Catégorie : Suisse

  • Recherche d’un site pour l’ETH Swiss GeoLab

    Recherche d’un site pour l’ETH Swiss GeoLab

    Au cours des dix prochaines années, l’ETH Swiss GeoLab deviendra un centre international d’observation de la Terre et d’analyse des données. Lucerne deviendra ainsi un lieu où convergeront les données provenant de l’espace, de l’air et du sol. A l’aide de l’intelligence artificielle et d’ordinateurs à haute performance, il sera possible de faire des prévisions et des analyses sur les dangers naturels, le climat ou les développements agricoles. Thomas Zurbuchen, professeur à l’ETH, et Verena Griess, professeur à l’ETH, dirigent le projet sur le plan stratégique, tandis que Felix Seidel Caprez assure la direction opérationnelle du centre.

    Choix du site avec des critères clairs
    Le profil d’exigences pour le site a été défini par l’ETH Zurich et rendu public. Il accorde une grande importance aux conditions optimales pour la recherche, la coopération et l’innovation. On recherche un lieu doté d’une infrastructure moderne, proche des universités, des entreprises et des autorités. Les propositions soumises seront évaluées au premier trimestre 2026.

    Mise en réseau et perspectives concrètes
    La mise en réseau avec le paysage de la formation et de la recherche de Lucerne est déjà en cours avant la décision sur le site. Des ateliers entre l’EPF, les entreprises régionales et les partenaires administratifs doivent mettre en évidence les synergies et initier des projets communs.
    « Cet investissement dans le savoir et la technologie est une grande chance pour le canton », déclare le conseiller d’État Fabian Peter, pour qui le projet est un jalon pour le site d’innovation de Lucerne.

    Une région de recherche qui donne le ton
    D’ici 2030, le Swiss GeoLab devrait employer une centaine de personnes et intégrer des start-ups et des partenaires industriels. Le centre ne redéfinira pas seulement l’observation de la Terre, mais renforcera également la position de Lucerne en tant que site de recherche de premier plan dans le réseau international de l’innovation.

  • Mobilisation de la génération Z aux urnes pour les votes liés à l’immobilier par SVIT Young Zürich

    Mobilisation de la génération Z aux urnes pour les votes liés à l’immobilier par SVIT Young Zürich

    L’évolution politique dans le domaine de l’immobilier prend des traits de plus en plus marqués – des initiatives telles que la protection du logement à Genève et à Bâle le montrent clairement. Une votation similaire est désormais prévue à Zurich en 2026. Le SVIT Young Zürich, sous la direction d’Alban Kaufmann, souhaite être actif dans ce domaine et apporter sa contribution au cours de la prochaine année électorale. L’objectif est de sensibiliser les jeunes à long terme aux questions de politique immobilière, de leur montrer les conséquences des décisions politiques – et de les motiver à se rendre aux urnes. Mais intéresser les jeunes à la politique n’est pas une tâche facile. Les monologues interminables et les constructions de phrases compliquées ont tendance à décourager. C’est pourquoi l’association a développé différents formats pour atteindre la génération Z de manière plus ciblée en 2026, année électorale importante :

    a) « Polit Battle  » – la politique en direct & en prise directe
    Lors des événements en direct « Polit Battle », de jeunes hommes et femmes politiques – partisans et opposants – s’affrontent directement. Les sujets les plus importants sont débattus dans des duels verbaux rapides et pointus à la « Arena », mais plus courts et plus interactifs. Lors de l’apéritif qui suit, les politiciens et les invités peuvent discuter personnellement et se forger leur propre opinion.

    b) Jeu politique « Built&Rent  » – vivre la politique de manière ludique
    A partir de 2026, le jeu « Built&Rent » permettra de découvrir la pression à laquelle sont soumis les professionnels de l’immobilier et la manière dont les décisions politiques influencent le secteur. Le jeu est activé un mois avant chaque vote et propose des classements avec les vainqueurs du jour et de la semaine. L’éducation politique devient ainsi une expérience interactive.

    c) Politcheck – Arguments électoraux en bref
    Avec le dépliant d’information « Politcheck » sous forme numérique et haptique, le SVIT Young Zürich souhaite fournir un bref aperçu des développements politiques pertinents et prendre position sur des thèmes politiques, des votations et des élections à venir. Tous les sujets présentés sont des affaires politiques qui ont une influence directe ou indirecte sur le secteur immobilier.

    Actuellement, nous fournissons des informations brèves et pointues sur l’objet de la votation cantonale « Le droit de préemption de l’État, garant de plus de logements abordables ? » avec le contre-projet du canton de Zurich pour le dimanche de la votation du 30 novembre 2025.

    Les communes doivent-elles intervenir encore plus dans le commerce immobilier qu’elles ne le font déjà ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette demande prometteuse, qui semble être faite pour apporter une solution à la pénurie actuelle de logements ? Une solution salvatrice pour les besoins urgents en matière de logement ? Ou plutôt un accélérateur supplémentaire d’un marché immobilier déjà en surchauffe et un destructeur de l’argent des contribuables ? Afin d’obtenir les réponses nécessaires à ces questions, nous poserons la question à la députée PRD Doris Meier et présenterons ensuite la position de SVIT Young Zurich et SVIT Zurich sur ce projet.

    Pour plus d’informations, de documents et de dates d’organisation, voir :
    https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/politik

  • Entre réglementation et innovation

    Entre réglementation et innovation

    Quel est le plus grand défi pour le secteur suisse de la construction ?
    Le secteur de la construction est confronté à de nombreux défis : Pénurie de main-d’œuvre qualifiée, réglementation croissante, neutralité climatique et transformation numérique. La SSE investit donc activement dans la relève, la numérisation et l’économie circulaire. Mais le plus grand défi, qui a des conséquences radicales pour la société, est la mise en œuvre de la loi sur l’aménagement du territoire, c’est-à-dire la densification des constructions. Il n’y a pas d’alternative si nous voulons protéger notre espace de vie tout en maîtrisant la croissance démographique. Les cantons et les communes ont largement échoué dans ce domaine. Nous progressons beaucoup trop lentement.

    Quelles sont, selon vous, les principales raisons de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de la construction et comment rendre ce secteur plus attractif pour les jeunes ?
    De nombreux professionnels expérimentés partent bientôt à la retraite, alors que les classes d’âge suivantes font défaut. De plus, le travail dans la construction est considéré comme exigeant et fait l’objet de préjugés. Pourtant, le secteur principal de la construction offre des conditions de travail très attrayantes : Environ 5000 francs de salaire de départ et les salaires des artisans les plus élevés d’Europe, une retraite anticipée dès 60 ans ainsi que de très bonnes opportunités de carrière. Pour rendre ces atouts visibles, nous investissons dans le marketing professionnel(métiers du bâtiment.ch) et développons en permanence notre programme de formation et de perfectionnement. Cela porte ses fruits : en 2024, le nombre d’apprentis a augmenté de 10 pour cent.

    Par quelles stratégies et initiatives la Société Suisse des Entrepreneurs entend-elle renforcer et développer la contribution du secteur de la construction aux objectifs climatiques de la Suisse ?
    Le secteur de la construction est central pour une Suisse durable et a déjà réduit de moitié son empreinte par habitant au cours des 30 dernières années ! La SSE aide ses membres à saisir les opportunités de la durabilité et à mettre en pratique les connaissances issues de la recherche. L’accent est mis sur l’économie circulaire avec la prise en compte du cycle de vie. Le béton est le champion du monde du recyclage et peut contribuer de manière significative à la neutralité climatique grâce au stockage de CO₂. Pour que les matériaux et les méthodes de construction recyclables soient utilisés, les maîtres d’ouvrage doivent lancer des appels d’offres en conséquence. La boîte à outils de l’USP sur la durabilité aide à intégrer des critères écologiques, économiques et sociaux dans les appels d’offres. En ce qui concerne le parc immobilier, les rénovations énergétiques et les nouvelles constructions de remplacement restent importantes.

    Dans quelle mesure le secteur de la construction est-il numérique et quelles sont les tendances futures de l’industrie de la construction à l’ère numérique ?
    Le secteur de la construction est plus numérique qu’on ne le pense souvent, mais il y a encore beaucoup de potentiel. De nombreuses entreprises utilisent aujourd’hui des outils numériques pour l’organisation et la documentation des chantiers. La modélisation des informations du bâtiment (BIM) est un levier central : les informations basées sur des modèles peuvent déjà être utilisées dans des cas d’utilisation concrets sur le chantier. En outre, de plus en plus de maîtres d’ouvrage exigent des appels d’offres basés sur des modèles. En l’absence de normes contraignantes, la SSE développe des bases de calcul basées sur les éléments de construction. En complément, nous soutenons les entreprises avec l’assistant numérique d’intelligence artificielle Construix.ch, qui répond en quelques secondes aux questions juridiques et normatives. C’est le nouveau chat-GPT du secteur suisse de la construction, bientôt indispensable à tout spécialiste de la construction.

    Quelles opportunités voyez-vous pour le secteur de la construction grâce à l’utilisation accrue des technologies d’impression 3D ?
    l’impression 3D n’est plus une technologie nouvelle. Certes, nous la suivons de près, notamment en ce qui concerne la durabilité, l’efficacité et le temps de construction. Toutefois, elle ne peut pas être utilisée à grande échelle pour le moment, car les conditions techniques, réglementaires et économiques ne sont pas réunies. Certains membres de la SSE testent des projets pilotes, mais beaucoup s’interrogent encore sur leur utilité pratique. La SSE se positionne comme un intermédiaire entre le battage médiatique et la réalité, et considère l’impression 3D comme un moyen parmi d’autres d’augmenter la productivité. En tant qu’association, nous mettons délibérément l’accent sur des thèmes qui ont aujourd’hui un large impact, comme le BIM ou l’utilisation de l’IA. Là où le levier est le plus important.

    Quelles sont, selon vous, les réformes politiques urgentes à mettre en œuvre pour accélérer les processus de planification et d’autorisation ?
    C’est pour nous la priorité absolue sur la voie d’une densification réussie ! Pour cela, nous avons besoin de trois réformes centrales : Premièrement, des procédures plus rapides. Les installations solaires ou les pompes à chaleur, par exemple, doivent faire l’objet d’une procédure de déclaration et les processus numériques doivent être mis en œuvre de manière cohérente. Deuxièmement, les recours doivent être limités. Aujourd’hui, trop de cas d’obstruction bloquent la construction. Seuls ceux qui ont des intérêts personnels dignes de protection doivent être autorisés et les abus doivent être empêchés par des conditions de coûts. Troisièmement, il faut trouver un meilleur équilibre entre la construction de logements et la protection du patrimoine : la densification vers l’intérieur, les nouvelles constructions de remplacement et la réduction des inventaires de protection sont essentiels pour ne pas bloquer la construction de logements. Nous faisons avancer ces réformes, main dans la main avec nos sections cantonales, aux trois niveaux fédéraux.

    Comment le secteur évalue-t-il la situation politique internationale et quels sont les effets concrets que vous ressentez ?
    Les incertitudes mondiales sont avant tout une opportunité pour le secteur immobilier suisse. La Suisse, en tant que valeur refuge, attire ainsi des étrangers fortunés dans le pays, qui demandent des biens immobiliers et des infrastructures. Bien sûr, nous avons aussi des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, à l’augmentation des coûts des matériaux et de l’énergie et à une réglementation accrue, mais le secteur sait y faire face et résiste donc à la crise.

    Qu’est-ce qui vous motive personnellement à vous investir autant dans le développement du secteur suisse de la construction ?
    Je vis avec conviction le système de milice suisse. Notre société civile a besoin de praticiens pragmatiques aux manettes, et non d’idéologues aux connaissances purement théoriques. Le secteur de la construction joue un rôle central pour l’avenir de notre société, c’est ce qui me motive. Elle crée des logements, des infrastructures et des emplois sûrs pour de nombreuses familles.

  • Le Conseil fédéral prévoit une nouvelle loi sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche

    Le Conseil fédéral prévoit une nouvelle loi sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche

    L’espace numérique est aujourd’hui largement contrôlé par un petit nombre de plates-formes mondiales. Des entreprises comme Meta, Alphabet, TikTok ou X exploitent des infrastructures de communication centrales selon leurs propres règles. Ces groupes influencent non seulement les contenus visibles, mais aussi la manière dont la communication publique et la formation de l’opinion se déroulent. Le Conseil fédéral y voit un risque croissant pour le débat démocratique en Suisse et veut y remédier avec la nouvelle loi.

    Protection des utilisateurs et procédures légales
    La pièce maîtresse de la réglementation est une procédure obligatoire de notification des contenus illicites. Les plateformes doivent permettre aux utilisateurs de signaler facilement les contenus présumés délictueux, tels que la diffamation, les insultes ou les propos haineux. Parallèlement, les fournisseurs doivent justifier de manière compréhensible leurs décisions de modération, informer les personnes concernées et mettre à disposition des procédures de plainte internes. Un règlement extrajudiciaire des litiges doit servir de mesure de protection supplémentaire en cas de conflit.

    Transparence de la publicité et des algorithmes
    Outre la gestion des contenus, la loi s’intéresse également au pouvoir économique et algorithmique des plateformes. De nouvelles obligations de transparence sont prévues pour l’identification des publicités, l’utilisation de systèmes de recommandation et la création d’archives publicitaires accessibles au public. Les autorités et les instituts de recherche devront à l’avenir avoir accès aux données pertinentes des plateformes. Une étape qui n’est pas seulement importante du point de vue de la politique démocratique, mais aussi de la stratégie de localisation.

    La représentation juridique en Suisse devient obligatoire
    Un autre point renforce l’application des lois. Les fournisseurs étrangers qui ne sont pas établis en Suisse devront désigner un représentant légal en Suisse. Le projet de loi crée ainsi un moyen efficace d’obliger également les entreprises mondiales à respecter les normes nationales. Une mesure qui apporte une clarté juridique et qui positionne la Suisse comme une place numérique capable d’agir sur le plan réglementaire.

    Une réglementation ciblée plutôt qu’une surréglementation
    La loi ne vise expressément que les très grandes plateformes. Elles sont définies comme des services dont le taux de pénétration mensuel est d’au moins dix pour cent de la population résidente permanente, soit environ 900 000 utilisateurs. La loi reste ainsi ciblée et proportionnée, sans imposer de contraintes aux petits fournisseurs ou aux start-ups.

    Consultation et questions ouvertes
    La consultation se déroulera jusqu’au 16 février 2026. Les autorités, les associations, les entreprises et les autres parties intéressées sont invitées à y participer. Une attention particulière sera accordée aux réactions concernant les dispositions prévues pour la protection des mineurs ainsi que la forme concrète de la procédure de notification.

    Un signal pour la concurrence numérique
    Avec la nouvelle loi, la Suisse se positionne dans la concurrence internationale comme un pays avec des règles du jeu claires et équitables dans l’espace numérique. Pour les investisseurs, les exploitants de plateformes et les modèles commerciaux numériques, cela crée de nouvelles conditions-cadres. Ceux qui souhaitent pénétrer le marché suisse devront à l’avenir miser sur la transparence, la responsabilité et les droits des utilisateurs. Un pas décisif vers un écosystème numérique responsable.

  • Les jeunes talents façonnent l’avenir avec responsabilité et contexte

    Les jeunes talents façonnent l’avenir avec responsabilité et contexte

    Les projets primés misent sur la transformation plutôt que sur la tabula rasa. Les lieux, matériaux et structures sociales existants ne sont pas remplacés, mais reconstruits et recontextualisés. Cette approche reflète une évolution de la profession. L’analyse, la recherche, les études de terrain et la confrontation avec les réalités locales font partie intégrante du processus de conception. L’architecture est considérée comme une réponse précise à des conditions complexes, avec une conscience claire de la responsabilité sociale et de la préservation des ressources.

    Nouveau choix de site, nouvelles perspectives
    En organisant pour la première fois le concours dans le sud de la Suisse, l’accent a été mis sur les identités régionales et la diversité académique. Parallèlement, la distinction d’un projet de l’Università della Svizzera italiana marque une étape importante pour l’enseignement de l’architecture au Tessin. Le jury a récompensé 31 travaux de master, évalués par des experts reconnus. Les critères de décision reflétaient la profondeur technique, la sensibilité spatiale et la capacité à développer une clarté conceptuelle à partir de contextes complexes.

    Des projets qui ouvrent des espaces et renforcent les communautés
    Qu’il s’agisse d’une zone portuaire à Bâle, de zones industrielles contaminées au Portugal ou de granges dans des communes alpines, les projets récompensés relèvent des défis réels et proposent des solutions proches de l’usage et ancrées dans la société. Ils créent des lieux de rencontre, renforcent les cultures de production locales, repensent les espaces ruraux et expérimentent des utilisations temporaires comme stratégie urbaine. Les images, les maquettes et les dessins ne servent pas seulement de représentation, mais aussi de moyen de recherche pour rendre les processus de conception transparents et compréhensibles.

    Une génération avec une attitude et une vision
    Tous les travaux sont liés par une éthique commune, la réparation plutôt que le remplacement, le contexte plutôt que l’icône, la coopération plutôt que le solitaire. Cette attitude représente une conception de l’architecture qui met l’accent sur la viabilité collective. La cérémonie de remise des prix a clairement montré que les jeunes architectes sont prêts à assumer des responsabilités et à participer activement à la transformation spatiale de notre environnement bâti. L’image de la profession évolue ainsi vers la modération, la médiation et l’engagement social, sans pour autant perdre de son ambition esthétique.

  • Les investissements renforcent le succès de la commercialisation

    Les investissements renforcent le succès de la commercialisation

    Grâce à des investissements ciblés dans le marketing, la cybersécurité et les innovations en matière d’intelligence artificielle, l’entreprise développe en permanence ses plateformes et propose ainsi aux professionnels de l’immobilier des produits et services d’avenir leur permettant d’acquérir un avantage concurrentiel numérique sur le marché.

    La puissance du marketing pour une portée maximale
    La visibilité est un facteur décisif dans le marketing immobilier. C’est pourquoi SMG Real Estate investit dans des activités de marketing avec ses marques de plateformes, dont ImmoScout24 et Homegate, afin d’améliorer en permanence la portée, l’efficacité et le ciblage. L’objectif est d’amener les personnes intéressées les plus pertinentes directement sur les annonces, de renforcer les opportunités de marché des clients professionnels et de positionner durablement les deux marques comme les meilleures plateformes immobilières en Suisse.

    Pour ce faire, les experts en marketing de SMG Real Estate développent des stratégies intégrées qui associent des contenus inspirants et accrocheurs à des campagnes de médias sociaux ciblées. Grâce à des approches interactives d’engagement des utilisateurs, les chercheurs de biens immobiliers sont sensibilisés de manière durable aux marques de la plateforme. Cela permet de s’assurer que les biens des professionnels de l’immobilier sont présents au bon moment sur les canaux à plus forte audience.

    La fiabilité technologique est une question centrale
    Pour pouvoir garantir tout cela, la performance est un thème central – après tout, des centaines de milliers de Suisses visitent chaque jour les plateformes de SMG Real Estate et utilisent les offres actualisées quotidiennement pour leur recherche de biens immobiliers. Une équipe de plus de 100 spécialistes de la technologie s’assure que les systèmes nécessaires fonctionnent de manière performante, fiable et à la pointe de la technologie.

    Mais la sécurité joue également un rôle essentiel. Grâce à des mécanismes de protection ultramodernes et à une authentification à deux facteurs (MFA), les données des clients sont protégées de manière fiable. Les investissements dans la stabilité des plates-formes et les directives de sécurité strictes constituent la base permettant aux professionnels de l’immobilier de se concentrer sur leurs ambitions de commercialisation.

    Gagner en efficacité grâce à l’intelligence artificielle
    Les professionnels de l’immobilier bénéficient d’un soutien supplémentaire grâce à des fonctions innovantes basées sur l’IA, qui font passer la commercialisation des biens immobiliers à un niveau supérieur. Elles permettent de diffuser des annonces de manière plus ciblée, d’identifier les moments optimaux pour les aborder et d’augmenter la pertinence et l’attractivité des offres grâce à l’analyse des données. L’intelligence artificielle devient ainsi de plus en plus un outil précieux qui facilite de manière mesurable le travail quotidien des marketeurs et des gestionnaires – de la création d’annonces assistée par l’IA, qui permet de gagner jusqu’à 14 minutes par annonce, à la gestion intelligente de la performance des annonces. En résumé, les investissements importants de SMG Real Estate dans la technologie, le marketing et la sécurité poursuivent un objectif clair : ils offrent aux clients professionnels le meilleur retour sur investissement possible et donc un avantage concurrentiel sur le marché immobilier très concurrentiel. En effet, seuls ceux qui peuvent se positionner et se démarquer durablement sur le marché bénéficient des meilleures chances de commercialisation possibles.

    Pour en savoir plus

  • Swissbau 2026 crée de nouvelles synergies

    Swissbau 2026 crée de nouvelles synergies

    Travailler ensemble a toujours été le thème dominant de Swissbau : se rencontrer personnellement, agir ensemble, se faire progresser mutuellement. Pour la prochaine édition en janvier 2026, l’organisateur du salon mise davantage sur les synergies positives. Les plateformes de collaboration Swissbau Focus & Lab ne sont pas les seules à vivre un développement commun, les surfaces d’exposition du salon se sont également rapprochées, tant sur le plan géographique que thématique. Cela est particulièrement visible dans la nouvelle mise en scène de la halle 1.2, qui offre une scène atmosphérique à l’ensemble de l’aménagement intérieur.

    Un monde de tendances pour les amateurs de design
    Désormais placé dans la halle 1.2, le public de Swissbau découvrira un monde d’expériences composé d’innovations en matière de salles de bains, de surfaces tendance, d’éclairages d’ambiance et d’aménagements d’objets haut de gamme. Le niveau commun pour l’aménagement intérieur offre un espace de découverte et d’échange approfondi avec des fabricants renommés et de nouvelles marques. Le clou : le nouveau monde des tendances dans le hall 1.2 sera également ouvert le samedi. Grâce au Swissbau Focus avec des salons partenaires, des points d’information et des manifestations, la visite du week-end mène directement à l’univers des tendances par des escaliers roulants.

    Découvrir l’artisanat de près
    Dans la halle 1.0, située au rez-de-chaussée, deux objets de construction réels, réalisés par différentes entreprises artisanales et aménagés en parallèle, attirent sans aucun doute l’attention des visiteurs de Swissbau. Dans une halle métallique, des constructeurs métalliques, des électriciens, des fabricants de portes et de portails montrent leur savoir-faire. Dans une maison d’habitation à deux étages, on peut observer des constructeurs en bois, des plâtriers et des carreleurs au travail. Les deux objets seront achevés sur le chantier après la Swissbau. Mais le « point de rencontre de l’artisanat » a encore plus à offrir : En plus des surfaces d’action ludiques et d’un forum avec des thèmes pratiques, des entreprises artisanales et des exposants spécifiques à ces thèmes se présenteront dans les environs. Un vaste salon de la construction invite à discuter entre professionnels.

    Profiter de l’échange avec des experts
    Swissbau Focus dans la halle 1.0 et Swissbau Lab dans la halle 1.1 sont les meilleurs exemples d’un dialogue interdisciplinaire sur les défis actuels et les tendances futures de la branche.
    Des associations, institutions et universités de premier plan apportent leurs positions sur la plate-forme événementielle Swissbau Focus. Le public professionnel pourra découvrir et tester des produits adaptés et des solutions prêtes à être commercialisées au Swissbau Lab. Les visiteurs profiteront également d’un atelier Swissbau agrandi pour examiner à la loupe des applications innovantes dans la pratique. La participation au vaste programme du Swissbau Focus et du Lab est comprise dans le billet d’entrée. Les inscriptions aux événements sont faciles à effectuer sur le site web de Swissbau et ne devraient manquer dans aucune préparation au salon pour un gain optimal de savoir-faire.

    Un marché coloré pour les enduits et les peintures
    Une coopération nouvellement née avec l’Association suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres (ASEPP) offre dans la halle 1.1 un aperçu des techniques innovantes, des matériaux de haute qualité et des solutions durables du secteur créatif. Par sa présence au salon multisectoriel, l’association souhaite se positionner davantage auprès des architectes, des planificateurs et des autres professionnels du bâtiment. Les points forts du domaine thématique sont l’exposition d’objets du « Prix suisse pour le crépi et la peinture » avec remise de prix le 22 janvier au Swissbau Focus, des entraînements en direct de deux championnes suisses fraîchement élues pour les WorldSkills de Shanghai, la rencontre de la branche « SMGV-Marktblitz Spezial » les 21 et 23 janvier et un « Maler-Gipser-Stübli » pour des échanges personnels. Les centres de formation de l’ASCM présenteront des exemples pratiques de leurs multiples domaines d’activité. Dans l’atelier des peintres-plâtriers, des artisans expérimentés montreront comment réaliser des façades avec des structures d’enduit décoratives.

    Des partenariats précieux
    Avant que les exposants et les partenaires ne prennent les commandes des halles et ne dévoilent leurs nouveautés le mardi matin, Swissbau sera inauguré par Construction Suisse, l’association faîtière du secteur suisse de la construction. Dans le cadre d’une discussion avec des personnes issues du monde politique et économique, le groupe de base Second-œuvre et Enveloppe des édifices, qui représente le secteur le plus important en termes de chiffre d’affaires, place son importance, ses besoins et son développement au centre de la cérémonie d’ouverture. En 2026, la pertinence persistante de Swissbau sera également attestée par des partenariats de renom. La Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA), la marque suisse LAUFEN ainsi que le nouveau partenaire Abacus Business Solutions s’engagent à grande échelle et apportent leurs expertises spécialisées à l’offre du salon.

    Swissbau sous une nouvelle direction
    Depuis 25 ans, Rudolf Pfander préside aux destinées de Swissbau et l’a fait entrer avec succès dans l’ère moderne. Afin d’assumer de nouvelles tâches pour MCH Exhibitions & Events après l’édition 2026, il a passé le relais à son adjoint Tobias Hofmeier en septembre. Ce Lörrachois de 36 ans dirigeait depuis 2020 la gestion de projet Swissbau ainsi que le développement réussi des plateformes de collaboration Swissbau Focus et Lab. Rudolf Pfander souligne : « Tobias est la solution de succession parfaite pour Swissbau. Il connaît parfaitement les besoins des exposants, des partenaires et des visiteurs, et il est également conscient des opportunités de développement futur du salon professionnel »

    Swissbau 2026 – la plateforme leader du secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse

    Durée du salon, heures d’ouverture
    20.- 23 et 24 janvier 2026
    Du mardi au vendredi, de 9h à 18h
    Samedi journée supplémentaire Aménagement intérieur et Swissbau Focus, halle 1.2 et halle 1.0 sud, 9h à 16h

    Acheter un billet ou utiliser un bon
    swissbau.ch/ticket

    S’inscrire aux événements
    swissbau.ch/events

    Toutes les informations
    swissbau.ch

    Organisateur
    MCH Exhibitions & Events GmbH, Swissbau, CH-4005 Bâle

  • Ramon J. Kälin devient associé

    Ramon J. Kälin devient associé

    Depuis son arrivée en septembre 2023, Ramon J. Kälin a donné des impulsions décisives. Il est responsable du développement d’une stratégie People & Culture à l’échelle du groupe, de la modernisation de l’infrastructure informatique et de collaboration ainsi que de thèmes centraux de business development. Une étape importante est l’établissement du nouveau site de Pfäffikon SZ en tant que troisième hub après Zurich et Zoug. Cette croissance de la présence régionale correspond à son approche entrepreneuriale et renforce la position à long terme de Property One.

    Une direction et un engagement tournés vers l’avenir
    Kevin Hinder, cofondateur et CEO de Property One, fait l’éloge de la méthode de travail structurée et orientée vers les solutions de Ramon, ainsi que de son excellent réseau, qui sont les piliers de l’orientation de l’entreprise vers l’avenir. Ramon J. Kälin souligne également la valeur de l’engagement commun. Le partenariat lui offre de nouvelles possibilités de participer activement aux prochaines étapes de développement et de façonner l’avenir de Property One.

    Compétence sectorielle et responsabilité
    Il est titulaire d’un MAS ZFH en Real Estate Management et d’un diplôme fédéral de fiduciaire immobilier. Son engagement pour le secteur se manifeste dans son rôle de vice-président de SVIT Zurich, de membre du conseil de la fondation Domicil et dans divers mandats de conseil consultatif. Il soutient en outre la relève du secteur en tant qu’expert en audit. Depuis 2021, il est membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors.

  • Symposium G15 : Le progrès plutôt que la réglementation – Se libérer des contraintes, façonner l’avenir

    Symposium G15 : Le progrès plutôt que la réglementation – Se libérer des contraintes, façonner l’avenir

    Malgré sa prétendue résilience, la Suisse n’est plus considérée comme une île sur laquelle les impulsions globales du secteur restent sans effet. Des thèmes tels que la numérisation, la pénurie de logements et la pression climatique accentuent la nécessité d’agir pour les acteurs du marché. Parallèlement, la réglementation reste un point de tension central. Quel est le degré d’intervention de l’État approprié pour que l’innovation ne s’arrête pas, mais que les dérives soient corrigées ? C’est précisément à cette interaction que le symposium du Group of Fifteen se consacre en proposant des positions et des contributions multiperspectives

    Des positions allant de la réputation à la réglementation
    Le panel de cette année rassemble des experts de différentes disciplines. Le professeur Christian A. Schaltegger se penchera sur l’équilibre entre image, influence et innovation. Pour lui, un environnement de confiance est essentiel pour que le secteur puisse développer des modèles d’investissement durables et tournés vers l’avenir.

    Le professeur Christian Kraft examine, à l’aide d’exemples empiriques, dans quelle mesure l’utilisation de l’IA peut aider à sécuriser les décisions d’investissement malgré les incertitudes réglementaires. Son expérience montre que les aides à la décision basées sur des données deviennent de plus en plus importantes. Mais cela crée à la fois de nouvelles opportunités et des risques.

    Concepts d’utilisation et participation comme leviers
    Dr Sibylle Wälty de l’ETH Zurich apporte une nouvelle perspective d’urbanisme avec le modèle de voisinage de 10 minutes. Elle montre comment des quartiers denses et hétérogènes renforcent les qualités urbaines et génèrent une valeur ajoutée durable. L’aspect de l’acceptation sociale et l’implication précoce des acteurs locaux sont au cœur de cette démarche.

    Wolfgang Müller, expert juridique, décrit l’influence souvent sous-estimée des droits d’opposition et leur effet sur le portage des projets et les horizons temporels, entre participation démocratique et frein à l’innovation.

    Approches transformatives et dialogue sectoriel
    Il est important de regarder vers l’avant. Paolo Di Stefano présentera des stratégies pratiques pour que les portefeuilles immobiliers restent résilients même dans des conditions changeantes. Dans le « Future Talk », le conseiller national Beat Walti et la conseillère d’État Esther Keller discuteront de ce à quoi pourrait ressembler le secteur dans dix ans. En particulier, comment la législation, la durabilité et les changements sociaux devraient s’imbriquer pour permettre le progrès plutôt que l’immobilisme.

    Plate-forme de dialogue et de transformation
    Le Group of Fifteen est plus qu’un réseau sectoriel. Il offre une plateforme de dialogue indépendante qui réunit régulièrement des professionnels de l’immobilier, du droit, de la politique et de la science pour développer de nouvelles pistes de réflexion. Qui soutiennent de manière constructive le processus de transformation du secteur, fournissent des orientations et sensibilisent au fait qu’en fin de compte, la collaboration, l’ouverture et l’engagement constituent la base d’une véritable innovation.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur :
    https://group-of-fifteen.ch/

  • Pour la première fois, quelques-unes des plus grandes villes suisses se réunissent pour dialoguer

    Pour la première fois, quelques-unes des plus grandes villes suisses se réunissent pour dialoguer

    Depuis 2019, les villes, communes, entreprises et organisations suisses donnent chaque automne un signal clair en faveur des 17 objectifs de développement durable. La levée du drapeau des ODD marque l’engagement en faveur de l’Agenda 2030 et la volonté d’aborder ensemble les défis mondiaux. A Lugano, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a ouvert l’événement par un message vidéo et a souligné le rôle clé de la Suisse dans le développement durable au niveau national et mondial. Particularité de cette année, le SDG Flag Day a été utilisé comme plateforme d’échanges à l’échelle de la grande ville, de la gestion à la promotion de l’innovation

    Échanges, pratiques et visions de la jeunesse
    Le dialogue a porté sur l’état de l’Agenda 2030 dans les villes, les bonnes pratiques et le rôle des réseaux internationaux dans la transformation urbaine. Les délégations ont discuté des défis allant du changement climatique à la biodiversité, mais aussi des opportunités offertes par la coopération entre les scientifiques, les entreprises, les politiques et la société civile. Les présentations des lycéens de Lugano, qui ont présenté leurs visions du développement urbain en 2030 dans le « Laboratori di cultura urbana – Mediazione Giovani », ont été particulièrement impressionnantes. Leur projet « Iles d’été » a été réalisé en collaboration avec la ville et l’Institut d’architecture et représente l’engagement des jeunes et le développement urbain participatif

    Cadre et principes de l’Agenda 2030
    L’Agenda 2030, adopté par les États membres de l’ONU en 2015, définit avec ses 17 ODD le cadre d’action international pour relever des défis tels que le changement climatique, l’utilisation des ressources et les inégalités sociales. Leur objectif est d’équilibrer la prospérité et la planète grâce au partenariat, à la paix et au progrès, et de créer des réalités de vie durables dans le monde entier. Le Flag Day fait partie du Pacte Mondial des Nations Unies et est utilisé en Suisse et au niveau international comme symbole d’engagement et de partage

    Le SDG Flag Day de Lugano a donné le coup d’envoi d’une collaboration plus intense et en réseau entre les villes dans le domaine du développement durable. La pratique vécue du dialogue, de l’échange et de la participation à plusieurs niveaux montre clairement. La mise en œuvre des ODD n’est pas une compétition, mais un projet d’avenir commun pour la société dans toute la Suisse et au-delà de ses frontières.

  • Entre la dynamique de l’IA et la stabilité des services

    Entre la dynamique de l’IA et la stabilité des services

    En Suisse, la croissance de l’emploi au deuxième trimestre 2025 n’était que de 0,6%. La moyenne à long terme est de 1,3 %. L’Allemagne stagne, la France enregistre même un recul, seules l’Italie et le Royaume-Uni affichent encore une croissance, bien qu’inférieure à la norme. En Suisse, les secteurs des services sont diversement touchés. Alors que les secteurs de la santé et de l’éducation connaissent une croissance robuste, le secteur des TIC affiche une baisse de 1,4% et perd près de 3 000 emplois

    Les TIC s’affaiblissent
    Le secteur des TIC a été un moteur de croissance pendant des années. Actuellement, une combinaison de gains de productivité grâce à l’intelligence artificielle, l’automatisation et la prudence conjoncturelle provoque un ralentissement sensible. Les tâches de routine sont automatisées et la demande en développeurs de logiciels classiques diminue. Les postes juniors sont particulièrement mis sous pression dans le cadre de l’utilisation de l’IA. Les tâches sont exécutées plus rapidement et avec moins de personnel, les opportunités d’entrée se font plus rares. En revanche, les rôles spécialisés dans l’architecture cloud, l’apprentissage automatique et la cybersécurité restent rares et recherchés

    Après une croissance parfois supérieure à la moyenne dans les TIC au cours des dernières années, on observe une phase de correction qui s’accompagne également d’un déplacement des profils de postes.

    Les services liés à l’État restent stables
    La situation est différente pour la santé, l’éducation et l’administration publique. Ces secteurs liés à l’État continuent de croître de manière stable, parfois même plus que la moyenne. Ils sont poussés par trois facteurs.

    • La démographie: le vieillissement des sociétés, les départs à la retraite et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée augmentent les besoins en matière de soins, d’assistance et d’éducation scolaire.
    • Initiatives politiques: les programmes et les incitations salariales encouragent de manière ciblée les nouvelles embauches, par exemple dans les soins ou l’éducation de la petite enfance, et assurent une croissance de l’emploi.
    • Limite de productivité : de nombreuses activités dans le domaine de l’éducation et du social ne peuvent guère être automatisées, le besoin en personnel reste constamment élevé (« effet Baumol »)

    La spécialisation est de mise
    Le marché du travail reste dual. Dans les secteurs liés à l’État, la croissance se poursuit, portée par les tendances sociales et politiques. Dans le secteur des TIC, la demande reste fondamentalement présente, mais se déplace davantage vers des rôles spécialisés et plus qualifiés. Les investissements dans le cloud, l’IA et la cybersécurité seront des moteurs d’emploi décisifs à long terme. La croissance de l’emploi à grande échelle n’est toutefois pas au rendez-vous. Les entreprises qui se concentrent sur les compétences de demain auront du succès sur un marché du travail en pleine mutation.

    Après des années fastes, 2025 marque un tournant en Suisse et en Europe. Recul dans le secteur des TIC, croissance robuste dans les services publics. La dualisation des tendances du marché du travail va s’accentuer. L’avenir est surtout aux compétences spécialisées et à tous les services liés à la santé, à l’éducation et à l’administration.

  • Les heures de travail comme clé dans la construction en montagne

    Les heures de travail comme clé dans la construction en montagne

    Des praticiens expérimentés de différents cantons soulignent que le travail en montagne est soumis à des contraintes de temps très strictes. Les machines de construction et les matériaux doivent souvent être transportés avec difficulté, tandis que l’approvisionnement en électricité et en eau ainsi que l’accès sont limités et sensibles aux conditions météorologiques. Les fortes variations de température, les longues distances d’accès et l’absence périodique de travaux en hiver exigent des modèles de temps flexibles et adaptés aux projets – les horaires de travail rigides sont ici pratiquement impossibles à appliquer

    Planification, fierté et AVOR
    Pour les entreprises, cela signifie une préparation minutieuse du travail et une flexibilité permanente. Souvent, les entreprises de construction organisent des calendriers de travail spéciaux pour les projets de montagne, qui sont adaptés à la saison, à la semaine ou même à la journée. Avec l’accord de la commission professionnelle paritaire locale, il est possible de déroger aux horaires de travail hebdomadaires normaux dans le secteur de la construction afin de tenir compte des facteurs géographiques et climatiques

    Le salaire des ouvriers du bâtiment suit alors les règles nationales fixées par la convention collective de travail du bâtiment. Il est de plus en plus important de planifier les ressources à l’avance. Parfois, le modèle d’une semaine de quatre jours ou d’équipes plus longues pendant l’été permet de compenser les goulots d’étranglement et d’offrir aux professionnels des perspectives attrayantes dans un contexte saisonnier

    Spécificités et motivation dans l’industrie minière
    Les efforts physiques accrus dus à l’air plus rare en altitude, au terrain exigeant et à la logistique nécessitant de l’autonomie exigent de l’expérience et un esprit pionnier, ce qui, selon les représentants de l’industrie, accroît la motivation des employés. Le décor changeant des montagnes, l’esprit d’équipe et la fierté du travail accompli contribuent à l’identité particulière de la « construction en ligue des champions ». Des modèles de temps de travail flexibles, allant de la planification prévisionnelle aux contrats de personnel temporaire, en passant par des comptes épargne-temps adaptés localement, sont indispensables pour donner à l’industrie minière un visage professionnel, économique et socialement équilibré

    Pour construire dans les montagnes suisses, il faut calculer de manière flexible, s’adapter à la météo et à la géographie et établir des modèles de temps sur mesure en collaboration avec les planificateurs, les autorités et le personnel. L’exigence de flexibilité n’est donc pas un effet de mode, mais une nécessité pour la culture de la construction et la compétitivité en Suisse.

  • L’avenir du marché immobilier tessinois au cœur d’immoTable Ticino

    L’avenir du marché immobilier tessinois au cœur d’immoTable Ticino

    Sous la modération de Natascia Valenta, Michele Bertini (La Mobiliare), Nicolas Daldini (SVIT Ticino), Gian-Luca Lardi (Fédération suisse des entrepreneurs) et Sandro Montorfani (Département de la construction privée, ville de Lugano) ont pris la parole.

    Le débat a abordé des questions clés telles que la replanification et la densification du territoire, la simplification des procédures de permis de construire et la nécessité de rationaliser la législation afin d’accélérer les processus de décision.

    Il a également été souligné que les investissements au Tessin sont aujourd’hui positifs, grâce à la diminution des logements vacants, qui se concentrent principalement sur les biens immobiliers obsolètes.

    Parmi les défis à venir figuraient également la question des PPP (partenariats public-privé) et la diminution des fonds alloués à la rénovation, dans un contexte de vieillissement de la population et de parc immobilier à renouveler. Un sujet qui sera d’une importance cruciale dans les années à venir.

    Le rôle stratégique de l’Italie en tant que partenaire économique et source de main-d’œuvre qualifiée a également été rappelé, de même que l’impact des récentes votations sur la valeur locative, qui auront des répercussions importantes sur les finances du canton et des communes.

    Malgré ces défis, le pays du soleil reste une région dynamique et attractive pour les investissements immobiliers, prête à saisir les opportunités d’un marché en pleine mutation.

    [smartslider3 slider= »50″]
  • Switzerland Innovation Park Basel Area Main Campus

    Switzerland Innovation Park Basel Area Main Campus

    Le site s’étend sur 115 000 mètres carrés, articulés autour d’un parc central, véritable cœur social et créatif qui favorise la communication et crée des rencontres. Les bâtiments principaux remarquables, Main Campus HQ, HORTUS, ALL, SCALE, HOPE, Swiss TPH, ALBA Haus, Innovation Garage ainsi que Holiday Inn Express et les parkings, dessinent une structure visionnaire. Chaque bâtiment est plus qu’une simple surface. HORTUS est considéré comme un modèle d’économie circulaire et d’urbanisme durable, ALL réunit des espaces de travail et de laboratoire flexibles dans une nouvelle idée architecturale, SCALE et HOPE s’adressent aux secteurs en pleine croissance des biotechnologies et des technologies médicales, tandis que Swiss TPH et ALBA Haus concentrent l’expertise en matière de santé publique et de recherche.

    Durabilité et communauté
    Le cluster offre plus que de l’espace. Une construction radicalement durable, la récupération de l’énergie photovoltaïque, des toits végétalisés et un parc de campus auto-régénérant posent de nouveaux jalons en matière de développement urbain. Avec le coworking, les zones d’échange intellectuel et la restauration, les innovations naissent au quotidien. Jusqu’à 8 000 emplois seront créés sur le site, complétés par des activités sportives, éducatives et de loisirs.

    Le Botnar Institute of Immune Engineering
    En 2027, le Botnar Institute of Immune Engineering (BIIE) emménagera dans un nouveau bâtiment sur le campus. Doté d’un milliard de dollars par la Fondation Botnar, BIIE met l’accent sur la recherche et les thérapies internationales basées sur l’immunité, en particulier pour les enfants et les adolescents. En tant que locataire d’ancrage dans le bâtiment ALL, l’institut attirera jusqu’à 300 chercheurs, plaçant Bâle sur la carte mondiale de la recherche de pointe. Le choix de Bâle s’est imposé face à de grands candidats internationaux venus des États-Unis, d’Angleterre, d’Israël et de Singapour et souligne l’importance du Research Cluster dans la région.

    Innovation, mise en réseau et perspectives
    Plus de 100 entreprises, universités et équipes internationales de biotechnologie, de santé numérique et de technologie médicale travaillent ici sur les défis de demain. Des programmes d’accélération tels que BaseLaunch, des plateformes communautaires ouvertes et la proximité géographique créent un espace de travail dynamique où le transfert de connaissances est vécu directement. Un tiers de la surface utile est réservé aux start-ups et aux fondateurs, et le lien entre la science et la pratique entrepreneuriale est encouragé.

    Le Switzerland Innovation Park Basel Area Main Campus apporte une nouvelle qualité de collaboration, de conception spatiale et d’excellence scientifique. La vision de Bâle de devenir une ville modèle pour l’innovation circulaire et la recherche appliquée peut devenir ici une réalité, visible au niveau international et enracinée localement.

  • Gestion numérique de portefeuilles immobiliers

    Gestion numérique de portefeuilles immobiliers

    Les biens immobiliers sont très différents en termes d’utilisation, de typologie et de construction. Ce qu’ils ont en commun, c’est un cycle de vie avec différents intervalles de renouvellement. Afin de compenser le processus de vieillissement des bâtiments par des mesures ciblées et de planifier le portefeuille en fonction de l’avenir, il est nécessaire de disposer de données actualisées sur l’état, l’utilisation et le potentiel des différents objets. Le regroupement systématique de ces informations garantit que les travaux d’entretien à court terme ainsi que les projets d’investissement à long terme peuvent être gérés dans les délais et de manière appropriée

    Niveaux du système et cycles de vie comme outil de pilotage
    Pour planifier les adaptations et les rénovations, il est utile de les classer par niveaux du système.

    • Le système primaire comprend la structure porteuse
    • Le système secondaire comprend l’enveloppe du bâtiment et les installations durables
    • Les autres niveaux concernent l’aménagement intérieur, les appareils techniques et les éléments à courte durée de vie

    Si l’on définit les durées d’utilisation des niveaux du système de manière échelonnée (par ex. 12, 24, 48, 96 ans), on obtient presque automatiquement des cycles de rénovation coordonnés, à partir desquels il est possible de définir des paquets d’investissement. Le renouvellement global est particulièrement pertinent. Il s’agit d’un moment charnière où, au milieu du cycle de vie d’un bâtiment, tous les éléments importants peuvent faire l’objet de réparations fondamentales et où le bien peut être adapté à de nouvelles exigences

    Levier pour la transparence et le contrôle
    La numérisation est depuis longtemps le moteur central d’une gestion immobilière ciblée et durable. Des solutions logicielles spécialisées, telles que les plateformes de gestion de portefeuille et d’actifs, permettent de collecter, d’évaluer et d’analyser efficacement de grandes quantités de données. Des exemples d’applications montrent qu’il est facile de calculer, de simuler et de documenter les cycles de renouvellement et les volumes d’investissement. La performance globale du portefeuille devient plus transparente, la gestion plus flexible, les décisions sont basées sur des faits plutôt qu’intuitives

    Une approche particulièrement efficace consiste à visualiser les données du portefeuille sous forme de matrices ou de bulles. Les objets individuels sont positionnés de manière stratégique par rapport aux indicateurs d’évaluation, et l’historisation met en évidence les lignes de développement à long terme. Les faiblesses, les opportunités et les moments critiques pour les investissements sont ainsi identifiés et peuvent être ciblés

    Gestion du cycle de vie et mise en réseau
    L’intégration d’une perspective de cycle de vie et d’outils numériques devient la norme pour une gestion de portefeuille durable. Des analyses précoces et une planification des investissements basée sur des prévisions créent de la valeur ajoutée pour les propriétaires, les utilisateurs et les comités de pilotage. La technologie, comme les solutions cloud ou les analyses basées sur l’IA, augmente l’évolutivité et l’efficacité de la gestion, facilite l’interaction entre l’offre et la demande et crée une base solide pour les rapports de durabilité et ESG

    Ces approches sont essentielles pour les propriétaires de portefeuilles immobiliers publics, car les stratégies d’utilisation à long terme et la gestion de la maintenance sont au cœur de leurs préoccupations. La rénovation complète d’un bâtiment devient un moment stratégique pour décider de son développement, de sa reconversion ou de sa vente. Une gestion de portefeuille réussie signifie que toutes les données pertinentes sont consolidées et font l’objet d’une réflexion continue dans le cadre d’un dialogue entre les parties prenantes, le tout soutenu par des outils numériques qui contribuent activement à la transformation du secteur immobilier.

  • Lucerne présente son plan directeur au public

    Lucerne présente son plan directeur au public

    Selon les prévisions, la population de Lucerne devrait augmenter d’environ 120 000 personnes d’ici le milieu du siècle et atteindre la barre des 560 000 habitants. Pour maîtriser cette croissance de manière ordonnée, la stratégie de développement territorial ancre des objectifs clairs dans le plan directeur. La priorité doit être donnée à des structures d’urbanisation compactes, efficaces et s’appuyant sur les transports publics.

    Le plan garantit une utilisation mesurée du sol et harmonise les intentions de développement du canton avec celles de la Confédération et des communes. Il doit servir de base à l’harmonisation spatiale de l’habitat, du travail et de la mobilité.

    Focalisation sur le développement interne et le logement abordable
    L’élément central de la révision est la création de logements sans mettre en péril les précieuses terres cultivables. Le plan directeur met l’accent sur la densification vers l’intérieur, par exemple en fixant des densités minimales et des taux de construction plus élevés dans les zones bien desservies par les transports, et permet des extensions ponctuelles des zones à bâtir là où elles sont utiles pour la construction de logements à prix modérés.

    Les « zones centrales » sont des instruments de planification permettant de développer de manière ciblée des sites centraux à forte densité. Les communes doivent à l’avenir pouvoir fixer leur offre de logements de manière contraignante. Des mesures complémentaires sont nécessaires dans d’autres domaines politiques, comme la politique foncière ou les programmes d’aide à la construction de logements d’utilité publique.

    Zones d’activités et développement économique
    En ce qui concerne les zones d’activités économiques, le plan directeur renforce la marge de manœuvre locale. Les communes ont la possibilité d’étendre leurs propres zones d’activités afin d’encourager les nouvelles implantations à vocation régionale et de renforcer le lien entre habitat et travail.

    Le canton joue un rôle de coordination avec le programme des pôles de développement. En outre, le plan directeur pose les bases d’une politique foncière active visant à préserver les surfaces d’intérêt cantonal. Comme les zones d’activités stratégiques ou les projets d’infrastructure, de manière plus ciblée.

    Intégration des objectifs supérieurs de durabilité
    La révision du plan directeur relie les thèmes pertinents pour le territoire aux stratégies supérieures. Les aspects relatifs à la protection du climat, à la production d’énergie et au développement de la mobilité issus de projets cantonaux tels que « Zukunft Mobilität Kanton Luzern » ou le rapport de planification sur le climat et l’énergie sont ancrés dans l’espace. La planification prend ainsi en compte les développements écologiques, économiques et sociaux de manière intégrée.

    Procédure et responsabilité politique
    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire et les constructions en 2018, le Grand Conseil est davantage impliqué dans la planification directrice. Il définit les objectifs stratégiques dans la stratégie de développement territorial, tandis que le Conseil d’État est responsable de la coordination opérationnelle et de la définition spatiale concrète dans les cartes du plan directeur.

    La révision actuelle se base sur les retours de la participation 2023 ainsi que sur l’examen préliminaire de la Confédération 2024. Après la mise à l’enquête publique, toutes les contributions seront évaluées avant que la version corrigée ne soit transmise au Grand Conseil, probablement à l’été 2026, puis soumise au Conseil fédéral pour approbation.

  • « Le secteur de la construction est plus agile que beaucoup ne le pensent »

    « Le secteur de la construction est plus agile que beaucoup ne le pensent »

    « J’aime ce que nous faisons », dit Kull. « Si vous le faites de manière professionnelle, la construction reste économiquement intéressante » Elle souligne toutefois que les exigences légales, les oppositions et les longues procédures ralentissent considérablement les processus de construction. La pandémie a toutefois montré la capacité d’adaptation du secteur : « Nous n’avons pas dû fermer de chantiers. C’était de la résilience en action »

    Pour Kull, la force du secteur réside dans sa capacité à s’adapter à de nouvelles conditions. Elle évoque la grande sécurité juridique en Suisse, mais met en garde contre la « décélération » croissante due aux longues procédures et aux recours qui engagent des milliards. Et ce, aussi bien pour les entreprises que pour les investisseurs et les pouvoirs publics.

    La numérisation met en valeur les potentiels d’efficacité
    Kull considère que la crise de productivité souvent évoquée dans le secteur de la construction est dépassée. La numérisation et le Building Information Modeling ont révolutionné les processus de production et de communication. « Nous travaillons aujourd’hui avec des fenêtres de temps claires, des livraisons juste à temps et une coordination numérique entre tous les corps de métier », explique-t-elle.

    Les projets basés sur le principe du « BIM to Field » ont permis à l’entreprise de réaliser des gains d’efficacité de 10 à 15 pour cent. « Cela a un impact direct sur la qualité, les délais et les coûts. C’est une attente légitime de nos clients », ajoute Kull. Des projets particulièrement complexes comme le Circle à l’aéroport de Zurich auraient accéléré la transformation numérique de l’entreprise.

    Nouvelle collaboration dans la construction
    Kull a observé que les entreprises générales et totales sont devenues plus ouvertes aux modèles contractuels flexibles. Le développement suisse fait avancer de manière ciblée des modèles intégrés dans lesquels la planification et l’exécution sont plus étroitement imbriquées. « De nombreuses règles d’airain du contrat classique d’entreprise générale/d’entreprise totale ne sont plus sacro-saintes aujourd’hui », explique-t-elle.

    Selon elle, l’objectif est de créer une culture coopérative dans laquelle les entreprises partagent les risques et les opportunités. « Un fournisseur est mal conseillé s’il s’obstine à signer des contrats d’hier » Kull voit dans la diversité des modèles, de l’approche par alliance aux modèles de responsabilité globale, une réponse à la complexité croissante des projets.

    Changement de génération et nouvelle culture de travail
    Les structures internes évoluent également. Selon lui, l’utilisation d’outils numériques va de soi pour les jeunes générations. « Les solutions logicielles, l’IA et les outils de communication comme Teams ont massivement modifié notre façon de travailler. Les temps de déplacement sont réduits, les voies de décision sont devenues plus courtes » Cela augmente en même temps l’attractivité du secteur en tant qu’employeur.

    Pour Kull, l’agilité des entreprises GU/TU passe également par leur capacité à attirer et à retenir les talents. « Nos projets sont notre carte de visite », dit-elle, « les jeunes postulent chez nous parce qu’ils veulent participer à des projets de construction importants et visibles »

    Obstacles politiques et responsabilité
    Outre la capacité d’innovation technologique et organisationnelle, Kull appelle au réalisme politique. Selon elle, les procédures d’autorisation toujours plus longues et la multiplication des recours paralysent la construction de logements. « Nous avons des projets qui sont en préparation depuis plus d’une décennie. Cela mobilise d’énormes ressources et décourage les investisseurs »

    Elle qualifie la spirale réglementaire actuelle de « toxique ». Selon elle, la demande de logements plus nombreux et moins chers est justifiée, mais elle est en contradiction avec l’augmentation des obligations. « Il faut un changement de mentalité dans l’administration et la politique. Plus de coopération, moins de méfiance »

    Conclusion : l’ouverture comme principe de réussite
    Rebecca Kull précise que le secteur de la construction doit façonner lui-même son avenir, de manière numérique, coopérative et audacieuse. « Le BIM est un principe disruptif, un peu comme la CAO autrefois dans la planification. Celui qui s’ouvre en profite. Celui qui s’obstine reste à la traîne » Le secteur de la construction, dit-elle, est depuis longtemps le reflet de la société, plus agile, plus exigeant et plus interconnecté que jamais.

  • Encourager la propriété plutôt que l’empêcher

    Encourager la propriété plutôt que l’empêcher

    La Suisse est et reste le pays des locataires. Pour beaucoup, le rêve de devenir propriétaire s’éloigne de plus en plus. La hausse des prix, les taux d’intérêt plus élevés et les réglementations hypothécaires plus strictes ont rendu la propriété du logement inaccessible à de larges couches de la population. Les jeunes familles et les personnes aux revenus moyens se heurtent de plus en plus aux obstacles du système. Pourtant, la propriété du logement est bien plus qu’un symbole de statut social. C’est une forme de prévoyance vieillesse, une contribution à la responsabilité personnelle et à la stabilité dans une période de plus en plus incertaine. Vivre dans ses propres murs permet d’économiser des coûts à long terme et de soulager le système de retraite.

    L’abolition de la valeur locative n’est donc pas une rupture de barrage, mais une porte ouverte nécessaire. Elle met fin à une injustice qui consiste à taxer des revenus fictifs qui n’existent pas en réalité. La critique selon laquelle cela créerait des « niches fiscales » est insuffisante. L’essentiel est que la réforme soit mise en œuvre avec des règles claires et équitables.

    La Suisse deviendra-t-elle ainsi le pays des propriétaires privilégiés ? Non, au contraire. Ce n’est qu’en allégeant la valeur locative que nous créerons les conditions permettant à davantage de personnes de franchir le pas de la propriété. L’objectif doit être : la propriété pour le plus grand nombre plutôt que des privilèges pour quelques-uns.

    Oui au soutien, non à l’étatisation
    L’objectif premier d’une politique du logement sensée doit être la création de logements adaptés et abordables. Mais l’État ne peut pas y parvenir seul. Les promoteurs publics sont souvent lourds, peu flexibles et coûteux. Dans des villes comme Zurich, on constate qu’une étatisation croissante du marché du logement conduit à des goulets d’étranglement et à une pénurie artificielle.

    Les promoteurs privés, qui peuvent répondre rapidement et efficacement aux besoins de la population, sont nécessaires. Le rôle de l’État n’est pas de construire en soi, mais de créer les bonnes conditions-cadres : des procédures d’autorisation plus rapides, des changements d’affectation flexibles et une planification qui permette l’innovation au lieu de l’empêcher.

    Un instrument moderne serait de changer le système d’aide publique au logement. Il s’agit d’abandonner les subventions aux bâtiments au profit de bons de logement pour les personnes qui ont réellement besoin d’aide. Cela permettrait de cibler l’aide là où elle est nécessaire sans fausser le marché.

    De combien d’État le monde de l’immobilier a-t-il encore besoin et combien de marché peut-il supporter ? La réponse est simple : l’État doit fixer un cadre, mais pas dresser des murs. Il doit créer des incitations, pas des blocages.

    Regard vers l’avant
    L’abolition de la valeur locative n’est pas une étape isolée, mais fait partie d’une évolution plus large : vers une plus grande responsabilité individuelle, des chances équitables pour les locataires qui souhaitent devenir propriétaires et un marché du logement qui fonctionne, basé sur la confiance et l’innovation, et non sur la bureaucratie.

    C’est la volonté politique qui déterminera si cette mesure sera le premier domino d’autres allégements fiscaux. Mais ce qui est sûr, c’est que si l’on veut renforcer la capacité des gens à vivre dans leur propre logement, on renforce les fondements de notre pays.

  • Orienté vers l’avenir et plus agile

    Orienté vers l’avenir et plus agile

    Le conseil d’administration a décidé de réduire la direction de six à cinq membres. Cette mesure vise non seulement à accroître l’agilité, mais aussi à optimiser les interfaces opérationnelles afin de promouvoir de manière plus cohérente le maintien et l’augmentation de la valeur du portefeuille immobilier. La direction comprendra désormais les domaines de l’immobilier, du développement, des acquisitions, des finances et du Corporate Center.

    Une direction avec des responsabilités claires et un savoir-faire étendu
    Nadia Mastacchi prend en charge le secteur immobilier, qui comprend désormais la gestion de portefeuille et de transactions, ainsi que l’exploitation. Cela permet de créer une interface unique qui renforce le portefeuille dans son ensemble.

    Marco Tondel reste directeur du développement et est également responsable de la réalisation. Le regroupement de ces tâches augmente l’efficacité des coûts et renforce la chaîne de création de valeur.

    Vinzenz Manser, avec plus de 20 ans d’expérience chez Mobimo, dirige désormais le secteur Acquisition. Ce regroupement augmente l’impact sur le marché et favorise l’agilité nécessaire dans un contexte de concurrence intense.

    Christoph Egli quitte la direction suite à la dissolution du secteur autonome de gestion. Son engagement de longue date et son rôle marquant dans le secteur de la gestion sont très appréciés par le conseil d’administration.

    Une organisation de la direction tournée vers l’avenir
    Cette réorganisation vise à regrouper davantage l’ensemble de la chaîne de création de valeur et à la positionner plus efficacement sur le marché. Cette mesure souligne la stratégie visant à continuer à réagir avec succès et agilité aux défis d’un marché immobilier en pleine mutation.

  • Une étude révèle un énorme potentiel de densification

    Une étude révèle un énorme potentiel de densification

    Au total, il existe un potentiel de développement raisonnable sur 30% des zones urbaines existantes, qui pourrait accueillir 2 millions de nouveaux habitants et 1,1 million d’emplois si le taux de réalisation était de 70%.

    L’étude, réalisée par Sotomo pour le compte d’Urbanistica, suggère que le développement interne durable ne peut réussir que si la densité et la qualité de l’habitat sont associées. Une simple densification dans des endroits bien desservis par les transports et les infrastructures ne suffit pas. Il faut plutôt améliorer les services de proximité, augmenter les espaces verts, créer des zones de repos adaptées et différencier les usages pour garantir la qualité de vie et l’acceptation sociale.

    Les agglomérations, points névralgiques et zones d’opportunités
    Bien que des villes comme Berne ou Zurich présentent le plus grand potentiel par surface, le plus grand potentiel absolu se trouve dans les agglomérations. Jusqu’à 870 000 personnes pourraient y trouver un nouveau logement rien que par le développement interne. Des communes comme Schwerzenbach, Opfikon et Vernier arrivent en tête du classement en termes de possibilités de développement.

    Défis en matière de qualité de l’habitat
    Parallèlement, l’étude révèle d’importants déficits de qualité, surtout dans les agglomérations et les villes. Les problèmes sont par exemple un mix d’utilisation déséquilibré, le bruit et une végétalisation insuffisante dans les zones urbaines, ainsi qu’un manque de services de proximité et d’accès à des espaces de loisirs dans les zones périphériques. Les zones commerciales monofonctionnelles et certaines parties de la Suisse romande présentent notamment des déficits architecturaux et sociaux.

    Application pratique et nouveaux domaines d’activité
    Pour les investisseurs et les planificateurs, l’étude offre une « carte au trésor » précise permettant d’identifier des terrains et des zones clairement exploitables jusqu’au niveau de la zone. Cela facilite les décisions stratégiques et minimise les risques d’investissement. De plus, les données disponibles soutiennent l’argumentation face aux autorités et à la population, ce qui peut accélérer le processus des procédures de planification et d’autorisation.

    Pour les secteurs de la construction et de l’immobilier, la revalorisation des sites existants offre de grandes opportunités. La transformation de zones commerciales monofonctionnelles en quartiers vivants et mixtes est considérée comme un modèle de réussite et une réponse importante à la pénurie de logements et à la hausse des coûts de construction.

    Le développement interne, clé d’une croissance durable
    L’étude met l’accent sur le fait que le développement interne n’est pas seulement une question de surface, mais aussi et surtout une question de qualité. En se concentrant sur les zones déjà aménagées, il est possible de réduire les coûts d’infrastructure et de limiter l’étalement urbain. Le défi reste de créer une acceptation sociale de la densification et de supprimer les obstacles structurels. C’est une condition préalable à un développement urbain viable et vivable en Suisse.

    Cette étude fournit donc une base prometteuse, basée sur des données, pour le développement urbain et régional futur, en accord avec la loi suisse sur l’aménagement du territoire.

  • « Mar-a-Lago de Zoug »

    « Mar-a-Lago de Zoug »

    Avec ses 5500 mètres carrés, la propriété est le plus grand terrain privé au bord du lac et constitue une pièce unique à Zoug. La villa de luxe, dont le prix demandé est d’environ 50 millions de francs, est sur le marché depuis fin juin. En raison de sa splendeur et de sa situation, elle est déjà surnommée « Mar-a-Lago » de Zoug, en référence à la célèbre propriété de Donald Trump en Floride. Selon l’agent immobilier Robert Ferfecki, l’acheteur de cette villa est considéré comme le « roi de Zoug ».

    Ville avec un intérêt stratégique
    La date limite pour les offres est maintenant dépassée et officiellement, la ville de Zoug fait partie des concurrents. Le conseiller municipal et directeur des finances Urs Raschle a confirmé que la famille propriétaire avait cherché à contacter la ville dès le printemps. La promesse d’une offre d’ici fin septembre a été tenue, mais les détails sur le montant restent secrets.

    L’accès personnel comme atout
    Au-delà de la seule offre, Urs Raschle va un peu plus loin. Il a écrit une lettre personnelle à la famille propriétaire. Bien que le contact passe en principe par les agents immobiliers, cette lettre vise à souligner l’importance du projet d’achat. Raschle souligne que même le parlement zougois a demandé au conseil municipal d’examiner l’achat. Un message fort qui doit donner de la crédibilité et du pouvoir de négociation.

    Perspectives d’avenir pour Zoug
    Une acquisition de propriété de cette ampleur pourrait donner un nouvel élan à l’espace public. Il est prévu d’agrandir la station balnéaire et le théâtre Casino. Des projets qui apporteraient une plus-value sociale et culturelle à la ville. La décision d’achat sera déterminante pour le développement futur du lac de Zoug et offre à Zoug la possibilité de s’affirmer comme un lieu moderne et innovant.

  • Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Les professeures de l’ETH Catherine De Wolf et Maria Conen militent pour un changement radical dans le secteur de la construction. Au lieu de sacrifier les vieux bâtiments inefficaces sur le plan énergétique, elles plaident pour leur conservation, leur rénovation et leur extension. Outre les aspects écologiques, ils mettent l’accent sur les facteurs sociaux et culturels. Les bâtiments abritent des identités et des histoires dont la préservation est essentielle à la vie urbaine. La durabilité devient ainsi un lien entre l’environnement, la société et l’architecture.

    Réutilisation des matériaux de construction
    Un bon exemple est la réutilisation des éléments en verre des escaliers roulants extérieurs du Centre Pompidou à Paris comme cloisons de bureau. Le démontage, le tri et la réintégration, qui demandent beaucoup d’efforts, sont coûteux mais offrent d’énormes avantages environnementaux grâce à des économies significatives de CO₂ et à la réduction des déchets.

    Les matériaux de construction comme le bois et le béton recèlent un grand potentiel de réutilisation jusqu’ici inexploité. Alors que le bois est souvent purement et simplement brûlé, des panneaux de béton pourraient être découpés et servir d’éléments de mur. Les poutres en acier sont certes recyclées, mais elles sont généralement fondues, ce qui consomme beaucoup d’énergie, au lieu d’être réutilisées de manière indéformable. Les défis sont la faisabilité technique, les coûts et la complexité de la planification.

    Numérisation et passeports matériaux pour l’optimisation
    Des instruments numériques tels que les passeports matériaux faciliteront à l’avenir l’aperçu de l’origine, de la composition et de la durée d’utilisation des composants. Ainsi, la réutilisation et le démantèlement seront plus efficaces et plus transparents. L’harmonisation de telles normes fait l’objet de recherches afin de créer des solutions contraignantes dans le secteur.

    Barrières juridiques et normatives
    Un autre obstacle est constitué par les normes qui prévalent aujourd’hui et qui sont principalement conçues pour les bâtiments neufs et ne prennent pas suffisamment en compte les rénovations et le contexte des bâtiments existants. Cela rend les rénovations et les travaux sur l’existant plus difficiles d’un point de vue énergétique. La législation et la réglementation doivent être assouplies à l’avenir afin d’encourager la construction circulaire.

    L’économie circulaire, précurseur de la réduction du CO₂
    Le secteur de la construction est responsable d’environ 50 % de l’épuisement des ressources et de quantités considérables d’émissions de CO₂. L’économie circulaire les atténue considérablement en réduisant les coûts des matériaux, les déchets et la consommation d’énergie grâce à la réutilisation et à la construction modulaire. La déconstruction par des assemblages vissés ou emboîtés plutôt que collés est à cet égard une clé.

    Défis et perspectives d’avenir
    Le principal défi réside dans le coût du démontage et de la réutilisation, ainsi que dans la recherche d’acheteurs pour les matériaux réutilisés. L’absence de structures de marché complètes rend difficile une mise en œuvre à grande échelle. C’est là qu’interviennent des initiatives telles que les places de marché numériques et l’intégration de compétences d’ingénierie spécialisées.

    La construction modulaire et les concepts d’utilisation flexibles, tels que l’utilisation comme musée de bâtiments moins bien isolés, montrent des perspectives d’avenir viables. C’est surtout la jeune génération d’étudiants et de chercheurs des EPF et d’autres instituts qui pousse à l’innovation, ce qui laisse espérer une industrie de la construction plus durable.

  • La grande épreuve de force du logement

    La grande épreuve de force du logement

    L’initiative pour la protection du logement vise à empêcher que les loyers n’augmentent de manière disproportionnée après des transformations ou des démolitions. Les investisseurs doivent faire approuver les futurs loyers avec le permis de construire, et les rendements doivent être plafonnés. Une majorité de la Chambre des cantons (notamment l’UDC, le PLR et les Verts) s’oppose à cette proposition, qu’elle considère comme une atteinte trop importante au droit de propriété et met en garde contre les obstacles à l’investissement. La majorité de la commission propose à la place un contre-projet visant à protéger en particulier les locataires contre les congés abusifs. Avec des délais d’information et de soutien de 12 mois en cas de restructuration. Les critiques y voient un placebo qui protège peu les locataires et laisse intacts les intérêts de rendement.

    Initiative d’aide au démarrage de la HEV
    Cette initiative vise à faciliter l’accès à la propriété. L’association des propriétaires fonciers demande que le canton cautionne jusqu’à 15% du prix d’achat pour les propriétaires occupants, en abaissant le capital propre de 20 à 5%. Le gouvernement soutient cette proposition, car elle pourrait faciliter l’acquisition pour les familles à revenus moyens. Les partis de gauche mettent toutefois en garde contre une augmentation de la demande et des prix du foncier, sans que l’offre de logements n’augmente durablement. La décision risque d’être serrée au parlement cantonal.

    Initiative pour l’accession à la propriété de la HEV
    Cette initiative demande que les projets de construction de logements soutenus par l’État prévoient au moins autant de logements en propriété à usage personnel que de logements locatifs bon marché. Elle n’a pas encore obtenu de majorité, car les critiques considèrent que l’encouragement unilatéral des logements locatifs n’est pas conforme à la Constitution. Une contre-proposition visant à résoudre les problèmes liés au calcul de la valeur locative a également peu de chances d’aboutir.

    Initiative des Verts pour le logement
    Les Verts demandent la création d’un organisme public de construction de logements doté d’un capital de départ d’au moins 500 millions de francs, afin de créer des logements d’utilité publique bon marché et d’encourager les promoteurs immobiliers d’utilité publique. La majorité du Grand Conseil s’y oppose et propose à la place des conditions-cadres pour accélérer la construction de logements. En cas de rejet, les initiateurs veulent forcer un référendum.

    Perspectives et tensions politiques
    Le débat au Grand Conseil ouvre un automne politiquement chaud. L’initiative du PS sur le droit de préemption, qui souhaite donner aux communes davantage de possibilités d’intervention lors de l’achat de terrains afin de limiter la spéculation, sera un autre point de discorde. Son contre-projet a surtout des opposants économiques et juridiques.

    Les positions des acteurs montrent le dilemme entre la protection du logement, la promotion de la propriété et le souci d’inciter à l’investissement. L’issue de ces votations aura une influence déterminante sur la future politique du logement dans le canton de Zurich et devrait également avoir un effet de signal pour d’autres cantons suisses.

  • Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Ceux qui possèdent ou planifient des biens immobiliers connaissent de nombreux défis du marché, tels que la prévention des logements vacants et la détermination des loyers en fonction du marché, sans négliger l’offre et la demande. C’est précisément là qu’intervient la Banque Migros avec son approche de conseil unique en son genre, qui allie vision économique, données de marché et solutions personnalisées – pour les propriétaires qui veulent plus que de simples hypothèques, mais un conseil personnalisé et sur mesure, adapté à leur bien. L’approche de conseil se compose de différents modules qui peuvent être traités en fonction de la situation et indépendamment les uns des autres avec le client ou la cliente.

    En collaboration avec CSL Immobilien AG, un partenaire de la Banque Migros, une gamme complète de services est proposée, couvrant l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers. Les clients bénéficient de services de maîtrise d’ouvrage et d’une gestion professionnelle de leurs biens immobiliers. Cette offre est complétée par des analyses de recherche et de marché approfondies du marché immobilier suisse, ce qui permet aux propriétaires de prendre des décisions éclairées en collaboration avec la Banque Migros.

    Des outils d’analyse complets pour des décisions adaptées et fondées
    Ainsi, le dialogue immobilier permet de comparer les valeurs vénales, les prix d’achat, les revenus locatifs nets, les rendements et les taux de vacance avec les données de marché de CSL Immobilien AG. Cela permet d’évaluer le positionnement du portefeuille du client. Il s’applique à l’immobilier de bureau, commercial et résidentiel. L’analyse de l’immobilier résidentiel au niveau de l’unité d’habitation aide à vérifier et à gérer la performance du bien. Les unités d’habitation sont ainsi comparées aux données du marché et analysées en termes de taille, de prix et d’opportunités. Cela permet de déterminer à l’avance le positionnement des projets avec les clients, d’examiner le parc ancien en fonction des besoins du marché et des normes et d’en déduire les raisons des logements vacants.

    Analyse de l’évolution des taux d’intérêt : aperçu des futurs coûts hypothécaires
    Lorsque l’on achète une maison ou un appartement en copropriété, il faut aussi se projeter dans l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? Le bien immobilier sera-t-il encore supportable avec le revenu prévu à ce moment-là ? L’analyse de l’évolution des taux d’intérêt permet de simuler le portefeuille d’hypothèques avec différents scénarios de taux d’intérêt définis, 10 ans dans le futur. Ces coûts d’intérêt estimés permettent de comparer directement les stratégies de couverture possibles, par exemple le remplacement d’une hypothèque ou la conclusion d’un produit de suivi. Les propriétaires peuvent ainsi restructurer leur portefeuille et l’adapter aux attentes du marché.

    La durabilité, clé de l’augmentation de la valeur des biens immobiliers
    Pour les propriétaires de biens immobiliers anciens en particulier, la durabilité est un sujet important qui a une influence directe sur la valeur du bien. L’analyse de durabilité permet de montrer les avantages qu’il y a à rénover des biens immobiliers sur une base durable. Les émissions de CO2, les coûts énergétiques et les besoins en énergie d’un bien immobilier sont déterminés et un plan de modernisation présente les mesures de rénovation qui ont une influence positive sur ces valeurs. Des rénovations bien ciblées sont essentielles pour maintenir, voire augmenter, la valeur d’un bien immobilier tout au long de son cycle de vie. Il est conseillé de demander conseil à des experts avant d’entreprendre une rénovation afin de trouver les solutions les meilleures et les plus rentables. Les questions relatives à la rénovation sont exigeantes, en particulier lorsqu’il s’agit d’énergies alternatives. Dans le cas de biens immobiliers particulièrement anciens, il faut en outre décider s’il vaut la peine de rénover ou s’il vaut mieux construire du neuf. Cette décision dépend de plusieurs facteurs, dont l’état du bâtiment, les moyens financiers et les idées personnelles. Dans tous les cas, il est important de mettre en place une stratégie de rénovation à long terme qui aide à réduire les coûts et à prolonger la durée de vie de la maison.

    Un partenariat solide et des synergies
    La Banque Migros travaille en étroite collaboration avec CSL-Immobilien. Les deux entreprises sont autonomes sur le plan opérationnel. Grâce à ce partenariat stratégique, CSL Immobilier bénéficie d’une expansion nationale et d’un accès à de nouveaux marchés, tandis que la Banque Migros peut développer de manière ciblée son offre dans le domaine immobilier. Ensemble, ils couvrent l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers grâce à une palette de services élargie, du financement à la commercialisation en passant par le conseil aux maîtres d’ouvrage. Cette collaboration crée en outre des synergies importantes, notamment dans les domaines du conseil et du financement. Un résultat concret est le développement commun du service de courtage numérique Nextkey, qui rend la vente de biens immobiliers efficace et conviviale. Il en résulte une offre globale qui accompagne les clients dans toutes les phases liées à la propriété du logement.

    Un service complet pour les propriétaires de biens immobiliers
    Aujourd’hui, les personnes qui possèdent ou prévoient d’acquérir un bien immobilier ont besoin de plus qu’une simple solution de financement. Il faut un partenaire qui ait une vue d’ensemble du cycle de vie d’un bien. Avec son approche de conseil, la Banque Migros se positionne précisément dans ce domaine – en tant qu’accompagnateur global, et pas seulement en tant que prêteur hypothécaire. En collaboration avec CSL-Immobilien, elle propose des solutions sur mesure aux propriétaires qui souhaitent développer leurs biens immobiliers de manière durable, rentable et orientée vers l’avenir. Qu’il s’agisse d’analyses de la valeur du marché, de durabilité, de rendement ou d’évolution des taux d’intérêt, des outils modulaires et des données de marché fondées sur la pratique permettent d’aborder les questions individuelles de manière compétente et prévoyante. Cela renforce non seulement la qualité des décisions des clients, mais aussi la valeur et la pérennité de leurs biens immobiliers. La Banque Migros est ainsi synonyme d’un nouveau type de conseil immobilier – en réseau, en partenariat et avec une vision à long terme.

    « Aujourd’hui, quiconque possède ou planifie un bien immobilier a besoin de plus qu’une simple solution de financement. Ce qu’il faut, c’est un partenaire qui a une vue d’ensemble du cycle de vie d’un objet »

    « Celui qui achète une maison ou un appartement en copropriété doit également jeter un coup d’œil sur l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? »

    Pour plus d’informations, voir : migrosbank.ch/potentiel

  • Souris d’ordinateur en bois

    Souris d’ordinateur en bois

    Les circuits imprimés sont la structure de base invisible de l’électronique. Jusqu’à présent, ils étaient généralement construits à partir de plastiques fossiles. Leur fabrication conventionnelle utilise de la résine époxy renforcée de fibres de verre. Un matériau à base de pétrole qui est difficilement recyclable à la fin de son cycle de vie et qui doit être éliminé à grands frais. Avec l’augmentation des quantités de déchets électroniques, ce problème de recyclage devient de plus en plus urgent.

    C’est pourquoi le laboratoire « Cellulose and Wood Materials » de l’Empa a mis au point un matériau de support à base de bois qui est entièrement biodégradable. Sous la direction de Thomas Geiger, l’équipe du projet européen HyPELignum a développé une technologie permettant de transformer la lignocellulose – un sous-produit de la transformation du bois peu utilisé jusqu’à présent – en un panneau robuste et fonctionnel.

    Fonction et cycle fermé
    Au cœur du nouveau matériau se trouve un mélange de fibrilles de cellulose et de lignine. Des processus mécaniques finement ajustés créent un maillage stable qui durcit dans une plaque « cornifiée ». Les cartes de circuits imprimés qui en résultent peuvent être imprimées avec des pistes conductrices et équipées de composants électroniques.

    Le principal défi reste la résistance à l’humidité. En effet, c’est justement l’ouverture à l’eau qui rend le matériau biodégradable en fin de vie. Un conflit d’objectifs que l’équipe de l’Empa souhaite résoudre encore mieux à l’avenir. Lors de leur premier essai, ils ont déjà réussi à construire une souris d’ordinateur entièrement fonctionnelle et d’autres appareils. Après utilisation, ceux-ci pourraient être compostés dans des conditions appropriées et les métaux et composants précieux seraient facilement récupérés.

    De la recherche à la pratique
    Les développeurs du laboratoire de l’Empa coopèrent étroitement avec des entreprises comme Profactor afin de transformer les nouvelles cartes électroniques en produits prêts à être fabriqués en série. Le potentiel pour l’industrie est important. En particulier pour les articles électroniques à courte durée de vie, il en résulte une solution qui préserve les ressources, réduit les coûts d’élimination et minimise l’empreinte écologique.

    Le projet HyPELignum met également l’accent sur des stratégies globales durables. L’accent est mis non seulement sur les matériaux de base et la production, mais aussi sur l’analyse du cycle de vie et les partenariats industriels. Des appareils de démonstration et une mise à l’échelle industrielle prévue devraient permettre de passer de la solution de laboratoire au produit commercialisable d’ici 2026.

  • La centrale solaire au-dessus de Klosters est partiellement opérationnelle

    La centrale solaire au-dessus de Klosters est partiellement opérationnelle

    Les 15 premiers pour cent de Madrisa Solar injectent de l’électricité dans le réseau. Selon un communiqué, les 500 premières tables solaires portent 3000 modules solaires bifaces. L’électricité est utilisée pour l’exploitation des remontées mécaniques voisines de Klosters-Madrisa.

    La centrale solaire, située à 2000 mètres au-dessus du village de Klosters, devrait atteindre une puissance de 11 mégawatts-crête lorsqu’elle sera entièrement développée sur une surface de 150 000 mètres carrés avec environ 20 000 modules solaires. Sur les 17 gigawattheures d’électricité, 40% devraient être produits pendant le semestre d’hiver, entre octobre et mars. La mise en service de l’ensemble de l’installation est prévue pour l’automne 2027. À l’automne 2026, 50 à 60 pour cent de la puissance devraient déjà être disponibles.

    Madrisa Solar AG est une entreprise commune de Repower, EKZ et la commune de Klosters, qui détiennent chacun un tiers des parts. Avec Madrisa Solar, la première centrale solaire du Solarexpress national injecte de l’électricité dans le réseau.

  • Le projet résidentiel Alte Mühle franchit une étape importante

    Le projet résidentiel Alte Mühle franchit une étape importante

    Swica Organisation de santé SA fait construire un nouveau quartier de 136 logements sur l’ancien site Huggler à Suhr. SWICA a confié la réalisation du projet Wohnpark Alte Mühle à Halter AG de Schlieren en tant qu’entreprise totale. Près d’un an après la pose de la première pierre, la fête de l’achèvement du gros œuvre a été célébrée sur le site de construction, informe Halter dans un article publié sur LinkedIn.

    Dans le cadre du projet Wohnpark Alte Mühle, dix immeubles d’habitation seront regroupés autour de l’Alte Mühle dans une structure de construction aérée. Le moulin lui-même peut être rénové sans contraintes de protection du patrimoine, explique Halter dans la description du projet. Les bâtiments de trois à cinq étages devraient être achevés d’ici fin 2026. Environ la moitié des logements locatifs et une grande partie des appartements en copropriété sont d’ores et déjà réservés.

  • Nouvelle direction des ventes et des partenariats chez SwissCaution

    Nouvelle direction des ventes et des partenariats chez SwissCaution

    Dans son nouveau rôle, Massimo Paoletti approfondira le dialogue avec les entreprises partenaires existantes et établira de nouvelles coopérations. L’objectif est d’établir une collaboration encore plus étroite avec le secteur immobilier et de renforcer ainsi la position de SwissCaution sur le marché en Suisse alémanique et au Tessin.

    Présente sur le marché suisse depuis 1991, SwissCaution a été la première entreprise à introduire une garantie de loyer sans dépôt bancaire. Aujourd’hui, plus de 400’000 clients font confiance aux solutions de l’entreprise. Plus de 2’500 partenaires immobiliers, dont des administrations et des acteurs institutionnels, travaillent avec SwissCaution dans toute la Suisse. En tant que filiale de La Mobilière, l’entreprise fait partie d’un groupe d’assurance solide, synonyme de stabilité et de sécurité.

    « Je me réjouis d’atteindre des succès durables avec nos partenaires et de développer les coopérations de manière ciblée », explique Massimo Paoletti.

    Il met particulièrement l’accent sur l’entretien de relations durables et de confiance. Il s’agit d’offrir une valeur ajoutée tangible aux partenaires, tout en renforçant le rôle de SwissCaution en tant que partenaire fiable du secteur immobilier. En combinant sa longue expérience de la vente, des solutions innovantes et une collaboration étroite avec ses partenaires, l’entreprise entend continuer à contribuer activement au développement du marché immobilier.

  • Feuille de route politique pour la neutralité climatique de la Suisse

    Feuille de route politique pour la neutralité climatique de la Suisse

    Le rapport final de POLIZERO cible la politique climatique suisse avec une clarté inhabituelle. Les dix prochaines années seront décisives pour l’économie, l’approvisionnement énergétique et la société. L’équipe de recherche a modélisé de nombreuses trajectoires. L’abandon des technologies fossiles, l’expansion massive du chauffage urbain et des capacités solaires ainsi que l’introduction rapide de l’électromobilité constituent les fondements de l’objectif « net zero ».

    Un regard sur l’Europe montre que c’est justement en période d’incertitude qu’une harmonisation ciblée avec les normes européennes devient un facteur de réussite. En particulier, l’intégration dans un marché commun de l’énergie et des réglementations harmonisées renforcent la sécurité de l’approvisionnement et accélèrent l’innovation.

    De la stratégie à la mise à l’échelle
    La fenêtre pour des choix décisifs se referme. A partir de 2035, l’accent sera mis sur la montée en puissance des technologies respectueuses du climat. Les modélisations montrent que l’éolien, la bioénergie, les carburants synthétiques et le captage du CO₂ dans l’industrie et les déchets seront au centre des préoccupations. En investissant et en imposant des contraintes, par exemple pour le remplacement des anciens systèmes de chauffage, la Suisse peut réduire sa dépendance vis-à-vis des importations d’énergie en hiver tout en permettant une mutation industrielle.

    Les mesures d’encouragement et les incitations à l’innovation agissent comme une aide au démarrage, mais sont complétées par la suite de manière ciblée par des instruments réglementaires plus stricts et le développement du commerce des émissions. Une politique ferme mais adaptable reste nécessaire pour faire face aux incertitudes géopolitiques et aux surprises technologiques.

    Mise en œuvre flexible, perspective claire
    L’étude recommande une approche équilibrée plutôt que des mesures individuelles radicales. Si la Suisse parvient à combiner des initiatives propres crédibles avec une coordination cohérente de l’UE, les chances d’atteindre l’objectif net zéro sont intactes. Il est essentiel que toute stratégie reste flexible. La capacité d’adaptation est d’autant plus importante que les marchés mondiaux et la recherche évoluent rapidement.

    Pour réaliser la neutralité climatique, il ne faut pas une recette parfaite, mais une direction clairement définie et de la persévérance politique. Les étapes décisives doivent être franchies dès maintenant. Pour une Suisse qui marque l’Europe de son empreinte en matière de protection du climat et de capacité d’innovation.

  • Une technique ancienne repensée

    Une technique ancienne repensée

    Aujourd’hui, quand on pense à la construction moderne, on voit du verre, du béton et de l’acier. Mais un matériau de construction qui existe depuis des millénaires revient en force : la terre battue. Elle a permis de construire des villes, des châteaux et des temples entiers, et nombre de ces constructions sont toujours debout.

    La terre battue combine des matières premières régionales, une utilisation circulaire et un climat intérieur sain. Elle conserve la chaleur, équilibre l’humidité et ne nécessite que peu d’énergie pour sa fabrication. Ce matériau de construction répond ainsi aux exigences centrales du tournant de la construction, à savoir la préservation des ressources, la protection du climat et la santé de l’habitat.

    Joschua Gosslar, de l’Institut de conception des structures porteuses de l’Université technique de Braunschweig, parle d’une « renaissance de l’argile » qui allie l’artisanat traditionnel à la précision technique.

    Comment fonctionne la terre battue
    La terre battue est obtenue à partir d’argile, de sable, de gravier et d’eau. Ce mélange est placé en couches dans un coffrage et compacté. Autrefois à la main, aujourd’hui souvent à la machine. Il en résulte des murs massifs, structurés par couches, avec une grande capacité d’accumulation de chaleur.

    Grâce à son comportement ouvert à la diffusion, ce matériau de construction contribue à un climat intérieur équilibré. Cependant, sans protection structurelle contre les intempéries, l’argile perd de sa résistance. De grands débords de toit, des enduits hydrofuges ou des séparations constructives sont donc indispensables.

    Des projets de recherche tels que HyRaEarth travaillent sur des solutions durables contre la sensibilité à l’humidité, par exemple grâce à des revêtements hydrophobes respectueux de l’environnement.

    Robotique sur le chantier
    Le traitement de la terre battue est complexe, avec de nombreuses étapes de travail, une forte intensité artisanale et de longs délais de construction. C’est pourquoi des chercheurs de l’université technique de Braunschweig développent une unité de fabrication robotisée qui applique des murs en pisé de manière additive. Couche par couche, avec précision et sans coffrage traditionnel.

    Le système combine un coffrage mobile avec une unité de compactage qui se déplace automatiquement vers le haut. L’objectif est de créer une unité de production mobile qui travaille sur place avec des matériaux d’excavation. « L’argile est entièrement réversible », explique Gosslar. « Elle peut être réutilisée après cent ans, comme matériau de construction pour une nouvelle maison »

    La recherche applique ainsi les principes de l’impression 3D à la construction en terre et en argile, créant ainsi la base de méthodes de construction industrielles et néanmoins artisanales.

    Projets pionniers internationaux
    Dans le monde entier, des cabinets d’architectes montrent ce qui peut être réalisé à partir de la terre. Casa Franca à Paris a été compactée avec 550 tonnes de terre excavée pour former des murs porteurs qui rendent la climatisation superflue. L’hôpital Bayalpata au Népal a utilisé de l’argile locale, réduisant ainsi les coûts de construction de 40 % et renforçant la culture architecturale régionale. Le centre d’herboristerie Ricola de Herzog & de Meuron à Laufen a utilisé des panneaux préfabriqués en terre battue, combinés à des panneaux photovoltaïques et à une domotique moderne. Un immeuble d’habitation à Desert Wash Home, aux États-Unis, s’intègre topographiquement dans le cours d’eau naturel.
    Ces projets prouvent que l’argile n’est plus depuis longtemps un matériau de niche, mais qu’il a fait son entrée dans la construction de bâtiments contemporains dans le monde entier.

    Valeurs techniques et normes
    Les performances matérielles de la terre battue sont désormais bien documentées. Sa densité brute se situe entre 1’700 et 2’400 kg/m³, sa résistance à la compression entre 1,5 et 2,5 N/mm² – certains essais atteignent jusqu’à 10 N/mm². Ces valeurs lui confèrent une capacité de charge statique, mais nécessitent de nouvelles méthodes de calcul, car le module d’élasticité est nettement inférieur à celui du béton.

    Les constructions en argile sont légalement réglementées par la série de normes DIN 18940 à 18948 ainsi que par les règles de construction en argile de l’association faîtière de l’argile. Elles garantissent la qualité du produit, mais limitent également son utilisation.