Catégorie : Industrie du bâtiment

  • Un guide pour renforcer la circularité des projets de construction

    Un guide pour renforcer la circularité des projets de construction

    L’association Madaster Suisse et des partenaires politiques, économiques et scientifiques ont développé un guide permettant de mesurer la circularité des projets de construction en termes de masse de matériaux, informe Circular Hub dans un communiqué. La plate-forme de connaissances et de réseau pour la construction circulaire en Suisse fait office de centre de coordination du projet Rendre la circularité mesurable. Le guide « Mesurer la circularité : un indicateur suisse de circularité » s’adresse avant tout aux planificateurs de projets de construction.

    « Ce guide marque un moment historique pour le secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse », déclare Patrick Eberhard, président de l’association Madaster Suisse, cité dans le communiqué. « Il offre pour la première fois la possibilité de mesurer la circularité des bâtiments et soutient ainsi la vision de transformer le parc immobilier suisse en un entrepôt circulaire de matériaux » Le guide peut être utilisé aussi bien pour la planification de nouvelles constructions que pour la rénovation de bâtiments. Outre les normes européennes, il tient compte des conditions spécifiques du secteur de la construction en Suisse.

    Les maîtres d’ouvrage, les bureaux d’architectes et les bureaux d’études trouveront dans ce guide une aide pour intégrer des spécifications quantifiées dans les appels d’offres. Au niveau politique, le guide devrait permettre de quantifier les exigences en matière d’économie circulaire dans le secteur de la construction.

    La liste complète des entreprises et organisations impliquées dans le projet est disponible dans le communiqué. Le guide a déjà fait l’objet de premiers tests pratiques dans le cadre de projets pilotes. La plateforme Madaster est utilisée pour le calcul de la circularité et l’évaluation des données d’objets concrets.

  • Benetics présente une forte croissance

    Benetics présente une forte croissance

    Benetics a développé un logiciel qui permet de coordonner efficacement les travaux sur les chantiers. Depuis son entrée sur le marché en octobre 2023, la proptech zurichoise a enregistré une forte croissance. Déjà 25 entreprises, principalement du secteur électrique, utilisent l’application numérique de Benetics, informe un article sur startupticker.ch. La plupart d’entre elles sont des entreprises de 10 à 15 collaborateurs, mais chez le plus gros client, le logiciel est utilisé par plus de 100 collaborateurs.

    « Notre outil basé sur une application ne nécessite que peu de temps pour l’onboarding, rend les plans de construction utilisables numériquement et disposait, entre autres fonctions, d’une documentation photo du travail effectué et d’un service de traduction intelligent intégré », indique Ferdinand Metzler, cofondateur et CEO de Benetics, cité dans l’article. Les utilisateurs peuvent saisir des textes et des messages vocaux dans leur langue maternelle. Ils sont ensuite automatiquement traduits dans les langues utilisées par les autres participants.

    Benetics est actuellement porté par 13 personnes, dont neuf sont issues du secteur du développement. Nombre d’entre elles, dont les deux autres cofondateurs Aaron Shon et Johan Tibell, ont travaillé auparavant chez Google, peut-on lire dans l’article. « Avec notre équipe de développement, nous sommes rapides dans la mise en œuvre des inputs des clients », estime Metzler. De plus, l’entreprise dispose d’une grande expertise dans le domaine du big data et de l’intelligence artificielle.

  • La HSLU lance un master en développement territorial collaboratif

    La HSLU lance un master en développement territorial collaboratif

    La Haute école de Lucerne propose à partir de ce semestre d’automne un nouveau master en développement territorial collaboratif. Il est ouvert aux étudiants issus de disciplines telles que l’aménagement du territoire, l’urbanisme, l’architecture, l’architecture paysagère ou les sciences environnementales, économiques et sociales, explique la HSLU dans un communiqué. « Le développement territorial de demain a plus que jamais besoin d’équipes inter- et transdisciplinaires pour trouver des solutions adéquates aux défis actuels », explique Tabea Michaelis, citée dans le communiqué. Elle dirigera le nouveau master avec sa collègue Amelie-Theres Mayer.

    Le cursus doit préparer ses diplômés aux défis complexes des futurs processus de transformation territoriale. L’accent est mis sur la gestion des exigences changeantes et des ressources de plus en plus rares. Le programme d’enseignement comprend l’intégration de groupes ayant des exigences différentes dans la planification et la médiation entre eux.

    « Nous ne considérons pas le développement territorial comme un produit, mais comme un processus », explique Michaelis. Selon la codirectrice du cursus, de tels processus doivent permettre de créer des espaces adaptés au climat, ouverts et appropriables. « Pour planifier ces espaces, il faut une compréhension globale de la culture du bâtiment, qui part de l’existant et qui garde à l’esprit les conditions politiques et juridiques ainsi que la viabilité économique » Pour ce faire, les étudiants doivent collaborer de manière pratique avec les commanditaires potentiels des projets.

  • Un développement territorial réussi dans le canton de Neuchâtel

    Un développement territorial réussi dans le canton de Neuchâtel

    Les données les plus récentes montrent que le canton de Neuchâtel a connu une évolution positive dans plusieurs domaines de l’aménagement du territoire. La croissance de la population s’est stabilisée et le nombre d’emplois a augmenté de manière constante, ce qui indique une force économique robuste. Il convient de souligner la participation active des communes à la révision de leurs plans de développement afin de répondre aux exigences de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire et du plan directeur cantonal. Fin 2023, 16 communes sur 27 avaient déjà déposé leur dossier de révision, une étape qui souligne l’adaptation systématique aux objectifs de densité prescrits et la réduction des zones à bâtir mal utilisées.

    L’un des aspects remarquables du rapport est la densification progressive des zones économiques, qui permet une utilisation plus efficace de l’espace disponible, sans pour autant nuire à la qualité de vie. Des quartiers exemplaires illustrent le potentiel de concilier densification et qualité de vie élevée. En outre, la disponibilité et la qualité des transports publics se sont améliorées, ce qui soutient la stratégie de mobilité 2030 du canton. L’introduction d’un nouveau règlement de stationnement et la promotion de la mobilité douce sont des étapes supplémentaires vers la réduction du trafic individuel et la promotion de méthodes de déplacement plus respectueuses de l’environnement.

    Ces évolutions revêtent une importance particulière pour les professionnels de l’immobilier, car elles influencent le cadre des investissements et le développement de nouveaux projets. La densification stratégique et la promotion de concepts de mobilité durable offrent de nouvelles opportunités pour le développement de projets immobiliers tournés vers l’avenir. De plus, les mesures de protection des terres agricoles et de réduction de la consommation d’énergie contribuent à un développement plus durable, susceptible d’augmenter la valeur des biens immobiliers à long terme.

    En conclusion, le rapport constate que malgré les évolutions encourageantes, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne le vieillissement croissant de la population et la nécessité de développer des formes de logement adaptées. La révision continue des plans de développement locaux et l’accent mis sur les quartiers durables et les espaces publics de qualité seront des thèmes centraux de l’aménagement du territoire à l’avenir. Pour les professionnels de la gestion immobilière, ce rapport fournit une base solide pour les décisions stratégiques et souligne l’importance de la planification prospective dans le paysage dynamique du marché immobilier.

  • Introduction de l’indicateur de circularité suisse pour les projets de construction durable

    Introduction de l’indicateur de circularité suisse pour les projets de construction durable

    Afin de respecter les principes de l’économie circulaire, qui consiste à minimiser la consommation de ressources, les déchets et les émissions en utilisant les matériaux de manière circulaire, la circularité mesurable des projets de construction est essentielle. Le nouveau guide fournit une base pour évaluer objectivement et augmenter la circularité dans le secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse. Il vise à rendre comparable l’efficacité des mesures prises pour atteindre l’efficience des ressources et invite tous les acteurs du secteur à participer activement en donnant leur avis et en mettant en œuvre les directives dans leurs projets.

    Le guide, qui s’applique aussi bien aux nouvelles constructions qu’aux rénovations, offre aux concepteurs et aux architectes une méthodologie pratique pour évaluer la circularité des matériaux dans leurs projets de construction. Il s’appuie sur les normes européennes et les exigences spécifiques du marché suisse pour aider le secteur à mettre en œuvre des méthodes de construction circulaires.

    L’application du guide dans les premiers projets pilotes a déjà montré comment les flux de matériaux peuvent être optimisés et les voies d’élimination plus efficaces dès la phase de planification. Grâce à cette expérience, les maîtres d’ouvrage peuvent désormais inclure des exigences quantifiables en matière de circularité dans les appels d’offres, ce qui permet aux architectes et aux concepteurs d’évaluer différentes alternatives de construction en termes de durabilité. De plus, le guide facilite la quantification et l’exigence systématique des principes de l’économie circulaire dans le secteur de la construction pour les autorités et les législateurs.

    Le guide a été développé à l’initiative de l’association Madaster Suisse, en collaboration avec un large éventail de parties prenantes, y compris l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), les propriétaires, les organismes de normalisation, de standardisation et de certification, ainsi que des experts scientifiques et pratiques. La plateforme Madaster sert d’outil central pour le calcul et l’évaluation des données de circularité.

    L’invitation ouverte au feedback de l’industrie garantit un processus d’amélioration continue et encourage le développement du guide. Cette approche souligne l’ambition commune de rendre le secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse plus durable et de mettre en œuvre efficacement les principes de l’économie circulaire.

  • Griesser protège du soleil une maison passive à Barcelone

    Griesser protège du soleil une maison passive à Barcelone

    Selon un communiqué de presse, le fabricant de protections solaires Griesser, basé dans la région du lac de Constance à Saint-Gall, a fourni et installé une solution de protection solaire pour une ancienne maison mitoyenne transformée en maison passive neutre en CO2 à Barcelone. Le bureau d’études et de conseil Energiehaus Arquitectos de Barcelone, spécialisé dans la rénovation de bâtiments énergétiquement efficaces, a rénové le bâtiment et créé ainsi un objet entièrement neutre en CO2. Le bâtiment est appelé « ShowPass« , « Pass » signifiant « maison passive ». Selon le communiqué de Griesser, il s’agit du premier bâtiment neutre en CO2 rénové à Barcelone, qui a obtenu la certification d’Ecómetro à Madrid et la certification EnerPHit de l’Institut Passivhaus à Darmstadt, un standard pour la modernisation de bâtiments anciens avec des composants de maison passive.

    Pour la protection solaire extérieure, le bureau d’architecture espagnol a opté pour des stores à lamelles Metalunic Sinus de Griesser. Le spécialiste suisse de la protection solaire apporte ainsi une contribution centrale à la neutralité en CO2 de l’objet, est-il indiqué dans le communiqué.

    Micheel Wassouf, CEO d’Energiehaus Arquitectos, est cité comme disant qu’en plus de son utilité fonctionnelle, la protection solaire est également un outil de conception créatif. Le design des stores à lamelles Griesser contribue largement à l’esthétique du bâtiment. Ils s’harmonisent parfaitement avec la façade en mélèze. « La protection solaire doit être considérée comme un outil de conception créatif et non comme une obligation sèche », poursuit M. Wassouf.

    Griesser AG, dont le siège social est à Aadorf, produit dans ses propres usines en Suisse, en Autriche et en France et distribue ses produits dans plus de 20 pays.

  • Les habitants de la Suisse orientale réduisaient leur surface habitable

    Les habitants de la Suisse orientale réduisaient leur surface habitable

    Nikola Vukovic et Raphael Dietrich ont élaboré dans leur mémoire de fin d’études du master Real Estate Management de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule des possibilités de détendre le marché du logement en Suisse orientale. « La population suisse vit trop généreusement », affirment Vukovic et Dietrich dans un communiqué de l’OST. Selon les conclusions des deux chercheurs, de nombreux habitants de la Suisse orientale seraient toutefois prêts à réduire la surface de leur logement.

    Concrètement, 43 pour cent des 379 participants à une enquête menée dans le cadre de leur travail de master ont indiqué qu’ils pourraient renoncer à une surface habitable. Une pièce d’amis ou une salle de loisirs sont particulièrement souvent considérées comme pouvant être supprimées. Mais il faut des alternatives, « comme par exemple une chambre d’amis centrale qui pourrait être louée facilement dans le bloc d’habitation », explique Vukovic.

    En outre, les étudiants en master ont constaté que la population était très disposée à déménager dans un appartement plus petit. Mais le problème est que les petits appartements ne sont pas suffisamment disponibles, précise le communiqué. Le prix peut également être un obstacle : « Personne ne renonce à un appartement de 4 pièces à 1000 francs pour un appartement plus petit qui coûte autant ou plus », explique Vukovic.

    Les centres urbains pourraient être détendus en déménageant dans des régions plus rurales. Dans l’enquête, environ 95 pour cent des participants ont indiqué être prêts à le faire. « Mais les personnes interrogées ne déménageraient pas sans conditions », explique Dietrich. « Il faudrait créer des incitations pour que les gens quittent les centres urbains »

  • Analyse et perspectives des prix de la construction

    Analyse et perspectives des prix de la construction

    L’indice des prix de la construction 2023 révèle une dynamique complexe dans le secteur de la construction en Suisse, avec des augmentations de prix modérées, influencées par un mélange de conditions de marché internationales, d’effets de change et de facteurs économiques locaux. Le secteur est confronté à des défis, notamment un marché du travail changeant et une baisse de l’activité de construction, qui nécessitent des ajustements stratégiques. Le rapport apporte des éclairages importants aux professionnels de la gestion du secteur immobilier afin de prendre des décisions éclairées et d’anticiper les évolutions futures.

    L’analyse des prix des matériaux pour la construction de bâtiments montre une évolution différenciée : alors que l’indice des prix des matériaux KBOB n’a enregistré en novembre 2023 qu’une légère augmentation de 0,6% par rapport à l’année précédente, l’examen des différents matériaux révèle des différences significatives. Ainsi, les prix de l’acier d’armature ont chuté de 28%, tandis que le béton frais et les briques ont augmenté de 9,5 et 36% respectivement. Ces évolutions de prix reflètent une normalisation des prix du marché international et l’impact de l’appréciation du franc suisse, qui a réduit les coûts d’importation des matériaux de construction. En revanche, l’augmentation des prix de l’énergie et des carburants a eu un impact sur le coût des matériaux.

    La situation du marché du travail dans le secteur de la construction et l’évolution des salaires restent d’une importance stratégique. Après une hausse temporaire des postes vacants au printemps, le taux s’est stabilisé à 2,1% au troisième trimestre 2023, ce qui reste supérieur à la moyenne décennale. L’évolution démographique renforce les défis auxquels est confronté le secteur de la construction, ce qui contribue à maintenir une pression à la hausse sur les salaires.

    L’activité de construction, en particulier dans le secteur des logements et des bureaux, n’a cessé de diminuer depuis 2021. Les investissements dans les permis de construire ont diminué par rapport à la moyenne des cinq dernières années, en raison des coûts de financement élevés et des perspectives économiques modérées. Ces évolutions pourraient conduire à une concurrence accrue sur les prix et affecter la rentabilité dans le secteur de la construction.

  • Zurich, un pôle économique

    Zurich, un pôle économique

    Une étude récemment publiée par l’Office cantonal de l’économie (AWI) sur l’attractivité de Zurich a comparé le canton à des centres économiques internationaux comme Munich et Londres. La « Journée du site » a offert une plate-forme pour discuter de ces résultats et développer des stratégies plus poussées. Selon Fabian Streiff, directeur de l’AWI, Zurich est certes bien placée, mais elle est confrontée à des défis en matière d’environnement de coûts et de pénurie de personnel qualifié.

    Une comparaison internationale a montré que Zurich s’en sortait mieux que Munich en matière de recrutement de personnel qualifié, bien que la pénurie de personnel qualifié s’y fasse également sentir. Les discussions ont révélé qu’un traitement plus efficace des permis de travail et une meilleure exploitation du potentiel national étaient nécessaires pour maintenir la compétitivité.

    Le soutien aux start-ups a également été abordé. Alors que certains ont appelé à un soutien accru de la part de l’État, d’autres ont mis en garde contre les conséquences d’une réglementation trop stricte résultant de l’intervention de l’État.

    La numérisation du système de santé et l’utilisation de l’intelligence artificielle ont été identifiées comme des domaines clés pour l’avenir. Un échange de données plus efficace et la mise en œuvre de processus numériques pourraient non seulement réduire la charge de travail du personnel médical, mais aussi rendre le site plus attractif pour les professionnels étrangers.

    La technologie, le personnel qualifié, l’entrepreneuriat ainsi que la mobilité et la durabilité ont été les principaux thèmes abordés dans les ateliers. Les discussions ont montré que Zurich dispose d’un grand potentiel qu’il convient d’exploiter, notamment dans les domaines de la durabilité et de la numérisation.

    La « Journée du site » s’est terminée par un appel de la conseillère d’État Carmen Walker Späh à exploiter pleinement le potentiel existant et à poser les bons jalons pour l’avenir. Les résultats de la journée doivent servir de base à des mesures concrètes visant à renforcer encore l’attractivité de Zurich en tant que site économique.

  • Les projets de construction dans les villes sous la loupe

    Les projets de construction dans les villes sous la loupe

    Les statistiques de l’Office fédéral indiquent une diminution du nombre de logements vacants, due à la baisse de l’activité de construction et à la densité croissante de la population. Il en résulte un déficit d’offre significatif d’environ 10.000 logements par an. Cette pénurie se fait de plus en plus sentir, en particulier dans les zones urbaines, ce qui souligne l’urgence de prendre des mesures rapides pour éviter une aggravation de la pénurie de logements.

    L’exigence d’une densification urbaine conformément aux lois sur l’aménagement du territoire pose des défis majeurs aux promoteurs. Des réglementations plus strictes et un excès d’obstacles bureaucratiques rendent le processus de construction plus complexe et entraînent une augmentation des coûts. Les recours et les longues procédures juridiques retardent les projets de construction et augmentent les prix des loyers.

    Plusieurs mesures sont nécessaires pour faciliter la construction de logements dans les zones urbaines : Les plans directeurs et les plans d’occupation des sols doivent être révisés et les obstacles à la densification supprimés. La suppression ou l’adaptation des coefficients d’utilisation du sol et des distances aux limites permet à la fois de créer davantage de logements et de préserver les espaces verts.

    En outre, les règles de construction devraient être simplifiées pour les constructions denses. Les règles obsolètes en matière de bruit, d’ombre portée et d’esthétique doivent être modernisées ou supprimées. Il est nécessaire de réduire les recours et d’accélérer les procédures juridiques afin de rendre les projets de construction plus efficaces et de réduire la pression sur le marché du logement.

    Une solution prometteuse pourrait consister à simplifier la planification de la construction urbaine tout en optimisant la participation des citoyens afin d’améliorer la réalisation et l’acceptation des projets. Cela permettrait non seulement de raccourcir les délais de construction, mais aussi de réduire les coûts et, en fin de compte, de créer des logements abordables.

    Une combinaison équilibrée d’efficacité économique et de responsabilité sociale constitue la clé d’un développement sain du marché immobilier. En se concentrant sur des concepts de construction innovants, des pratiques de développement durable et une planification urbaine prévoyante, les villes peuvent continuer à croître et à prospérer sans compromettre la qualité de vie.

  • L’économie suisse face aux défis mondiaux

    L’économie suisse face aux défis mondiaux

    L’Europe, y compris la Suisse, est confrontée à un retard dans la croissance économique mondiale, en partie à cause d’une bureaucratisation croissante qui freine l’innovation. Yu souligne que les géants technologiques basés aux Etats-Unis et en Chine, tels que Google et Nvidia, contribuent de manière significative à la croissance économique de leurs régions. En revanche, l’Europe a tendance à être à la traîne en matière de transformation numérique, ce qui entraîne une dangereuse dépendance vis-à-vis des industries traditionnelles.

    Si elle compte des leaders mondiaux performants dans les secteurs pharmaceutique, bancaire et agroalimentaire, l’accent croissant mis sur la conformité et la réglementation a favorisé une culture d’aversion au risque qui empêche l’innovation, selon Yu. Pour contrer cela, les entreprises suisses doivent s’orienter davantage vers les centres d’innovation tels que la Silicon Valley ou le marché technologique chinois.

    Novartis, qui développe son centre de recherche aux Etats-Unis, est un exemple concret d’une telle orientation. Yu fait valoir que même si la Suisse est géographiquement située en Europe, ses entreprises devraient penser et agir à l’échelle mondiale pour rester compétitives.

    Pour la politique économique suisse, cela signifie rendre la Suisse plus attrayante pour les investissements dans les start-ups et la technologie, réduire la bureaucratie et ne pas répéter les mêmes erreurs que les autres pays. En se diversifiant et en contrôlant les risques sur tous les marchés, les entreprises suisses peuvent renforcer leur position et éviter une perte de prospérité.

  • Stratégies contre les îlots de chaleur urbains : L’importance des espaces verts et aquatiques

    Stratégies contre les îlots de chaleur urbains : L’importance des espaces verts et aquatiques

    Le défi auquel sont confrontés les centres urbains et industriels face au réchauffement climatique est le phénomène des îlots de chaleur, amplifié par la combinaison du changement climatique et de l’urbanisation. La surchauffe des zones urbaines résulte d’un manque de végétation et d’un excès de surfaces absorbant la chaleur comme le béton et l’asphalte. La forte densité des bâtiments et le manque de circulation de l’air dans les rues étroites aggravent encore le problème.

    Pour lutter contre les effets négatifs de ces îlots de chaleur, tels que l’augmentation des coûts énergétiques de la climatisation, la pollution de l’air et les risques pour la santé, des villes comme Zoug et Zurich ont commencé à intégrer des analyses et des modèles climatiques complets dans la planification urbaine. L’objectif est de concevoir les nouveaux quartiers de manière à contribuer à la réduction de la chaleur et à éviter la création d’îlots de chaleur.

    Cependant, l’adaptation des structures existantes nécessite des efforts supplémentaires. De nombreuses villes explorent des solutions combinant la végétalisation, la création de plans d’eau et l’utilisation de matériaux de construction qui absorbent moins la chaleur. C’est le cas de la ville de Sion/Sion, qui a installé un jardin japonais sur le toit d’une école d’agriculture et créé un étang devant le bâtiment scolaire. En outre, l’imperméabilisation du sol est brisée et remplacée par un asphalte plus clair afin de réduire l’accumulation de chaleur.

    Il apparaît clairement que des mesures isolées ne suffisent pas à résoudre le problème complexe des îlots de chaleur. Une approche globale, dont le slogan est « plus de vert et de bleu que de gris », est nécessaire pour maintenir et améliorer la qualité de vie dans les zones urbaines, même dans des conditions de chaleur estivale.

  • Numérisation des procédures de permis de construire dans le canton de Zurich

    Numérisation des procédures de permis de construire dans le canton de Zurich

    Dans le cadre de ses efforts pour moderniser et numériser les processus administratifs, le canton de Zurich a franchi une étape décisive pour simplifier et accélérer la procédure de demande de permis de construire. A partir du 1er avril 2024, la procédure de dépôt des demandes de permis de construire sera entièrement numérisée grâce à l’introduction de la plateforme. Cette évolution marque une avancée dans la gestion et le traitement des projets de construction, en réduisant la consommation de papier et en augmentant l’efficacité.

    Depuis son lancement en février 2020, la plateforme a déjà contribué de manière significative à la simplification du processus de demande de permis de construire. Elle permet un échange d’informations fluide entre les demandeurs, les autorités et les autres parties concernées et prend en charge l’ensemble du processus, de la soumission à l’approbation d’un projet de construction. Toutefois, jusqu’à présent, la procédure n’était pas entièrement dématérialisée, car des dispositions légales empêchaient l’utilisation exclusive de moyens numériques.

    Les récentes modifications apportées à la loi sur l’aménagement du territoire et la construction ainsi qu’à l’ordonnance sur la procédure de construction (BVV) et à l’ordonnance spéciale sur la construction I, adoptées par le Conseil d’Etat, lèvent ces obstacles. La nouvelle base juridique ouvre la voie à une procédure de permis de construire entièrement numérique. Le directeur des travaux publics Martin Neukom souligne l’importance de cette évolution et souligne que la mise en œuvre de ce projet numérique permettra de créer un service orienté vers le client et économe en ressources, qui répond aux exigences actuelles et simplifie le traitement des demandes de permis de construire pour toutes les parties concernées.

    Pour garantir une mise en œuvre complète, toutes les villes et communes du canton de Zurich doivent passer à la nouvelle procédure exclusivement électronique dans un délai de trois ans. Ce changement promet de rendre le processus d’octroi de permis de construire plus efficace et plus écologique, ce qui constitue une nouveauté importante pour les professionnels de la gestion du secteur immobilier.

  • Halter lance la construction de ZenO à Oberdorf

    Halter lance la construction de ZenO à Oberdorf

    L’entreprise de construction et d’immobilier Halter AG, basée à Schlierem, construit 49 appartements et une filiale du locataire principal Aldi Suisse pour la caisse de pension du canton de Nidwald. Le volume d’investissement pour le projet appelé ZenO est chiffré à 30 millions de francs. Selon un communiqué de presse, le projet de ZenoO a été réalisé par Mirlo Urbano Architekten GmbH de Zurich. Il est prévu de construire un nouveau centre sur l’ancienne place de la Landsgemeinde à Oberdorf.

    Selon la description du projet, une surface de 1100 mètres carrés est prévue pour l’implantation de commerces, 130 mètres carrés supplémentaires pour des bureaux et des petites entreprises. Le rez-de-chaussée est déjà loué, à l’exception d’une petite surface commerciale, est-il précisé.

    Avec un commerce de détail et des surfaces de services complémentaires au rez-de-chaussée, le projet offre « des possibilités d’approvisionnement optimales pour les petits appartements des étages supérieurs ». Le groupe cible est principalement constitué d’employés des régions touristiques environnantes de Bürgenstock et d’Engelberg, de personnes travaillant dans les entreprises voisines comme Pilatus ou SWISSINT, ainsi que de célibataires et de couples de tous âges.

    ZenO apporte une contribution importante au renforcement de la commune et fera avancer positivement le développement local. « Il ne se contentera pas d’améliorer l’image de la localité, mais créera également de nouveaux logements et emplois », a déclaré Judith Odermatt-Fallegger, présidente de la commune d’Oberdorf, citée dans le communiqué.

    Le permis de construire a été délivré en décembre 2023, la construction commencera en juillet 2024 et devrait s’achever au printemps 2026. Pour pouvoir commencer la construction, le contrat de droit de superficie a été signé en janvier 2024 entre la commune d’Oberdorf, la caisse de pension du canton de Nidwald en tant qu’investisseur et Halter AG en tant que prestataire global. De plus, Halter aurait obtenu le mandat pour la première location du projet.

  • Construction et rénovation du centre de formation de Sempach

    Construction et rénovation du centre de formation de Sempach

    Compte tenu des exigences croissantes dans le domaine de la protection civile, Lucerne estime qu’il est de sa responsabilité de soumettre l’infrastructure du centre d’instruction de Sempach à une rénovation en profondeur. Le projet comprend non seulement une rénovation des bâtiments existants, mais aussi la construction de nouvelles installations fonctionnelles afin de répondre aux défis des conditions modernes de formation et d’intervention. Cela reflète les efforts déployés pour faire du centre un centre de compétences de premier plan en matière de protection de la population dans la région.

    Le crédit spécial prévu doit financer à la fois les améliorations structurelles et la mise en œuvre de solutions énergétiques durables. Le canton envoie ainsi un signal fort en faveur de la pérennité et de la durabilité de son système de protection de la population. La votation de mars montrera si la population lucernoise est prête à investir dans cette mesure phare, qui non seulement améliore la sécurité, mais peut également servir de modèle pour la construction durable.

  • Berne prévoit de revitaliser le Musée historique

    Berne prévoit de revitaliser le Musée historique

    Le Musée historique de Berne, vieux de plus de 130 ans, est sur le point d’être rénové et agrandi en profondeur. Après un examen approfondi, la Commission de l’éducation a reconnu la nécessité d’une modernisation complète et d’une extension stratégique et recommande au Grand Conseil d’approuver le crédit d’étude de 2,5 millions de francs. Cette étape est importante pour faire avancer la planification détaillée et l’estimation des coûts de la rénovation, de l’extension et de l’intégration dans le quartier des musées de Berne nouvellement conçu.

    Le conseil de fondation du musée a déjà posé les jalons d’une rénovation complète, qui prévoit à la fois une rénovation totale du bâtiment historique existant et une extension moderne. L’extension prévue doit permettre une meilleure accessibilité, une ouverture sur le jardin du musée et une intégration dans le quartier des musées. En outre, le nouveau bâtiment doit rendre le musée accessible aux personnes à mobilité réduite et soutenir des concepts d’exposition modernes.

    La commune bourgeoise de Berne a déjà approuvé un crédit du même montant, la décision de la ville de Berne est attendue dans le courant de l’année. La Commission de l’éducation souligne les avantages du projet, qui non seulement améliore l’infrastructure du musée, mais augmente également l’attractivité du site pour les visiteurs et ouvre de nouvelles possibilités pour les manifestations culturelles et les projets spéciaux.

    L’approbation du crédit d’étude par le Grand Conseil est une étape importante pour le projet, qui promet une nette plus-value pour le paysage culturel du canton et de la ville de Berne. Après l’approbation par le Grand Conseil et l’approbation subséquente par les électeurs, les travaux de planification devraient commencer à l’automne 2024 et la mise en service du nouveau bâtiment du musée est prévue pour l’été 2027.

  • 4. Concours Jardins & Espaces publics Valais 2024

    4. Concours Jardins & Espaces publics Valais 2024

    Le concours est ouvert aux projets innovants et de qualité en matière d’aménagements et d’infrastructures publiques, réalisés au cours des cinq dernières années et ouverts au public. Le prix récompense le travail d’architectes paysagistes, de concepteurs et d’entreprises horticoles dont les projets ont renforcé le lien entre l’environnement bâti et naturel et enrichi l’esthétique paysagère du Valais.

    Le jury de cette année, composé de professionnels de la filière horticole romande, aura pour mission de sélectionner les projets les plus méritants avant le 30 avril 2024. Le règlement détaillé des candidatures peut être consulté sur www.jardinsuisse-valais.ch.

  • Construire l’avenir de Zurich : La première journée du site met l’accent sur de nouveaux aspects

    Construire l’avenir de Zurich : La première journée du site met l’accent sur de nouveaux aspects

    La « Journée du site », une initiative de la Direction de l’économie publique de Zurich, a réuni des leaders de l’économie, de la science et du gouvernement zurichois afin de formuler des visions communes pour l’orientation future du site de Zurich. L’événement visait à identifier, par le biais d’un dialogue constructif, des idées et des mesures innovantes destinées à renforcer durablement le site économique de Zurich.

    Les discussions se sont concentrées sur les atouts clés du canton, tels que son paysage entrepreneurial dynamique, sa recherche et sa formation de pointe ainsi que ses infrastructures de qualité. Une série de panels et d’ateliers ont permis d’approfondir des thèmes tels que la technologie, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la promotion des entreprises ainsi que la mobilité et la durabilité. Les ateliers ont généré une multitude de propositions qui doivent maintenant être développées afin de mettre en œuvre des solutions pratiques pour le site de Zurich.

    Une étude sur l’attractivité du canton de Zurich, réalisée spécialement pour la « Journée du site », a servi de base de discussion. Elle a analysé les principaux facteurs d’influence sur le site économique et a identifié les points forts du canton ainsi que les domaines susceptibles d’être améliorés. Sur la base de ces conclusions, les participants ont pu cibler les besoins d’action et les orienter vers des voies productives.

    En raison de l’écho positif et du besoin évident d’échanges continus entre les différents secteurs, la Direction de l’économie publique a déjà annoncé que la « Journée du site » deviendrait un événement annuel. Cela souligne l’engagement du canton de Zurich à continuer de se positionner et de se renforcer en tant que site économique innovant et tourné vers l’avenir.

  • Timber Finance informe sur la méthodologie CO2 dans la construction en bois

    Timber Finance informe sur la méthodologie CO2 dans la construction en bois

    Timber Finance travaille depuis 2022 à l’établissement de la construction en bois sur le marché des certificats de stockage de CO2. Récemment, l’entreprise a obtenu une norme de certificat CO2 ICROA pour sa méthodologie développée à cet effet, informe Timber Finance dans un communiqué. Le centre d’expertise pour les investissements modernes en bois de chauffage prévoit une reconnaissance définitive de sa technologie de stockage de CO2 dans le courant de l’année.

    Pour la phase pilote de la méthodologie, Timber Finance invite les personnes intéressées issues des secteurs de la promotion immobilière, de l’architecture, de l’ingénierie, du développement de projets, du secteur immobilier ainsi que des entreprises générales et totales à inscrire leurs constructions en bois prévues ou en cours en tant que projets pilotes pour une certification CO2. Le 8 février, le centre de compétence invite également à un séminaire en ligne sur le sujet. L’approche consistant à générer des contributions financières pour des projets de construction en bois par le biais de certificats de stockage de CO2 y sera expliquée en détail, peut-on lire dans l’annonce de l’événement.

  • Corentin Fivet nommé à la tête du Smart Living Lab

    Corentin Fivet nommé à la tête du Smart Living Lab

    Corentin Fivet prendra au printemps la direction du Smart Living Lab à la succursale fribourgeoise de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Professeur à l’EPFL depuis 2016, il a développé des méthodes révolutionnaires pour réutiliser des dalles de béton, des murs et des poutres en bois ou en acier, selon un communiqué de presse. Le Smart Living Lab fêtera son dixième anniversaire en 2024.

    Lorsque Fivet a commencé à occuper un poste de professeur assistant à l’EPFL à Fribourg, son domaine de recherche était encore jeune, indique le communiqué. « Il était facile de passer en revue la littérature, car presque rien n’avait été publié », est-il cité. A l’époque, la réutilisation des structures porteuses n’était pas aussi répandue qu’aujourd’hui. Et le Smart Living Lab lui-même n’en était qu’à ses débuts. Le Smart Living Lab est une initiative conjointe de trois universités suisses – l’EPFL, l’École d’ingénieurs et d’architectes de Fribourg(HEIA-FR) et l’Université de Fribourg.

    « Nous avons maintenant une douzaine de groupes de recherche qui ont obtenu de nombreux succès – dont certains ont été reconnus au niveau international. Ma nomination au poste de directeur académique du centre marque le début de la phase suivante », poursuit Fivet, cité dans le communiqué.

    Fivet prendra la direction académique du Smart Living Lab le 1er avril 2024 et travaillera avec Martin Gonzenbach, qui continuera à assurer la direction opérationnelle. Fivet entend poursuivre l’objectif du Smart Living Lab : servir de catalyseur pour la durabilité et le bien-être dans l’environnement bâti, indique le communiqué. L’un de ses premiers objectifs sera d’élargir l’offre de formation continue du centre pour les architectes, les ingénieurs civils, les chefs de chantier et les gestionnaires immobiliers.

  • Réaménagement du salon Bauen+Wohnen Messe Luzern pour 2024

    Réaménagement du salon Bauen+Wohnen Messe Luzern pour 2024

    Au centre de Lucerne, sur les rives du lac des Quatre-Cantons, le KKL servira de cadre au salon Bauen+Wohnen 2024. Conçu par Jean Nouvel, le KKL, qui allie harmonieusement nature et architecture, symbolise l’orientation progressive du salon. Cette nouvelle orientation se focalise sur une exposition de haute qualité avec des conférences professionnelles informatives et offre un cadre idéal aux visiteurs pour mener à bien leurs projets de construction.

    Les organisateurs du salon ont réagi aux réactions des visiteurs et des exposants en développant un concept compact axé sur l’efficacité et l’utilité. Les exposants bénéficieront d’une logistique optimisée et de packages attractifs favorisant le contact avec les clients. De plus, la journée du vendredi sera spécialement conçue pour les professionnels de la planification, de l’architecture et de la gestion immobilière, ce qui permettra un précieux échange de connaissances et de réseaux.

    Marco Biland, organisateur du salon, exprime son enthousiasme quant à la réservation complète et à l’accueil positif réservé à ce nouveau concept. Le programme de cette manifestation de trois jours comprend, outre l’exposition, des conférences, des offres de conseil et des tables rondes qui offrent aux professionnels et au grand public des aperçus et des suggestions importants. L’exposition spéciale sur l’énergie, organisée en collaboration avec le canton et la ville de Lucerne ainsi que d’autres partenaires, sera l’un des principaux points forts de cette manifestation.

    Dans l’ensemble, le salon Bauen+Wohnen Messe Luzern 2024 représente un pas important vers des pratiques de construction durables et d’avenir et s’établit comme un rendez-vous incontournable pour le secteur immobilier en Suisse centrale.

  • L’ETH Zurich lance la construction de la « Tour blanche » imprimée numériquement à Mulegns

    L’ETH Zurich lance la construction de la « Tour blanche » imprimée numériquement à Mulegns

    L’ETH Zurich a achevé la fabrication des premiers piliers de la « Tour blanche » de 30 mètres de haut à Mulegns, un projet qui rend hommage à l’émigration historique des confiseurs grisons. La tour ne doit pas seulement devenir un chef-d’œuvre architectural, mais aussi offrir un lieu de spectacle culturel important.

    L’utilisation d’une technique de fabrication robotique révolutionnaire permet de réduire de moitié la consommation de béton et offre une variété de formes inédite. Cette construction modulaire permet de monter et de démonter la tour à plusieurs reprises.

    La tour, qui redéfinira la silhouette du village de Mulegns, est un symbole d’espoir pour ce petit village situé sur l’ancienne route du col du Julier. Mulegns, qui ne compte actuellement que 14 habitants et fait partie de Savognin, devrait être revitalisé et protégé de l’extinction grâce à ce projet.

    La fabrication des éléments de la colonne a lieu à l’EPF de Zurich, avant leur montage à Savognin. Le premier coup de pioche est prévu en avril et l’inauguration solennelle par le conseiller fédéral Guy Parmelin et le président de l’EPF Joël Mesot est prévue pour le 25 juin.

    Le projet, dont le coût s’élève à 4,1 millions de francs, est financé par des fonds publics, des fondations et des mécènes privés. Une fois achevée, la « Tour blanche » ne sera pas seulement un exemple impressionnant d’architecture avancée, mais aussi une source d’inspiration pour la culture et le tourisme de la région.

  • De nouvelles voies dans la législation suisse en matière d’environnement et de construction

    De nouvelles voies dans la législation suisse en matière d’environnement et de construction

    Lors d’une récente séance, la CEATE-N a adopté un projet de loi décisif par une majorité de 14 voix contre 8 et une abstention. Ce projet, développé dans le cadre de l’initiative parlementaire 19.409, prévoit de modifier le droit de recours des associations dans la LPN de manière à ce que les projets de construction de petite et moyenne taille, notamment les immeubles d’habitation d’une surface de plancher inférieure à 400 mètres carrés, ne soient plus soumis à ce droit. Ces projets doivent être situés à l’intérieur des zones constructibles pour être exclus de la réglementation. La commission souligne que cet amendement est conforme au droit de recours inscrit dans la loi sur la protection de l’environnement (LPE), qui ne concerne que les projets de plus grande envergure nécessitant une étude d’impact sur l’environnement.

    Malgré l’approbation de l’amendement, des oppositions se sont manifestées au sein de la commission. Une minorité a souligné l’importance du droit de recours des associations pour la protection du patrimoine historique et naturel et s’est opposée aux nouveautés. D’autres minorités ont suggéré de réduire la surface de référence à 250 mètres carrés ou d’exclure certains logements des nouvelles règles.

    Outre cette importante modification législative, la commission a également examiné la loi fédérale sur la surveillance et la transparence des marchés de gros de l’énergie. La commission est entrée en matière sans contre-proposition, reconnaissant l’importance d’une surveillance adéquate de ces marchés, notamment au vu de l’importance économique de la sécurité de l’approvisionnement en électricité. Elle a souligné la nécessité de ne pas laisser la réglementation suisse s’écarter inutilement des exigences de l’UE.

    Par ailleurs, les divergences sur le projet d’économie circulaire suisse, notamment en ce qui concerne l’assouplissement du monopole des déchets urbains, ont été en grande partie éliminées. Un désaccord subsiste toutefois sur le déconditionnement des produits biogènes invendus.

    Dans d’autres dossiers, la commission a rejeté une motion sur la densification et la construction de logements d’utilité publique et a déposé à l’unanimité un postulat sur l’optimisation de l’utilisation du bois énergie. Enfin, diverses associations économiques faîtières, organisations environnementales et représentants de la branche ont été consultés sur la mise en œuvre de l’initiative parlementaire « Créer les bases d’un système de compensation des émissions de CO2 ».

    Les réunions de la commission se sont déroulées à Berne sous la présidence du conseiller national Christian Imark et en partie en présence du conseiller fédéral Albert Rösti, et des mesures importantes ont été prises pour adapter la législation suisse en matière d’environnement et de construction.

  • Avantages financiers et environnementaux à long terme des pompes à chaleur

    Avantages financiers et environnementaux à long terme des pompes à chaleur

    La décision de remplacer ou de rénover un système de chauffage est un investissement à long terme. De nombreux consommateurs se concentrent principalement sur les coûts initiaux d’installation, mais négligent souvent de calculer le coût total du cycle de vie du chauffage. Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires (ISE) ont analysé les coûts de différentes technologies de chauffage dans des habitations existantes sur une période de 20 ans. Ils ont pris en compte les prix futurs de l’énergie et l’évolution des prix du CO2. Leur conclusion : les pompes à chaleur et le chauffage urbain sont non seulement plus respectueux du climat, mais aussi moins chers à long terme que le chauffage au gaz.

    L’étude s’est focalisée sur les bâtiments d’habitation existants et a pris en compte les subventions entrées en vigueur le 1er janvier 2024 dans le cadre de la loi sur l’énergie des bâtiments (LEB) et de la directive de promotion « Aide fédérale pour des mesures individuelles efficaces dans les bâtiments ». Les chercheurs ont évalué les coûts de remplacement des systèmes de chauffage et analysé les émissions de différentes technologies.

    « Lorsque l’on investit dans un nouveau système de chauffage, il faut prendre en compte tous les coûts prévisibles, en particulier les coûts énergétiques, y compris la part du prix du CO2, sur l’ensemble du cycle de vie », explique Robert Meyer du Fraunhofer ISE. Selon l’étude, le passage aux pompes à chaleur ou au chauffage urbain présente également un bilan financier positif pour les bâtiments anciens.

    L’étude a montré que les pompes à chaleur dans les maisons individuelles sont non seulement plus respectueuses de l’environnement, mais aussi plus avantageuses sur le plan économique. L’utilisation de panneaux photovoltaïques pour l’autoconsommation permet de réduire encore les coûts totaux. Dans les immeubles collectifs également, le passage aux pompes à chaleur ou au chauffage urbain est moins coûteux que l’installation d’un nouveau chauffage au gaz.

    L’étude a porté sur différentes technologies de chauffage telles que les chaudières à gaz à condensation, les pompes à chaleur à air (avec ou sans panneaux photovoltaïques), les pompes à chaleur géothermiques, les chauffages à granulés et le chauffage urbain. Les chercheurs recommandent de fournir aux consommateurs des informations transparentes sur les émissions attendues ainsi que sur les prix de l’énergie, y compris les prix du CO2, afin de faciliter la prise de décision.

  • Lancement du concours pour l' »Aerogel Architecture Award 2024

    Lancement du concours pour l’ »Aerogel Architecture Award 2024

    La quatrième édition de l’ »Aerogel Architecture Award » recherche des exemples inspirants d’utilisation de l’aérogel dans l’architecture et la construction. Le concours, qui se déroule dans les catégories « Solutions réalisées » et « Projets d’étudiants », offre une plate-forme unique pour présenter et récompenser des idées et des projets innovants. Un jury d’experts sélectionnera parmi toutes les soumissions les finalistes qui concourront pour l’ »Aerogel Architecture Award 2024″ lors d’un événement qui se tiendra le 12 juillet 2024 sur le campus de l’Empa à Dübendorf.

    Peuvent participer les bureaux d’architectes et d’ingénieurs civils ayant des projets de rénovation, de réhabilitation ou de construction. De même, les étudiants en architecture et en génie civil sont invités à soumettre leurs projets et leurs propositions d’utilisation de l’aérogel. Tous les projets seront évalués dans le cadre d’un processus de sélection qui se déroulera en anglais. Les projets de rénovation réalisés pour des bâtiments classés, améliorés à l’aide de matériaux isolants en aérogel, seront particulièrement recommandés.

    La cérémonie de remise des prix, qui aura lieu le 12 juillet 2024 dans le bâtiment NEST sur le campus de l’Empa à Dübendorf, sera retransmise en direct au public. Les projets gagnants recevront non seulement une reconnaissance et une attention publique, mais seront également publiés dans des revues internationales et sur des plateformes en ligne.

    Les personnes intéressées sont invitées à soumettre leurs projets sous la forme d’un fichier ZIP ou RAR avant la date limite de soumission. Les soumissions doivent inclure un poster PDF au format A1, des images JPEG du projet, des détails sur l’utilisation de l’isolation par aérogel et un formulaire d’inscription avec une description détaillée du projet. En participant au concours, les participants acceptent que leur projet soit publié et confirment qu’ils respectent les droits sur les images, les graphiques et les dessins de leurs soumissions.

  • SVIT five Real Estate Symposium 2024 : des voies innovantes pour le recrutement de personnel qualifié

    SVIT five Real Estate Symposium 2024 : des voies innovantes pour le recrutement de personnel qualifié

    La pénurie de personnel qualifié constitue l’un des plus grands défis du secteur immobilier. Pour y remédier, le SVIT five Real Estate Symposium 2024 réunit des experts de premier plan pour discuter de nouvelles méthodes de recrutement. Jan-Egbert Sturm, professeur renommé de recherche économique appliquée, partagera ses prédictions sur l’avenir du secteur. Markus Steckeisen, entrepreneur expérimenté et directeur d’études à la HWZ, et Yannick Blättler, entrepreneur et connaisseur de la génération Z, apporteront leurs perspectives. Le symposium est une plate-forme essentielle d’information et de réseautage pour le secteur de l’immobilier afin de développer et de mettre en œuvre des solutions innovantes à la pénurie de personnel qualifié. C’est dans cette optique que le symposium annuel Real Estate s’impose comme un événement incontournable pour les professionnels de l’immobilier.

  • Le Conseil national met l’accent sur l’environnement, l’aménagement du territoire et l’énergie

    Le Conseil national met l’accent sur l’environnement, l’aménagement du territoire et l’énergie

    La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national (CEATE-N) a décidé de restreindre le droit de recours des organisations de protection de l’environnement pour les petits projets de construction de logements. La modification de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage vise à adapter le cadre juridique pour les petits et moyens projets de construction de logements afin de compenser les inégalités de ressources financières entre les parties.

    En outre, la commission a commencé à examiner la loi fédérale sur la surveillance et la transparence des marchés de gros de l’énergie afin d’assurer une surveillance et une transparence adéquates. Dans le cadre des discussions relatives à un accord sur le marché de l’électricité avec l’UE, la commission a discuté de l’importance économique d’un approvisionnement en électricité sûr et de la nécessité d’harmoniser les réglementations suisses avec celles de l’UE.

    Dans le domaine de l’économie circulaire, la commission a éliminé la plupart des divergences avec le Conseil des Etats, notamment en ce qui concerne l’assouplissement du monopole des déchets urbains. Il reste cependant un désaccord sur la question de savoir si les produits biogènes invendus doivent être déconditionnés.

    Les autres discussions de la commission ont porté sur la révision partielle de la loi sur la protection de l’environnement, qui se concentre sur la protection contre le bruit et l’assainissement des sites contaminés. La motion « Densifier et construire des logements d’utilité publique pour lutter contre la pénurie de logements » a été rejetée par la commission, qui estime que les bases légales existantes sont déjà suffisantes. Par ailleurs, un postulat visant à optimiser l’utilisation du bois-énergie a été déposé.

    Les séances de la commission des 22 et 23 janvier 2024 ont été présidées par le conseiller national Christian Imark et se sont déroulées en partie à Berne en présence du conseiller fédéral Albert Rösti.

  • Les drones de cartographie de Wingtra aident le secteur français de la construction

    Les drones de cartographie de Wingtra aident le secteur français de la construction

    Wintgra et SITECH France, société de construction numérique et de solutions numériques de la société Trimble, ont conclu un partenariat. Selon un communiqué de Wingtra, cette collaboration associe ses propres drones de cartographie, fournisseurs de données géographiques précieuses, à l’expertise de SITECH en matière d’utilisation de technologies numériques pour les travaux de terrassement, les projets routiers et linéaires, les mesures topographiques ainsi que les carrières et les centres d’enfouissement technique. L’entreprise française est basée en Île-de-France.

    Comme SITECH permet l’intégration transparente de la collecte de données fiable de Wingtra, ce partenariat fera progresser l’industrie avec des données géospatiales améliorées. Celles-ci permettent de modéliser plus efficacement les chantiers, d’améliorer la conception et d’optimiser les processus.

    Comme le précise le communiqué, les deux partenaires aident ainsi les entreprises proactives à construire plus intelligemment. Ils soulignent ainsi leur engagement en faveur de l’innovation, de la productivité et de la réduction de l’empreinte carbone dans le secteur de la construction.

  • L’économie circulaire dans la construction est rentable

    L’économie circulaire dans la construction est rentable

    L’intégration de l’économie circulaire dans la construction de bâtiments et l’aménagement urbain pourrait réduire considérablement les émissions de carbone, selon un nouveau livre blanc intitulé Building circular : Maximizing CO2 abatement and business opportunities (en français : Construire de manière circulaire : Maximiser la réduction de CO2 et les opportunités commerciales). Il a été publié conjointement par le Forum économique mondial et la société de conseil McKinsey & Company et présenté lors de la réunion annuelle de Davos.

    Actuellement, l’environnement bâti contribue à hauteur d’environ 26% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique. Le livre blanc souligne qu’en 2030, des approches circulaires plus durables de la consommation et de la production pourraient permettre d’économiser 13 pour cent des émissions de carbone de l’environnement bâti. En 2050, ce chiffre pourrait atteindre 75 pour cent.

    Cela permettrait de réaliser des gains annuels nets de 46 milliards de dollars en 2030 et de 360 milliards de dollars en 2050. Les calculs sont basés sur une étude de l’empreinte carbone de six matériaux de construction : Aluminium, ciment, verre, plâtre, plastique et acier.

    « Une conception, une technologie et des modèles commerciaux innovants peuvent réduire considérablement les déchets, préserver les ressources et libérer de la valeur économique », peut-on lire dans un communiqué de presse de McKinsey. Le livre blanc y est décrit comme un « appel à l’action pour les dirigeants des secteurs public et privé ». Les « phares » ou les projets pilotes qui démontrent la faisabilité et l’évolutivité des modèles d’économie circulaire pourraient également être d’une importance cruciale pour la diffusion de meilleures pratiques de construction écologique.

  • Basler Baubranche in der Krise – Appell an die Regierung

    Basler Baubranche in der Krise – Appell an die Regierung

    Die Basler Baubranche, vertreten durch Oscar Elias, CEO der Stamm Bau AG, richtet einen dringenden Appell an die Regierung, um auf die wachsenden Herausforderungen im Wohnungsbau aufmerksam zu machen. In einem persönlichen Schreiben an Regierungsrat Kaspar Sutter verdeutlicht Elias die Sorgen der Branche, die durch das neue Wohnschutzgesetz und einen deutlichen Rückgang von Sanierungs- und Umbauprojekten stark betroffen ist.

    Die Stamm Bau AG, die 2023 ihr 180-jähriges Bestehen feiert, hat ihren Sitz in Arlesheim, erhält jedoch die Mehrheit ihrer Aufträge aus Basel. Elias betont, dass insbesondere Sanierungsprojekte, die für zwei Drittel des Umsatzes der Firma verantwortlich sind, durch das Wohnschutzgesetz komplett zum Stillstand gekommen seien. Dies führt zu einer signifikanten Planungsunsicherheit, wodurch Projekte unberechenbar und risikoreich werden.

    Der Brief beleuchtet die Notwendigkeit eines Handlungsbedarfs, da die Baubranche bereits die negativen Auswirkungen des Gesetzes auf die Wirtschaft und den Arbeitsmarkt spürt. Elias äußert seine Bedenken, dass die momentane Situation die Bausubstanz der Stadt und den Wohnungsmarkt gefährdet. Er fordert von der Regierung eine Lockerung der Regularien für Wohnen und Bauen, eine Einschränkung der Einsprachemöglichkeiten sowie Anreize für mehr Sanierungen und die Schaffung von neuem Wohnraum.

    Die Reaktion des Mieterverbands und des Kantons deutet darauf hin, dass eine Anpassung der Praxis und eine aktivere Information über das Wohnschutzgesetz notwendig sind, um die Investitionsbereitschaft der Eigentümer wiederherzustellen. Der Kanton Basel-Stadt ist aktuell mit der Evaluation der Auswirkungen des Wohnschutzes beschäftigt, und Regierungsrat Sutter signalisiert in seiner Antwort an Elias die Bereitschaft, bei Bedarf Korrekturen vorzunehmen.

    Für Elias und die Basler Baubranche ist jedoch klar: Es besteht dringender Handlungsbedarf, um die Herausforderungen im Wohnungsbau zu meistern und die Planungssicherheit für Eigentümer und Investoren wiederherzustellen.