Catégorie : Business

  • Les prix des logements en propriété continuent de grimper

    Les prix des logements en propriété continuent de grimper

    Selon les enquêtes de Moneypark et Pricehubble, les maisons individuelles ont augmenté en moyenne de 3,4 % et les appartements de 2,4 % au niveau national. En comparaison annuelle, cela correspond à une hausse de 7,4 % pour les maisons et de 4,2 % pour les appartements. La situation est plus contrastée selon les régions. Les prix des maisons ont augmenté de 3,6% en Suisse romande et de 3,2% en Suisse alémanique. Les appartements en propriété ont augmenté de manière similaire dans les deux régions du pays, avec une légère avance de la Suisse romande en comparaison annuelle.

    Les hypothèques à moyen terme ont le vent en poupe
    En matière de financement, les acheteurs privilégient de plus en plus les hypothèques à moyen terme d’une durée de cinq à neuf ans. Parallèlement, les hypothèques Saron gagnent en popularité. En particulier en Suisse alémanique, où leur part atteint 19% des nouveaux contrats. En Suisse romande, ce chiffre est de 7%. Pour les premières hypothèques, la part de Saron est d’environ 10 pour cent, et pour les secondes hypothèques, elle dépasse 20 pour cent. Cette solution de financement offre aux acheteurs une certaine flexibilité et leur permet de profiter du taux directeur actuellement bas.

    Les banques augmentent leurs parts de marché
    La demande croissante d’hypothèques Saron a également un impact sur la répartition du marché. Les banques ont pu augmenter leur part à 67%, soit une progression de 12 points de pourcentage par rapport au même semestre de l’année précédente. En revanche, les compagnies d’assurance perdent nettement du poids, leur part de marché tombant à 19%. Les caisses de pension ont progressé et détiennent désormais 14 pour cent du marché, mais ne profitent pas de l’activité des hypothèques Saron, que seules les banques proposent.

    Perspectives
    Avec une demande toujours élevée, une offre limitée et une préférence croissante pour des modèles de financement flexibles, la hausse des prix des logements en propriété devrait se poursuivre au cours des prochains trimestres. Parallèlement, l’évolution des taux d’intérêt sera déterminante pour savoir si les hypothèques Saron poursuivront leur tendance à la hausse.

  • JuCoin ouvre son siège européen à Baar

    JuCoin ouvre son siège européen à Baar

    D’ici la fin de l’année 2025, JuCoin prévoit de faire passer son équipe actuelle de neuf personnes à Baar à 100 employés, avec de la place pour un total de 400 personnes. L’accent sera mis sur le recrutement de talents locaux afin d’assurer à la fois une proximité culturelle et une connaissance approfondie du marché. Le site sera dirigé par Kenny Dan, CEO, et Hugo Teo, COO, qui apportent une grande expérience dans les secteurs de la fintech et des cryptomonnaies.

    Pionnier en matière de réglementation
    L’un des principaux objectifs est l’obtention de la licence MiCA, qui garantit le respect des règles de l’UE et permet d’accueillir légalement des clients dans toute l’Union. L’entreprise entend ainsi créer un environnement commercial sûr, conforme aux règles et digne de confiance pour le marché européen.

    Vaste écosystème
    Avec ce nouveau site, la société apporte son vaste portefeuille de services et de produits en Europe. Il s’agit notamment de l’infrastructure blockchain JuChain, de la plateforme sociale JuChat, de la plateforme de divertissement JuGame et de la solution matérielle JuOne. Dans le monde, l’entreprise est déjà active dans plus de 30 pays et compte plus de 12 millions d’utilisateurs.

    Importance pour la Crypto Valley
    Cette implantation souligne le rôle de la Suisse en tant que site d’innovation mondial dans le domaine de la blockchain et des cryptomonnaies. Baar se dote ainsi non seulement d’un nouvel employeur au rayonnement international, mais donne également une impulsion au développement de la Crypto Valley en tant que centre de compétences de premier plan pour les technologies financières numériques.

  • Augmentation de capital prévue pour trois fonds immobiliers

    Augmentation de capital prévue pour trois fonds immobiliers

    Procimmo SA prévoit une augmentation de capital de sa SICAV immobilière. Concrètement, trois compartiments de la société d’investissement à capital variable devraient être augmentés d’un montant total de 170 millions de francs. Les trois augmentations de capital devraient avoir lieu après la publication des résultats annuels de Procimmo le 30 septembre.

    La direction du compartiment Industrial a ainsi prévu une augmentation de capital d’environ 100 millions de francs, informe Procimmo dans un communiqué. Le fonds Procimmo Real Estate SICAV – Industrial est axé sur l’immobilier industriel, commercial et logistique. Il y détient actuellement un actif brut de 2 milliards de francs.

    Selon un communiqué séparé, la direction du compartiment Residential prévoit une augmentation de 30 millions de francs. Le fonds Procimmo Real Estate SICAV – Residential détient actuellement un actif brut d’environ 505 millions de francs, dont les trois quarts sont investis dans des immeubles situés à Lausanne et à Genève.

    Pour le compartiment Residential PK, la direction du fonds a prévu une augmentation de capital de 40 millions de francs, informe Procimmo dans un troisième communiqué. Dans le fonds Procimmo Real Estate SICAV – Residential PK, environ 520 millions de francs sont actuellement investis principalement dans l’immobilier résidentiel en Suisse romande.

    Fondée en 2007, Procimmo SA est active en tant que Real Estate Asset Manager au siège de Renens ainsi qu’à Zurich et Genève. Depuis 2017, la société fait partie de Procimmo Group SA. Coté à la BX Swiss, ce groupe d’entreprises basé à Zoug propose des investissements et des services dans le domaine de l’immobilier.

  • Les prix des logements en propriété restent stables

    Les prix des logements en propriété restent stables

     » ImmoScout24 a publié un communiqué sur l’indice d’achat ImmoScout24 de juillet. Cet indice est calculé chaque mois par la place de marché immobilière appartenant à SMG Swiss Marketplace Group AG, en collaboration avec le cabinet de conseil IAZI, spécialisé dans l’immobilier. Selon l’indice actuel, les prix des maisons individuelles sont restés en juillet au même niveau que le mois précédent. Les prix des appartements en copropriété n’ont augmenté que de 0,1 %.

    Selon les spécialistes d’ImmoScout24 et du CIFI, les acheteurs potentiels sont de plus en plus attentifs à l’efficacité énergétique en plus du prix et de l’emplacement. « Ceux qui veillent à une construction durable ou qui investissent dans des modernisations énergétiques et des installations solaires en profitent à long terme et même doublement », explique Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group, dans le communiqué. Outre des coûts d’électricité et de chauffage plus faibles, M. Waeber cite une valeur comparativement stable des biens immobiliers : « Les données du marché montrent en effet que les maisons et les appartements efficaces sur le plan énergétique sont moins sensibles aux fluctuations de prix ».

    Au niveau régional, pour les maisons individuelles, seules la grande région de Zurich, avec une hausse de 1,2 %, et la Suisse orientale, avec une baisse de 0,9, nagent nettement à contre-courant de la tendance en comparaison mensuelle. Pour les appartements en copropriété, la Suisse du Nord-Ouest, avec une hausse de 2,3 %, est citée comme une « échappée vers le haut ». C’est en Suisse centrale que les prix des appartements en copropriété ont connu la plus forte baisse, avec 1,1 %.

    ImmoScout24 est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Ce dernier regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Un vote décisif pour la Suisse

    Un vote décisif pour la Suisse

    Le 28 septembre 2025, le peuple suisse votera sur l’abolition de la valeur locative. La valeur locative est un revenu fictif que les propriétaires de biens immobiliers occupés par leur propriétaire doivent indiquer dans leur déclaration d’impôts. Cette valeur correspond à environ 60 à 70% du loyer qui pourrait être perçu pour le bien immobilier. L’abolition de la valeur locative est liée à l’introduction d’un nouvel impôt sur les biens immobiliers secondaires afin de compenser les éventuelles pertes fiscales pour les cantons.

    Décisions liées et différences cantonales
    Le vote sur l’abolition de la valeur locative est étroitement lié à l’introduction d’un impôt cantonal sur la propriété immobilière secondaire. Cet impôt est soumis au référendum obligatoire, ce qui signifie que la valeur locative ne sera abolie que si le peuple et les cantons acceptent le nouvel impôt. Les résultats des votes pourraient varier fortement d’un canton à l’autre, car les conséquences sont très différentes d’un canton à l’autre.

    Le comité central de la Société Suisse des Entrepreneurs a donné son feu vert au vote, car les arguments pour et contre s’équilibrent dans une perspective nationale. Près de 1,4 million de ménages en Suisse seraient touchés par la suppression, soit environ un tiers de tous les ménages. La baisse des recettes fiscales est estimée à 1,7 milliard de francs par an1.

    Impact sur les rénovations et les déductions fiscales
    L’abolition de la valeur locative signifierait également la suppression, au niveau fédéral, des déductions pour les frais d’entretien tels que les rénovations énergétiques des logements occupés par leur propriétaire. Toutefois, au niveau cantonal, les déductions pour les frais de démolition lors de la construction d’un nouveau logement de remplacement, les dépenses pour la conservation des monuments historiques et les mesures d’économie d’énergie resteraient autorisées. Il n’est pas certain que l’absence de déductibilité entraîne effectivement une baisse des rénovations, car la charge fiscale des propriétaires immobiliers diminuerait également grâce à la suppression de la valeur locative.

    L’impôt foncier sur les résidences secondaires
    L’introduction de l’impôt foncier sur les résidences secondaires doit aider les cantons à compenser les éventuelles pertes fiscales. Chaque canton peut décider lui-même s’il introduit effectivement cet impôt et à quel niveau. L’abolition de la valeur locative fait l’objet de discussions politiques depuis des décennies et a jusqu’à présent résisté à toutes les attaques. en 2017, le Parlement a fait une nouvelle tentative pour abolir la valeur locative4.

    Une campagne de votation chaude
    La votation sur l’abolition de la valeur locative et l’introduction de l’impôt sur les biens immobiliers secondaires devrait donner lieu à une campagne de votation chaude. Le projet est lié à la loi fédérale sur le changement de système d’imposition de la propriété du logement. Ce n’est que si la modification de la Constitution est acceptée en votation populaire par le peuple et les cantons que le projet de changement de système d’imposition de la propriété du logement, et donc l’abolition de l’imposition de la valeur locative, pourra entrer en vigueur.

    L’Association suisse des propriétaires fonciers a déjà décidé de dire oui au projet soumis à votation. L’abolition de l’impôt sur la valeur locative est considérée comme attendue depuis longtemps. Le comité « Non à la valeur locative » recommande également de voter oui au projet de loi visant à abolir l’imposition de la valeur locative.

  • Un nouvel outil facilite la réutilisation des radiateurs

    Un nouvel outil facilite la réutilisation des radiateurs

    La Bourse bâloise des composants, organisée sous forme de coopérative, souhaite faciliter la réutilisation des radiateurs, en collaboration avec Zirkular GmbH, également basée à Bâle, et l’Institut pour la technique du bâtiment et l’énergie de la HSLU, basé à Horw. Pour ce faire, il est toutefois indispensable d’évaluer à temps leurs performances de chauffage – ce qui est souvent difficile en raison des différences de taille, de conception et de matériaux.

    C’est là que l’outil convivial RadiatorCheck, sur lequel les trois initiateurs travaillent avec l’aide de l’Innovation Booster – Circular Building Industry d’Innosuisse, devrait apporter une solution. Il doit permettre aux non-initiés de cataloguer les radiateurs et d’évaluer leur puissance de chauffage de manière précise et accessible.

    Il s’agit notamment d’identifier les types de radiateurs courants, de créer et de valider un modèle thermique, de développer une interface conviviale et de tester la précision et la facilité d’utilisation de l’outil. L’objectif final est un prototype fonctionnel qui aidera les professionnels à évaluer et à réutiliser efficacement les radiateurs.

    Selon une description de projet d’Innosuisse, l’outil, basé sur Excel, se fonde sur des données pratiques et sur l’expérience de Zirkular GmbH et de Bauteilbörse. Il est soutenu par des modélisations thermiques de la Haute école de Lucerne. « En simplifiant la documentation, l’évaluation et le catalogage des radiateurs existants, leur cycle de vie peut être prolongé, ce qui permet de réduire l’extraction de matières premières, les émissions liées à la production de nouveaux radiateurs et les déchets de construction », peut-on encore y lire. « Cela permet des pratiques plus efficaces en termes de ressources et soutient un environnement bâti circulaire à faibles émissions »

  • La demande de maisons individuelles reste élevée

    La demande de maisons individuelles reste élevée

    « Les maisons individuelles restent très prisées », déclare ImmoScout24 en introduction d’un communiqué sur l’indice d’achat ImmoScout24 actuel. Il est établi chaque mois par la place de marché immobilière appartenant à SMG Swiss Marketplace Group AG, en collaboration avec le cabinet de conseil IAZI, spécialisé dans l’immobilier. Par rapport au mois de mai, les prix des maisons individuelles ont augmenté de 0,8 %. Sur un an, ils ont augmenté de 3,6%.

    Les prix des appartements en copropriété ont augmenté de 0,2 %, ce qui est nettement inférieur à la hausse des prix des maisons individuelles. Ils avaient pourtant augmenté de 0,8 % en mai. En glissement annuel, les prix des appartements en copropriété ont augmenté de 4,5 %.

    Le communiqué cite comme moteur de la demande les bonnes conditions de financement actuelles après le retour de la Banque nationale suisse au taux zéro. « Pour les personnes intéressées par l’achat, c’est un moment propice pour envisager de franchir le pas et de devenir propriétaire, notamment en ce qui concerne la sécurité de la planification », explique Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group.

    D’un point de vue régional, la hausse des prix des appartements en copropriété a surtout été tirée par une nette augmentation en Suisse centrale. Des hausses de prix supérieures à la moyenne pour les maisons individuelles ont été enregistrées en juin dans les régions du lac Léman, de la Suisse du Nord-Ouest et de la Suisse orientale.

    ImmoScout24 est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Ce dernier regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Évolution des prix avec une image partagée

    Évolution des prix avec une image partagée

    Selon les dernières évaluations de Fahrländer Partner Raumentwicklung (FPRE), les prix des appartements en propriété ont augmenté de 1,7% au deuxième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent. Le segment intermédiaire est particulièrement touché, avec une hausse de 2,5 %. Le segment inférieur ( 1,5 %) et le segment supérieur ( 1,2 %) ont également enregistré des hausses de prix. En comparaison annuelle, on constate une augmentation significative, surtout dans les régions de Bâle ( 9,1 %), Zurich ( 7,9 %) et le sud de la Suisse ( 7,7 %).

    Les maisons individuelles affichent une évolution stable
    La situation est différente pour les maisons individuelles. Par rapport au trimestre précédent, les prix ont largement stagné (-0,6 %). La variation dans les différents segments reste modérément négative, -1,1 % dans le bas de gamme, -0,6 % dans le moyen de gamme et -0,4 % dans le haut de gamme. Sur un an, l’augmentation moyenne est néanmoins de 2,5 %.

    La demande dépasse l’offre
    La demande continue de logements se heurte toujours à une activité de construction modérée. FPRE s’attend donc à une hausse des prix au cours des douze prochains mois, tant pour les appartements en copropriété que pour les maisons individuelles. Les emplacements centraux, en particulier, devraient en profiter davantage. Stefan Fahrländer, associé chez FPRE, résume : « La demande de logements en propriété reste élevée, ce qui se traduit par une hausse des prix dans presque toutes les régions de Suisse »

  • L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    Conditions pour l’inscription
    Tout entrepreneur qui a fourni des travaux et des matériaux ou du travail seul sur un immeuble peut inscrire une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs directement sur l’immeuble (cf. art. 837 du Code civil). Les entrepreneurs, qui ne sont généralement payés qu’a posteriori, disposent ainsi d’un moyen de garantie. Une relation contractuelle entre l’entrepreneur et le propriétaire foncier n’est pas nécessaire. Néanmoins, le droit à l’inscription d’un droit de gage est toujours dirigé contre le propriétaire foncier. Le droit d’inscription ne peut pas être exclu à l’avance par contrat.

    En principe, les travaux qui sont directement liés à la construction et qui entraînent une modification physique de celle-ci donnent droit à une hypothèque. Le législateur et la jurisprudence ont toutefois étendu les travaux éligibles aux travaux de démolition, de montage d’échafaudages, de sécurisation de fouilles ou autres. En revanche, les fournisseurs de matériaux de construction sans prestation de montage ne sont pas protégés, sauf s’il s’agit de matériaux spécialement fabriqués pour l’ouvrage (inutilisables autrement). Il est en outre nécessaire que le droit de gage soit inscrit au registre foncier dans les quatre mois suivant l’achèvement des travaux (« dernier coup de marteau »).

    La procédure
    La procédure se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, le tribunal du lieu où se trouve le terrain à bâtir décide en procédure sommaire de l’inscription provisoire. Les conditions d’une inscription provisoire sont très peu exigeantes, l’entrepreneur doit seulement démontrer qu’il a effectué ou qu’il effectuera des travaux donnant droit à une hypothèque sur ce terrain et que le délai d’inscription est respecté. Dans un délai fixé par le tribunal, la revendication définitive doit ensuite être mise en œuvre dans le cadre d’une procédure ordinaire afin que le droit de gage soit définitivement établi. Dans le cas contraire, l’inscription est annulée. Dans ce cas, l’entrepreneur qui a procédé à l’inscription doit satisfaire à des exigences de preuve nettement plus élevées.

    Possibilités d’action pour les propriétaires fonciers
    Pour les propriétaires fonciers, l’inscription d’une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un risque sérieux. Dans le pire des cas – en cas d’inscription définitive de l’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – la réalisation forcée du bien immobilier peut avoir lieu. Mais souvent, l’inscription provisoire entraîne déjà des difficultés dans la vente d’unités d’habitation ou de terrains, car les banques ne veulent pas donner de garantie de financement. Pour faire face à ce risque, il existe plusieurs possibilités d’action : D’une part, la copropriété peut régler la créance invoquée, ce qui peut conduire à des doubles paiements injustifiés dans le cas de relations de sous-traitance. D’autre part, il est possible de racheter le droit de gage, aussi bien dans la procédure définitive que dans la procédure provisoire, en fournissant une garantie suffisante, par exemple sous la forme d’une garantie bancaire irrévocable ou du dépôt d’une somme d’argent. Si le propriétaire foncier n’a pas de relation contractuelle directe avec l’entrepreneur, il est recommandé d’impliquer le véritable débiteur (par exemple le vendeur, l’entrepreneur, l’EG, etc.) dans la procédure par le biais d’une dénonciation de litige.

    Conclusion
    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un moyen de garantie efficace en faveur des prestataires de services impliqués dans la construction. Pour les propriétaires fonciers concernés, il est recommandé de demander un conseil juridique à temps, de respecter systématiquement les délais et de prendre rapidement les mesures appropriées pour défendre leurs intérêts.

  • Au premier semestre, 1,47 milliard de capital-risque investi dans des start-up suisses

    Au premier semestre, 1,47 milliard de capital-risque investi dans des start-up suisses

    Au cours du premier semestre 2025, 1,47 milliard de francs suisses ont été investis dans des startups suisses, soit une augmentation de 36% par rapport à l’année précédente. Il s’agit du troisième meilleur résultat depuis le début des mesures. La croissance a toutefois été tirée par un petit nombre de startups qui ont levé des sommes importantes auprès d’investisseurs internationaux. Pour la troisième année consécutive, le nombre de tours de financement a chuté à 124, soit une baisse de 10 %.

    La biotechnologie, moteur de la croissance
    Le secteur de la biotechnologie, en particulier, a été à l’origine d’un fort résultat. Avec 705 millions de francs d’afflux de capitaux, il a établi un nouveau record. Le précédent record de 436 millions de francs, datant de 2021, a été largement dépassé. Ce succès s’explique par des équipes de fondateurs hautement qualifiés et des développements technologiques basés sur une excellente recherche.

    Reprise dans les TIC et la fintech
    Les secteurs des TIC et de la fintech, récemment en perte de vitesse, ont également connu une reprise. Les start-ups ICT générales ont enregistré une croissance des investissements de 86% pour atteindre 247 millions de francs. Les entreprises Fintech ont reçu 153 millions de francs, soit une augmentation de 93 pour cent. Le nombre de transactions reste faible, ce qui indique une sélectivité persistante des investisseurs.

    L’écosystème suisse des startups reste résistant
    Malgré un environnement de marché incertain, l’écosystème suisse des startups se montre capable de produire des entreprises compétitives au niveau international. La banque Sygnum, devenue Unicorn au premier semestre 2025, en est un exemple. La banque spécialisée dans les actifs numériques a été valorisée à plus d’un milliard de dollars, un signal du potentiel d’innovation, même en dehors du secteur de la santé.

    Perspectives mitigées pour les investisseurs
    Une enquête à grande échelle montre que les attentes pour les douze prochains mois sont modérées. La levée de fonds et les difficultés de sortie sont les principales préoccupations. En revanche, les obstacles au commerce international ne jouent qu’un rôle secondaire. Pour de nombreuses start-ups, l’accès au capital devrait rester un défi, malgré quelques annonces de succès.

  • BRUGG Pipes ouvre une unité de production aux États-Unis

    BRUGG Pipes ouvre une unité de production aux États-Unis

    BRUGG Pipes est sur le point de livrer les premières couronnes de son système de tuyauterie flexible CALPEX PUR-KING, informe l’entreprise de Kleindöttingen, appartenant au BRUGG Group AG de Brugg, dans un communiqué. Les couronnes ont été fabriquées dans le nouveau hall de production de BRUGG Pipes et Rovanco Piping Systems à Joliet, dans l’État américain de l’Illinois. Pour l’entrée en production aux États-Unis, BRUGG Pipes et Rovanco avaient convenu en avril dernier d’établir une coentreprise à Joliet.

    Les entreprises partenaires ont investi environ 20 millions de dollars dans la nouvelle usine. Sous la direction du Suisse Pirim Dahinden, entre 3000 et 5000 pieds du système de tubes CALPEX PUR-KING y seront fabriqués chaque année. BRUGG Pipes est spécialisée dans la production de systèmes de tuyauterie pour les liquides, les gaz et la chaleur.

    « Avec la nouvelle production aux États-Unis, nous augmentons la sécurité de planification pour nos clients, réduisons les délais de livraison et les coûts de transport et ne sommes en outre pas concernés par d’éventuels droits de douane américains », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué. « Cela nous donne un avantage concurrentiel décisif dans la situation actuelle du marché » Selon les informations fournies par BRUGG Pipes, environ 80% des matières premières traitées dans la nouvelle usine proviennent des États-Unis.

  • Trèfle-Blanc : le projet de 400 millions de dollars se met en place

    Trèfle-Blanc : le projet de 400 millions de dollars se met en place

    La question du coût réel du projet Trèfle Blanc a fait l’objet de spéculations préalables. Les estimations allaient de 275 à 400 millions de francs. Aujourd’hui, le gouvernement genevois clarifie la situation en déposant un projet de loi d’investissement complet. La divergence initiale ne résulte pas d’un changement de plan ou du « saucissonnage », mais de la ventilation détaillée des différentes sources de financement et des phases du projet.

    Tout d’abord, un crédit de 275,5 millions de francs est soumis à l’approbation du Grand Conseil. Cette somme couvre en premier lieu la construction de deux patinoires (232 millions), complétée par les coûts des aménagements extérieurs (7,9 millions), du raccordement au tram (plus de 9 millions), des imprévus (9,3 millions) et du renchérissement (8,3 millions). Si ce crédit est approuvé par le Parlement, il pourrait encore faire l’objet d’un référendum si nécessaire.

    Cette somme ne représente cependant pas le coût total pour le canton, puisque 17 millions de francs ont déjà été dépensés pour des études préliminaires. Le coût total à charge de l’Etat s’élève donc déjà à 293 millions de francs.

    Pourquoi il y a 400 millions
    La confusion autour des 400 millions de francs se dissipe lorsque l’on prend en compte le parking-relais. Celui-ci, dont la construction débutera avant le reste de l’infrastructure, offrira 928 places de stationnement pour les voitures et 244 pour les motos. Son coût est estimé à 99 millions de francs, une somme qui n’est pas directement demandée au Parlement. Le financement sera assuré par la Fondation des parkings, un établissement autonome de droit public qui empruntera 75 millions de francs avec l’accord de l’Etat, le reste étant couvert par des fonds propres. Le remboursement de cet emprunt sera assuré à long terme par les recettes du P R.

    L’architecture du financement
    Il est indispensable d’ajouter ces 99 millions de francs au coût total du projet Trèfle Blanc. Quelle que soit la source de financement utilisée, il s’agit de fonds publics, puisque la Fondation des parkings fait partie du secteur public, au même titre que les Services publics genevois ou les Hôpitaux universitaires de Genève. Cela apparaît également dans les comptes consolidés du canton de Genève. Comme le confirme le département présidentiel du Conseil d’État, tout est lié. Le succès d’un référendum contre le crédit de 275 millions ferait capoter l’ensemble du projet, y compris le P R.

    La transparence dans la ventilation des coûts du projet Trèfle-Blanc pose désormais les bases d’un débat éclairé et ouvre la voie à la réalisation de cet important projet d’infrastructure qui marquera Genève de manière décisive.

  • Mettre fin à un bail : Entre conciliation, prolongation et expulsion

    Mettre fin à un bail : Entre conciliation, prolongation et expulsion

    Audience de conciliation sur la résiliation du bail
    Si le bailleur résilie le logement loué, le locataire peut contester la résiliation auprès de l’autorité de conciliation dans les 30 jours suivant la réception et demander une prolongation. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre, l’autorité de conciliation peut proposer une décision ou délivrer au locataire l’autorisation d’agir devant le tribunal des baux et loyers.

    Prolongation du bail
    Si le congé est valable, l’autorité de conciliation propose en général une prolongation du bail, qui est de quatre ans maximum pour les locaux d’habitation. Le droit du bail stipule à l’article 272a CO quand une prolongation est exclue. En outre, le Tribunal fédéral a confirmé à plusieurs reprises que le locataire doit prouver qu’il a entrepris des recherches concrètes pour trouver un logement de remplacement avant l’audience de conciliation. Sans efforts de recherche concrets, il n’y a pas de droit à la prolongation.

    Dans le cas d’une dernière prolongation, le bail prend fin définitivement, une nouvelle prolongation n’est pas possible. En revanche, dans le cas d’une première prolongation, le locataire peut demander une deuxième prolongation jusqu’à 60 jours avant l’expiration de la première prolongation. Si le bailleur souhaite une dernière prolongation, cela doit être explicitement mentionné dans l’accord, sinon une première prolongation s’applique.

    Titre d’expulsion
    Si les parties se mettent d’accord sur une date de départ définitive, le bailleur doit insister pour obtenir un titre d’expulsion dans l’accord. Le bailleur peut ainsi demander l’expulsion directement au maire de la commune si le locataire ne quitte pas les lieux à la date convenue.

    Recommandations pour les bailleurs
    Si une prolongation est exclue, il peut néanmoins être judicieux pour le bailleur, dans certaines circonstances, d’accorder une courte prolongation finale. Cela permet d’éviter une longue procédure judiciaire avec une « prolongation à froid » correspondante. Dans un accord, le bailleur doit veiller à ce que la dernière prolongation soit clairement formulée et doit insister sur la nécessité d’un mandat d’expulsion.

  • CH Media entre dans le capital du portail immobilier

    CH Media entre dans le capital du portail immobilier

    L’augmentation de capital de Newhome entraîne une nouvelle répartition des parts. Les 19 banques cantonales participantes réduisent leur participation à 39,25 %, Next Property AG, qui compte 536 entreprises du secteur immobilier, détient désormais 23,35 %, AXA 17,4 % et CH Media entre comme nouvel actionnaire à hauteur de 20 %. L’objectif est de renforcer à long terme la plateforme en tant que portail immobilier leader au niveau régional.

    La puissance des médias rencontre l’expertise immobilière
    Cette participation permet de fusionner deux compétences différentes mais complémentaires. Alors que Newhome dispose d’une longue expérience dans le marketing numérique et l’exploitation de la plateforme, CH Media apporte sa puissance médiatique sur le marché et son ancrage régional. Cette combinaison devrait notamment permettre d’accroître la visibilité et la pertinence de la plateforme sur le marché.

    Une étape stratégique dans un marché en pleine croissance
    CH Media continue ainsi à développer ses activités dans le secteur des petites annonces numériques. Outre les portails d’emploi, le secteur de l’immobilier est désormais également exploité comme un domaine de croissance attractif. Le CEO Michael Wanner voit dans cette participation un élément cohérent de la stratégie de l’entreprise et souligne le potentiel d’élargissement de la base d’utilisateurs.

    Équité et partenariat
    Les actionnaires existants saluent expressément la participation de CH Media. Pour eux, il est clair que Newhome doit se développer en tant que portail immobilier transparent et équitable, sans vente de données, sans intervention dans les transactions, sans fixation unilatérale des prix. L’objectif commun est le développement durable du portail au service des utilisateurs.

    Renforcement par nos propres moyens
    La participation de CH Media est exemplaire d’une nouvelle phase du marché immobilier numérique. Les plateformes portées par la collaboration entre les entreprises de médias et les acteurs du secteur gagnent en importance. Newhome se positionne comme une alternative indépendante enracinée dans la région et envoie un signal clair contre la monopolisation dans le secteur de l’immobilier en ligne.

  • Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services industriels de Winterthur attribue cette année 70’000 francs à des projets respectueux de l’environnement, peut on lire dans un communiqué de presse. Le fonds climatique soutient déjà depuis 2007 des projets de protection du climat, d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2.

    Une somme de 30’000 francs a été attribuée à la société Next Gas GmbH, basée à Kloten. Elle développe des réacteurs à biogaz pour les petites et moyennes exploitations agricoles. Il s’agit d’exploiter le potentiel du lisier pour produire de la chaleur et de l’électricité de manière décentralisée. Les subventions doivent servir à financer un projet pilote dans le cadre duquel le procédé de fermentation de Next Gas sera testé sans interruption de l’exploitation.

    Un projet pilote de l’association Soily est soutenu à hauteur de 20 000 francs. Il s’agit de tester un compost spécial contenant un mélange idéal de micro-organismes dans des exploitations de la région de Winterthur. Pour cela, un champ d’essai de 50 mètres carrés sera d’abord créé.

    SimpleTrain GmbH, dont le siège est à Wallisellen, propose une plate-forme en ligne pour les voyages internationaux en train. La plateforme élargie doit également permettre des réservations pour des trajets qui n’étaient pas connectés jusqu’à présent. Avec le soutien du fonds climatique Stadtwerk Winterthur, des itinéraires concrets comme celui de Winterthur à Barcelone via Lyon seront proposés. SimpleTrain reçoit également un soutien de 20 000 francs pour ce projet.

    Le fonds est financé entre autres par des contributions volontaires des clients de l’électricité à hauteur de 2 centimes par kilowattheure acheté. Pour un ménage moyen de quatre personnes, cela représente un montant de 8 francs par mois, peut-on lire dans le communiqué.

  • Un fonds pour renforcer l’enseignement et la formation professionnels

    Un fonds pour renforcer l’enseignement et la formation professionnels

    En 2024, le fonds cantonal pour la formation professionnelle a mis à disposition un total de 23,1 millions de francs. Un signal fort de l’importance de la formation professionnelle. Sur ce montant, 22,2 millions ont été consacrés aux cours interentreprises, aux procédures de qualification et aux formations continues pour les formateurs. Ces mesures allègent la charge des entreprises formatrices, encouragent la qualité de la formation et renforcent l’attractivité de l’offre de places d’apprentissage.

    Impulsions pour de nouvelles voies dans la formation
    Avec 0,9 million de francs, 17 projets innovants ont été soutenus de manière ciblée. Il s’agit notamment du salon des métiers de Zurich, de concours d’apprentissage dans le Züri-Oberland et de nouveaux réseaux d’entreprises formatrices dans les secteurs de l’informatique et de la restauration. Des projets d’intégration sociale, tels que des journées pratiques pour les personnes ayant fui leur pays, ont également bénéficié d’un soutien. Cette diversité montre que le fonds ne se contente pas de promouvoir ce qui a fait ses preuves, mais qu’il encourage activement de nouveaux formats porteurs d’avenir.

    Un fonds stable au rayonnement croissant
    Malgré des dépenses élevées, le Fonds pour la formation professionnelle reste financièrement stable. Fin 2024, il présentera un solde solide de 15,4 millions de francs. Ce coussin financier garantit un soutien continu à la formation professionnelle, même en période de défis économiques. De plus, le modèle zurichois attire l’attention au-delà des frontières cantonales et est de plus en plus considéré comme une bonne pratique pour d’autres régions de Suisse alémanique.

    Soutien social pour le système dual
    « La formation professionnelle offre des perspectives, une orientation et une stabilité dans un environnement dynamique », souligne Ruth Köfler-Apitzsch, directrice du bureau. Selon elle, le fonds est un partenaire fiable pour tous ceux qui s’engagent en faveur d’une formation initiale forte et donc d’une base stable du marché du travail suisse.

  • Un marché robuste à Lucerne

    Un marché robuste à Lucerne

    Le marché de l’immobilier d’entreprise dans le canton de Lucerne se révèle résistant, même dans un contexte international d’incertitude économique. Le produit intérieur brut de la Suisse a augmenté de 1,3 % en 2024 et devrait atteindre 1,5 % en 2025. Le canton de Lucerne bénéficie d’une structure économique largement diversifiée avec des secteurs forts comme la construction, la finance et les services.

    La pénurie rencontre la demande
    La demande de surfaces de bureaux reste élevée, soutenue par la croissance continue de l’emploi dans le secteur des services. Dans le même temps, le volume de construction est nettement inférieur à la moyenne à long terme, avec environ 50 millions de francs suisses. Cette réticence à construire de nouveaux bâtiments continue de raréfier l’offre, ce qui entraîne une hausse modérée mais continue des loyers, de 10 % en moyenne depuis 2015.

    Les changements structurels pèsent sur
    Malgré la stabilité des indicateurs de consommation, le marché des surfaces de vente reste sous pression. Le commerce en ligne, les changements de comportement des consommateurs et les incertitudes géopolitiques mettent même les emplacements très fréquentés sous pression. La baisse des loyers proposés indique une faiblesse persistante – une reprise n’est pas en vue pour le moment.

    Une base solide, de nouveaux risques
    Avec moins d’un pour cent, le taux d’inoccupation des surfaces industrielles est bien inférieur à la moyenne nationale. La demande est stable et les projets tels que les nouveaux parcs industriels à Lucerne et dans ses environs sont un signe de dynamisme. Mais les tensions commerciales, notamment avec les États-Unis, pourraient freiner cette tendance et entraîner un ralentissement à moyen terme.

    Beaucoup de potentiel, mais une pression croissante
    La nouvelle étude de la Banque cantonale de Lucerne et de Wüest Partner dresse un tableau nuancé. Les surfaces de bureaux et industrielles profitent de l’attractivité de Lucerne et de la vigueur de l’économie intérieure. En revanche, les surfaces de vente restent l’enfant terrible. Les évolutions futures seront déterminées en grande partie par le contexte international.

  • Le KOF entre crises, IA et position claire

    Le KOF entre crises, IA et position claire

    2024 a été une année de bouleversements marquants. Le Centre de recherches conjoncturelles de l’ETH Zurich (KOF), a réagi avec de nouveaux formats, des méthodes élargies et un positionnement clair, basé sur des preuves, indépendant et pertinent. L’affaiblissement de l’économie allemande et les incertitudes géopolitiques, comme l’élection de Donald Trump, ont également influencé les prévisions pour la Suisse. Le KOF a misé sur des scénarios plutôt que sur des prévisions rigides et a adapté son modèle de prévision aux exigences actuelles.

    Fonds de tiers, données et dynamique
    Dans un contexte de concurrence accrue pour l’obtention de fonds de tiers, le KOF mise sur une recherche axée sur la pratique et les données. Les projets prennent de l’ampleur et la coopération internationale s’intensifie. En même temps, l’ambition reste claire, le KOF reste une voix indépendante avec une profondeur scientifique. Avec l’extension du KOF Lab, l’institution crée un espace pour des analyses intersectorielles sur la politique monétaire, la santé ou les inégalités sociales et encourage de manière ciblée la relève.

    Exploiter les potentiels avec discernement
    Sturm et Gersbach voient tous deux de grandes opportunités dans l’IA, mais pas de révolution du jour au lendemain. Il s’agit plutôt d’obtenir des gains de productivité continus, accompagnés d’une réglementation intelligente. Le KOF lui-même utilise des méthodes modernes, mais reste prudent face au battage médiatique. L’objectif est de faire de la recherche qui a un impact, et non de la technologie pour la technologie.

    Questions ouvertes pour 2025
    En ce qui concerne la nouvelle année, les directeurs estiment que les principaux défis sont l’analyse des droits de douane, des barrières non tarifaires et des tensions géopolitiques. Les leçons de l’effondrement du Crédit Suisse n’ont pas encore été entièrement tirées et l’avenir de la réglementation bancaire reste également un sujet de préoccupation. Le KOF observe, analyse et maintient une position claire, basée sur les faits, prévoyante et indépendante.

  • Mai montre une hausse minime des loyers

    Mai montre une hausse minime des loyers

    La plate-forme immobilière homegate.ch a publié son indice mensuel des loyers en collaboration avec la Banque cantonale de Zurich (ZKB ). Selon un communiqué, l’indice a augmenté de 0,1 % par rapport au mois précédent pour atteindre 130,5 points. Cela signifie que les loyers annoncés ont fait « une pause » en mai.

    Par rapport à l’année précédente, les loyers annoncés ont augmenté de 1,7% dans l’ensemble du pays. Selon les régions, une hausse des loyers annoncés de plus de 5 pour cent a été enregistrée.

    Les résultats montrent des différences significatives entre les cantons et les villes. Au niveau cantonal, on a observé, en comparaison annuelle, « pour la première fois depuis longtemps, une hausse continue des loyers proposés », peut-on lire dans le communiqué de presse.

    Les cantons de Zoug (plus 7,1 %) et de Nidwald (plus 6,9 %) ont été les plus touchés par la hausse des loyers au cours des douze derniers mois. Selon le communiqué de presse, les valeurs y sont également plus élevées par rapport au mois précédent – de 1,4 pour cent à Zoug et de 1,1 pour cent à Nidwald. C’est toutefois dans le canton des Grisons et dans les deux cantons d’Appenzell que la hausse par rapport au mois précédent a été la plus forte (plus 1,5 %). En revanche, le canton de Schwyz a enregistré des baisses de prix, comme le mois précédent. Avec un recul de 2,1 pour cent, les loyers proposés y reviennent à leur niveau de décembre 2024, indique le rapport.

    Parmi les villes, la Greater Zurich Area est considérée comme la plus constante, comme c’était le cas en mai 2024. Les loyers proposés ont augmenté « de manière relativement régulière », de 4,4% au total. En revanche, Genève a enregistré une baisse en glissement annuel – les prix étaient inférieurs de 0,6 pour cent à ceux du mois de mai précédent. La plus forte hausse des prix a été enregistrée dans la ville de Lugano, avec une augmentation significative de 5,2 pour cent. Cette évolution peut toutefois être attribuée à une baisse sélective en mai 2024.

    Homegate est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Celle-ci réunit les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Le site économique de Zurich convainc

    Le site économique de Zurich convainc

    Selon une enquête menée par l’Office de l’économie auprès de plus de 400 entreprises du canton de Zurich, 82 % d’entre elles évaluent positivement le site, 22 % se déclarant même « très satisfaites » et 60 % « plutôt satisfaites ». Cette forte approbation s’appuie principalement sur trois facteurs, l’excellente infrastructure de transport, la qualité de vie élevée et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et bien formée. La stabilité économique et la fiabilité politique ont également été citées comme avantages du site.

    L’infrastructure convainc
    Parmi les 24 facteurs d’implantation évalués, l’infrastructure (71 %) et la qualité de vie (55 %) ont été les plus souvent cités comme points positifs. Le marché du travail suit avec 43 %. D’un autre côté, 90 % des entreprises considèrent l’environnement des coûts, notamment les loyers, les salaires et les charges, comme un inconvénient évident. De même, 64 % critiquent l’environnement fiscal. Zurich occupe l’une des dernières places au niveau national en ce qui concerne la charge fiscale des entreprises.

    Projets de délocalisation dans une entreprise sur quatre
    Un quart des entreprises interrogées ont envisagé de quitter le canton de Zurich au cours des cinq dernières années ou prévoient concrètement de le faire. Le principal moteur est la charge fiscale élevée. Selon les statistiques, plus d’un pour cent des entreprises zurichoises transfèrent chaque année leur siège dans d’autres cantons. Une tendance qui correspond à l’estimation de nombreuses entreprises.

    Bien positionné en comparaison européenne
    Les résultats se reflètent également dans une étude comparative européenne de l’Office de l’économie. En comparaison avec d’autres régions économiques européennes, Zurich convainc surtout par son paysage éducatif, sa performance économique et sa qualité de vie. L’étude estime qu’il est nécessaire d’agir sur des thèmes tels que la dynamique du marché du travail, la promotion de l’innovation et la densité réglementaire.

    Un site avec des atouts – mais sous pression
    Le canton de Zurich reste un site économique de premier plan avec d’excellentes infrastructures, une qualité de vie élevée et un marché du travail compétent. Parallèlement, les réactions des entreprises signalent clairement que l’environnement des coûts et de la fiscalité nécessite des ajustements afin de stopper les tendances à l’exode et de garantir la compétitivité à long terme. Pour les décideurs, cela signifie qu’il faut continuer à développer activement la politique d’implantation avant que les points forts ne soient masqués par des faiblesses structurelles.

  • Le Parlement approuve la construction du nouveau siège de l’OIM à Genève

    Le Parlement approuve la construction du nouveau siège de l’OIM à Genève

    Par 166 voix contre 2, le Conseil national a approuvé le 14 juin 2025 un prêt fédéral sans intérêt pour la rénovation du siège de l’Organisation internationale pour les migrations. Cette décision fait suite à un vote positif du Conseil des Etats en mars dernier. L’OIM, qui fait partie du système des Nations Unies, joue un rôle de premier plan dans la politique migratoire mondiale. Le site actuel dans le quartier des Morillons à Genève date du début des années 1980 et ne répond pas aux normes énergétiques, fonctionnelles et de sécurité.

    Investissement d’importance stratégique
    L’approbation du Parlement est intervenue malgré l’annonce récente par l’OIM de la suppression d’environ 20% de ses quelque 1000 postes à Genève. Cette décision est motivée par l’arrêt de l’aide des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs de l’organisation. Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a toutefois souligné devant le Conseil que le projet de construction était raisonnablement dimensionné, même avec un effectif réduit, soit environ 600 collaborateurs à l’avenir. Par cet engagement, la Suisse poursuit une stratégie claire de politique d’accueil visant à renforcer la Genève internationale à long terme.

    Structure de financement et calendrier
    Le prêt de 44,7 millions de francs accordé par la Confédération ne porte pas d’intérêts et doit être remboursé en l’espace de 50 ans. Les fonds sont versés à la FIPOI (Fondation des immeubles pour les organisations internationales), qui est responsable du projet. Le canton de Genève participe également à hauteur de 21,6 millions de francs. La Confédération et le canton assument ainsi environ deux tiers du coût total. En 2022 déjà, le Parlement avait soutenu un avant-projet à hauteur de 5,7 millions de francs pour les travaux de planification. Le début des travaux est prévu pour janvier 2026 et l’emménagement pour 2029.

    Genève, un site stratégique pour les organisations internationales
    Le soutien de la Confédération doit être compris comme faisant partie de la politique d’accueil supérieure. Genève accueille aujourd’hui plus de 40 organisations internationales et est considérée comme l’un des principaux sites multilatéraux au monde. La Suisse a pour objectif de consolider ce rôle. Notamment dans un contexte de plus en plus concurrentiel pour les sièges internationaux. La modernisation de l’infrastructure est un moyen essentiel de fidéliser durablement des organisations comme l’OIM à Genève.

    Signal de continuité malgré les incertitudes
    En approuvant clairement la construction du nouveau siège de l’OIM, la Suisse affirme une fois de plus son rôle d’Etat hôte des organisations internationales. Malgré les incertitudes géopolitiques et les réductions internes à l’OIM, le projet envoie un signal fort quant à l’attractivité de la place économique suisse et à sa fiabilité. Un aspect qui revêt une importance égale pour les spécialistes et les cadres de la diplomatie, des organisations internationales et de la construction.

  • Les appartements en copropriété augmentent plus que les maisons individuelles

    Les appartements en copropriété augmentent plus que les maisons individuelles

    ImmoScout24 a publié un communiqué sur l’indice d’achat ImmoScout24 actuel. Cet indice est calculé chaque mois par la place de marché immobilière appartenant à SMG Swiss MarketplaceGroupAG , en collaboration avec le cabinet de conseil IAZI, spécialisé dans l’immobilier. L’indice d’achat actuel montre une augmentation des prix en mai par rapport à avril, tant pour les appartements en copropriété que pour les maisons individuelles.

    La hausse des prix des appartements (0,8 %) a été nettement plus forte que celle des maisons individuelles (0,3 %). Les spécialistes ont toutefois constaté de nettes différences au sein des différentes régions. « Le choix est actuellement particulièrement vaste dans la région lémanique », déclare Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group, cité dans le communiqué. « En revanche, c’est dans la grande région de Zurich, l’une des trois zones les plus peuplées de Suisse, que l’offre est la plus restreinte »

    C’est dans la grande région de Zurich que les prix des maisons individuelles ont augmenté le plus fortement, de 3,9% sur un mois. A l’autre bout de l’échelle, on trouve la Suisse orientale. Les prix y ont baissé de 2,1% par rapport à avril. Pour les appartements en copropriété, la Suisse orientale est en revanche en tête avec une hausse de 2,7%. Le Plateau suisse est le dernier de la classe avec une baisse de 0,7%.

    ImmoScout24 est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Ce dernier regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Le marché des appartements de vacances dans l’espace alpin montre une demande stable malgré un ralentissement des prix

    Le marché des appartements de vacances dans l’espace alpin montre une demande stable malgré un ralentissement des prix

    L’UBS Alpine Property Focus 2025 évalue l’évolution du marché des appartements de vacances dans l’espace alpin. Cinq destinations suisses arrivent en tête du classement des prix. Engadin/St.Moritz GR s’assure la première place avec au moins 22’300 francs suisses par mètre carré. Le top 5 est complété par Verbier VS, Zermatt VS, Gstaad BE et Andermatt UR. Les prix des appartements de vacances alpins ont augmenté de 2,3 % l’année dernière, dans un contexte de forte demande.

    L’émergence de formes de travail hybrides après 2020 a déclenché la forte demande actuelle, selon un communiqué de presse d ‘UBS. Depuis 2020, le prix des appartements de vacances alpins a augmenté d’environ 30 pour cent. En 2024, la hausse des prix dans l’espace alpin a été contenue. Les prix ont augmenté en moyenne de 4 % dans les destinations françaises et italiennes et de 3 % dans les stations suisses. En Autriche, ils ont baissé de 3 pour cent.

    « À court terme, l’évolution des prix dans l’espace alpin devrait continuer à ralentir au cours des prochains trimestres », explique Maciej Skoczek, économiste immobilier chez UBS et auteur principal de l’étude. Les appartements de vacances alpins bénéficient d’une forte demande, mais les perspectives économiques modérées et l’inflation pèsent sur les ménages, ajoute l’économiste.

    L’étude évalue positivement les perspectives de l’immobilier suisse. Ceux-ci jouissent d’une grande popularité en tant que placements sûrs dans un contexte de turbulences géopolitiques. La baisse des taux d’intérêt hypothécaires et la faible offre de logements de vacances soutiennent en outre les prix suisses.

    L’étude identifie des risques pour le marché des appartements de vacances dans les interventions réglementaires : L’assouplissement de la loi sur les résidences secondaires devrait détendre la situation de l’offre, tandis que le durcissement prévu de la Lex Koller réglementera davantage l’acquisition de terrains pour les étrangers, selon UBS. Ces interventions freinent l’évolution des prix dans le segment du luxe.

  • Le fonds immobilier lance une nouvelle augmentation de capital

    Le fonds immobilier lance une nouvelle augmentation de capital

    La direction de fonds de Swiss Prime Site Solutions prépare une nouvelle augmentation de capital à court terme pour le fonds Akara Swiss Diversity Property Fund PK (Akara Diversity PK ). Lors de la 14e levée de fonds clôturée à la mi-mai, toutes les souscriptions n’ont pas été prises en compte en raison de la forte demande, informe la division Asset Management de la société immobilière zougoise Swiss Prime Site dans un communiqué. Pour corriger cette situation, Swiss Prime Site Solutions veut lever 85 millions de francs supplémentaires. La période de souscription pour la 15e augmentation de capital débutera le 11 juin et se terminera le 20 juin.

    L’Akara Diversity PK est limitée aux institutions de prévoyance exonérées d’impôts, aux caisses d’assurance sociale et de compensation domiciliées en Suisse ainsi qu’aux fonds de placement composés de ces institutions. La nouvelle augmentation de capital sera réalisée en préservant les droits de souscription des actionnaires existants. La possession de 25 parts existantes donne droit à l’acquisition d’une nouvelle part au prix d’émission de 1148 francs. Si tous les droits de souscription ne sont pas utilisés, de nouveaux investisseurs pourront y avoir accès. La libération des parts du fonds doit avoir lieu le 27 juin.

    Swiss Prime Site Solutions entend utiliser les nouveaux fonds collectés pour élargir le portefeuille d’immeubles du fonds et financer les projets en cours. Dans la mesure du possible, le taux d’endettement devrait également être réduit, précise le communiqué.

  • Prévisions météorologiques basées sur l’IA pour l’énergie et l’agriculture

    Prévisions météorologiques basées sur l’IA pour l’énergie et l’agriculture

    Selon un article de startupticker.ch, la start-up Jua.ai, basée à Zurich, a conclu un tour de financement de série A d’un montant de plus de 9 millions de francs suisses. Le tour de financement a été mené par Ananda Impact Ventures et Future Energy Ventures et soutenu par des investisseurs existants tels que 468 Capital et Promus Ventures. Jua prévoit ainsi d’accélérer la mise sur le marché de sa Earth Intelligence Platform. Celle-ci devrait permettre des prévisions météorologiques plus précises et aider ainsi les négociants en énergie à prendre des décisions plus rapides et plus rentables.

    La plateforme est alimentée par le modèle d’intelligence artificielle (IA) EPT-2.0 de Jua et devrait dépasser de loin les performances de prévision météorologique des modèles météorologiques numériques traditionnels et des modèles IA des grandes entreprises technologiques. Des prévisions météorologiques précises sont particulièrement importantes pour des secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, l’aviation et la navigation. La simulation de la terre basée sur l’IA doit fournir une plateforme cohérente et simulant la physique pour permettre des décisions fiables dans différents secteurs, compte tenu de l’augmentation des conditions météorologiques extrêmes et des changements de temps.

    Lors de son tour de financement d’amorçage, Jua 2024 a déjà réussi à lever environ 13 millions de francs. Dans le cadre de l’augmentation de capital de cette année, Marvin Gabler, cofondateur et architecte d’EPT-2.0, a été nommé nouveau CEO. Il succède ainsi à Andreas Brenner, qui a dirigé Jua depuis sa création en 2022. Avec Gabler à sa tête, l’entreprise souhaite se concentrer sur la mise à l’échelle de sa plateforme dans le secteur de l’énergie et sur son expansion sur de nouveaux marchés. « Avec notre Earth Intelligence Platform, nous avons transformé la simulation de la Terre la plus avancée au monde en un moteur de décision pratique », a déclaré Gabler, cité dans l’article. « C’est une étape fondamentale dans la construction de notre avenir planétaire »

  • Les plans d’investissement faiblissent en 2025, atteignent un niveau record en 2026

    Les plans d’investissement faiblissent en 2025, atteignent un niveau record en 2026

    Selon la dernière enquête du KOF sur les investissements, les entreprises suisses prévoient d’augmenter leur formation brute de capital fixe de 2,9% en termes nominaux en 2025 par rapport à l’année précédente. La croissance attendue est donc non seulement inférieure à la moyenne historique, mais aussi aux prévisions de la dernière enquête réalisée à l’automne 2024. Les investissements dans la construction en particulier, qui étaient jusqu’à présent le principal moteur de l’activité d’investissement en Suisse, devraient certes augmenter de 4,5 pour cent, mais présentent un ralentissement sensible par rapport aux attentes de l’année précédente. Les investissements en biens d’équipement devraient croître de 2,2 pour cent et les dépenses de recherche de 2,5 pour cent.

    Dans le secteur des services, l’optimisme s’est sensiblement terni. Au lieu de la croissance de 4,7% prévue précédemment, les entreprises ne s’attendent qu’à une augmentation de 3,1%. Dans le secteur de la construction, elles prévoient même une baisse de 1,1 % des investissements en capital fixe, une correction importante par rapport à la stagnation prévue auparavant. Dans l’industrie manufacturière, en revanche, les perspectives restent globalement stables, avec une croissance prévue de 1,4 %.

    L’annonce des tarifs douaniers pèse sur la sécurité des investissements
    L’annonce des tarifs douaniers américains d’avril 2025, qui prévoit un taux de droits de douane de 31% pour les importations suisses aux États-Unis, est l’une des principales raisons de la modération des attentes. A l’aide d’une analyse quasi-expérimentale, le KOF a pu montrer que cette annonce avait eu des effets sensibles sur les décisions d’investissement. Les entreprises qui ont rempli leur questionnaire après le 2 avril ont davantage fait état de plans d’investissement réduits. Avant l’annonce, environ 30% des entreprises prévoyaient de réduire leurs investissements en équipement. Après l’annonce, ce pourcentage est passé à 35%, tandis que la part des entreprises dont les plans sont restés inchangés a baissé de 40 à 36%.

    Des schémas similaires ont été observés pour les investissements dans la construction, tandis que les dépenses de recherche semblent être restées largement inchangées. Les entreprises qui prévoyaient de toute façon des investissements d’expansion ont maintenu leurs projets. En revanche, un grand nombre d’entreprises qui n’avaient pas prévu de changement ont réduit leurs projets, ce qui témoigne clairement de l’augmentation de l’incertitude.

    Nette augmentation de l’incertitude liée aux investissements
    La sécurité de réalisation des investissements s’est également détériorée après l’annonce des droits de douane. La part des entreprises qui considèrent leurs projets d’investissement comme plus incertains est passée de 12 à 22%. Dans le même temps, la part de celles qui ne constatent aucun changement en matière de sécurité est passée d’environ deux tiers à 56%. La proportion de ceux qui estiment que la sécurité s’est améliorée est restée stable à environ 21%.

    Focalisation sur la rationalisation et les investissements climatiques
    L’évolution de l’environnement a influencé les motifs d’investissement des entreprises. Les investissements d’expansion, classiquement risqués, sont jugés avec de plus en plus de réticence. Au lieu de cela, l’idée de rationalisation gagne en importance. En outre, le rôle des investissements dans l’environnement et la protection du climat s’accroît. Alors que 60% des entreprises ont pris des mesures dans ce sens l’année dernière, 69% prévoient d’investir dans la protection du climat et l’adaptation aux conditions météorologiques extrêmes au cours des trois prochaines années. Cela se produit malgré le fait que près d’un tiers des entreprises déclarent ne pas être directement affectées par le changement climatique actuellement. Parallèlement, le pourcentage d’entreprises qui considèrent la transition vers des normes plus respectueuses du climat comme une opportunité passe de 42 à 39%. En revanche, la part de celles qui la considèrent comme un risque augmente à 28%.

    Prévisions optimistes pour 2026
    Le tableau est totalement différent pour 2026. Jamais depuis le début des enquêtes du KOF, autant d’entreprises n’ont voulu augmenter leurs investissements. 28% des entreprises interrogées prévoient d’augmenter leurs investissements en équipements, et cette proportion atteint même 29% pour les investissements en construction. Dans le même temps, la part des entreprises qui prévoient des baisses diminue nettement et n’est plus que de 14%. Les entreprises de l’industrie manufacturière et du secteur des services sont particulièrement optimistes.

    Opportunités et risques en vue
    L’analyse du KOF souligne la grande capacité d’adaptation des entreprises suisses. Alors que les risques géopolitiques, comme la politique douanière américaine, entraînent à court terme une réduction des investissements et de l’incertitude, de nombreuses entreprises misent à long terme sur les investissements en faveur de la croissance et du climat.

  • Nouveaux enseignements tirés de 45 000 permis de construire

    Nouveaux enseignements tirés de 45 000 permis de construire

    Le livre blanc « Retrofitting the Future, The Costs, Timelines, and Strategies Shaping Swiss Real Estate », réalisé en collaboration avec E4S, combine une analyse complète des données avec des recommandations d’action pratiques. L’objectif est de brosser un tableau réaliste de la rénovation en Suisse. Les chercheurs ont systématiquement étudié la dynamique des rénovations, tant en termes de vitesse et de coûts que de types de projets.

    Enseignements tirés de 45 000 permis de construire
    En analysant plus de 45 000 permis de construire délivrés, le rapport fournit pour la première fois un aperçu détaillé du rythme réel des rénovations en Suisse. Les résultats montrent que des tendances tout à fait positives se dessinent. Mais en même temps, il apparaît clairement que seule une petite partie des rénovations vise directement à améliorer l’efficacité énergétique. Ainsi, le changement vers des bâtiments plus respectueux du climat reste jusqu’à présent incomplet.

    Importance stratégique des fonds immobiliers
    Un aspect central du rapport est le rôle des véhicules d’investissement immobilier (REIV) dans la réalisation des objectifs climatiques d’ici 2050. Pour atteindre ces objectifs, les REIV doivent mobiliser en moyenne 13% de leurs actifs nets, soit 28,3 milliards de francs, pour des améliorations énergétiques. L’étude souligne toutefois de grandes différences entre les différents acteurs du marché en ce qui concerne la mise en œuvre de ces investissements. Certains devront se situer bien au-dessus de la moyenne des besoins.

    De nouveaux outils pour des décisions éclairées
    Ce livre blanc s’inscrit dans une série d’initiatives du CRML visant à fournir aux décideurs une base de données solide.

    PRESS Scores: Un système d’évaluation ESG complet pour plus de 126 fonds immobiliers suisses, qui prend en compte les critères environnementaux et sociaux.

    PRESS Index : Le premier indice boursier durable basé sur des indicateurs de performance ESG et offrant une transparence dans le secteur immobilier.

    Livre blanc ES-Score : Une analyse approfondie de 20 000 immeubles gérés par des REIV afin d’identifier les différences régionales et de définir les priorités d’investissement.

    Ces outils ont un objectif commun, ils rendent le changement dans le secteur immobilier mesurable et révèlent des domaines d’action qui sont souvent restés cachés jusqu’à présent. Cela permet de créer une base sur laquelle les décideurs peuvent non seulement réagir, mais aussi gérer de manière proactive.

    Focus sur les stratégies d’avenir
    « En combinant les données actuelles et les typologies de projets, nous pouvons passer d’une vision théorique et rétrospective à une lecture concrète et prospective des changements en cours », explique le Dr Nathan Delacrétaz, l’un des auteurs du rapport. Avec ses collègues, les professeurs Eric Jondeau et Fabio Alessandrini, il met en évidence le fait qu’il ne suffit pas de gérer le statu quo pour les bâtiments existants.

    Les chercheurs soulignent qu’à l’avenir, les REIV devront davantage miser sur trois approches stratégiques, l’adaptation de leurs portefeuilles par des acquisitions et des ventes ciblées, la rénovation des bâtiments existants et le développement de nouveaux immeubles à haute efficacité énergétique. La revalorisation ciblée des immeubles peu performants jouera également un rôle clé dans l’amélioration à long terme du bilan énergétique du secteur.

    Base quantitative pour la transition immobilière
    Le livre blanc fournit un rare aperçu de la dynamique réelle des activités de rénovation et de construction en Suisse. Il montre clairement que les permis de construire sont un indicateur central des progrès réalisés sur la voie de la neutralité climatique, mais qu’ils constituent également un rappel à l’ordre. En effet, ce n’est que si ces rénovations sont ciblées sur l’efficacité énergétique et la neutralité climatique que les objectifs fixés pourront être atteints.

  • La perte de loyer à Zurich n’est que temporaire

    La perte de loyer à Zurich n’est que temporaire

    Le fonds immobilier Swiss Life REF (CH) ESG Swiss Properties a réalisé un résultat de 30,3 millions de francs au premier semestre de l’exercice 2024/25, clos le 31 mars 2025, informe Swiss Life Asset Management SA dans un communiqué. Le produit net s’est élevé à 27,4 millions de francs. La valeur nette d’inventaire par part a reculé de 113,73 francs à 112,37 francs par rapport à la fin de l’exercice 2023/24.

    Outre les loyers, la vente de cinq immeubles d’une valeur de marché d’environ 60 millions de francs a contribué à ce solide résultat. Un gain en capital d’environ 2,9 millions de francs a été réalisé dans ce domaine. En outre, le fonds a pu profiter d’un portefeuille de logements acquis en juillet 2024, dont la rentabilité nette a été supérieure d’environ 0,4 point de pourcentage à la rentabilité du portefeuille existant.

    En revanche, la perte d’un locataire important à Zurich a eu un impact négatif sur le résultat. Concrètement, cela a fait grimper le taux de perte de loyers à 3,8 %. Les surfaces concernées ont toutefois déjà été relouées avec effet en octobre 2025.

    Au cours du deuxième semestre de l’exercice en cours, Swiss Life Asset Manager entend continuer à optimiser les revenus et les dépenses courantes de son fonds immobilier. Aucune vente importante d’immeubles ou augmentation de capital n’est prévue, informe le gestionnaire d’actifs appartenant au groupe Swiss Life.

  • Bénéfice en hausse grâce à un approvisionnement avantageux et à une réduction des besoins de réserve

    Bénéfice en hausse grâce à un approvisionnement avantageux et à une réduction des besoins de réserve

    Les services municipaux de Winterthur ont clôturé leur exercice 2024 au-delà des attentes. Selon son communiqué, cela s’explique par la baisse des prix du marché pour l’achat de gaz et par une diminution des dépenses liées à la réserve hivernale imposée par la Confédération. Ainsi, le chiffre d’affaires s’est élevé à 311 millions de francs et le bénéfice à 26 millions de francs.

    Le réseau d’eau a connu moins de ruptures de conduites et l’exploitation de l’usine de traitement des ordures ménagères s’est déroulée en grande partie sans interruption. En ce qui concerne le chauffage urbain, il a fallu acheter nettement moins de pétrole et de gaz pour couvrir les pics de consommation. De plus, le nombre de clients qui se sont raccordés aux réseaux de chaleur a augmenté. Suite au financement de la caisse de pension de la ville décidé par les électeurs de Winterthur, des provisions antérieures ont pu être dissoutes.

    En ce qui concerne les défis actuels et futurs, les services municipaux citent l’augmentation des coûts des moyens d’exploitation et des prestations externes dans tous les secteurs d’activité et la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. Parallèlement, l’augmentation de l’autoproduction d’électricité solaire par les particuliers et les entreprises constitue, selon les informations fournies, un défi car elle entraîne une diminution de l’achat d’électricité par les services municipaux de Winterthur. De plus, les quantités achetées sont plus difficiles à prévoir, car elles dépendent davantage des conditions météorologiques.

    Le renouvellement de l’usine de traitement des ordures ménagères ainsi que les projets de transformation et d’extension de la station d’épuration des eaux usées et des réseaux de chaleur entraîneront des coûts élevés pour le fournisseur d’énergie. Pour cela, un important crédit-cadre est nécessaire, qui sera probablement voté à la fin de l’année prochaine. En outre, des préparatifs complexes pour le regroupement juridique et financier des réseaux de chaleur seraient en cours. Les coûts liés aux obligations environnementales et aux mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique occupent également de plus en plus les services municipaux de Winterthur.

  • Une nouvelle étude souligne l’importance des constructions neuves de remplacement pour la décongestion des logements

    Une nouvelle étude souligne l’importance des constructions neuves de remplacement pour la décongestion des logements

     » Raiffeisen Suisse a intitulé son étude « Immobilier Suisse – 2Q 2025 » « Une construction neuve de remplacement mal aimée, mais nécessaire ». Selon elle, les constructions neuves de remplacement créent en moyenne quatre nouveaux logements pour chaque logement démoli. « En dépit des critiques, la construction neuve de remplacement est souvent sans alternative pour lutter contre la pénurie de logements sans aggraver l’étalement urbain, car les formes de densification plus douces, telles que les transformations et les surélévations, ne suffisent pas à maximiser l’utilisation des surfaces limitées de terrains à bâtir », déclare Fredy Hasenmaile, économiste en chef de Raiffeisen Suisse, cité dans un communiqué du groupe bancaire sur l’étude. Il recommande, pour préserver l’acceptation sociale des nouvelles constructions de remplacement, de « veiller davantage à leur compatibilité sociale et écologique ».

    Selon les auteurs de l’étude, la situation sur le marché du logement locatif reste caractérisée par un excédent de la demande. La baisse des taux d’intérêt pourrait certes renforcer l’activité de construction, indique le communiqué. « Il n’est toutefois pas certain que les niveaux de construction élevés du passé puissent être à nouveau atteints, même avec des taux d’intérêt négatifs, car les obstacles réglementaires et la disponibilité très limitée de terrains à bâtir continuent de freiner le potentiel », estime Hasenmaile.

    Sur le marché de l’immobilier, l’étude constate une augmentation de la demande suite à la baisse des taux d’intérêt. En outre, les experts du groupe bancaire ont observé une augmentation de la demande de surfaces de bureaux. La croissance de l’emploi et la présence accrue de bureaux en sont les raisons. « Après plusieurs années de perspectives plutôt mitigées, les perspectives pour l’immobilier de bureau se sont donc récemment améliorées de manière significative », a déclaré Hasenmaile.