Catégorie : Suisse

  • Bâle construit son avenir de manière responsable

    Bâle construit son avenir de manière responsable

    Monsieur Hess, vous accompagnez l’espace économique de Bâle depuis de nombreuses années dans différentes fonctions. Quels sont les jalons ou les évolutions marquantes qui vous sont restés particulièrement en mémoire au cours de cette période ?
    Aujourd’hui, la politique et l’administration s’intéressent beaucoup plus aux besoins de l’économie qu’au début de mon activité pour le canton. Les exemples visibles de cette confiance mutuelle sont le développement des sites de Novartis, Roche ou Lonza et les milliards de francs d’investissements réalisés par ces entreprises et d’autres sur le site. Outre l’entretien des entreprises existantes, Bâle-Ville a également renforcé massivement la promotion de l’innovation. Près de 68 millions de francs sont alloués sur huit ans depuis 2024 à neuf programmes dans les domaines des sciences de la vie, de l’innovation numérique et de l’économie durable. Le dernier né est le « Bâle Standortpaket ». Selon la situation budgétaire, le canton investit ici entre 150 et 500 millions de francs par an pour renforcer l’attractivité du site. La quasi-totalité de ces fonds est destinée aux entreprises de Bâle-Ville.

    Bâle est considérée comme l’un des sites économiques les plus dynamiques de Suisse.
    Comment jugez-vous la situation économique actuelle du canton de Bâle-Ville ?
    Grâce à notre structure sectorielle, Bâle-Ville se porte bien sur le plan économique. Même la politique économique erratique des États-Unis n’a pas encore laissé de traces, même si elle pose des défis à nos entreprises. La position actuelle de la place économique se reflète par exemple dans l’indicateur de compétitivité cantonal de l’UBS, où Bâle-Ville occupe cette année encore la deuxième place de tous les cantons suisses. Ou encore la note triple A que l’agence de notation S&P a de nouveau attribuée au canton. Ces deux éléments nous encouragent à poursuivre sur notre lancée, en tant que partenaire innovant et fiable de l’économie.

    Quelle est l’orientation actuelle de la promotion économique en matière de sites urbains et de construction de logements ?
    Le plan directeur cantonal prévoit de viser un nombre d’habitants et d’employés de 220 000 d’ici 2035. Les gens ont besoin de logements, mais aussi de surfaces pour travailler et, dans l’idéal, de trajets courts entre le domicile et le lieu de travail. Nous nous efforçons de mettre à la disposition des entreprises du canton de Bâle-Ville des surfaces disponibles en nombre suffisant et de qualité, ce qui constitue un avantage pour le site. Une attention particulière est accordée à la garantie des surfaces de production et à l’optimisation de l’offre de surfaces pour les scale-ups.

    Quels sont les défis posés par la rareté des surfaces et la forte demande ? Comment Bâle-Ville les résout-il ?
    Un défi majeur à Bâle-Ville est la concurrence des surfaces dans l’espace disponible, limité par les frontières cantonales et nationales. Nous entendons souvent les acteurs du développement de projets immobiliers dire qu’il n’y a pas de problème à Bâle pour construire en hauteur. Il est également important d’utiliser au mieux le potentiel des zones de transformation afin de créer plus d’espace pour les logements et les bureaux.

    Quels sont les principaux enseignements du « Basler Standortpaket » pour le développement des sites ?
    Le paquet de sites bâlois est attractif pour les développeurs de sites et les investisseurs, car les entreprises imposables à Bâle-Ville qui engagent des dépenses dans la recherche et le développement, le congé parental ainsi que la protection du climat et l’efficacité énergétique peuvent bénéficier de subventions substantielles. Cela facilite l’implantation et favorise la croissance des entreprises sur les sites du canton.

    Comment le canton de Bâle-Ville accompagne-t-il et soutient-il la transformation de sites industriels en quartiers d’habitation et de travail modernes ?
    Par un échange actif et systématique avec les entreprises et les propriétaires fonciers. Au sein de l’AWA, nous ne sommes pas seulement au courant des étapes de développement potentielles et confidentielles d’une entreprise, mais nous pouvons également lui fournir les surfaces de développement dont elle a besoin.

    Quel rôle jouent aujourd’hui les investisseurs et les développeurs pour le site de Bâle ?
    Les deux jouent un rôle important. Ils investissent dans des terrains sous-utilisés, parfois en friche, afin de les développer et de générer une valeur ajoutée substantielle pour le site de Bâle. Mais en raison de leur taille, les sites de transformation sont également au centre de l’attention du public. Toutes les parties prenantes doivent tenir compte de cette responsabilité.

    Comment la promotion des start-ups et des sciences de la vie contribue-t-elle au développement immobilier ?
    Un exemple concret : le canton gère le Tech Park Basel depuis 14 ans. Nous y proposons des laboratoires et des bureaux de petite taille à des conditions de location intéressantes. Les start-up qui sortent du Tech Park Basel cherchent ensuite des surfaces plus grandes à des conditions commerciales. Nous produisons donc un pipeline de startups matures et bien financées (généralement des biotechs) au profit du marché immobilier privé non subventionné.

    Quelles sont les tendances futures que vous voyez pour Bâle d’ici 2030, notamment en ce qui concerne la numérisation et les nouvelles formes de travail ?
    La qualité de l’emploi est beaucoup plus importante aujourd’hui qu’auparavant. La numérisation pourrait encore accroître la flexibilité de la location d’espaces. Notre expérience montre que certaines entreprises recherchent des espaces à louer où une salle de réunion, par exemple, peut être réservée de manière flexible via une application. Bien que Bâle dispose d’une offre de surfaces saine, il n’est pas encore facile de trouver de tels espaces de bureaux auprès des agences immobilières.

    Ils prendront une retraite bien méritée dans les années à venir.
    Quelles sont les compétences les plus importantes pour votre succession ?
    Les compétences sont importantes. Mais les qualités personnelles sont encore plus importantes. Parmi celles-ci, on trouve l’esprit d’entreprise, l’enthousiasme, la volonté d’apprendre, la persévérance et le plaisir de travailler ensemble au sein d’une équipe formidable pour développer chaque jour le site. J’ai de toute façon un peu de mal avec le terme « retraite ». J’aime mon travail d’ »entrepreneur public » et je souhaite continuer à m’engager dans des domaines qui me tiennent à cœur personnellement après avoir quitté mon poste actuel en mai 2027.

  • Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    En Suisse, comme dans d’autres pays européens, les eaux usées des ménages sont éliminées et traitées de manière centralisée. Les eaux usées provenant des toilettes, de la cuisine, des lave-linge et des lave-vaisselle se mélangent. Le recyclage est donc beaucoup plus difficile. Afin d’endiguer cette difficulté, les chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag de Dübendorf travaillent sur des solutions décentralisées possibles, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Ces solutions consistent à séparer les différents flux d’eaux usées sur leur lieu de production. Ils pourraient ensuite être traités sur place ou à proximité et les ressources telles que l’eau propre, les nutriments et l’énergie pourraient être récupérées. Pour permettre aux architectes et aux concepteurs de bâtiments de se faire une idée des technologies et des applications pratiques, l’Institut de recherche sur l’eau a lancé une boîte à outils. Elle présente entre autres différents exemples de mise en œuvre. Ces exemples vont de solutions pour des ménages individuels au traitement des eaux usées de quartiers entiers. La boîte à outils contient trois groupes de fiches d’information sur la définition des objectifs, le choix de la stratégie et les technologies d’application possibles.

  • Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    BRUGG Pipes de Kleindöttingen, qui fait partie du BRUGG Group AG basé à Brugg, a livré des tuyaux de chauffage à distance pré-isolés pour une traversée de l’autoroute A4. L’élément de pont entre Holzhäusern et Rotkreuz a été levé fin octobre, peut-on lire dans un communiqué. Lors du montage, deux conduites adaptées aux ouvrages d’art et d’une longueur de 48 mètres ont été installées. Elles pèsent 4,9 tonnes sans eau.

    Le pont de tuyaux relie les sections existantes aux nouvelles sections du réseau de chaleur d’Ennetsee. Il est prévu de raccorder d’autres quartiers et sites commerciaux de Rotkreuz ZG, Cham ZG et des régions voisines au réseau de chauffage urbain. Le maître d’ouvrage du projet est WWZ. L’entreprise B S AG était responsable de la planification et de la direction des travaux du pont, avec l’aide de Hodel SHLK AG en tant que constructeur de tuyaux. « Je suis ravi de la manière dont WWZ, B S, Hodel SHLK et les autres partenaires ont réalisé ce projet en partenariat et avec la plus grande précision. Une telle pose de nos tuyaux avec un pont dédié n’est définitivement pas courante. Je suis d’autant plus heureux que l’installation se soit déroulée avec succès et que nos systèmes de tuyaux pré-isolés soutiennent désormais l’extension du réseau de chaleur Ennetsee ainsi que la décarbonisation », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué.

    WWZ utilise comme source de chaleur les rejets thermiques de l’usine d’incinération des ordures ménagères Renergia à Perlen (LU). D’ici l’automne 2026, Cham devrait également être approvisionnée en chaleur à distance par ce projet. Au total, l’extension de l’interconnexion devrait permettre d’économiser environ 12 000 tonnes de dioxyde de carbone par an.

  • Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent sur une tendance haussière en 2026. Les prévisions de la Banque cantonale de Zurich(ZKB) tablent sur une hausse des prix de 4,5 pour cent. L’abolition de la valeur locative n’a pas d’influence sur cette évolution, et les baby-boomers ne changent rien à la situation, peut-on lire dans un communiqué sur la dernière étude Immobilien aktuell.

    Sur le marché du logement en général, la pression sur les propriétaires, les locataires et les artisans augmente en raison de la pénurie de logements et de l’immigration. La Suisse est tributaire de l’immigration, mais l’arrivée de nouveaux habitants « renforce la demande de logements sur des marchés déjà tendus ». Une personne sur quatre s’installe dans les cinq plus grandes villes – une sur dix à Zurich.

    En raison d’un engorgement de la demande de logements locatifs, les experts de la ZKB s’attendent à ce que la situation reste tendue. Le taux de vacance des logements a atteint un niveau record et a un impact particulier sur le comportement des jeunes adultes en matière de déménagement. En 2023, les personnes âgées de 21 à 25 ans seraient 15% moins nombreuses à déménager qu’en 2020. « Beaucoup restent à l’hôtel maman parce qu’il n’y a pas de logement adapté disponible », explique-t-on.

    Le changement démographique n’aura pas d’effet sur la baisse des prix. « D’ici 2035, les baby-boomers augmenteront probablement l’offre de maisons individuelles d’environ 14%, et de 10% pour les propriétés par étage », explique-t-on. « L’évolution démographique modifiera certes le marché, mais ne provoquera pas d’effondrement des prix », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB, citée dans le communiqué. Les prix des résidences secondaires ont augmenté de 40% en 2019 et 2024, mais restent à un niveau élevé après un léger recul en 2025.

    Les prévisions de la ZKB s’appuient sur des études portant sur l’abolition de la valeur locative, la limitation de l’offre de logements locatifs, une éventuelle vague de ventes par la génération des baby-boomers, les influences du marché par l’immigration et le changement du marché des logements de vacances.

  • Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Depuis le mois d’octobre, une partie du gaz d’épuration de la station d’épuration des eaux usées (STEP) de l’association des eaux usées d’Argovie et des environs(AVAU) dans le quartier de Telli à Aarau est également utilisée pour l’approvisionnement local en chaleur. Selon un communiqué, Green Power Aarau AG traite le gaz qui est ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel d’Eniwa AG.

    Le gaz naturel fossile est ainsi remplacé par du gaz renouvelable. Les quantités sont pour l’instant encore gérables, précise le communiqué. Elles devraient toutefois être considérablement augmentées avec l’extension de la STEP.

    « Avec ce projet, nous montrons comment le sous-produit qu’est le gaz d’épuration peut devenir une source d’énergie précieuse », déclare Hans-Kaspar Scherrer, CEO d’Eniwa et président du conseil d’administration de Green Power Aarau AG, cité dans le communiqué. « La collaboration entre AVAU, Green Power Aarau et Eniwa est un exemple fort de la façon dont l’économie circulaire fonctionne concrètement dans la région » Selon Scherrer, les trois entreprises contribuent ensemble à un approvisionnement énergétique durable et à la réduction des émissions de CO2, tout en renforçant la création de valeur locale.

  • La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    selon un communiqué,energieUri a mis en service la première installation solaire alpine de Suisse centrale sur le Sidenplangg, dans la commune de Spiringen. L’installation, située à une altitude de 1800 à 2000 mètres, devrait produire 12,5 gigawattheures d’électricité par an pour une puissance totale de 8 mégawatts. Près de la moitié de cette énergie sera produite en hiver.

    Actuellement, l’installation fournit 13 % de l’électricité visée. Elle est donc éligible à la subvention dans le cadre du Solarexpress. Les travaux devraient reprendre au printemps et s’achever fin 2028.

    Le fournisseur d’énergie uranais energieUri AG, en tant qu’initiateur, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein BL, participent à APV Sidenplangg AG. « De tels projets de centrales créent et garantissent des emplois hautement qualifiés dans la région – que ce soit pour la planification, la réalisation ou l’exploitation future ainsi que la gestion de l’énergie par energieUri », déclare Werner Jauch. CEO d’energieUri et président du conseil d’administration de APV Sidenplangg AG, cité dans le communiqué.

  • Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    L’hôpital cantonal de Baden(KSB) a été récompensé lors du World Architecture Festival à Miami, dans l’Etat américain de Floride. L’architecture du nouveau bâtiment du KSB a reçu un prix dans la catégorie Health, peut on lire dans un communiqué de presse. Le World Architecture Festival s’est tenu du 12 au 14 novembre.

    Lors de cet événement organisé au Miami Beach Convention Center, 160 jurés internationaux ont voté pour 460 projets. L’hôpital réalisé par Nickl & Partner Architekten Schweiz ainsi que d’autres partenaires de planification a été récompensé pour son langage formel clair, sa construction durable et l’accent mis systématiquement sur un environnement propice à la guérison des patients, peut-on lire dans le communiqué. « Cette distinction est une confirmation impressionnante de notre vision : construire un hôpital qui allie l’excellence médicale et un fonctionnement efficace à une architecture de pointe », a déclaré Pascal Cotrotzo, CEO du KSB, cité dans le communiqué. « Nous sommes fiers que notre nouveau bâtiment à Miami soit reconnu au niveau international. Nos remerciements vont à tous ceux qui ont rendu possible ce projet d’envergure « 

    En juin 2025, le KSB avait déjà reçu le European Healthcare Design Award à Londres. Afin de mettre pleinement en valeur l’ensemble du nouveau bâtiment, il est prévu d’aménager un espace vert en lien avec la ville sur le site de l’ancien hôpital. Le KSB attire l’attention sur une plainte déposée par la Ligue argovienne du patrimoine contre la démolition de l’ancien bâtiment ainsi que sur une pétition munie de 7000 signatures contre cette plainte.

  • Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    L’électricité renouvelable peut être stockée dans des vecteurs énergétiques chimiques tels que l’hydrogène, le carburant synthétique et le méthane (Power-to-X). Selon un communiqué du Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network SPIN, plus de 50 projets dans ce domaine sont déjà en cours en Suisse.

    SPIN lance donc, en collaboration avec la Coalition for Green Energy & Storage(CGES), un tracker qui permet d’avoir une vue d’ensemble des projets connus en Suisse. La carte qui en résulte met en évidence les projets qui, au-delà des essais en laboratoire, sont déjà devenus des projets de démonstration, voire des applications commerciales. SPIN collecte les données, CGES les visualise.

    « Le tracker facilite la collaboration en fournissant une base de données structurée qui favorise les synergies entre les acteurs et aide à la prise de décision », expliquent Christoph Sutter et Antonello Nesci, codirecteurs du CGES, cités dans le communiqué.

    Martin Bäumle voit dans les technologies Power-to-X la clé de la défossilisation de l’économie. « Avec le tracker, nous créons de la transparence, renforçons la collaboration et aidons à transformer des idées prometteuses en solutions évolutives », a déclaré le conseiller national (Verts libéraux/ZH) et coprésident de SPIN. « Des données fiables peuvent aider les décideurs politiques à adapter les réglementations et les investisseurs à identifier de nouvelles opportunités »

    La carte sera présentée lors de l’événement annuel du CGES, qui aura lieu le 21 novembre chez Swissgrid à Aarau. Le CGES est une coalition de partenaires issus du monde des affaires, de la science et du secteur public pour les énergies vertes, créée par le domaine des EPF.

  • La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La société Transstahl AG, qui appartient à Pestalozzi, doit à l’avenir pouvoir effectuer les transports de marchandises longues et encombrantes de manière encore plus efficace et flexible dans toute la Suisse. C’est pourquoi le groupe Pestalozzi construit un nouveau centre logistique à Pieterlen, dont le premier coup de pioche vient d’être donné, selon un communiqué. Outre des représentants de Pestalozzi et de Transstahl, Beat Rüfli, président de la commune de Pieterlen, et Simon Enderli, directeur de la promotion économique du canton de Berne, ainsi que d’autres invités ont participé à cette cérémonie.

    Le centre logistique mesurera 100 mètres de long, 30 mètres de large et 12 mètres de haut. Un chauffage à haute efficacité énergétique est prévu, ainsi qu’une installation photovoltaïque et des stations de recharge pour les camions et les voitures électriques. Une grande partie des matériaux utilisés proviennent de l’assortiment du groupe Pestalozzi, spécialisé dans la technique de l’acier et la domotique.

    « Avec ce premier coup de pioche, nous investissons dans le développement de notre groupe d’entreprises et nous affirmons clairement notre attachement à la place industrielle suisse et à la collaboration partenariale avec les communes et les régions », déclare Matthias Pestalozzi, cité dans le communiqué. Il est propriétaire et délégué du conseil d’administration du groupe Pestalozzi.

  • La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    Selon un communiqué, la STEP du lac de Thoune a inauguré HORIZON, le plus grand toit mobile pliable solaire du monde. Il a été réalisé par l’entreprise cleantech dhp Technology de Zizers. Avec une puissance installée de 3,6 mégawatts crête et environ 3 gigawattheures d’électricité, l’installation devrait alimenter 700 foyers.

    Comme l’indique ARA Thunersee, l’installation de plus de 20’000 mètres carrés est basée sur une technologie de l’entreprise dhp Technology. Le CEO de dhp, Gian Andri Diem, voit un grand potentiel dans la production d’énergie sur des surfaces existantes. « Nous créons ainsi du progrès sans utiliser d’espace supplémentaire », a-t-il été cité.

    Selon la description du projet de dhp, une utilisation efficace de l’espace est importante pour progresser dans la transition énergétique grâce au photovoltaïque. Les stations d’épuration, les zones logistiques, les usines hydrauliques et les parkings se prêtent particulièrement bien à la production d’énergie solaire grâce à des surfaces jusqu’ici inutilisées. Selon Ingo Schoppe, directeur de la STEP du lac de Thoune, une « utilisation intelligente des surfaces » contribue activement à la sécurité de l’approvisionnement, à la rentabilité et à la protection du climat.

    Le toit solaire pliant s’étend sur plusieurs bassins d’épuration et utilise doublement les surfaces d’infrastructure existantes – pour le traitement des eaux usées au sol et pour la production d’électricité solaire au-dessus. L’électricité qui y est produite est destinée au traitement des eaux usées et à l’approvisionnement local.

    Inspiré de la technique suisse des téléphériques, le toit est capable de réagir à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, il se replie automatiquement en cas de tempête, de neige ou de grêle. Cela permet d’assurer la sécurité de fonctionnement et la production d’énergie sans avoir à intervenir dans les processus en cours.

  • Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Le Forum Schwarzbubenland a nommé un nouveau responsable de la promotion économique pour les districts de Dorneck et Thierstein. Comme l’association le fait savoir, elle a confié ce mandat au conseiller national Christian Imark. Elle souhaite ainsi répondre encore mieux aux besoins d’une situation économique dynamique, explique-t-elle.

    D’une part, le promoteur du site doit aider de nouvelles entreprises à s’installer afin de renforcer la base économique. D’autre part, il doit aider les entreprises locales à relever les défis actuels et à se développer. Enfin, Imark devra intensifier la collaboration entre les milieux économiques, éducatifs et politiques.

    « En tant que personnalité expérimentée du monde politique et économique, Christian Imark apporte le bagage idéal pour faire connaître notre région, la positionner avec succès et lui donner de nouvelles impulsions », déclare Dieter Künzli, président du Forum Schwarzbubenland, cité dans le communiqué.

    Christian Imark (né en 1982) est membre du Conseil national depuis 2015 pour l’Union démocratique du centre (UDC). Il est également propriétaire d’Airboxx GmbH, une entreprise spécialisée dans la location de tentes de fête et basée à Fehren SO. Son mandat de promotion économique représente un taux d’occupation de 30 pour cent.

    Imark remplace Karoline Sutter, qui a repris la promotion économique en 2022. A l’époque, le mandat comprenait encore la promotion économique du Schwarzbubenland et du Laufental bâlois voisin. Sutter avait repris le mandat avec Rita Stoffel-Meury.

  • Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Le canton de Bâle-Campagne regroupe au Polyfeld le BBZ BL, le Gymnasium Muttenz et le Zentrum für Brückenangebote en un campus commun de niveau secondaire II. L’étape 1 se concentre sur la déconstruction et la réaffectation de la tour existante, qui a été dénoyautée de haut en bas, dépolluée et entièrement déconstruite dans sa partie centrale. Sur une surface d’environ 20 mètres par 20 mètres, les murs centraux, les escaliers, la dalle et les fondations ont été retirés de manière contrôlée.

    Pour que la tour élancée reste stable pendant les travaux de transformation et de construction, un contreventement temporaire a été installé à chaque étage avec de lourds cadres en acier. Parallèlement, la construction du nouveau noyau du bâtiment et la réalisation du nouvel escalier principal ont débuté. Il s’agit d’une construction préfabriquée suspendue en béton apparent, qui doit devenir le centre esthétique du BBZ.

    Béton apparent, bâtiment d’ateliers et salle de sport triple
    Tous les nouveaux bâtiments de l’étape 1 sont construits en béton apparent de haute qualité, avec un concept de coffrage et de bétonnage adapté au projet pour des surfaces uniformes. Le bâtiment d’atelier d’environ 55 mètres de long et 26 mètres de large est construit en trois étapes, de sorte que les murs, les poteaux, les murs parasismiques et les plafonds peuvent être traités en parallèle par étage.

    Le nouveau gymnase triple reçoit une structure complexe de poutres en béton précontraint qui sont montées par étapes, étayées provisoirement et précontraintes après le bétonnage de la dalle. Cela permet de diviser ultérieurement le gymnase en trois petites unités de manière flexible. Un escalier extérieur en colimaçon, dont le coffrage a été spécialement conçu, apporte une touche architecturale. Le réfectoire adjacent est une construction préfabriquée qui combine le béton apparent avec un plafond en bois composite et relie les différentes parties du bâtiment de manière fonctionnelle.

    Construction d’un centre deformationen sciences de la vie au Polyfeld
    Parallèlement au projet de campus cantonal, le Polyfeld se dote d’un nouveau centre de formation en sciences de la vie, dont le contenu sera encore plus pointu. Le Landrat de Bâle-Campagne a accordé une contribution d’environ deux millions de francs à cet effet. Environ 1,7 million pour la construction du nouveau site de formation à la Birsfelderstrasse 46 et environ 390’000 francs pour des équipements de laboratoire spéciaux. Le nouveau bâtiment aura une surface nette de plancher d’environ 19’500 mètres carrés. Une surface utile imputable d’environ 1’400 mètres carrés sera subventionnée par le canton.

    Le projet est porté par l’association de formation Aprentas, qui souhaite regrouper ses sites actuels de la Lachmattstrasse et de Schweizerhalle dans le nouveau bâtiment. Aprentas, initialement issue de l’environnement de Novartis, propose des cours interentreprises pour les formations CFC en chimie, biologie et technologie chimique et pharmaceutique. Le soutien cantonal renforce le site de formation des sciences de la vie de Muttenz et complète le campus secondaire II de Polyfeld par une infrastructure de formation clairement profilée et orientée vers la pratique pour l’industrie régionale.

  • Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Vivre et travailler dans la région de Bâle, c’est faire partie de l’un des espaces métropolitains les plus dynamiques d’Europe. Entre campus pharmaceutique, icônes architecturales et écosystème de start-up en pleine expansion, la région se révèle être un puissant moteur pour la Suisse. La région métropolitaine de Bâle compte parmi les sites économiques les plus performants du pays. Avec un taux d’exportation exceptionnellement élevé et des entreprises leaders au niveau international dans les domaines des sciences de la vie, des technologies médicales, de la chimie et des TIC. Plus de 30 000 personnes y travaillent dans la recherche, le développement et la production de technologies d’avenir.

    Avec des sites comme uptownBasel ou Klybeckplus, la région de Bâle voit naître une nouvelle ère de création de valeur, en réseau, respectueuse du climat et tournée vers l’international. Les entreprises trouvent des voies courtes vers la recherche, les talents trouvent de nouveaux horizons professionnels et les promotions du site des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, ainsi que Basel Area, accompagnent les entreprises de l’idée à l’expansion. Qu’il s’agisse de la promotion de l’innovation, du développement de la main-d’œuvre qualifiée ou de projets de nouvelles constructions conformes aux normes ESG, la région investit de manière ciblée dans la croissance durable.

    Saviez-vous que..

    • sur le site bicantonal de Dreispitz, un quartier urbain est en train de naître, qui combine nouvellement travail, habitat et culture ?
    • le site Klybeckplus sera développé selon le standard SNBS et offrira à 15 000 personnes un espace de vie et de travail ?
    • le site BaseLink à Allschwil est un centre de recherche biomédicale de renommée mondiale ?
    • Bâle est l’une des meilleures régions du monde pour les sciences de la vie ?
    • les solutions énergétiques innovantes de la région contribuent à la décarbonisation de la Suisse ?
    • des start-ups du monde entier s’y installent en raison de la proximité de la recherche de pointe et des capitaux ?

    Là où économie et qualité de vie vont de pair
    Bâle est forte de sa pensée transfrontalière. La coopération trinationale avec l’Alsace et le Bade du Sud crée un espace économique transfrontalier doté d’une forte capacité d’innovation. La région bénéficie d’une connexion internationale via l’EuroAirport, d’une logistique ferroviaire performante et d’une connexion avec les océans via les ports rhénans suisses. En coulisses, des organismes de promotion économique engagés accompagnent les entreprises dans leurs démarches d’implantation, de recherche de terrains, d’obtention d’autorisations et de mise en réseau. De la start-up au groupe industriel, Bâle offre tout d’une seule main. Bâle n’est pas l’un ou l’autre. Bâle est un tout. C’est ici que l’avenir se construit aujourd’hui.

    L’espace économique de Bâle en chiffres

    Bâle-Ville

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises16’000
    Secteurs leadersChimie/pharmacie, sciences de la vie, services financiers, commerce, logistique, santé publique
    Emplois / salariés200’000
    Emplois 1er secteur (agriculture)100
    Employés 2ème secteur (industrie/construction)34’000
    Employés 3ème secteur (services)166’000
    PIB/habitant en CHF (2022)209’782
    Taux de chômage (2024)3,7%
    Créations de start-ups1’304 (2024)

    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements0,9%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en projet/en construction11’000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en cours de planification/construction10-15 projets par an
    Projets de nouvelles constructions40-50
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF3’000 – 4’800/m²

    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²37
    Nombre d’habitants (2024)207’515
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,58%
    Districts Nombre3
    Communes Nombre3
    Unités de logement138’000
    Universités4
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceplus de 100

    Bâle-Campagne

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises21’700
    Secteurs leadersConstruction de machines, chimie/pharmacie, industrie alimentaire, commerce, santé publique
    Emplois / salariés142’000
    Emplois du 1er secteur (agriculture)1’000
    Emplois du 2e secteur (industrie/construction)28’400
    Employés 3ème secteur (services)112’100
    PIB/habitant en CHF (2022)77’693
    Taux de chômage (2024)2,3%
    Créations de start-ups1’000 -1’200
    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements1,2%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en cours de planification/constructionpar an environ 2.000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en projet/construction12 à 18 projets par an
    Projets de nouvelles constructions30-45
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF2’200 – 3’800/m²
    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²518
    Nombre d’habitants (2024)303’285
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,70%
    Districts Nombre5
    Communes Nombre86
    Unités de logement140’000
    Universités1
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceenviron 215
  • Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Madame Keller, comment jugez-vous les progrès réalisés jusqu’à présent en matière de développement urbain durable et quelles sont vos priorités pour les années à venir ?
    Nous avons déjà fait beaucoup de choses – mais il reste encore beaucoup à faire ! Nous avons posé des jalons importants avec notre plan directeur sur le climat urbain et notre stratégie de lutte contre le changement climatique, ainsi que le plan d’action qui l’accompagne. Nous nous attaquons notamment à la végétalisation et à la désimperméabilisation ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2. Outre la réduction des émissions directes dues à l’exploitation, mon département s’occupe également des émissions indirectes dues à la construction de bâtiments. Nous étudions actuellement de nouvelles approches, comme une taxe d’incitation sur les émissions indirectes lors de la construction. Nous densifions et réutilisons les bâtiments existants et voulons à l’avenir simplifier la construction dans l’existant par le biais d’une modification de la législation. Telles sont les lignes directrices de la manière dont nous entendons faire progresser la durabilité dans le développement urbain au cours des prochaines années.

    Par quelles mesures renforcez-vous la culture du bâti à Bâle et encouragez-vous une construction de qualité et tournée vers l’avenir ?
    La culture du bâti est très importante pour nous : les Bâlois doivent se sentir bien dans leur ville. C’est bien sûr une base essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, et c’est pourquoi une culture du bâti tournée vers l’avenir est extrêmement importante. Une culture du bâti de qualité est source d’identification et de qualité de vie. La conservation et la poursuite de la construction dans l’existant, l’entretien des méthodes de construction traditionnelles ainsi que l’utilisation de technologies et de constructions d’avenir y contribuent largement. La culture du bâti est durable et la planification durable doit faire partie intégrante de la culture du bâti. Cela se reflète d’ailleurs très bien dans notre « Boussole bâloise », où la culture du bâti est l’un des premiers points mentionnés et abordés.

    Quelle contribution le département de la construction et des transports peut-il apporter dans le domaine de l’économie circulaire afin d’atteindre l’objectif zéro net d’ici 2037 ?
    Bâle-Ville a une stratégie ambitieuse pour promouvoir l’économie circulaire dans le secteur de la construction. Cela signifie que nous voulons concevoir des bâtiments et des produits de construction de manière à ce qu’ils puissent être utilisés le plus longtemps possible et qu’ils soient composés de matériaux réutilisés ou recyclés. Une priorité importante est de continuer à construire et à utiliser les bâtiments existants plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Cela permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui sont normalement générées par la production de nouveaux matériaux de construction. De plus, les nouveaux bâtiments doivent être construits de manière à être démontables et à pouvoir être utilisés comme matériaux de construction pour une prochaine construction à la fin de leur utilisation (Design for Disassembly). De plus, Bâle-Ville encourage l’utilisation de matériaux recyclés dans le processus de construction, comme par exemple l’asphalte recyclé pour les revêtements routiers. Nous travaillons à la création d’un cadre légal pour faciliter la construction circulaire et nous investissons dans les infrastructures nécessaires à la réutilisation et au recyclage des matériaux de construction. Par exemple, le canton a créé son propre entrepôt de matériaux de construction : Les matériaux de déconstruction cantonaux sont enregistrés dans un catalogue de composants en ligne et mis à disposition pour être réutilisés dans d’autres projets. Grâce à ces mesures, nous voulons non seulement améliorer notre bilan climatique, mais aussi encourager l’innovation dans le domaine de la construction.

    Quelles sont les prochaines étapes du projet « asphalte vert » et comment évaluez-vous le potentiel de cette innovation en matière de protection du climat ?
    L’utilisation de l’asphalte vert sur les chantiers routiers bâlois se développe bien. Au sein de la ville, l’asphalte vert a été et est encore utilisé sur au moins huit chantiers plus ou moins importants. On peut citer par exemple la Burgfelderstrasse, la Freiburgerstrasse ou encore le Eselweg. D’autres projets sont actuellement en cours, pour lesquels l’utilisation de l’asphalte vert est prévue. Toutefois, l’asphalte vert ne réduit pas directement les émissions de CO2. Mais grâce au charbon végétal, l’asphalte vert absorbe plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en libère lors de sa production. Nous pouvons ainsi réduire l’impact de la construction routière sur le climat. Ce n’est toutefois pas encore une réussite. Il y a toujours des fabricants et des associations critiques. Nous devons continuer à chercher le dialogue et à montrer les opportunités.

    Quels sont actuellement les plus grands défis en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques à Bâle ?
    Les défis sont multiples. Un aspect central est la nécessité de rénover régulièrement les infrastructures existantes, telles que les routes, les ponts et les voies de tramway, afin de garantir un approvisionnement fiable en eau et en énergie. Parallèlement, IWB étend le réseau de chauffage urbain de 60 kilomètres au total d’ici 2037, à la demande du canton de Bâle-Ville. Cela nécessite une coordination étroite avec les autres travaux d’assainissement afin de minimiser les nuisances pour les riverains tout en profitant de l’occasion pour effectuer des aménagements en faveur du climat urbain et des transports actifs. Car le changement climatique est également un défi. D’une part, nous devons préparer la ville aux vagues de chaleur et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour éviter les îlots de chaleur, il s’agit de désensabler les surfaces d’asphalte et de créer des espaces verts et aquatiques dans l’espace public. D’autre part, le canton s’est fixé un objectif ambitieux en matière de protection du climat, à savoir zéro net d’ici 2037. C’est pourquoi nous misons par exemple de plus en plus sur la rénovation des bâtiments et la réaffectation de l’existant et misons sur la suffisance, la réduction de l’énergie grise ainsi que la minimisation de la consommation d’énergie d’exploitation.

    Dans quelle mesure la numérisation, par exemple avec de nouvelles applications pour les passagers, fait-elle partie de votre stratégie pour augmenter l’attractivité des transports publics à Bâle ?
    La numérisation est très importante pour les transports publics. Les passagers souhaitent s’informer sur les horaires ou les perturbations éventuelles via une application et y acheter facilement leur billet. La numérisation est également essentielle lorsqu’il s’agit de partager et de combiner différents véhicules. Beaucoup d’entre nous combinent le trajet en tram ou en bus avec un véhicule de location : selon l’endroit où nous habitons, nous nous rendons à l’arrêt ou de là à notre destination avec un vélo, une trottinette ou une voiture empruntés. Aujourd’hui déjà, nous réservons ou payons la plupart de ces véhicules de location par voie numérique. L’objectif doit être d’avoir des solutions numériques qui relient toutes ces offres de manière confortable. Nous n’avons pas encore réussi la grande percée, il y a de nombreux acteurs et défis sur cette voie. Mais nous travaillons sur des solutions.

    Quels sont actuellement les plus grands défis de la coordination transfrontalière avec le canton de Bâle-Campagne et les pays voisins en ce qui concerne les transports publics ?
    Dans notre région, nous sommes tous habitués à franchir quotidiennement des frontières cantonales ou nationales. En conséquence, nous planifions beaucoup de choses ensemble par-delà les frontières, notamment en matière de mobilité. De nombreuses lignes de tram et de bus circulent à la fois dans la région de Bâle et à Bâle. Nous avons également deux lignes de tram transfrontalières – l’une de Bâle à Saint-Louis (F) et l’autre de Bâle à Weil am Rhein (D). Ces lignes connaissent un grand succès et sont bien utilisées, mais le financement de l’entretien et de l’exploitation des tronçons dans les pays voisins constitue un défi. Le plus grand défi actuel n’est cependant pas tant la coordination au sein de la région que le fait que nous ne soyons pas suffisamment perçus en tant que région par la Confédération. Les discussions actuelles autour de l’extension urgente du réseau ferroviaire à Bâle en sont la preuve. Je suis reconnaissant que nous tirions tous à la même corde dans la région et que nous luttions ensemble pour un RER trinational digne de ce nom. Un système de RER continu a un grand potentiel de transfert des trajets de la route vers le rail.

    Quel est votre calendrier concret pour la conversion de l’ensemble de la flotte de bus à la propulsion électrique d’ici 2027 et quels sont les défis qui restent à relever ?
    Cette conversion est en cours et sur la bonne voie. Près de la moitié des bus BVB roulent déjà à l’électricité. Les Transports publics bâlois vont convertir l’ensemble de leur flotte de bus en bus électriques d’ici 2027. Les BVB apportent ainsi une contribution essentielle pour permettre à Bâle d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

    Vous êtes très impliqué dans les instances nationales. Quelles sont les tendances ou les meilleures pratiques des autres villes et régions qui vous inspirent particulièrement pour Bâle ?
    L’échange avec d’autres villes est toujours enrichissant. Toutes sont confrontées aux mêmes défis, par exemple les conflits d’objectifs liés au manque d’espace. J’observe avec intérêt les essais pilotes de transports publics autonomes menés dans d’autres villes. En tant que présidente de la Conférence des villes pour la mobilité, il est important pour moi que nous prenions rapidement les bonnes décisions dans ce domaine et que nous soyons prêts à relever de nouveaux défis tels que les véhicules autonomes. Ces nouveaux développements doivent être bénéfiques pour toutes les parties. Pour cela, il faut toutefois certaines conditions-cadres.

    Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez voir à Bâle ? Quelque chose qui vous a impressionné ou inspiré dans d’autres villes du monde ?
    Lorsque l’on regarde les villes asiatiques, on est parfois impressionné par la vitesse de réalisation des projets, notamment dans le secteur du bâtiment et du génie civil. D’un autre côté, je suis très reconnaissant que nous ayons en Suisse des processus démocratiques, certes longs, mais qui permettent aux gens de s’impliquer et d’avoir une influence. Je suis convaincu que cette participation – que ce soit par le biais du Parlement ou directement par la population – est une clé pour une meilleure acceptation et donc pour la cohésion sociale.

  • La Rasude Lausanne

    La Rasude Lausanne

    La Rasude fait partie des six pôles de transformation urbaine de Lausanne et se situe directement à la gare ainsi qu’à l’un des principaux nœuds de transports publics de Suisse romande. Du point de vue de la ville, c’est l’endroit idéal pour une densification qui combine des trajets courts, une forte densité d’utilisation et une meilleure qualité de vie. Le plan d’affectation définit à cet effet les utilisations autorisées, les volumes des bâtiments et les exigences en matière d’environnement, de mobilité et de protection du patrimoine

    Poursuivre la construction dans l’existant au lieu de la tabula rasa
    Environ 70% des bâtiments existants seront conservés, dont le bâtiment marquant de l’avenue de la Gare conçu par Alphonse Laverrière, dont la protection a été expressément assurée dans un projet révisé suite aux critiques de la Confédération et des experts. Certains bâtiments comme « Gare 45 » et « Horizon » peuvent être surélevés de deux étages, auxquels s’ajoutent deux nouveaux corps de bâtiment. L’un le long des voies, l’autre au centre du quartier, dont les hauteurs sont définies de manière à respecter la ligne d’horizon et les références visuelles existantes et à ne pas dépasser la tour Edipresse

    Habitat, travail et mixité sociale
    Environ 30 % des surfaces de plancher sont prévues pour l’habitat, dont au moins 20 % de logements d’utilité publique. Au total, près de 500 personnes devraient ainsi pouvoir vivre dans un quartier aujourd’hui inoccupé. Parallèlement, une mixité d’usages sera créée avec des bureaux, un hôtel, des commerces, des structures d’accueil pour la petite enfance, des espaces culturels et de loisirs ainsi que des services de proximité. Environ 500 mètres carrés seront réservés à des acteurs culturels et à des usages publics, à des loyers contrôlés et modérés

    Espace public, végétalisation et mobilité
    Le complexe aujourd’hui fermé et fortement imperméabilisé sera transformé en un quartier ouvert, orienté vers les piétons. Environ la moitié du site sera à l’avenir disponible en tant qu’espace public, dont une grande partie avec des arbres et des espaces verts, complétée par des toitures végétalisées, des installations photovoltaïques et le raccordement à des sources de chaleur renouvelables, afin d’améliorer sensiblement le bilan CO₂. L’accès en surface se fera principalement à pied et à vélo, tandis qu’un parking souterrain d’environ 275 places de stationnement pour voitures et environ 1200 places pour vélos regroupera les offres de mobilité nécessaires en sous-sol

    Processus politique et perspectives
    Le plan est ouvert à la consultation publique jusqu’au 18 décembre. Les objections et les recours seront pris en compte dans la suite de la révision, avant que la voie décisionnelle ne passe par le conseil municipal et le canton. Des concours d’architecture et d’espaces publics sont prévus en parallèle, avec des formats participatifs, afin d’assurer la qualité de la réalisation. Le début des travaux est actuellement envisagé à partir de 2029 environ, avec une mise en service échelonnée du nouveau quartier entre 2031 et 2033. A condition que d’éventuels référendums politiques ne modifient pas le calendrier.

  • Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Le point de départ du développement est le retrait du dépôt de CKW dans le contexte de la transformation à grande échelle autour de la Seetalplatz. En 2022, le projet « Habitat – Quartier im Hain » s’est imposé sur la base d’un mandat d’étude en deux étapes de CKW et de la ville de Lucerne. Le traitement soigneux des bâtiments existants a été déterminant. En particulier le Shedhalle, ainsi que l’intégration cohérente des espaces libres et de la gestion des eaux de pluie.

    Les idées du projet gagnant ont ensuite été appliquées à l’ensemble du périmètre du plan d’aménagement et ancrées dans le droit de l’urbanisme. Il en résulte une figure d’ensemble coordonnée qui relie les terrains privés et l’ancien site du Werkhof en un tout urbanistique.

    Urbanisme, mixité des usages et ville-éponge
    Pour des raisons de bruit et d’espace urbain, la partie nord-est de la zone est caractérisée par de grands corps de bâtiments à usage mixte et de type fermé. C’est là que se concentrent l’habitat, le travail, les services et les utilisations du rez-de-chaussée le long des rues et des places. La partie ouest mise sur des immeubles d’habitation ouverts, des espaces verts continus et des chemins qui relient les quartiers voisins.

    L’élément central est une cuvette topographique à l’ouest, une ancienne plaine alluviale. Elle sert d’espace de rétention pour l’eau de pluie et constitue la base du « bosquet urbain » qui caractérise le quartier avec ses arbres, ses surfaces d’infiltration et son microclimat rafraîchissant. La gestion des eaux de pluie, l’aménagement d’espaces libres adaptés au climat et le principe de la ville-éponge deviennent ainsi des éléments porteurs de l’identité du quartier.

    Mixité sociale et diversité
    Au terme des travaux, Reussbühl West comptera environ 700 à 800 logements supplémentaires, dont au moins 20 % d’utilité publique. Ils seront complétés par des locaux polyvalents et environ 15 000 à 18 000 mètres carrés d’espaces de travail pour les commerces et les services. Les locations de courte durée resteront limitées aux surfaces déjà disponibles aujourd’hui et ne seront autorisées que dans l’îlot C9. Un signal délibéré en faveur des structures résidentielles et de quartier à long terme.

    La Shedhalle existante sera ouverte à des utilisations orientées vers le public et fera office d’adresse pour la culture, les loisirs ou les petits commerces. Avec les utilisations du rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments, il en résulte un environnement mixte, animé toute la journée, qui associe étroitement l’habitat, le travail et les offres publiques.

    Base juridique de planification et perspective temporelle
    Le plan d’aménagement « Reussbühl West » définit les principaux éléments de la figure urbaine et de la répartition des usages de manière contraignante pour les propriétaires fonciers et permet une mise en œuvre par étapes. Il est mis à la disposition du public du 24 novembre au 23 décembre 2025. Les oppositions et les négociations seront prises en compte dans la suite du processus, avant que le plan ne soit soumis au Grand Conseil de la ville.

    Avec le plan d’aménagement « Reussbühl Ost » déjà en vigueur, il crée un cadre juridique de planification pour un quartier revalorisé à usage mixte, avec un total d’environ 1000 logements supplémentaires et 15 à 20% de surfaces commerciales. La densification se fera par étapes. Aujourd’hui déjà, les premiers logements d’utilité publique et les nouvelles surfaces commerciales sont en cours de construction à Reussbühl Ost, marquant ainsi la transition entre le site à caractère industriel et l’élément urbain de la prochaine génération.

  • Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Au cœur du projet se trouve un copilote numérique qui agit comme un assistant intelligent et aide à la prise de décision en matière de restauration. Grâce à des scans laser et des relevés photogrammétriques, un jumeau 3D précis de la cathédrale est créé, complété par des données détaillées sur chaque pierre. L’âge, la composition des matériaux et l’état sont documentés de manière scientifique

    Parallèlement, les charges mécaniques dans la structure sont simulées à l’aide de méthodes telles que Thrust Network Analysis. Les dommages ne sont pas seulement visibles, ils sont également localisés dans l’espace et leur évolution est compréhensible. Les technologies XR présentent aux restaurateurs, aux ingénieurs et aux architectes des hologrammes interactifs directement sur l’ouvrage original

    Le climat comme défi
    L’équipe de l’ETH Zurich met en corrélation les extrêmes météorologiques locaux, comme la pluie provoquée par le vent, avec les images réelles des dégâts sur les grès. Des capteurs mesurent l’humidité et le microclimat ; les données ainsi obtenues sont intégrées dans des modèles qui prévoient les évolutions futures en cas de changement climatique croissant. Il en résulte des stratégies pour la conservation à long terme de la structure des bâtiments, adaptées aux contraintes climatiques individuelles du site

    Nouvelles normes pour les bâtiments dans le monde entier
    Le projet « Heritage  » est un modèle de numérisation pour la protection du patrimoine. La combinaison du jumeau numérique, de la XR et de l’IA est transposable aux ponts, châteaux et autres monuments historiques. L’application publique pour l’anniversaire de la cathédrale communique la restauration de manière transparente et participative aux visiteurs. La protection du patrimoine n’est pas seulement plus efficace, elle devient accessible à tous.

  • Nouveau quartier de la gare de Winterthur

    Nouveau quartier de la gare de Winterthur

    Le projet Stellwerk 2, qui combine habitat, travail et mobilité dans un espace restreint, est en cours de construction sur un terrain de 2 000 mètres carrés seulement, à proximité de la gare. Le nouveau bâtiment comprend 66 appartements urbains et environ 2’000 mètres carrés d’espace pour les bureaux, l’éducation et la santé. Au rez-de-chaussée, une vaste zone de vente de 700 mètres carrés accueillera des usages orientés vers le public. L’objectif est d’utiliser au mieux les terrains ferroviaires existants, sans imperméabilisation supplémentaire.

    Les étages supérieurs seront occupés par des unités compactes d’une à trois pièces et demie. Les chambres d’amis et les espaces communs favorisent les formes d’habitat flexibles et l’interaction sociale. Une approche qui répond à l’évolution des styles de vie urbains. Le projet a été développé par le bureau zurichois Esch Sintzel Architekten, qui a remporté en 2021 le concours organisé par les CFF en étroite coopération avec la ville.

    Plaque tournante pour les deux-roues et la vie quotidienne
    Le poste d’aiguillage 2 n’est pas seulement construit pour y vivre et y travailler, mais aussi pour permettre le mouvement. Au sous-sol, 360 nouvelles places de stationnement pour vélos seront créées, avec des possibilités de chargement pour les vélos électriques, des zones pour les vélos-cargos et des casiers. Avec les 150 places récemment créées dans le bâtiment existant, la capacité de la station de vélos voisine passe à environ 510 unités. Un nouveau passage relie le nouveau bâtiment à l’installation existante sous le poste d’aiguillage 1.

    Pour Christa Meier, conseillère municipale, ce projet est emblématique de la transformation de la ville en une ville de la mobilité : le poste d’aiguillage deviendra le véritable hub de vélos de Winterthur et renforcera le rôle de la gare en tant que centre multimodal.

    Réalisation par étapes
    Avec Stellwerk 2, CFF Immobilier et la ville de Winterthur montrent comment la densification urbaine et le changement de mode de transport peuvent s’imbriquer. Un lieu où l’habitat, le travail et la mobilité durable se fondent en une nouvelle unité urbaine.

  • Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    La Suisse est en train de se transformer pour atteindre ses objectifs en matière d’énergie, de climat, d’économie circulaire et de densification. Le secteur du second œuvre et de l’enveloppe du bâtiment ainsi que ses métiers jouent un rôle décisif dans ce processus et permettent au parc immobilier de se développer. Avec 36 milliards de chiffre d’affaires, c’est le secteur le plus puissant de l’industrie de la construction. C’est ce que le groupe de base Second œuvre et Enveloppe des édifices de Construction Suisse souhaite mettre en avant lors de l’ouverture. L’objet totalement rénové Globus Bâle, qui ouvrira ses portes fin 2025, en est un exemple. Outre un aperçu du projet, les invités discuteront de l’importance du second œuvre, du développement des professionnels et des besoins des femmes entrepreneurs et des jeunes professionnels sur le marché.

    Programme (état au 23.10.2025)

    10.15 hMise en bouche avec un petit clip sur GAG au Globus Basel
    10.17 hAccueil par l’animatrice Sonja Hasler
    10.20 hEntretien avec le président de Construction Suisse, le conseiller aux États Hans Wicki, et le président des groupes de base , Peter Meier
    10.30 hMessage de bienvenue de la conseillère d’État Esther Keller, cheffe du Département des travaux publics et des transports du canton de Bâle-Ville
    10.40 hDiscussion animée avec les responsables du projet « Globus Basel – des défis urbanistiques au projet phare »
    Andrin Sennhauser, Confirm
    Jean-Luc von Aarburg, Miller & Maranta
    10.55 hTable ronde avec Beat Hanselmann, président de Gebäudehüllenplaner, Sandra Sollberger, conseillère nationale, entrepreneuse et membre du comité de l’ASCM et le duo de sœurs Ladina et Alisa Oppliger, Gold et Silver Swisskills 2025 en construction de façades
    11.30 hApéro riche

    Pour plus d’informations, cliquez ici :
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  • La politique du logement à Genève sous pression

    La politique du logement à Genève sous pression

    Depuis 1983, la loi sur la démolition, la transformation et la rénovation des immeubles d’habitation à Genève contrôle rigoureusement le marché du logement. Avec pour objectif de protéger les locataires, de garantir la qualité de vie et d’endiguer la spéculation. Les loyers après transformation et rénovation sont plafonnés par décret et les projets soumis à autorisation sont étroitement réglementés

    L’étude de Ters (FHNW) et Kholodilin (DIW Berlin) analyse pour la première fois de manière dynamique l’impact de ces interventions. Le résultat montre que le rationnement des logements et le contrôle des loyers freinent significativement la construction de nouveaux logements. Les investisseurs privés et institutionnels déplacent davantage de capitaux vers la rénovation. À court terme, les dépenses de modernisation augmentent, alors que les véritables augmentations de la surface habitable ne se produisent pas. Parallèlement, les logements vacants continuent de diminuer, le taux d’occupation augmente et le marché devient encore plus étroit. Les coûts d’entrée augmentent, en particulier pour les nouveaux locataires, tandis que les locataires existants bénéficient de loyers stables, souvent bon marché, et d’une longue durée de location

    Une nouvelle dynamique dans le parc existant
    Les investisseurs institutionnels sont particulièrement touchés. Les retards dans les projets, la baisse des valeurs résiduelles et la complexité des procédures d’autorisation rendent la construction de nouveaux bâtiments peu attrayante. L’étude montre qu’un choc réglementaire réduit le volume des nouveaux investissements jusqu’à 600 millions de CHF. Cela représente environ 1% du PIB total de Genève. Pour le parc immobilier urbain, cela signifie en premier lieu que les investissements vont principalement dans des mises à niveau à court terme, dictées par la conformité, plutôt que dans des rénovations en profondeur ou de nouvelles unités

    Le contrôle des loyers agit en premier lieu par le biais du canal des prix. Il protège les locataires existants contre les augmentations, mais fait baisser le rendement pour les propriétaires et freine les nouveaux projets. Les rénovations deviennent plus attractives que les nouvelles constructions, ce qui encourage la modernisation mais ne crée guère de nouveaux logements

    Effet de verrouillage et inégalité des chances
    Un effet secondaire inattendu de la réglementation est ce que l’on appelle l’effet de verrouillage. Les locataires restent beaucoup plus longtemps dans leur logement pour des raisons de coût, ce qui limite la mobilité et renforce la mauvaise répartition des logements. Parallèlement, les différences de loyers sur le marché s’accentuent. Les nouveaux arrivants paient des loyers élevés sur le marché, tandis que les locataires de longue durée en profitent. La qualité et l’état des logements restent souvent à un niveau bas, car les rénovations en profondeur sont difficiles à envisager d’un point de vue économique

    Recherche d’un équilibre entre protection et offre
    L’étude montre que les réglementations genevoises protègent les locataires contre les flambées de prix, mais qu’elles pèsent sur les nouvelles constructions, aggravant ainsi la pénurie de logements à moyen terme. Les investisseurs se tournent vers le maintien du parc immobilier et les modernisations ponctuelles, tandis que les impulsions de croissance par de nouvelles constructions font défaut. Pour la politique, cela signifie qu’il est indispensable de trouver un équilibre durable entre protection et renouvellement du marché. De nouveaux permis de densification et une réglementation différenciée des loyers pourraient y remédier.

  • Construire plus facilement ?

    Construire plus facilement ?

    La motion du conseiller aux Etats Benedikt Würth (centre/SG) demande qu’à l’avenir, la Confédération ne soit plus compétente que pour les objets d’importance nationale. Tandis que la protection des sites construits serait entièrement transférée aux cantons. L’inventaire national des sites construits à protéger, base commune d’évaluation, serait ainsi supprimé. Il en résulterait des réglementations cantonales différentes, de longues conversions et davantage de litiges.

    La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national estime que la voie choisie par le Conseil fédéral est plus conforme au but recherché. Les mesures convenues lors de la table ronde ISOS renforcent l’efficacité et la clarté sans pour autant abandonner les normes qui ont fait leurs preuves.

    Réforme plutôt que rupture
    Des simplifications concrètes ont déjà été décidées. Comme une application plus précise de l’ISOS aux tâches fédérales, des marges d’appréciation plus claires pour les cantons et les communes, ainsi que des allègements pour les projets avec photovoltaïque. Ces mesures raccourcissent les procédures sans perdre en qualité et sont soutenues par les cantons, les villes et les communes.

    Le problème principal ne réside pas dans l’ISOS lui-même, mais dans un manque de coordination et une pesée des intérêts trop tardive. Lorsque celle-ci a lieu suffisamment tôt, il est possible d’éviter les conflits et d’accélérer les projets.

    Des exemples pratiques qui ont fait leurs preuves
    Des modèles réussis existent déjà. A Genève, la plateforme « Patrimoine-Paysage-Territoire » réduit considérablement le nombre d’oppositions grâce au développement commun de projets. Neuchâtel montre comment la densification peut être conciliée avec l’ISOS, grâce à un zonage clair et une planification de qualité. Ces approches renforcent la transparence, l’acceptation et la culture architecturale.

    Accélérer avec de la substance
    Au lieu de créer une insécurité juridique, le développement continu de l’ISOS devrait être mis en œuvre de manière cohérente. La qualité et la sécurité de la planification sont les clés d’une construction plus rapide et durable, et non des patchworks fédéraux. Ce n’est qu’en combinant les deux que l’on peut atteindre l’objectif de construire simplement, sans mettre en péril notre culture architecturale établie.

  • Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Avec le nouveau Power-to-X-Tracker, le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network (SPIN) et la Coalition for Green Energy & Storage (CGES) présentent une vue d’ensemble des activités Power-to-X à l’échelle nationale. La plateforme interactive cartographie tous les projets connus, des installations pilotes aux applications commerciales. Elle montre ainsi la croissance rapide d’une technologie qui pourrait devenir la pièce maîtresse de la transition énergétique.

    L’objectif est clair : mettre en commun les connaissances, favoriser les synergies et faciliter les investissements. « Le tracker crée une base de données commune qui accélère la collaboration et les processus de décision », soulignent les codirecteurs du CGES Christoph Sutter et Antonello Nesci.

    La clé de la défossilisation
    Les procédés Power-to-X permettent de convertir l’électricité renouvelable en vecteurs énergétiques chimiques. L’énergie renouvelable devient ainsi stockable et utilisable de manière polyvalente, notamment dans l’industrie, la mobilité ou le chauffage. Pour le coprésident du SPIN, Martin Bäumle, ces technologies sont essentielles à la transition vers une économie respectueuse du climat. « Des données transparentes et des acteurs en réseau sont la base pour transformer des idées en solutions évolutives », explique Bäumle.

    Mise en réseau de la recherche, de l’économie et de la politique
    Le tracker sera présenté lors de la manifestation annuelle du CGES chez Swissgrid à Aarau. Derrière cette initiative se trouve une large alliance de l’économie, de la science et du secteur public – soutenue par le domaine des EPF. Grâce au recensement et à la visualisation systématiques des projets, on obtient pour la première fois une vue d’ensemble du paysage Power-to-X suisse, qui permet d’orienter à la fois la recherche, la politique et les investisseurs.

  • Zurich réintroduit la clause des cas de rigueur pour la valeur locative

    Zurich réintroduit la clause des cas de rigueur pour la valeur locative

    Par 136 voix contre 29, le Grand Conseil a adopté en deuxième lecture la réintroduction de la réglementation des cas de rigueur. L’objectif est d’éviter les situations dans lesquelles les propriétaires devraient vendre leur logement en raison de l’augmentation des valeurs locatives et de la charge fiscale. L’élément déclencheur a été un arrêt du Tribunal fédéral qui a annulé la base juridique précédente.

    Le directeur financier Ernst Stocker avait alors supprimé l’ancienne clause, mais avait demandé un nouveau régime transitoire jusqu’à la suppression totale de la valeur locative. Après le référendum de septembre sur l’abolition de la valeur locative, cette réglementation ne durera plus que quelques années.

    Controverse politique
    Alors qu’il y avait un large consensus, les Verts, l’AL et le PEV ont rejeté le modèle. Ils ont critiqué le fait que les allégements fiscaux ne doivent pas être remboursés en cas de succession et y ont vu une inégalité de traitement par rapport aux locataires. La proposition de remboursement correspondante a cependant nettement échoué.

    Le Conseil d’État doit encore se prononcer sur la disposition transitoire de Stocker. Les deux mesures, la clause de rigueur et le régime transitoire, ne sont valables que jusqu’à l’abolition probable de la valeur locative en 2027 ou 2028. Zurich donne ainsi un signal clair en faveur d’une politique de la propriété socialement acceptable pendant la phase de transition vers la réforme fiscale.

  • Forte présence du bois au ‘Swiss Arc Award’ 2025

    Forte présence du bois au ‘Swiss Arc Award’ 2025

    Le 30 octobre, le jury a récompensé les meilleures constructions de l’année parmi plus de 400 candidatures. Le prix, décerné au Trafo de Baden devant plus de 500 invités issus du monde de l’architecture et de la construction, souligne la diversité créative et la maturité technique de la culture de la planification en Suisse. Le Lifetime Achievement Award a été décerné à Kaschka Knapkiewicz et Axel Fickert, dont l’œuvre a marqué l’architecture locale de manière décisive pendant des décennies.

    Durabilité et fonctionnalité
    L’immeuble de bureaux Hortus à Allschwil, conçu par Herzog & de Meuron, a convaincu dans la catégorie « Travail, production et infrastructure » grâce à sa protection climatique conséquente et à l’intelligence de ses matériaux. Le nouvel hôpital universitaire pour enfants de Zurich, vainqueur dans la catégorie « Éducation et santé », a également été conçu par Herzog & de Meuron. Sa structure horizontale crée des voies ouvertes et lumineuses et une nouvelle typologie de construction hospitalière qui allie fonctionnalité et humanité.

    Le bois comme leitmotiv de la conception
    Dans le domaine de l’ »habitat », c’est l’ensemble résidentiel et commercial Guggach à Zurich, conçu par Donet Schäfer Reimer Architekten, qui a remporté le prix. Le béton optimisé pour le climat et les éléments de construction en bois montrent comment les matériaux de construction durables peuvent se combiner sur le plan constructif et esthétique. Le prix de l’architecture intérieure, décerné pour la première fois, a été attribué à Andreas Fuhrimann et Gabrielle Hächler pour la transformation sensible d’une maison mitoyenne à Gockhausen. Le bois y imprègne les surfaces, les meubles et la construction, comme élément de liaison et vecteur émotionnel de la qualité de l’espace.

    Prix du public pour un bâtiment polyvalent dans le Lavaux
    Le bâtiment polyvalent à Forel de Samir Alaoui Architectes a remporté le prix du public. L’empilement des usages industriels et résidentiels crée une unité architecturale d’une grande intelligence spatiale. La construction en bois souligne ici aussi que la construction durable et l’expressivité architecturale ne sont pas antinomiques.

    Le Swiss Arc Award 2025 confirme que le bois n’est pas seulement un matériau de construction, mais l’expression d’une nouvelle culture de la responsabilité dans la construction suisse.

  • La gestion immobilière en mutation

    La gestion immobilière en mutation

    Nous le constatons tous les jours, la gestion immobilière évolue, de manière rapide, perceptible et parfois même surprenante. Ce qui était autrefois essentiellement de l’administration est aujourd’hui une interaction complexe entre stratégie, technologie et gestion des relations.

    Les exigences de toutes les parties concernées ont énormément augmenté ces dernières années. Les propriétaires attendent des rapports transparents, des reportings complets et un soutien sur les questions de durabilité. Les locataires veulent des services numériques qui fonctionnent à tout moment, des réactions rapides et un haut degré de flexibilité.

    Parallèlement, tout doit devenir plus efficace, durable et basé sur les données. Les outils modernes facilitent beaucoup de choses. Ils permettent d’optimiser les processus et de prendre de meilleures décisions. Mais ils ne remplacent pas ce qui constitue l’essence même de notre travail, le contact humain. L’expérience, l’empathie et le tact ne peuvent pas être facilement remplacés par l’IA, en particulier dans le domaine de la communication, des conflits ou des demandes complexes.

    Ce qui est également frappant, c’est que la pénurie de personnel qualifié touche notre secteur plus durement qu’on ne veut souvent l’admettre. Les personnes disposant d’un savoir-faire en matière de transformation numérique ou de durabilité sont rares. Et ceux qui les trouvent ont du mal à les garder. Trop souvent, les possibilités d’évolution ou les véritables incitations font défaut. Pourtant, des collaborateurs motivés et bien formés seraient la clé pour véritablement façonner le changement au lieu de simplement le suivre.

    Certes, beaucoup parlent de numérisation, mais dans la pratique, il existe encore trop souvent des processus manuels, des tableaux Excel et des interfaces qui ne communiquent pas entre eux. La volonté est là, mais la mise en œuvre demande du temps, de l’argent et parfois du courage. En effet, toutes les solutions numériques n’apportent pas immédiatement les avantages escomptés et tous les processus ne peuvent pas être facilement automatisés.

    Malgré tout, le changement recèle de grandes opportunités. Si nous parvenons à utiliser la technologie de manière ciblée, à promouvoir les talents et à considérer le facteur humain comme un atout, la gestion immobilière peut encore gagner en efficacité, en qualité et en attractivité en tant que domaine professionnel.

    Une chose est sûre : celui qui allie innovation et empathie est prêt à affronter l’avenir. Car au final, ce ne sont pas les systèmes ou les outils qui créent de la valeur, ce sont les personnes qui leur donnent vie.

  • immoMedia atteint de nouveaux records

    immoMedia atteint de nouveaux records

    La lettre d’information immoNewsletter paraît tous les mardis depuis plusieurs années et s’est solidement établie. Pour sa 200e édition, elle compte plus de 49 000 abonnés avec un taux d’ouverture stable d’environ 30 % et reste une source d’information incontournable pour les professionnels et les cadres de l’immobilier et de la promotion économique.

    La plateforme immo!nvest.ch a elle aussi enregistré une nette progression. Plus de 65 000 pages vues, plus de 56 000 sessions et plus de 283 000 événements au cours des 30 derniers jours témoignent d’une utilisation et d’un positionnement en forte hausse en tant que plateforme centrale du secteur.

    Dynamisme dans les nouveaux formats
    Avec le nouveau programme immoMember, les entreprises, les startups, les institutions et les promotions de sites utilisent de plus en plus l’adhésion comme outil stratégique de visibilité et de mise en réseau. immoMedia tente ainsi de s’établir comme plaque tournante d’une communauté sectorielle en pleine expansion.

    Le portail d’emploi immobilienJobs.ch étend continuellement sa portée. A l’avenir, il sera également disponible en français et en anglais. Un pas vers plus de diversité et une plus grande présence nationale. Les annonces publiées bénéficient d’une large diffusion multiple sur tous les canaux du réseau.

    Extension continue de l’écosystème
    La famille de médias d’immoMedia comprend aujourd’hui :

    • Le magazine immo!nvest avec cinq numéros par an, en trois langues, plus de 6’000 abonnés
    • Immo!nvest.ch avec jusqu’à 20 news par semaine
    • Événements professionnels immoTable avec 100-150 participants
    • Plateforme d’événements immoTermine avec jusqu’à 200 événements d’actualité

    Les 200 immoNewsletters sont synonymes de constance, de confiance et de croissance. Le développement de toutes les plateformes montre qu’immoMedia fait partie des nœuds d’information influents du réseau suisse de l’immobilier et de la promotion économique et mise sur une croissance continue en termes de portée, de réseau et de multilinguisme.

    Un grand merci à tous les lecteurs qui nous lisent depuis des années et qui rendent cela possible.

  • Les villes mettent en garde contre une politique des transports technocratique

    Les villes mettent en garde contre une politique des transports technocratique

    L’Union des villes suisses reconnaît la tentative de présenter une planification coordonnée après les turbulences politiques autour de l’extension des autoroutes et les difficultés financières du rail. En même temps, elle critique le cercle restreint des participants. Les villes et les communes ont certes été représentées dans le groupe d’accompagnement, mais elles n’ont pas été suffisamment impliquées dans la définition du contenu, bien qu’elles supportent directement les conséquences des décisions en matière d’infrastructure.

    Les résultats sont surprenants. De nombreuses villes estiment que les reports d’importants projets de transports publics à Bâle et la dépriorisation du bypass de Berne Est sont en contradiction avec les priorités de l’aménagement du territoire. Ainsi, la logique d’augmentation des capacités à court terme prend parfois le pas sur les principes de développement durable à long terme.

    Changement de paradigme exigé
    Un point essentiel de l’analyse de l’EPFZ, à savoir que les nouvelles infrastructures à elles seules n’apportent guère d’avantages supplémentaires, est resté jusqu’à présent largement ignoré dans le discours public. L’utilisation intelligente des systèmes existants par le biais de la numérisation, de l’optimisation opérationnelle et de l’interconnexion multimodale est décisive.

    Pour l’Union des villes suisses, il en résulte un mandat d’action clair. La politique des transports de demain doit mettre davantage l’accent sur les instruments de pilotage et de tarification tels que la tarification de la mobilité, les systèmes d’incitation à une utilisation efficace et une vérité des coûts cohérente. « Transports 45 ne fournit guère de bases pour cela.

    Une image d’objectif plutôt qu’une pensée par étapes
    L’association met en garde contre le fait que les décisions politiques se basent uniquement sur l’expertise de l’EPF. Le débat sur la mobilité et le territoire en 2050 devrait plutôt être mené sur une base large et interdisciplinaire. Cela implique les cantons, les villes, les communes et la science. C’est la seule façon d’éviter que les hiérarchies existantes entre les projets routiers et ferroviaires ne se renforcent.

    Financement avec des flancs ouverts
    Sur le plan financier également, le rapport dessine un champ de tensions. Le fonds d’infrastructure ferroviaire ne suffit pas à financer les aménagements prévus. L’Union des villes suisses salue la variante prévoyant 24 milliards de francs supplémentaires, mais met en garde contre des mesures d’économie dans le cadre du FIF et du NAF. Sans financement fiable, le développement du rail risque d’être stratégiquement bloqué.

    Un large débat plutôt qu’une procédure rapide
    Le projet de consultation visé par le conseiller fédéral Rösti pour janvier 2026 est jugé trop ambitieux par les villes. Une implication sérieuse des agglomérations concernées en l’espace de quelques semaines ne serait guère réaliste.

    Le rapport « Trafic 45 » peut certes être considéré comme un pas en avant pour la planification nationale des infrastructures, mais seulement s’il est suivi d’un débat ouvert, scientifiquement fondé et ancré dans les communes sur la mobilité, le territoire et les objectifs climatiques.

  • La durabilité bien ancrée, le dialogue stagne

    La durabilité bien ancrée, le dialogue stagne

    En 2025, la part des critères de durabilité dans les marchés publics est passée à 47,6%. Une augmentation de 136 pour cent par rapport à l’année précédente. Cela signifie que l’accent n’est plus mis sur les prix, mais sur la qualité et le cycle de vie.

    Parallèlement, les autres critères qualitatifs stagnent à 53,1 %. La part des procédures de dialogue (1,1 %) et des variantes autorisées (12,2 %) a presque diminué de moitié par rapport à 2024. Cette évolution indique une tendance à la simplification de la procédure, mais aussi une incertitude croissante de nombreux acheteurs quant à l’utilisation de formats ouverts et créatifs.

    Nouvelle perspective sur le changement culturel
    Pour la première fois, le rapport met en lumière les « moteurs du changement culturel ». La nouvelle évaluation mesure quels indicateurs ont le plus augmenté depuis la révision du droit des marchés publics au niveau fédéral et cantonal, pondérés par la qualité du modèle et le nombre d’observations. L’accent mis sur des données fiables vise à montrer où un changement durable est réellement mesurable.

    La Confédération et Bâle-Ville en tête
    La Confédération se montre particulièrement dynamique. A la fin du deuxième trimestre 2025, elle atteignait 46 points de qualité de modèle, avec des valeurs maximales pour la qualité, la durabilité et la plausibilité de l’offre. Derrière la Confédération, on trouve Bâle-Ville (34 points) qui, malgré une mise en œuvre plus tardive de la réforme, enregistre des progrès supérieurs à la moyenne. L’augmentation des variantes, contrairement à la tendance nationale à la baisse, y est remarquable.

    Moins d’indicateurs, plus de focalisation
    Le rapport actuel a également été allégé sur le plan méthodologique. Il comprend désormais sept indicateurs au lieu de dix. L’innovation et la fiabilité des prix sont supprimées, faute de données fiables, et les concours de projets et d’idées sont évalués ensemble. L’accent est ainsi clairement mis sur les facteurs qui soutiennent réellement le changement culturel. Durabilité, qualité et transparence.

    Tendance à la consolidation plutôt qu’à l’ouverture
    Les résultats les plus récents indiquent une phase de consolidation. La durabilité s’est établie, mais l’aspect dialogique du nouveau droit des marchés publics n’est utilisé qu’avec réticence. Alors que certaines collectivités territoriales comme Bâle-Ville expérimentent de manière ciblée, on constate au niveau national un retour aux schémas traditionnels.

    Le secteur se trouve donc à un moment où la réforme est désormais vécue de manière approfondie. Un véritable changement de culture ne se déploiera pleinement que lorsque le dialogue, la diversité des variantes et l’évaluation qualitative seront considérés comme des parties intégrantes de l’achat stratégique.

  • Enquête immobilière HEV 2025

    Enquête immobilière HEV 2025

    Selon l’enquête menée auprès de 432 professionnels de l’immobilier, l’intérêt pour la propriété augmente dans presque tous les segments de marché. Les maisons individuelles, en particulier, enregistrent une augmentation de la demande, qui dépasse déjà le niveau de 2024. Les appartements en copropriété et les immeubles collectifs restent également demandés, alors que le nombre de biens disponibles diminue.

    Le déséquilibre entre l’offre et la demande entraîne une pénurie relative, dont l’impact varie selon les régions. Elle est la plus marquée dans les cantons du Plateau à forte population et dans les régions en croissance.

    Terrains à bâtir et nouvelles constructions comme goulots d’étranglement
    La forte demande de terrains à bâtir met en évidence la pression croissante sur la construction future. Plus de la moitié des personnes interrogées font état d’un intérêt croissant pour les terrains, mais la plupart des régions ne disposent pas de suffisamment de terrains à bâtir prêts à être planifiés.

    Parallèlement, l’activité de construction reste trop faible pour répondre à la demande. Les coûts de construction élevés, la lenteur des procédures d’autorisation et le manque d’espace freinent la dynamique. La pénurie d’offre s’aggrave donc structurellement. Un phénomène qui se dessine déjà depuis plusieurs années.

    La pression sur les prix se poursuit
    Trois quarts des personnes interrogées s’attendent à ce que les prix des logements en propriété continuent d’augmenter l’année prochaine. La combinaison d’une faible activité de construction, d’une demande toujours élevée et d’obstacles politico-réglementaires crée un environnement dans lequel les ajustements de prix deviennent la norme. Pour de nombreux ménages acquéreurs, devenir propriétaire devient de plus en plus un exercice de calcul, d’autant plus que l’évolution des taux d’intérêt pèse encore plus sur le financement.

    Une épreuve structurelle pour la classe moyenne
    L’accès limité à la propriété du logement a un impact à long terme sur la structure sociale. En Suisse, l’accès à la propriété a été pendant des décennies un pilier central de la constitution d’un patrimoine et de la prévoyance vieillesse. Si cet accès est systématiquement entravé, les perspectives financières de larges couches de la population se modifient, avec des conséquences potentielles sur le comportement de consommation, le choix du lieu d’implantation et la planification familiale.

    Leviers politiques et de planification
    La HEV Suisse demande donc des mesures politiques claires pour briser ce retard structurel. Des procédures d’autorisation plus simples, des délais de planification plus courts, moins de bureaucratie et des mesures efficaces contre les recours abusifs. Ce n’est que si le cadre réglementaire est fiable et propice à l’investissement que de nouvelles offres de logement pourront voir le jour.

    Un marché à un tournant
    L’enquête montre clairement que le marché immobilier se trouve à un tournant décisif en 2025. Alors que la demande reste robuste et que la confiance dans la propriété du logement est intacte, la pénurie structurelle menace l’équilibre du système. Sans correction, la spirale des prix risque de se renforcer, avec des conséquences pour des générations entières de candidats à l’achat.

    Les années à venir montreront si la politique, la planification et les acteurs du marché parviendront à inverser la tendance ou si la pénurie deviendra le nouvel état normal du marché immobilier suisse.

  • Roche continue d’investir dans l’avenir de la recherche à Bâle

    Roche continue d’investir dans l’avenir de la recherche à Bâle

    Le bâtiment 12 sera achevé d’ici 2029 et pourra accueillir environ 450 chercheurs. Il doit servir de lien entre la recherche précoce et le développement clinique, ce qui permettra d’introduire plus efficacement de nouvelles substances actives dans l’application. Le concept d’espace flexible et l’infrastructure de laboratoire ultramoderne favorisent la collaboration interdisciplinaire et l’innovation technologique.

    Un engagement en faveur de la Suisse
    Depuis 2015, Roche a déjà investi près de huit milliards de francs dans l’extension de ses sites suisses. Le bâtiment 12 permettra d’élargir l’axe d’innovation bâlois et de consolider la position de la Suisse en tant que site de recherche leader au sein du groupe. Selon le directeur du site, Jürg Erismann, le bâtiment est un « engagement clair en faveur de Bâle et de la compétence suisse en matière de recherche ».

    Architecture et dimensions
    Le bâtiment 12, haut de 72 mètres et conçu par Herzog & de Meuron, réunira à l’avenir sous un même toit des domaines de recherche jusqu’ici dispersés. Sur 32 200 mètres carrés, il abrite des laboratoires et des zones de travail ouvertes pour une nouvelle génération de développement de substances actives. L’achèvement est prévu pour fin 2029.

    Importance stratégique
    En combinant science, technologie et architecture, Roche mise sur l’accélération des processus de développement et le renforcement durable du site. Sur les plus de 40 milliards de francs suisses investis dans l’ensemble du groupe au cours des dix dernières années, environ un quart l’a été en Suisse. Un signal clair de la force d’innovation continue du campus bâlois.