Catégorie : Business

  • Le canton de Zoug renforce son portefeuille immobilier

    Le canton de Zoug renforce son portefeuille immobilier

    La Direction des travaux publics est légalement responsable de la construction et de l’entretien des bâtiments appartenant au canton. Dans ce cadre, les conditions financières sont soigneusement analysées afin de cibler aussi bien les budgets d’entretien que les budgets d’investissement. Une planification fondée et à long terme est de plus en plus importante pour garantir le maintien de la valeur des bâtiments.

    Lignes directrices stratégiques pour la gestion immobilière
    La stratégie immobilière du canton de Zoug s’appuie sur les objectifs généraux du Conseil d’Etat et sur les lignes directrices spécifiques de la Direction des travaux publics. La priorité est donnée à la conservation des infrastructures existantes plutôt qu’aux nouvelles constructions. L’utilisation ciblée des moyens garantit des constructions orientées vers l’avenir, qui répondent aux exigences de durabilité et d’efficacité.

    Efficacité en termes de coûts et d’avantages comme principes directeurs
    La Direction de la construction applique une stratégie différenciée qui met l’accent sur la maîtrise des coûts et l’accomplissement des missions publiques.
    Les terrains qui ne servent pas directement un objectif public sont utilisés pour créer de la valeur ou pour des échanges afin de gérer au mieux le portefeuille.

    Besoins d’investissement et évolutions futures
    La direction de la construction a continué à développer le portefeuille immobilier cantonal. Avec les projets réalisés, la valeur du portefeuille est passée à 1,06 milliard de francs d’ici 2023. D’autres investissements sont prévus pour les années suivantes. Les grands projets prévus dans le domaine de l’éducation et de l’administration contribuent au développement des infrastructures du canton et renforcent l’attractivité économique de la région. Une stratégie immobilière prévoyante permet de s’assurer que le canton de Zoug utilise son parc immobilier de manière optimale et qu’il est prêt à répondre aux exigences futures.

  • Un logement abordable à Zoug

    Un logement abordable à Zoug

    Le canton et la ville de Zoug souffrent encore plus que d’autres cantons et villes d’une pénurie de logements. Le canton de Zoug affiche le taux de vacance le plus bas du pays (0,2%), et ce pour la quatrième année consécutive. Le manque d’offre et la forte demande persistante entraînent une forte concurrence pour les quelques logements locatifs annoncés : la durée de relocation bat des records. Il y a suffisamment de personnes aisées qui emménagent ou déménagent pour accepter des loyers toujours plus élevés¹.

    Comme les loyers proposés sont aujourd’hui 50% plus élevés que la moyenne suisse, les plaintes selon lesquelles les logements locatifs ne sont plus abordables vont loin dans la classe moyenne². Même ceux qui souhaitent déménager ou s’installer dans le canton avec des revenus normaux ont peu de chances d’accéder à l’offre de logements.

    Dans ce contexte, la question se pose de savoir ce que les propriétaires axés sur le rendement, qui possèdent ou souhaitent développer des logements dans le canton et la ville de Zoug, peuvent faire pour fournir des logements à de larges couches de la population.

    Comment définir le logement abordable ?
    La première question qui se pose est de savoir comment définir un logement « abordable ». Il existe une approche orientée vers l’objet, une approche orientée vers le marché et une approche orientée vers le groupe cible. Les loyers des logements peuvent être définis comme abordables s’ils sont calculés sur la base d’un coût d’investissement maximal pour un logement. Pour que ce calcul soit correct pour les propriétaires soucieux de rentabilité, il faut un consensus sur ce qui constitue une limite raisonnable pour les coûts d’investissement. L’approche orientée vers le marché place les loyers de logements à bas prix dans des quantiles spécifiques des loyers du marché. Cela nécessite un consensus sur les quantiles qui sont abordables. Enfin, les loyers abordables sont ceux qui sont financièrement supportables pour les locataires. Pour cela, il faut un consensus sur le fait que les ménages ne doivent pas dépenser plus d’un tiers de leur revenu brut – ou plus généreusement de leur revenu imposable – pour le loyer, par exemple.

    Marge de manœuvre via l’approche subjective
    L’approche par la capacité financière est la plus pertinente pour une large couverture du logement. Contrairement à l’approche par les coûts d’investissement, cette approche tient compte du fait que de nombreuses personnes gagnent plus dans le canton de Zoug que dans d’autres cantons et peuvent donc se permettre de payer des loyers plus élevés (figure 1). Contrairement à l’approche par les quantiles des loyers du marché, elle ne s’oriente pas sur la disposition à payer des personnes qui emménagent ou déménagent, mais sur les revenus réels de la population. Cette approche aide à cibler les besoins de certains groupes de revenus.

    Un logement abordable pour une personne vivant seule et appartenant à la classe moyenne inférieure, qui gagne entre 70 et 100% du revenu médian, devrait ainsi coûter entre 1400 et 1900 francs dans la ville de Zoug. La surface habitable offerte à ce prix est décidée par le fournisseur sur la base de son évaluation de la viabilité commerciale d’un logement. Comme l’abordabilité se base sur le prix unitaire du logement et non sur le prix au mètre carré, les investisseurs orientés vers le rendement ont plus de marge de manœuvre pour intégrer le logement abordable dans leurs calculs de rentabilité.

    Répartir au mieux les logements abordables existants
    La construction de logements prend du temps et est souvent liée à des processus de planification incertains. Les propriétaires et les investisseurs ne sont pas non plus libres de décider où et combien de logements supplémentaires ils souhaitent réaliser. Les propriétaires ont des possibilités d’action immédiates avec leur parc immobilier : ils peuvent contribuer à l’approvisionnement de la population en général s’ils répartissent de manière optimale leurs logements locatifs libres. Chaque changement de logement offre la possibilité de prendre en compte la partie locataire la plus adaptée, conformément au principe du « meilleur propriétaire ». Les propriétaires peuvent donner des instructions aux équipes de location pour qu’elles exploitent au maximum les possibilités de location de logements accessibles à la classe moyenne et qu’elles choisissent la personne qui peut le moins se permettre de louer le logement, par exemple en supposant qu’elle gagne un salaire complet. Pour ce faire, les équipes de location ont simplement besoin d’une matrice qui leur indique, par nombre de pièces, les loyers maximums accessibles à la classe moyenne (ou à la catégorie de revenus visée). Si un logement libre se libère dans la fourchette de prix correspondante, la règle serait appliquée.

    Conclusion
    Pour détendre la situation sur le marché du logement, il faut s’atteler aux tâches de longue haleine consistant à réduire les obstacles à la construction de logements et à développer une compréhension interpartis de la définition d’un logement abordable et de la manière dont sa mise à disposition doit être réglementée. Dans l’intervalle, les propriétaires axés sur le rendement peuvent apporter leur contribution en abordant la fourniture de logements abordables selon une approche subjective qui s’inscrit dans leur logique de marché. Ce faisant, ils restent également fidèles aux intérêts légitimes de leurs parties prenantes directes.

  • Le marché immobilier reste attractif

    Le marché immobilier reste attractif

    Pour 93% des investisseurs immobiliers, le marché immobilier suisse reste attractif, informe EY Suisse dans un communiqué. Le cabinet d’audit et de conseil s’appuie pour cela sur la dernière édition de son « Trendbarometer Immobilien-Investmentmarkt » annuel. Pour ce faire, EY Suisse a interrogé un échantillon représentatif de 106 acteurs du marché immobilier.

    Six personnes interrogées sur dix s’attendent à une croissance du volume d’investissement cette année. 85% s’attendent à ce que l’immobilier devienne plus attractif que les autres possibilités d’investissement. « Ce résultat témoigne d’un consensus remarquable quant à l’évaluation des développements futurs sur le marché de l’investissement immobilier et révèle la confiance collective que les investisseurs placent dans la classe d’actifs immobiliers », déclare Daniel Zaugg, Sector Leader Real Estate, Construction & Building Material chez EY en Suisse, cité dans le communiqué.

    Au sein du marché immobilier, l’immobilier résidentiel a continué de gagner en attractivité. Désormais, 74 % des personnes interrogées souhaitent se concentrer davantage sur l’immobilier résidentiel, contre 67 % l’année dernière. Les investissements dans les logements collectifs sont considérés comme une stratégie d’investissement sûre par 96% des personnes interrogées. La volonté d’investir dans l’immobilier logistique et l’immobilier de bureau a augmenté de 9 à 10 points de pourcentage par rapport à l’année dernière, pour atteindre respectivement 52 et 48 %. Les changements démographiques et l’évolution des taux d’intérêt devraient avoir un impact majeur sur le marché immobilier dans les années à venir.

  • Forte hausse des prix des logements en copropriété

    Forte hausse des prix des logements en copropriété

    Raiffeisen prévoit une nouvelle hausse des prix de l’immobilier résidentiel au quatrième trimestre 2024. Comme l’indique un communiqué, l’indice des prix des transactions pour les maisons individuelles a certes enregistré un léger recul de 0,1 % par rapport au trimestre précédent, mais il a augmenté de 4,2 % en glissement annuel. Le bilan est plus net pour les propriétés par étage. Ici, la hausse a été de 1,4 pour cent par rapport au trimestre précédent et de 2,4 pour cent par rapport à la même période en 2023.

    « Grâce à la nette baisse des coûts de financement et aux très bonnes perspectives de poursuite de la baisse des taux d’intérêt, la demande devrait continuer à augmenter au début de la nouvelle année et l’évolution des prix devrait ainsi encore s’accélérer », a déclaré Fredy Hasenmaile, chef économiste de Raiffeisen Suisse, cité dans le communiqué.

    Par rapport à l’année précédente, les plus fortes hausses de prix pour les maisons individuelles ont de nouveau été annoncées en Suisse méridionale ( 7,7%) et en Suisse centrale ( 6,3%). La Suisse romande, en recul l’année précédente, a également enregistré une hausse de 0,7% et l’arc lémanique de 1,0%. En ce qui concerne la propriété par étage, la Suisse centrale (4,4 %) et la Suisse orientale (3,5 %) sont en tête. Les centres touristiques sont à nouveau privilégiés, avec une hausse des prix de l’immobilier résidentiel de 3,8 %.

    L’indice est trimestriel et est publié au début de chaque trimestre. Il est basé sur les données des transferts de propriété de Raiffeisen et du Swiss Real Estate Datapool (SRED).

  • Loyer basé sur les coûts et hausse des prix des terrains

    Loyer basé sur les coûts et hausse des prix des terrains

    Le modèle de loyer basé sur les coûts repose sur le calcul d’un intérêt couvrant les coûts totaux d’investissement d’un nouveau bâtiment. Dans de nombreuses villes, le terrain à bâtir représente désormais jusqu’à la moitié de ces coûts. A Zurich en particulier, les prix des terrains ont massivement augmenté au cours des 15 dernières années, passant de 1 419 CHF par m² en 2007 à plus de 5 800 CHF en 2023.

    Même avec un calcul conservateur, la part de la valeur du terrain dans le coût total de l’investissement est aujourd’hui proche de 50 %. Cela signifie qu’une baisse ou une hausse du prix du terrain a un impact direct sur les coûts de location. Pour compenser une augmentation de 10 % du prix du terrain, le loyer basé sur les coûts devrait augmenter d’environ 5 %.

    Loyer basé sur les coûts comparé au loyer du marché
    Une analyse du lotissement Werdwies à Zurich Altstetten montre que les coûts de construction ont augmenté de 32,5 % depuis 2007. Le loyer basé sur les coûts d’un lotissement nouvellement construit serait actuellement à peine inférieur au loyer du marché.

    Selon un calcul avec un rendement brut de 4,25 %, le loyer du marché pour un appartement de 70 m² serait de 2 567 CHF par mois. Une réduction du rendement brut à 4 % pourrait faire baisser le loyer, mais sans subvention, il ne serait abordable que pour 56,6 % des ménages locaux.

    Subventions comme instrument de contrôle
    Différents modèles de subventions sont envisageables pour réduire la charge locative.

    Subventions foncières : Une subvention publique de 20 % de la valeur du terrain pourrait augmenter l’accessibilité financière de 7,1 points de pourcentage.

    Subvention au sujet : des subventions directes aux ménages pourraient alléger la charge de manière ciblée pour ceux qui en ont le plus besoin.

    Promotion de l’objet : une réduction des taxes sur la plus-value pourrait favoriser le développement de logements abordables, à condition que des mécanismes de contrôle clairs soient mis en place.

    Aménagement du territoire et sécurité de la planification : des clés
    Un levier décisif pour contrôler les coûts du logement est la définition précoce et transparente des règles de construction. L’incertitude quant aux futures réglementations des loyers ou aux taxes sur la plus-value peut conduire à de mauvais investissements.

    Afin de permettre la construction de logements abordables à long terme, les communes devraient utiliser systématiquement les plus-values de planification pour réduire les loyers ou encourager les personnes concernées. En outre, les mesures doivent viser à maîtriser la hausse des prix des terrains, car sans intervention, les loyers basés sur les coûts atteindront de plus en plus le niveau du marché.

  • Chiffre d’affaires record pour la multinationale suisse de spécialités chimiques

    Chiffre d’affaires record pour la multinationale suisse de spécialités chimiques

    Sika a établi un nouveau record de chiffre d’affaires pour l’exercice 2024. Avec 11,76 milliards de francs, le résultat record de 2023 a été dépassé de 4,7%, informe l’entreprise mondiale de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie dans un communiqué. La croissance du chiffre d’affaires est due à l’augmentation des synergies résultant de l’intégration de l’activité de chimie de la construction MBCC, acquise en 2022, et aux acquisitions locales de Kwik Bond aux États-Unis, Vinaldom en République dominicaine et Chema au Pérou. La croissance organique des ventes s’est élevée à 1,1 %.

    Outre les acquisitions, toutes les régions ont contribué à ce chiffre d’affaires record. La région Amériques a enregistré la plus forte hausse des ventes, soit 11,2 % en monnaies locales. Les régions EMEA et Asie/Pacifique ont enregistré des taux de croissance respectifs de 7,3 et 2,4 % en monnaies locales.

    « Au cours des douze derniers mois, Sika a réussi à s’imposer dans un environnement de marché toujours très exigeant et a atteint un nouveau record de ventes », a déclaré Thomas Hasler, président du directoire du groupe, cité dans le communiqué. « Nos initiatives de croissance, nos innovations puissantes et durables et notre stratégie de distribution cohérente pour poursuivre notre pénétration du marché sont couronnées de succès et démontrent de manière impressionnante que nous continuons à gagner des parts de marché » Sika communiquera son rapport annuel 2024 complet le 21 février. Le groupe prévoit une augmentation du résultat d’exploitation au niveau de l’EBITDA plus que proportionnelle au chiffre d’affaires.

  • Le calculateur d’analyse du cycle de vie soutient la construction durable

    Le calculateur d’analyse du cycle de vie soutient la construction durable

    Les déclarations environnementales de produits (EPD) selon la norme SN EN 15804 permettent de présenter de manière transparente l’impact écologique d’un matériau de construction sur l’ensemble de son cycle de vie. Les maîtres d’ouvrage disposent ainsi d’une base de décision fondée pour une construction durable, qui va au-delà des paramètres environnementaux individuels et permet une évaluation globale.

    Baustoff Kreislauf Schweiz met à la disposition de ses membres des EPD moyennes vérifiées de manière indépendante pour différents types de béton et de granulats. Ces données constituent une base fiable pour les projets de construction durable.

    Calculateur d’écobilan comme outil numérique
    Un calculateur d’écobilan spécifique au secteur a été développé pour calculer les émissions de CO₂, la consommation d’énergie et d’autres indicateurs environnementaux. Cet outil de calcul vérifié offre à l’industrie de la construction un moyen pratique de déterminer et d’optimiser les déclarations environnementales des produits.

    L’outil en ligne sur oekobilanz-rechner.ch permet une analyse orientée, mais ne remplace pas l’élaboration complète d’une EPD. Si vous le souhaitez, les données saisies peuvent être traitées pour produire une déclaration environnementale de produits officiellement vérifiée.

    Transparence et optimisation pour le secteur de la construction
    Avec le calculateur d’ACV, le secteur de la construction dispose d’un outil précieux pour prendre des décisions sur les matériaux durables en se basant sur des données. En optimisant la saisie et l’évaluation des impacts environnementaux, cet outil contribue à la réduction de l’empreinte écologique dans le secteur de la construction et soutient une économie circulaire qui préserve les ressources.

  • Une société immobilière assure le financement de projets verts

    Une société immobilière assure le financement de projets verts

    Selon un communiqué de presse, HIAG Immobilien Holding AG, dont le siège est à Bâle, a placé son premier Green Bond de 100 millions de francs suisses, d’une durée de 5,25 ans et assorti d’un coupon de 1,42%. Le produit de l’émission sera utilisé pour financer et refinancer des bâtiments et des projets durables conformément au Green Financing Framework de HIAG, ajoute le communiqué. La libération, c’est-à-dire la libération des parts sociales souscrites, aura lieu le 23 janvier 2025. Le négoce du Green Bond à la SIX Swiss Exchange a été demandé.

    Avec cette émission, HIAG a pu profiter de l’environnement favorable des taux d’intérêt et garantir les financements sur un horizon temporel plus long, ajoute le communiqué. Le Green Bond et la ligne de crédit syndiquée de 500 millions de francs suisses lancée à l’été 2023 s’inscrivent dans la stratégie de durabilité de HIAG, ajoute le communiqué.

    La société immobilière HIAG est cotée à la SIX Swiss Exchange et dispose, selon ses propres indications, d’un portefeuille immobilier d’une valeur totale de 1,95 milliard de francs. HIAG travaille sur une surface d’environ 743’000 mètres carrés avec actuellement 58 projets et un volume d’investissement attendu de 3 milliards de francs. Le portefeuille comprend 41 sites avec des immeubles de bureaux, commerciaux et logistiques bien desservis ainsi que des immeubles d’habitation sélectionnés dans des régions de croissance orientées vers l’avenir en Suisse alémanique et en Suisse romande, indique HIAG.

  • L’économie zurichoise face à de grands défis

    L’économie zurichoise face à de grands défis

    L’écart entre les taux d’entrée et de sortie du marché du travail devient de plus en plus problématique. Depuis quelques années, le nombre de personnes quittant le marché du travail en raison de leur âge est supérieur à celui des jeunes travailleurs. En 2029, le canton de Zurich comptera environ 16% de personnes de 65 ans de plus que de personnes de 20 ans, alors que cet écart est de 30% au niveau national. Certes, l’écart pourrait se resserrer brièvement dans les années 2030, mais une différence encore plus importante est attendue à partir des années 2040.

    L’immigration seule ne suffit pas
    Les résultats des études montrent que même une immigration deux fois plus importante que la moyenne des dix dernières années ne pourrait pas compenser le recul de la population active. Sans immigration, l’écart sur le marché du travail serait encore plus dramatique, avec un déficit annuel de plus de 5700 personnes d’ici 2050. La part de la population en âge de travailler dans le canton de Zurich devrait passer de 63% à 59% d’ici 2050 – une évolution qui affectera également la performance économique et le dynamisme du marché du travail.

    L’économie zurichoise mieux positionnée que l’ensemble de la Suisse
    Grâce à l’attractivité de Zurich en tant que lieu de travail, de résidence et de formation, le canton de Zurich est mieux positionné que l’ensemble de la Suisse. La part de la population active y diminue moins que la moyenne nationale. Mais Zurich n’est pas épargné par les effets de l’évolution démographique.

    Solutions et mesures stratégiques
    La directrice de l’économie publique Carmen Walker Späh souligne l’importance des mesures stratégiques pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Une meilleure exploitation du potentiel de main-d’œuvre indigène, par exemple en intégrant davantage les femmes et les travailleurs âgés sur le marché du travail, joue un rôle central. L’augmentation de la productivité, qui peut être obtenue grâce à l’innovation et au progrès technologiques, est tout aussi importante. En outre, des ajustements de l’âge de la retraite pourraient contribuer à utiliser plus longtemps le potentiel de travail.

  • La vente de biens immobiliers renforce les liquidités et réduit les dettes

    La vente de biens immobiliers renforce les liquidités et réduit les dettes

    Swiss Estates SA, dont le siège est à Freienbach, a vendu plusieurs immeubles de la Badenerstrasse à Zurich à une société anonyme privée avec effet à la fin de l’année 2024, informe la société immobilière dans un communiqué. La vente des biens immobiliers acquis en 2007 et développés en continu par la suite a permis de réaliser un bénéfice qui a réduit les dettes de Swiss Estates d’environ 30 millions de francs. Parallèlement, les liquidités de l’entreprise ont été « considérablement renforcées », écrit Swiss Estates.

    La société immobilière veut utiliser le bénéfice réalisé par la transaction dans les comptes annuels pour distribuer un dividende. Son montant exact dépend actuellement encore de la détermination de l’impôt sur les gains immobiliers par l’administration fiscale de la ville de Zurich. Swiss Estate s’attend à un bénéfice de plusieurs millions de francs pour la clôture de l’exercice 2024.

    Pour justifier la vente des immeubles de la Badenerstrasse 288 – 296, la société immobilière indique d’une part que le cycle de plus-value des immeubles était pour l’essentiel terminé. D’autre part, Swiss Estate souhaite se concentrer à l’avenir sur des biens immobiliers à usage purement résidentiel. Dans ce domaine, l’entreprise mène actuellement des négociations pour l’acquisition de cinq nouveaux immeubles.

  • L’institut de recherche sur le design et la santé reçoit un nouveau financement

    L’institut de recherche sur le design et la santé reçoit un nouveau financement

    Le Swiss Center for Design and Health(SCDH) continuera à bénéficier d’une subvention pour la période 2025-2028. Selon un communiqué du SCDH, la Confédération exprime ainsi sa confiance dans le travail de l’institut de recherche et montre « que la question de savoir comment améliorer la santé par le design est d’importance nationale ».

    Le SCDH se définit comme un centre national de compétences technologiques d’envergure internationale qui, à l’interface du design et de la santé, associe la recherche universitaire interdisciplinaire et le secteur privé dans une perspective de transfert de connaissances et de technologies. L’organisation a été créée en 2019 sous la forme d’un partenariat public-privé et est soutenue par des partenaires publics et privés issus de l’économie et de la science. La Confédération et le canton cofinancent sa mise en place. Le centre devrait s’autofinancer à partir de 2030.

    Comme le précise le communiqué, le SCDH élargira son portefeuille au cours de cette deuxième période de financement. « Il s’agit par exemple de la mise en place d’une collection de matériel basée sur des preuves, d’une salle d’opération proche de la réalité et de la possibilité de simuler le gros œuvre sur place chez les clients » Après s’être concentré sur le secteur de la santé, le champ d’activité devrait s’étendre à l’industrie, aux soins à domicile et aux bâtiments publics.

  • La vague de faillites se poursuit en 2024

    La vague de faillites se poursuit en 2024

    En 2024, 23 entreprises ont dû déposer le bilan chaque jour. Cela représente environ 5500 jusqu’en août. Les prévisions tablent sur plus de 8000 faillites d’ici la fin de l’année, soit une augmentation de plus de 12% par rapport aux années précédentes. Ce qui est particulièrement frappant, c’est que le nombre de faillites dépasse de près d’un tiers le niveau des années 2018 et 2019, qui ont précédé le début de l’année 2018. Mais il n’y a pas que les faillites officielles qui inquiètent, il y a aussi les cas où des créances sont passées en pertes et profits sans qu’une procédure de faillite soit engagée.

    Faillites abusives et défis
    Les statistiques révèlent également des faillites abusives, dans lesquelles les responsables d’organes comme les membres du conseil d’administration contournent leurs responsabilités ou provoquent sciemment l’insolvabilité afin de préserver des bénéfices générés illégalement. En outre, la perspective d’un dividende de faillite reste décevante pour les créanciers. Dans 58% des cas, il manque suffisamment d’actifs, tandis que 40% des procédures sont clôturées de manière sommaire.

    Secteurs concernés et cas célèbres
    C’est surtout le secteur des machines et de la métallurgie qui est fortement touché. Des entreprises traditionnelles comme l’entreprise de construction métallique Neuweiler de Kreuzlingen ou Marton AG de Flawil ont dû déposer le bilan en 2024. Les raisons sont notamment le prix élevé de l’énergie, le manque de matériaux et l’affaiblissement de la demande sur les marchés internationaux. Les faillites ne laissent pas seulement des dégâts financiers, mais aussi sociaux, car de nombreux employés perdent leur emploi.

    Vérifications de la solvabilité comme mesure de protection
    Compte tenu des incertitudes persistantes, il est recommandé de vérifier la solvabilité des partenaires commerciaux chaque fois que l’on fait des affaires, même avec des clients existants. Des outils offrent un aperçu rapide permettant de minimiser les risques et, en cas de doute, d’opter pour un paiement anticipé. Bien que les pertes ne puissent jamais être totalement évitées, une solide vérification de la solvabilité peut les rendre prévisibles.

    Boom des créations d’entreprises et jeunes entreprises en danger
    Parallèlement à la vague de faillites, on constate un boom des créations d’entreprises. En 2024, environ 53 000 nouvelles entreprises ont été inscrites au registre du commerce. Toutefois, les jeunes entreprises sont particulièrement vulnérables aux faillites au cours des cinq premières années. Ce sont surtout les suites de Covid 19, comme les crédits-relais ouverts, qui augmentent le risque pour beaucoup de ces entreprises.

    Un environnement difficile
    Les craintes de récession chez les partenaires commerciaux tels que l’Allemagne et l’Autriche, le franc fort et les conflits géopolitiques viennent compliquer la situation. En Suisse, la surréglementation et l’encours de la dette publique pèsent sur de nombreuses entreprises. L’introduction de l’obligation de poursuivre les créances publiques en cas de faillite à partir de janvier 2025 pourrait toutefois conduire à un assainissement du marché en éliminant les entreprises dites zombies.

  • Abolition de l’impôt sur la valeur locative

    Abolition de l’impôt sur la valeur locative

    L’approbation par les deux Chambres de la nouvelle loi fédérale a permis un changement de système très attendu en matière d’imposition de la propriété du logement. L’impôt sur la valeur locative, considéré comme insatisfaisant et injuste, appartient ainsi au passé. A l’avenir, l’imposition sur le revenu du « loyer propre » fictif pour un logement à usage personnel sera supprimée, ce qui simplifie considérablement le système fiscal.

    Promotion de la stabilité financière et de l’accession à la propriété
    Un autre point central de la nouvelle loi est la réduction de l’endettement privé. La limitation de la déduction des intérêts de la dette privée ainsi que la suppression de possibilités de déductions supplémentaires conduisent à un renforcement de la stabilité financière. Les jeunes familles bénéficient d’une déduction des intérêts passifs limitée dans le temps, ce qui facilite l’acquisition d’un logement. Le mandat constitutionnel d’encouragement à l’accession à la propriété du logement est ainsi rempli.

    Adaptation des déductions fiscales
    L’abolition de l’impôt sur la valeur locative entraîne la suppression, conformément au système, des déductions actuelles telles que les frais d’entretien ou les primes d’assurance. Parallèlement, les cantons restent libres de maintenir des déductions pour les rénovations énergétiques ou les mesures de protection de l’environnement afin de continuer à les encourager.

    Pas de pénalisation des bailleurs
    La possibilité de déduire fiscalement des frais tels que l’entretien ou les intérêts débiteurs est maintenue pour les bailleurs privés. Cela permet de garantir que le nouveau régime n’aura pas d’impact négatif sur la location de biens immobiliers privés.

    Modification de la Constitution pour compenser
    L’entrée en vigueur de la nouvelle loi est liée à une modification de la Constitution. Celle-ci permet aux cantons d’introduire un impôt sur la propriété pour les résidences secondaires afin de compenser les pertes fiscales liées aux résidences secondaires occupées par leur propriétaire. Les cantons touristiques, en particulier, devraient ainsi pouvoir compenser les conséquences financières.

  • Les prix des loyers en Suisse augmentent à nouveau légèrement

    Les prix des loyers en Suisse augmentent à nouveau légèrement

    L’indice des loyers relevé chaque mois par la place de marché immobilière numérique Homegate en collaboration avec la Banque cantonale de Zurich a clôturé le mois de novembre à 128,1 points. Par rapport au mois précédent, l’indice a ainsi progressé de 0,3 %, informe Homegate dans un communiqué. Ainsi, « le bref recul d’octobre a été compensé et les loyers annoncés se situent à nouveau au niveau de septembre 2024 ». En comparaison annuelle, une hausse de 3,1% des loyers proposés a été observée dans toute la Suisse.

    Au sein des cantons, les spécialistes de Homegate n’ont constaté que dans certains cas des changements importants par rapport au mois de septembre. Le canton des Grisons se distingue le plus avec un recul des loyers proposés de 4,4 %. Toutefois, le communiqué précise que « de telles valeurs aberrantes » sont généralement des changements de courte durée. Seul le canton de Nidewalden a enregistré une hausse des loyers de plus de 2 % sur un mois, avec 2,1 %.

    Les spécialistes attestent d’un retour à la « normalité attendue » dans les huit villes suisses prises en compte dans l’indice. Ils constatent notamment une croissance de 1,6% des loyers proposés à Zurich et à Lausanne. Les six autres villes considérées ne présentent que des variations marginales par rapport à septembre. En comparaison annuelle, les huit villes ont toutefois enregistré une nette croissance. C’est dans la ville de Lucerne que cette croissance a été la plus forte, avec 7%.

    Homegate est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Ce dernier regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Le nouveau CEO prendra la tête du fournisseur de la construction à partir de janvier 2025

    Le nouveau CEO prendra la tête du fournisseur de la construction à partir de janvier 2025

    A partir du 1er janvier, le groupe Arbonia sera à nouveau dirigé par un CEO qui n’est pas également membre du conseil d’administration. Comme le communique l’entreprise, le conseil d’administration a nommé Claudius Moor au poste de CEO. Ce Suisse né en 1983 travaille pour Arbonia depuis 2015, en tant que CEO de la division Portes depuis 2020. Auparavant, il a notamment été responsable de la stratégie du groupe et du développement de l’entreprise chez le fournisseur de bâtiments dont le siège est à Arbon.

    Alexander von Witzleben restera président du conseil d’administration « jusqu’à nouvel ordre ». Cet Allemand né en 1963 préside le conseil d’administration depuis 2015, a également été délégué du conseil d’administration et CEO ad interim jusqu’en 2022 et président exécutif du conseil d’administration depuis cette date.

    « Nous sommes très heureux d’accueillir Claudius Moor dans son nouveau rôle de CEO d’Arbonia », a déclaré Alexander von Witzleben, cité dans le communiqué. « Avec sa connaissance approfondie du secteur, son engagement et sa grande passion pour le business des portes, il a toutes les qualités requises pour conduire Arbonia vers un avenir positif »

  • Créer de la valeur grâce à une présence mondiale et à l’innovation technologique

    Créer de la valeur grâce à une présence mondiale et à l’innovation technologique

    Siemens Smart Infrastrukture place la barre plus haut. La division de Siemens basée à Zoug a augmenté son chiffre d’affaires de 11% par an en moyenne entre 2020 et 2024, informe Siemens dans un communiqué. En ce qui concerne le résultat d’exploitation, une marge record de 17,3 pour cent a été réalisée en 2024. Elle est nettement supérieure à l’objectif à moyen terme de 11 à 16 % fixé en 2021.

    Pour les années à venir, l’entreprise vise une croissance du chiffre d’affaires de 6 à 9 pour cent et une marge de résultat de 17 à 18 pour cent. « Nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux et nous les avons atteints », a déclaré Matthias Rebellius, membre du directoire de Siemens AG et CEO de Smart Infrastructure, cité dans le communiqué. « Maintenant, nous mettons la barre encore plus haut pour atteindre le prochain niveau de création de valeur »

    Dans les années à venir, SI entend renforcer sa présence mondiale et développer ses capacités locales. Parallèlement, il est prévu de promouvoir les talents sur les marchés à forte croissance comme l’Inde et les États-Unis. Ces deux éléments devraient conduire à des résultats évolutifs sur les marchés finaux établis de SI, tels que les centres de données, la santé et les services publics. L’entreprise prévoit à moyen terme une croissance de 5 à 6% par an du marché qu’elle adresse. Dans ce domaine, SI a réalisé « une croissance supérieure à celle du marché dans tous les secteurs », indique le communiqué.

  • Un fournisseur de matériaux de construction prévoit une introduction en bourse aux États-Unis

    Un fournisseur de matériaux de construction prévoit une introduction en bourse aux États-Unis

    Selon un communiqué de presse, le producteur de matériaux de construction Holcim, dont le siège est à Zoug, va entièrement séparer sa filiale aux Etats-Unis et la coter à la Bourse de New York sous le nom de Holcim United States. Holcim aux Etats-Unis a son siège à Chicago, mais est également présent dans 350 endroits dans 43 Etats et emploie 7000 personnes aux Etats-Unis.

    Selon le communiqué de presse, Holcim progresse dans son projet de séparation complète des activités nord-américaines. Les activités nord-américaines seront cotées à la Bourse de New York en tant que « domestic issuer » (émetteur local), conformément aux règles de la SEC (Securities and Exchange Commission), présenteront des rapports selon les règles américaines et viseront à être intégrées dans les indices d’actions américains pertinents. Une cotation supplémentaire à la bourse suisse SIX est prévue pour répondre aux besoins des investisseurs européens.

    Le projet de spin-off est soumis à l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale ordinaire de Holcim du 14 mai 2025. La mise en œuvre d’une décision positive est alors attendue d’ici la fin du premier semestre 2025, indique-t-on chez Holcim.

    Holcim est un fournisseur mondial de solutions de construction qui réalisera un chiffre d’affaires de 27 milliards de francs suisses en 2023 et emploie environ 63 000 personnes. L’entreprise indique qu’elle propose une large gamme de solutions avancées, des matériaux de construction durables ECOPact et ECOPlanet aux systèmes de toiture et d’isolation avancés de sa filiale Elevate à Zaventem, en Belgique, en passant par la technologie de recyclage ECOCycle.

  • Le débat sur la valeur locative est au point mort

    Le débat sur la valeur locative est au point mort

    L’abolition de la valeur locative, un impôt unique en Europe, risque à nouveau d’échouer. Certes, les deux chambres s’accordent largement sur la nécessité de réformer le système. Mais la mise en œuvre reste très controversée. Les questions relatives à l’impôt sur la propriété des résidences secondaires et à la déduction des intérêts passifs sont particulièrement conflictuelles.

    Lors de sa troisième délibération jeudi, le Conseil des Etats a maintenu l’abolition de la valeur locative uniquement pour les résidences principales. Il a également maintenu sa position sur la déduction des intérêts passifs. A l’avenir, les déductions devraient rester autorisées jusqu’à 70% des revenus de la fortune imposables. Le Conseil national, quant à lui, demande un changement complet de système et veut également exonérer les résidences secondaires.

    Les cantons touristiques, un frein
    Le rejet majoritaire au Conseil des Etats est principalement motivé par les inquiétudes des cantons touristiques. Ils craignent un manque à gagner considérable suite à l’abolition de la valeur locative des résidences secondaires. La proposition d’un impôt sur l’objet pour compenser se heurte à leur résistance. « Il faut se concentrer sur les résidences principales », a souligné Martin Schmid (PRD/GR). L’introduction d’un impôt sur l’objet représente des « obstacles extrêmement élevés », car elle nécessite une modification de la Constitution à la double majorité.

    Chute réaliste du projet
    La chute du projet semble de plus en plus probable. Même l’abolition de la valeur locative pour les résidences principales est menacée par des vents contraires. L’association des locataires a déjà annoncé un référendum. Son président, Carlo Sommaruga (PS/GE), a critiqué le projet en le qualifiant de « cadeau fiscal pour les riches propriétaires » qui ne résout pas les inégalités entre locataires et propriétaires.

    Le doute s’installe également au sein des partis bourgeois. Pascal Broulis (PLR/VD) a mis en garde contre le fait que le projet complique inutilement le système fiscal. Le Conseil national doit d’abord se prononcer à nouveau sur le projet, avant qu’une éventuelle conférence de conciliation puisse suivre. Mais aucune solution susceptible de réunir une majorité n’est en vue pour l’instant.

  • La Suisse sur la voie du zéro net

    La Suisse sur la voie du zéro net

    La Suisse est bien placée en comparaison internationale. L’intensité carbone est la plus faible de tous les pays de l’OCDE et la production d’électricité est déjà largement exempte de CO₂. Entre 1990 et 2022, les émissions ont été réduites de 24%. Il s’agit là d’un succès considérable qui s’accompagne d’un doublement de la puissance économique. Cette position de départ solide offre à la Suisse l’opportunité de devenir un leader dans les technologies vertes telles que la capture du carbone ou le ciment à faible teneur en carbone.

    Énergies renouvelables et stockage de l’énergie : les clés
    Pour poursuivre la décarbonisation, la capacité de production d’électricité doit passer de 27 gigawatts actuellement à plus de 60 GW d’ici 2050. C’est un défi particulièrement difficile à relever, car les quatre réacteurs nucléaires restants seront fermés d’ici 2034. Un développement massif des énergies renouvelables et des solutions innovantes à la saisonnalité de l’offre et de la demande sont nécessaires. L’augmentation des capacités de stockage d’énergie et une gestion efficace de la demande jouent également un rôle central.

    Michael Baldinger, Chief Sustainability Officer chez UBS, explique : « Pour les secteurs qui ne peuvent pas éliminer complètement leurs émissions, les technologies de capture du carbone sont essentielles. Cela pose des défis technologiques, logistiques et financiers à la Suisse, mais ouvre en même temps des opportunités sur les marchés verts »

    Des changements réglementaires qui posent des jalons
    La base légale de la transition est définie par des changements réglementaires importants en 2025. Il s’agit notamment de la loi sur l’électricité, de la loi sur le CO₂ et de la loi sur le climat et l’innovation. L’adaptation aux prescriptions de l’UE fait en outre passer de 300 à 3500 le nombre d’entreprises suisses soumises à l’obligation de reporting. Ces changements nécessitent des investissements ciblés et une étroite collaboration entre les milieux économiques, politiques et financiers.

    Le secteur financier, un acteur clé
    Selon les estimations de l’Association suisse des banquiers (ASB), 13 milliards de CHF sont nécessaires chaque année pour atteindre un solde net nul. Le secteur financier suisse joue un rôle crucial à cet égard. Il offre des possibilités de financement telles que des prêts bancaires, des obligations et des solutions de financement mixte qui soutiennent l’entrée de nouvelles technologies sur le marché. Il peut également conseiller les entreprises dans leur transformation et servir de lien entre les investisseurs et les entreprises.

  • Une plateforme blockchain renforce le commerce immobilier en Espagne

    Une plateforme blockchain renforce le commerce immobilier en Espagne

    La bourse espagnole Bolsas y Mercados Españoles(BME), une société du groupe SIX, devient l’un des principaux actionnaires d’OpenBrick, selon son communiqué de presse. Cette société madrilène, fondée par Grupo Lar, Renta 4 Banco et ioBuilders, développe une plateforme utilisant la technologie blockchain. Celle-ci relie les émetteurs, les investisseurs et les intermédiaires financiers à une multitude de projets immobiliers dont les titres négociables peuvent être acquis sur un marché primaire et ensuite échangés sur un marché secondaire. Outre BME, Garrigues et Teras Capital sont de nouveaux partenaires stratégiques.

    Le marché servira de canal de financement en dehors des banques. Les acteurs de l’immobilier pourront y obtenir des fonds plus rapidement et à moindre coût pour développer leurs projets. BME, via le dépositaire central espagnol Iberclear, jouera le rôle d’opérateur de la plateforme et sera responsable de la gestion du système de négociation et de règlement dans le cadre du régime pilote DLT (Distributed Ledger Technology) de l’Autorité européenne des marchés financiers.

    OpenBrick a obtenu l’autorisation de devenir un bac à sable de la Commission nationale des marchés financiers(CNMV) en février 2023, avec une évaluation préliminaire positive. Selon les informations fournies, la société prévoit d’obtenir la licence d’exploitation de l’UE via BME 2025. Le premier projet démarre avec le gestionnaire immobilier madrilène Alquiler Seguro.

    « Avec cet investissement, SIX se positionne comme un acteur clé de l’agenda numérique de l’UE et de l’évolution des marchés financiers », a déclaré Javier Hernani, Head Securities Services et membre du comité exécutif de SIX. SIX est convaincu « qu’il s’agit de la première étape d’un long et fructueux parcours ».

  • Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    L’entreprise ClimateTech Neustark, basée à Berne, a reçu un contrat à long terme de la part d’AXA Suisse pour réduire ses émissions de CO2. A partir de 2026 et jusqu’en 2030, l’entreprise devra réduire de 1800 tonnes les émissions de gaz à effet de serre grâce à ses technologies de capture et de minéralisation du dioxyde de carbone, peut-on lire dans un communiqué. Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’AXA qui vise à réduire de 43% les émissions de dioxyde de carbone liées à ses activités entre 2019 et 2030. AXA collabore également avec la start-up germano-brésilienne InPlanet, qui devrait éliminer et stocker à long terme un total de 1950 tonnes de CO2 d’ici 2028.

    « En soutenant ces projets, nous contribuons à l’objectif zéro net tout en encourageant les technologies d’avenir et la Suisse en tant que lieu d’innovation », a déclaré Daniela Fischer, Chief Sustainability Officer chez AXA Suisse, citée dans le communiqué.

    Neustark a développé une technologie qui permet de capter le CO2 des installations de biogaz et de le stocker dans du béton de démolition. « Le partenariat avec des entreprises pionnières comme AXA Suisse, qui investissent dans l’élimination durable du CO2, nous aide à faire évoluer le secteur de l’élimination du carbone », explique Lisa Braune, responsable de l’élimination du carbone chez Neustark.

  • La stagnation caractérise le secteur de la construction

    La stagnation caractérise le secteur de la construction

    De janvier à septembre 2024, le secteur principal de la construction a réalisé un chiffre d’affaires nominal de 17,5 milliards de francs, soit une augmentation de 0,6 pour cent par rapport à l’année précédente. Corrigé de l’inflation, il en résulte toutefois un recul de 0,5 pour cent. Alors que le génie civil a progressé de 2,6 pour cent en termes réels, le bâtiment a enregistré une baisse de 3,4 pour cent.

    Baisse des entrées de commandes
    Les entrées de commandes ont baissé de 2,5 pour cent en termes réels pour atteindre 17,3 milliards de francs. Dans le bâtiment en particulier, la hausse des taux d’intérêt, des coûts de construction et la pénurie de fonds publics ont entraîné un recul sensible. Seul le génie civil a enregistré une hausse des commandes, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

    Réserve de travail en baisse
    Les réserves de travail dans le secteur principal de la construction ont diminué de 3,7% jusqu’à fin septembre 2024 pour atteindre 14,9 milliards de francs. Cela correspond à un carnet de commandes d’environ 7,7 mois. L’ensemble du secteur est confronté à des perspectives assombries : Alors que le génie civil devrait rester stable, la construction de logements ne devrait renouer avec la croissance qu’à partir du troisième trimestre 2025.

    Baisse sensible de l’emploi
    Les incertitudes ont un impact sur l’emploi. Le nombre d’emplois à temps plein dans le secteur a baissé de 4,0% pour atteindre 89 000 salariés. Malgré la baisse du taux directeur de la Banque nationale suisse en 2024 de 1,75 à 1,0 pour cent, l’effet reste décalé dans le temps.

    L’activité de construction en Suisse est stable, mais marquée par la stagnation et les défis. L’évolution de la construction de logements, en particulier, sera déterminante pour donner l’impulsion nécessaire et urgente à un retour de la croissance.

  • La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • Les maisons individuelles restent très prisées

    Les maisons individuelles restent très prisées

    « Le rêve de devenir propriétaire est toujours très répandu parmi la population suisse », écrit la Haute école de Lucerne(HSLU) dans un communiqué. Elle s’appuie pour cela sur la dernière édition de l’étude Retail Banking, réalisée chaque année par l’Institut für Finanzdienstleistungen Zug(IFZ) de la HSLU. Selon cette étude, quatre personnes sur dix en Suisse souhaiteraient acquérir un bien immobilier.

    L’IFZ a identifié deux groupes de personnes intéressées par l’immobilier. Dans le premier groupe, ce sont majoritairement des « dreamers » issus des jeunes générations qui cherchent à acquérir leur premier logement. Ils sont surtout confrontés à des problèmes financiers. Dans le second groupe, on trouve majoritairement des membres des générations plus âgées qui disposent déjà de leur propre bien immobilier. Ces « secundo-accédants » ont moins de problèmes financiers que de difficultés à trouver un bien correspondant à leurs besoins actuels. Ces deux groupes ont surtout misé sur les recommandations personnelles et le hasard pour trouver leur logement.

    Le taux d’intérêt joue un rôle important pour les personnes à la recherche d’un logement, qu’il s’agisse d’une nouvelle hypothèque ou du renouvellement d’une hypothèque existante. En particulier lors d’une prolongation, ils sont peu enclins à changer de fournisseur d’hypothèque, trois propriétaires immobiliers sur dix la refusant, quel que soit le montant de la différence de taux. « Dans de nombreux cas, la banque habituelle jouit encore d’une grande loyauté, surtout lorsqu’un changement est lié à des obstacles supplémentaires », explique Andreas Dietrich, responsable de l’étude, dans le communiqué.

  • Swiss Life Asset Managers augmente le dividende de ses fonds immobiliers

    Swiss Life Asset Managers augmente le dividende de ses fonds immobiliers

    Le fonds immobilier Swiss Life REF (CH) ESG Swiss Properties a clôturé l’exercice 2023/24 avec un résultat de 64,2 millions de francs, informe Swiss Life Asset Managers dans un communiqué. Sur cette somme, le gestionnaire d’actifs appartenant au groupe Swiss Life prévoit de distribuer 58,3 millions de francs aux investisseurs. Pour cela, le dividende de 2,60 francs pour l’exercice précédent sera augmenté à 2,70 francs par part.

    Au cours de l’exercice, Swiss Life Asset Manager a intégré 47 immeubles nouvellement acquis dans le fonds. Parallèlement, la cession de sept immeubles a rapporté au fonds un gain en capital net de 7,2 millions. La valeur des biens immobiliers détenus sur l’ensemble de la période sous revue a augmenté de 0,4 pour cent net par rapport à l’année précédente. Les revenus locatifs ont augmenté de 4,5 pour cent par rapport à l’année précédente. Le taux d’inoccupation est passé de 1,5 à 1,6 pour cent.

    À la fin de l’exercice, le 30 septembre 2024, le fonds se composait de 201 immeubles en portefeuille d’une valeur marchande totale de 3,21 milliards de francs. La valeur nette d’inventaire par part avant distribution est restée inchangée par rapport à l’année précédente, à 113,73 francs.

  • 62. Réunion de l’EEE dans l’Espace économique européen

    62. Réunion de l’EEE dans l’Espace économique européen

    Le Comité parlementaire mixte de l’EEE sert de plate-forme d’échange entre les parlements des États de l’EEE/AELE (Norvège, Islande et Liechtenstein) et de l’UE. La Suisse, membre de l’AELE mais pas de l’EEE, joue un rôle d’observateur au sein de cet organe. Cela permet à la délégation suisse de suivre les développements importants au sein de l’EEE et de participer activement aux débats sur les questions de politique étrangère et économique.

    Point fort des discussions
    Les développements actuels au sein de l’Espace économique européen seront au centre de la rencontre. Il s’agit notamment du fonctionnement de l’accord EEE, de la sécurité et de la compétitivité de l’Europe, ainsi que des priorités en matière de subventions de l’EEE et de la Norvège visant à réduire les inégalités sociales et économiques. L’accent sera également mis sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne, sur lesquelles la délégation suisse informera le Comité.

    Délégation suisse
    La délégation AELE/UE sera représentée par le conseiller national Thomas Aeschi (UDC, ZG) en tant que président, le conseiller aux États Damian Müller (PRD, LU) en tant que vice-président, ainsi que les conseillers nationaux Hans-Peter Portmann (PRD, ZH) et Nicolas Walder (Verts, GE).

    Importance pour la Suisse
    La participation au Comité permet à la Suisse de se tenir informée des développements européens et d’entretenir des contacts importants. Dans les domaines de la compétitivité et de la coopération internationale en particulier, le rôle d’observateur offre un aperçu précieux de thèmes qui sont également d’une importance capitale pour la Suisse.

    La réunion d’Oslo renforce les liens entre la Suisse et les pays de l’EEE ainsi que l’UE. Le rôle d’observateur de la Suisse souligne l’importance de l’EEE pour la politique étrangère et économique suisse et permet de participer à des débats pertinents.

  • Un marché immobilier fort en Argovie montre des prix élevés et des taux d’inoccupation faibles

    Un marché immobilier fort en Argovie montre des prix élevés et des taux d’inoccupation faibles

    Le dernier baromètre immobilier de la Banque cantonale d’Argovie(AKB) atteste d’un « fort élan » du marché immobilier argovien. Le fort pouvoir d’attraction du canton en tant que lieu de résidence se traduit par « une hausse des valeurs immobilières toujours supérieure à la moyenne », écrivent les spécialistes de l’AKB dans le baromètre. Concrètement, ils ont constaté une augmentation des prix des logements en propriété de 4,6% en comparaison annuelle.

    Parmi les différentes régions d’Argovie, Aarau/Seetal se distingue avec des prix des maisons en hausse de 5,1 % et Rheinfelden/Fricktal avec des appartements en propriété plus chers de 6,1 %. Dans la majorité des 230 communes du canton, les experts ont constaté qu’il fallait débourser plus d’un million de francs pour une maison individuelle avec terrain. Les prix sont encore plus élevés dans les zones de chalandise des grands centres environnants.

    Les spécialistes de l’AKB ont constaté une hausse de 4,7% des loyers proposés par rapport à l’année précédente. Pour un appartement moderne de 4,5 pièces, le loyer s’élève ainsi en moyenne à environ 2200-2300 francs sans les charges. Le taux de vacance est actuellement de 1,3 pour cent dans l’ensemble du canton.

    Les spécialistes de l’immobilier de la Banque cantonale s’attendent à ce que les prix des logements en propriété et des loyers proposés continuent d’augmenter à l’avenir. Ils s’appuient pour cela sur la poursuite d’une forte croissance démographique, alors que l’activité de construction reste au point mort. Ils s’attendent en outre à de nouvelles réductions des taux directeurs, qui auront un effet positif sur le rendement des investissements dans l’immobilier par rapport à des placements comparables comme les obligations de la Confédération.

  • Les prix de l’immobilier en Argovie continuent d’augmenter à un rythme supérieur à la moyenne

    Les prix de l’immobilier en Argovie continuent d’augmenter à un rythme supérieur à la moyenne

    Le marché immobilier du canton d’Argovie continue d’enregistrer une hausse des valeurs supérieure à la moyenne. Comme le montre le dernier baromètre immobilier de la Banque cantonale d’Argovie, les prix des logements en propriété ont augmenté de 4,6% et les loyers proposés de 4,7%. « Le fort pouvoir d’attraction du canton en tant que lieu de résidence se reflète dans les valeurs immobilières en forte hausse », expliquent les experts de l’AKB.

    Aarau/Seetal et Rheinfelden/Fricktal en tête
    Des hausses de prix particulièrement importantes ont été constatées dans les régions d’Aarau/Seetal, avec une augmentation de 5,1 pour cent des prix des maisons, et de Rheinfelden/Fricktal, avec une augmentation de 6,1 pour cent des appartements en propriété. Dans la plupart des communes du canton, les acheteurs doivent désormais débourser plus d’un million de francs pour une maison individuelle, et les prix sont encore plus élevés dans les zones d’attraction des grands centres environnants.

    Un niveau plus élevé et un taux de vacance en baisse
    Les loyers proposés ont également fortement augmenté. Pour un appartement moderne de 4,5 pièces, les loyers moyens se situent entre 2200 et 2300 francs, charges non comprises. Le taux de vacance à l’échelle du canton est relativement faible (1,3 %), ce qui indique une forte demande face à une offre limitée.

    Poursuite de la hausse des prix
    Les spécialistes de l’immobilier de l’AKB estiment que tant les prix des logements en propriété que les loyers proposés vont continuer à augmenter. Les raisons en sont les suivantes :

    • Forte croissance démographique dans le canton d’Argovie
    • Activité de construction stagnante qui limite l’offre
    • Réduction attendue des taux directeurs, rendant les investissements immobiliers plus attractifs

    La combinaison d’une demande élevée, d’une offre limitée et de conditions économiques générales garantit que le marché immobilier argovien restera dynamique à l’avenir. Tant les acheteurs que les locataires devraient se préparer à une nouvelle hausse des prix.

  • Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie sera poursuivi jusqu’en 2026 avec un crédit brut de 97,2 millions de francs. Cette décision du Grand Conseil, adoptée par 89 voix contre 47, s’écarte de la proposition initiale du Conseil d’Etat. Le gouvernement avait prévu une prolongation jusqu’en 2028 et un budget total de 176,5 millions de francs. La période plus courte a été choisie en raison d’éventuelles mesures d’économie de la Confédération, qui pourraient rendre le cofinancement cantonal plus difficile.

    Controverse sur les subventions
    Alors que le PS, le centre, le PVL et les Verts ont salué l’augmentation du crédit, le PRD et l’UDC se sont montrés sceptiques. Le PRD a demandé un budget de 88,25 millions de francs, qui couvrirait la moitié des coûts totaux initialement proposés pour quatre ans. L’UDC a rejeté le programme dans son principe et critiqué l’intervention de l’État.

    Points forts du programme
    Le programme d’encouragement soutient des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de CO₂. Sont notamment encouragés :

    • Les améliorations de l’enveloppe des bâtiments
    • Le chauffage au bois et les pompes à chaleur
    • Raccordements à des réseaux de chaleur
    • Installations solaires thermiques
    • Projets de développement de réseaux de chaleur

    Des fonds sont en outre disponibles pour des projets pilotes. Selon le message cantonal, les programmes précédents ont montré que l’efficacité énergétique a pu être augmentée et les émissions de CO₂ réduites de manière significative.

    Financement par les taxes sur le CO₂
    La majeure partie des fonds d’encouragement provient de contributions fédérales, dont l’affectation partielle du CO₂ et le programme d’impulsion de la Confédération. Le canton lui-même prend en charge environ 25 % du coût total.

    Perspectives pour les propriétaires
    La limitation à deux ans soulève des questions sur la planification à long terme. Les propriétaires fonciers et les maîtres d’ouvrage ont souligné la nécessité d’une continuité dans les programmes d’aide afin d’encourager les investissements dans les technologies de construction durables.

    Le programme de promotion de l’énergie du canton d’Argovie reste un instrument important pour la réduction des émissions de CO₂ et l’augmentation de l’efficacité énergétique. Cependant, sa durée limitée à 2026 reflète les incertitudes sur le financement fédéral et pose des défis de planification pour l’avenir.

  • Les prix de l’immobilier bernois restent orientés à la hausse

    Les prix de l’immobilier bernois restent orientés à la hausse

    la Banque cantonale bernoise(BCBE) a publié un communiqué sur son dernier baromètre de l’immobilier, intitulé « Le logement reste cher dans le canton de Berne ». Il est établi tous les six mois par la BEKB en collaboration avec le prestataire de services immobiliers zurichois IAZI. Selon l’édition d’automne 2024, les prix des appartements et des maisons dans le canton de Berne ont augmenté de 3,3 % en comparaison annuelle.

    Les loyers proposés sont également à la hausse. Pour expliquer la hausse des loyers et des prix sur le marché du logement, les spécialistes de la BEKB et du CIFI évoquent une forte croissance démographique dans le canton, accompagnée d’une faible activité de construction neuve. « Le taux de chômage dans le canton reste à un niveau historiquement bas et le nombre de postes vacants est en constante augmentation », indique en outre le communiqué. Tant que cette situation persistera, il ne faut pas s’attendre à une détente du marché du logement.

    Au sein des différentes régions du canton, les spécialistes ont observé une normalisation de la dynamique des prix dans les régions touristiques. Les prix dans les régions de l’Oberland, et en particulier dans l’Obersimmental-Saanen, ont été fortement poussés par le marché des résidences secondaires ces dernières années. Une accalmie a été enregistrée à la fin du troisième trimestre 2024. En revanche, en Haute-Argovie, les prix ont augmenté en moyenne de 3,9% sur un an. Les spécialistes expliquent ce phénomène par un déplacement de la demande de logements en propriété vers des régions où les prix sont relativement modérés.