, le développeur international d’installations de protection solaire pour les bâtiments d’Aadorf utilisait de l’aluminium composé à 64 pour cent de matière première primaire et à 36 pour cent d’aluminium recyclé, informe Griesser dans un communiqué. Désormais, Griesser utilise de l’aluminium qui n’est plus composé qu’à 35 pour cent de matière première primaire. Les 65 pour cent restants sont obtenus à partir de la ferraille ou des déchets de consommation générés lors du processus de fabrication de l’aluminium.

    « Notre vision du climat prévoit une décarbonisation complète d’ici 2050 », déclare Urs Neuhauser, CEO de Griesser, cité dans le communiqué. « C’est dans le domaine des matériaux, l’aluminium, que nous avons le plus grand levier pour réduire fortement notre empreinte carbone » L’aluminium utilisé jusqu’à présent par Griesser présentait une empreinte d’environ 4,7 kilogrammes de CO2 par kilogramme d’aluminium produit. En passant à l’aluminium encore plus durable, cette valeur sera réduite de 30 pour cent pour atteindre 3,3 kilogrammes de CO2 par kilogramme d’aluminium. Le communiqué mentionne une moyenne européenne de 6,7 kilogrammes et une moyenne mondiale de 16,7 kilogrammes comme valeurs de référence.

    Pour réduire son empreinte, Griesser travaille avec deux fournisseurs européens. Ils proposent de l’aluminium certifié à faible teneur en carbone. Outre l’utilisation d’aluminium recyclé, l’aluminium est produit en Europe avec de l’énergie provenant de sources renouvelables et des technologies modernes, explique Griesser. Par rapport à la production traditionnelle, le processus de production présente ainsi des émissions de CO2 « jusqu’à cinq fois inférieures ».

  • Premier véritable substitut à zéro émission pour le ciment Portland

    Premier véritable substitut à zéro émission pour le ciment Portland

    La production de ciment est responsable d’environ sept pour cent des émissions mondiales de CO2, principalement en raison des processus à haute température et à forte consommation d’énergie et de l’utilisation de calcaire. Un nouveau procédé pourrait révolutionner ce processus. La startup Sublime Systems a mis au point un ciment neutre en CO2 qui s’appuie sur des processus électrochimiques. Inspirée des techniques utilisées par les Romains, qui créaient des structures stables sans recourir à une chaleur extrême, Sublime Systems combine un savoir-faire ancien avec une technologie de pointe.

    Projets de construction avec du ciment durable
    Sublime Systems a déjà franchi une étape importante. Trois tonnes de ce nouveau ciment ont été utilisées dans le plus grand immeuble de bureaux climatiquement neutre de Boston. La première usine de production commerciale de l’entreprise, située à Holyoke, dans le Massachusetts, devrait être opérationnelle en 2026 et avoir une capacité de 30 000 tonnes par an. Cette usine servira de modèle pour la mise à l’échelle de la technologie, l’objectif étant de construire à l’avenir des usines d’une capacité annuelle de plusieurs millions de tonnes dans le monde entier.

    L’électrochimie plutôt que les procédés à haute température
    L’idée de Sublime Systems est née dans le laboratoire du professeur Chiang au MIT. Leah Ellis et Andres Blades ont étudié les processus chimiques de fabrication du ciment et ont ensuite mis au point un procédé qui utilise l’électricité plutôt que la chaleur. Cette technologie innovante permet d’éviter les étapes de la production de ciment traditionnelle, qui génèrent beaucoup de CO2, et offre une véritable solution à zéro émission.

    L’avenir de la production de ciment
    Sublime Systems se considère comme le pionnier d’une production de ciment respectueuse du climat. Avec cette nouvelle méthode, l’entreprise démontre que des alternatives durables sont possibles sans compromettre les performances du matériau. Grâce à des partenariats avec des sociétés immobilières comme WS Development, le ciment est déjà utilisé dans des projets de construction réels, ce qui prouve le potentiel de la technologie.

  • La Landsgemeinde décide de l’aménagement de Braunwald

    La Landsgemeinde décide de l’aménagement de Braunwald

    La future desserte de Braunwald sera déterminée par la Landsgemeinde de 2025. Après d’intenses discussions politiques et publiques, une révision de la loi sur les transports publics permet aux citoyens de décider de la variante de desserte. Le Conseil d’Etat favorise la modernisation du funiculaire, qui est la solution la plus économique, avec un faible risque de procédure et une durée de construction plus courte.

    La solution favorisée
    Après une longue phase d’évaluation, le Conseil d’Etat a opté pour un nouveau funiculaire, l’option jugée la plus rentable et la plus praticable. Il entraîne des coûts d’investissement de 24 millions de francs et des coûts d’exploitation de 3 millions de francs par an. Comparé à une télécabine, dont la construction serait presque deux fois plus chère et dont la procédure serait plus longue (jusqu’à dix ans), le funiculaire présente de nets avantages. Un funiculaire automatisé permettrait en outre une utilisation indépendante de l’horaire.

    Adaptations légales pour intégrer la Landsgemeinde
    Le Conseil d’État a décidé d’inscrire la desserte de Braunwald dans un nouvel article de la loi sur les transports publics, ce qui permettra d’en discuter et de voter lors de la Landsgemeinde 2025. La population aura ainsi le dernier mot sur cette décision importante en matière d’infrastructure. Si la Landsgemeinde devait voter en faveur d’une télécabine alternative, le Conseil d’État lancerait les adaptations de planification correspondantes.

    Investissements et perspectives d’avenir
    Les investissements prévus de 24 millions de francs pour la construction du funiculaire et de 3 millions de francs pour son exploitation créent une desserte durable et orientée vers l’avenir pour Braunwald. Le Conseil d’Etat s’attend à ce que la décision de la Landsgemeinde permette de franchir une étape importante vers une mobilité économique et respectueuse de l’environnement, qui renforcera la région à long terme et favorisera le tourisme.

  • L’aménagement des alentours de la Couronne est défini

    L’aménagement des alentours de la Couronne est défini

    Back to the roots s’est imposé parmi huit projets soumis au concours anonyme pour l’aménagement des alentours du Kronenareal à Dietikon. Le projet des deux bureaux zurichois d’architecture agricole, Skala Landschaft Stadt Raum GmbH, et d’architecture, S2 Architekten GmbH, a obtenu le vote du jury interdisciplinaire du concours, informe l’administration de la ville de Dietikon dans un communiqué. Le voisinage immédiat du site, directement concerné par le réaménagement, a également été invité à participer au processus d’évaluation.

    Back to the roots a convaincu « par une vision globale sensible et poétique du site historique », indique le communiqué. Le Kronenareal est ainsi interprété comme faisant partie d’un réseau d’espaces libres et relié aux zones piétonnes du centre-ville à l’est et, par endroits, à la Reppisch à l’ouest. Sur la Zehntenplatz, une fontaine est prévue comme élément particulier. La Hedingerplatz est conçue pour des usages multifonctionnels. Les pins qui se trouvent sur le site seront intégrés dans le futur aménagement.

    L’architecte paysagiste Lars Ruge présentera back to the roots dans le cadre du vernissage de l’exposition du concours. Le vernissage aura lieu le 23 août à partir de 17 heures au Forum für Stadtentwicklung, Innovation und Kultur à la Zentralstrasse 12 à Dietikon. L’événement est ouvert au public. Tous les projets seront exposés au Forum jusqu’au 8 septembre.

  • La demande de logements en propriété augmente

    La demande de logements en propriété augmente

    Raiffeisen Suisse constate un retournement de tendance sur le marché de la propriété immobilière. Le groupe bancaire a analysé les évolutions du marché immobilier dans son étude « Immobilier Suisse – 3T 2024″. « La demande de logements en propriété s’est largement redressée après son effondrement suite à la hausse marquée des taux d’intérêt », a déclaré Fredy Hasenmaile, économiste en chef de Raiffeisen Suisse, cité dans un communiqué de Raiffeisen sur l’étude. « Outre le retour de l’avantage du coût du logement par rapport à la location dans le sillage de la nouvelle baisse des taux d’intérêt, une demande excédentaire du marché du logement locatif se répercute désormais sur le marché de la propriété »

    Selon les spécialistes de Raiffeisen Suisse, l’offre ainsi accrue ne sera toutefois pas satisfaite par la construction, mais uniquement par le parc existant. Ils s’attendent donc à ce que la pénurie sur le marché de l’immobilier résidentiel ne soit désamorcée qu’à court terme. « L’offre plus fluide et les acheteurs de nouveau confiants commencent à se traduire par un nombre plus élevé de mutations », explique Hasenmaile. La plupart des biens immobiliers sont vendus aux prix souhaités par les vendeurs. A moyen terme, l’économiste en chef de Raiffeisen Suisse s’attend donc à une nouvelle hausse des prix.

    Selon les spécialistes, le processus de densification, dans le cadre duquel de nouveaux immeubles d’habitation sont construits en priorité à la place d’anciens objets, s’oppose à une augmentation de l’offre de nouvelles constructions. Sur le marché de la location, le taux de vacance devrait bientôt passer sous la barre des 1 %, estime Hasenmaile. L’augmentation de la croissance annuelle des loyers proposés à 6,4 pour cent au deuxième trimestre 2024 témoigne également d’un excédent de la demande.

  • Croissance du secteur de la construction en Asie du Sud-Est

    Croissance du secteur de la construction en Asie du Sud-Est

    Sika a plus que doublé ses capacités de production à Bekasi, informe le groupe mondial de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie dans un communiqué. Le plus grand site de production de Sika en Indonésie fabrique des produits de mortier tels que des colles à carrelage et des mortiers de scellement, ainsi que des solutions système pour les murs et les façades. L’usine, qui fait office de centre de distribution pour l’Indonésie, a également été dotée d’une plus grande capacité de stockage.

    Selon les estimations de Sika, le secteur de la construction en Indonésie devrait connaître une croissance annuelle d’environ 6% au cours des prochaines années. Au cours des deux dernières années, l’entreprise a développé son réseau de distribution dans le pays, passant d’environ 10’0000 à environ 30’000 points de vente. Comme cela s’est avéré fructueux, Sika prévoit d’étendre ses réseaux de distribution à d’autres marchés importants comme la Chine et l’Inde.

    « L’expansion significative de notre chaîne d’approvisionnement en Indonésie nous permet de mieux répondre à la forte demande sur l’un des marchés les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est », a déclaré Philippe Jost, directeur régional Asie-Pacifique chez Sika, cité dans le communiqué. « De plus, Sika se positionne pour poursuivre sa croissance sur ce marché important, tiré par une urbanisation rapide et une forte croissance démographique »

  • Importante commande pour une entreprise du Moyen-Orient

    Importante commande pour une entreprise du Moyen-Orient

    Schindler a décroché une grosse commande de Riyad. La filiale Schindler Olayan, qui appartient majoritairement au groupe Schindler, doit livrer au total 293 ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants pour The Avenues – Riyadh, informe Schindler dans un communiqué. Aucune information n’est donnée sur le volume de la commande.

    The Avenues – Riyadh est un projet polyvalent d’une superficie totale de 1,8 million de mètres carrés. Il comprend un centre commercial d’environ 380’000 mètres carrés ainsi que cinq tours polyvalentes abritant des hôtels, des appartements et des bureaux. Schindler contribue au projet avec 134 ascenseurs Schindler 5500, un ascenseur Schindler 2600, huit trottoirs roulants Schindler 9500 et 150 escaliers mécaniques Schindler 9300. Toutes les installations sont connectées au cloud et peuvent être surveillées via le Schindler ActionBoard.

    « The Avenues – Riyadh est un projet impressionnant qui offrira une meilleure qualité de vie aux habitants de Riyad et aux visiteurs », a déclaré Danilo Calabrò, responsable de l’Europe du Sud, du Moyen-Orient et de l’Afrique à la direction du Groupe Schindler, cité dans le communiqué. « Grâce à nos installations, les visiteurs pourront se déplacer rapidement et confortablement dans le complexe »

  • Innovation durable dans la construction

    Innovation durable dans la construction

    Selon un communiqué publié sur LinkedIn, la start-up Oxara de Dietikon a réalisé l’aménagement intérieur d’un bâtiment scolaire à Confignon avec son béton d’argile Nossim. Ce matériau durable réduit non seulement considérablement les émissions de CO2, mais confère également à l’espace une esthétique unique et chaleureuse, est-il précisé. Les travaux ont été réalisés avec l’entreprise de construction Marti Construction de Lausanne.

    La société Oxara, créée en 2019, a développé une technologie de granulats pour la production de Cleancrete, un béton sans ciment. Les agrégats et les liants d’Oxara permettent de produire du béton sans ciment pour les murs, les sols et les éléments en fonte, ainsi que des briques et des blocs sans ciment pour la maçonnerie traditionnelle.

    Sur son site de Dietikon, Oxara dispose d’une capacité de production de 300 tonnes d’agrégats par an.

  • Procimmo développe son fonds immobilier

    Procimmo développe son fonds immobilier

    Procimmo prévoit d’acquérir plusieurs immeubles pour son Residential Lemanic Fund. La société de Renens, spécialisée dans le développement et la gestion de produits d’investissement immobilier, prévoit donc de lancer une augmentation de capital de 30 millions à 40 millions de francs fin septembre. Le montant exact ainsi que la période de souscription seront communiqués ultérieurement, informe Procimmo dans un communiqué à ce sujet.

    Le Procimmo Residential Lemanic Fund comprend actuellement un actif brut d’environ 510 millions de francs. Les trois quarts du capital sont investis dans des immeubles à Lausanne et à Genève. Procimmo veut faire croître le fonds « tout en préservant ses qualités intrinsèques », écrit la société.

    Fondée en 2007, Procimmo SA est active en tant que Real Estate Asset Manager au siège de Renens ainsi qu’à Zurich et Genève. Depuis 2017, l’entreprise fait partie de Procimmo Group SA. Coté à la BX Swiss, ce groupe d’entreprises basé à Zoug propose des investissements et des services dans le domaine de l’immobilier.

  • Quatre entreprises suisses remportent l’or aux best architects awards 2025

    Quatre entreprises suisses remportent l’or aux best architects awards 2025

    Au total, 46 bureaux d’architectes suisses ont été récompensés lors des best architects awards 2025. Quatre d’entre eux, Inches Geleta, EMI Architekt*innen, Nicolas de Courten et Studio DIA, ont reçu une médaille d’or. Les meilleurs projets architecturaux de l’année en Europe sont publiés chaque année dans un livre par l’agence de publicité Zinnobergruen GmbH de Düsseldorf. La sélection est effectuée par un jury international composé d’architectes. Lors de l’édition actuelle des best architects awards, 91 prix au total ont été décernés, dont huit en or.

    Inches Geleta de Locarno TI a reçu la médaille d’or pour l’extension de l’école primaire dans le quartier de Vaganello à Lugano. EMI Architekten*innen de Zurich a été récompensé pour les maisons mitoyennes de la Stockmattstrasse à Baden AG. Nicolas de Courten de Lausanne s’est qualifié pour l’or avec un long complexe de bâtiments aux formes sinueuses dans le quartier des Plaines-du-Loup à Lausanne. Studio DIA de Berne a reçu une médaille d’or pour l’immeuble d’habitation coopératif Stromboli à Berne.

  • Implenia annonce un changement de direction

    Implenia annonce un changement de direction

    Implenia, le leader suisse des services de construction et d’immobilier, aura un nouveau CEO à sa tête au printemps 2025. André Wyss, qui a mené l’entreprise à travers une profonde transformation depuis octobre 2018, a décidé de se retirer de l’activité opérationnelle. Wyss explique : « Après six ans et demi chez Implenia, il est temps de me concentrer sur les mandats existants et nouveaux. Après la transformation, Implenia est remarquablement bien positionnée et prête pour la prochaine phase stratégique » La transmission réussie à Jens Vollmar, qui a largement contribué au développement de l’entreprise, est une étape importante pour Wyss.

    Hans Ulrich Meister, président du Conseil d’administration d’Implenia, a salué la performance de Wyss : « Grâce à ses actions clairvoyantes et courageuses, il a fait d’Implenia un prestataire de services de construction et immobiliers multinational, financièrement sain et intégré » Selon lui, l’entreprise est désormais idéalement positionnée pour continuer à croître durablement de manière rentable.

    Jens Vollmar prendra ses fonctions à partir d’avril 2025
    Le Conseil d’administration a nommé Jens Vollmar, actuel Head Division Buildings, comme nouveau CEO. Vollmar a rejoint Implenia en 2013 et a contribué de manière décisive au développement positif de l’entreprise grâce à son rôle au sein de la division Buildings et en tant que Country President Suisse. Meister se dit convaincu que l’expertise de Vollmar permettra au groupe d’aborder l’avenir avec succès.

    La succession de Vollmar en tant que Head Division Buildings sera annoncée à une date ultérieure.

    Changement au sein de la division Civil Engineering
    Outre le changement de CEO, une nouvelle nomination intervient également au sein de la division Civil Engineering. Christian Späth, qui a dirigé avec succès cette division à travers des périodes difficiles, quittera l’entreprise fin août 2024. Erwin Scherer, jusqu’ici Global Head Tunnelling, prendra la tête de la division à partir de septembre. Scherer, qui est responsable de la construction de tunnels chez Implenia depuis 2019, est considéré comme un dirigeant confirmé disposant d’une vaste expérience dans la construction internationale de tunnels. Wyss et l’équipe de direction sont convaincus que Scherer continuera à diriger la division avec succès et qu’il complètera parfaitement le comité exécutif d’Implenia.

    Ce changement global de direction marque une étape importante dans le développement futur d’Implenia et pose les jalons pour la poursuite de la croissance réussie.

  • Coup d’envoi du « FORUM UZH

    Coup d’envoi du « FORUM UZH

    Les travaux de construction du « FORUM UZH », un projet précurseur de l’université de Zurich, ont commencé. Le nouveau bâtiment créera des espaces d’enseignement et de recherche tournés vers l’avenir, afin de répondre aux exigences croissantes de l’enseignement supérieur moderne. Le projet est un élément central de l’extension urbanistique de la zone universitaire de Zurich. Outre les espaces d’apprentissage et de travail, il comprendra des cafétérias accessibles au public, des bibliothèques et des espaces commerciaux.

    Le concept du nouveau bâtiment est placé sous le signe de la durabilité. La construction hybride bois-béton réduit considérablement les émissions de CO2 et assure une grande qualité de séjour. La végétalisation de la toiture, combinée à une installation photovoltaïque, apporte une contribution positive au climat urbain. La création d’une place urbaine avec des plantations permet de valoriser davantage l’espace urbain.

    La durabilité en point de mire
    Le « FORUM UZH » s’oriente vers les normes de durabilité les plus élevées. Avec l’obtention du certificat Minergie-P et de la certification SGNI en or, le bâtiment est un précurseur en matière de construction écologique. La combinaison de matériaux de construction respectueux de l’environnement et de techniques efficaces sur le plan énergétique en fait un projet modèle qui jouera un rôle important dans le paysage urbain de Zurich. La construction avance comme prévu, avec une occupation du bâtiment à partir de la mi-2030.

  • La Commission soutient des modifications ponctuelles du droit de bail

    La Commission soutient des modifications ponctuelles du droit de bail

    La Commission des affaires juridiques du Conseil national a adopté deux projets importants visant à améliorer la situation juridique en matière de droit du bail. L’un des projets prévoit qu’à l’avenir, les loyers initiaux ne pourront être contestés que si la partie locataire se trouvait dans une situation de détresse au moment de la conclusion du contrat. Cela devrait réduire l’insécurité juridique et éviter de longues procédures.

    Le deuxième projet porte sur l’allègement de la preuve des loyers usuels dans la localité ou le quartier. Il s’agit d’abaisser les exigences en matière de preuve des loyers de référence et de permettre l’admission de statistiques établies par le secteur comme moyen de preuve. L’objectif est d’améliorer la comparabilité des loyers et d’empêcher ainsi les demandes de loyers abusives.

    Décision après consultation
    La commission a fondé sa décision sur les résultats de la consultation relative aux initiatives parlementaires de l’ancien conseiller national Hans Egloff. Malgré les propositions minoritaires, la commission s’est clairement prononcée en faveur de la mise en œuvre des initiatives selon le texte.

    Les projets de loi adoptés devraient être débattus par le Conseil national lors de la session de printemps 2025.

  • Le nouveau propriétaire stimule l’expansion et l’innovation dans le domaine des systèmes d’espace

    Le nouveau propriétaire stimule l’expansion et l’innovation dans le domaine des systèmes d’espace

    Swiss Life Asset Managers a conclu un accord contraignant avec Condecta AG en vue d’une reprise intégrale du spécialiste de la construction modulaire de Winterthour, informe Swiss Life Asset Managers dans un communiqué. Le gestionnaire d’actifs du groupe Swiss Life, spécialisé dans l’immobilier et les infrastructures, entend ainsi développer la présence et l’offre de Condecta. Actuellement, la société de Winterthour est présente en Suisse, en Allemagne et en Italie. Les deux entreprises partenaires ont convenu de ne pas divulguer le prix d’achat.

    « Le marché suisse des solutions de location d’espaces modulaires a du potentiel, en particulier dans les secteurs du service public, de l’industrie, de la construction, de l’architecture et dans le secteur privé, qui ont besoin de solutions de bâtiments modulaires de qualité », explique Gianfranco Saladino, Head Value-Add Infrastructure chez Swiss Life Asset Managers, cité dans le communiqué. « Condecta, connue pour sa haute qualité suisse, est bien positionnée pour répondre à la demande croissante »

    Selon le CEO de Condecta, Olivier Annaheim, la société a trouvé en Swiss Life Asset Managers « le nouveau propriétaire parfait pour faire avancer nos plans de croissance et d’innovation et renforcer notre position de leader sur le marché des systèmes d’aménagement en Suisse ». Pour Matthew Dooley, directeur des investissements chez Swiss Life Asset Managers, Condecta est « complémentaire des vastes activités immobilières et d’infrastructure de Swiss Life Asset Managers en Suisse ».