Catégorie : propTech

  • Déploiement de 8000 lignes de fibre optique prévu d’ici 2026

    Déploiement de 8000 lignes de fibre optique prévu d’ici 2026

    Selon un communiqué de presse,Swiss Fibre Net et le fournisseur local d’énergie et d’eau StWZ Energie mettront à disposition de la population de Zofingue près de 5000 connexions en fibre optique d’ici la fin de l’année. D’ici fin 2026, ce chiffre devrait atteindre 8000.

    Comme le précisent les deux entreprises, le réseau de fibre optique sera ouvert afin de permettre à la clientèle de bénéficier d’une grande variété d’offres télécoms de différents fournisseurs. « Grâce à la collaboration avec Swiss Fibre Net, les habitants de Zofingue raccordés à la fibre optique StWZ peuvent profiter des offres télécoms supplémentaires de Sunrise et Salt « , a déclaré Paul Marbach, directeur de StWZ, dans un communiqué de presse. Les offres des deux opérateurs télécoms sont disponibles immédiatement.

    Selon le CEO de Swiss Fibre Net, Andreas Waber, il est aujourd’hui indispensable que les clients puissent choisir entre différents fournisseurs de télécommunications : « Seuls des réseaux ouverts garantissent une concurrence orientée vers les clients. C’est pourquoi nous nous engageons, en collaboration avec les fournisseurs d’énergie, les câblo-opérateurs et les communes, pour le principe d’un réseau de fibre optique ouvert »

    Swiss Fibre Net AG est une entreprise commune de fournisseurs d’énergie locaux et de câblo-opérateurs en Suisse. Elle relie les réseaux locaux de fibre optique de ses partenaires de réseau pour former Swiss Fibre Net, un réseau ouvert, homogène et de grande envergure, qu’elle propose aux opérateurs de télécommunications actifs au niveau national.

  • Des chercheurs travaillent sur l’eau propre pour les villes du futur

    Des chercheurs travaillent sur l’eau propre pour les villes du futur

    Des chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag, basé à Dübendorf, et de la Haute école des sciences de la vie de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse(FHNW) participent au projet européen UrbanM20. Comme l’indique un communiqué, le projet, dirigé par l’Université technique danoise de Copenhague(DTU), est consacré à l’amélioration du suivi et de la gestion de la gestion de l’eau en milieu urbain.

    L’objectif de ce projet international est d’améliorer la qualité de l’eau urbaine dans les villes du futur. L’utilisation de l’eau, la consommation et les eaux usées seront observées et enregistrées dans des systèmes d’échange de données. Des programmes flexibles seront élaborés à l’aide de jumeaux numériques afin d’améliorer la gestion de la qualité de l’eau.

    Vingt partenaires de dix pays participent au projet. En Suisse, par exemple, le Département de l’élimination et du recyclage de la ville de Zurich(ERZ) et l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux(VSA) sont à bord. Les participants veulent développer des capteurs intelligents qui utilisent l’intelligence artificielle pour améliorer la surveillance de la qualité de l’eau. Ces jumeaux numériques devraient aider à identifier les problèmes de pollution et à planifier des solutions. « Mais nous voulons également aider les autorités à mieux surveiller et entretenir leurs systèmes existants grâce à des lignes directrices pratiques », a déclaré le coordinateur du projet Luca Vezzaro de la DTU, cité dans le communiqué.

    Le projet UrbanM20 est financé par l’UE à hauteur de 5 millions d’euros via le programme Horizon Europe. En outre, le Secrétariat d’Etat suisse à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) soutient le projet à hauteur de 1 million d’euros.

  • Les petites villes s’intéressent de plus en plus à la Smart City

    Les petites villes s’intéressent de plus en plus à la Smart City

    La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), basée à Winterthur, a publié l’enquête Swiss Smart City Survey 2024. Le rapport montre que les petites villes en particulier investissent dans des solutions intelligentes, peut on lire dans un communiqué de presse. L’enquête de la ZHAW aurait en outre enregistré une augmentation du nombre de participants parmi les personnes interrogées.

    Parmi les villes et les municipalités participantes, 403 projets de conception de villes intelligentes ont été signalés dans le cadre de l’enquête. Il s’agit de catégories telles que Smart Governance, Smart Environment, Smart Mobility, Smart People, Smart Living et Smart Economy. 97 projets relèvent de la catégorie Smart Environment, dont la plupart concernent le photovoltaïque. Cela correspond à un nombre deux fois plus élevé qu’en 2022.

    Toutefois, le rapport fait état d’un potentiel de développement encore élevé. Dans 29% des villes étudiées, le thème de la ville intelligente est activement traité, 18% en sont encore à la phase initiale. « De nombreuses villes n’en sont pas encore à une phase définie de développement de la Smart City – un signe clair qu’il existe un énorme potentiel de développement dans ce domaine », explique Vicente Carabias, responsable de la spécialisation en systèmes énergétiques durables et Smart Cities à la ZHAW, cité dans le communiqué. « En même temps, l’enquête montre que de plus en plus de villes s’emparent du thème de la Smart City. Les données du Swiss Smart City Survey mettent en évidence le fort potentiel de marché pour la science et les entreprises qui peuvent jouer un rôle actif dans la mise en place d’infrastructures intelligentes »

  • Les petites villes sont le moteur de la transformation intelligente

    Les petites villes sont le moteur de la transformation intelligente

    L’enquête actuelle a recensé 403 projets dans 124 villes, la numérisation et la durabilité étant les principaux thèmes abordés. La plupart des initiatives relèvent du domaine de l’environnement intelligent, notamment les énergies renouvelables comme le photovoltaïque et les technologies de préservation des ressources. Cette dynamique souligne le changement auquel les villes suisses aspirent afin de réduire leur empreinte carbone₂ et de créer des espaces de vie innovants.

    Engagement et opportunités de croissance pour les petites villes
    Le nombre de villes participantes a augmenté de manière significative. De plus en plus de municipalités formulent leurs propres stratégies de villes intelligentes, désignent des responsables et travaillent sur des projets pilotes de transformation numérique. Cependant, l’enquête montre que près de 80% des villes n’ont pas encore mis en place de processus matures et n’en sont qu’aux premières phases de développement. C’est un signal fort du potentiel de développement existant et des opportunités de marché pour les acteurs économiques et scientifiques.

    Gouvernance, participation et infrastructure
    Parmi les dimensions cruciales figurent la gouvernance intelligente, l’engagement citoyen et la cocréation. L’augmentation des projets dans les services citoyens numériques et les infrastructures intelligentes, comme la conservation des ressources ou la mobilité intelligente, indique la nécessité d’étendre et de renforcer les compétences internes à l’organisation au sein des administrations municipales.

    Potentiel de marché et prochaines étapes
    Les auteurs de l’étude soulignent que la dynamique des initiatives de villes intelligentes est élevée, mais que la conception et l’organisation peuvent encore être améliorées. Le potentiel de marché pour les entreprises et la recherche est donc important. Les infrastructures intelligentes et les projets innovants offrent de nombreuses opportunités de coopération et d’investissement.

    Les petites villes, moteurs de l’avenir intelligent
    Les petites villes suisses se révèlent être des moteurs de la transformation des villes intelligentes. Avec un engagement croissant, une focalisation claire sur la durabilité et la numérisation et un nombre croissant de projets concrets, elles gagnent en importance et créent de nouvelles opportunités pour un paysage urbain durable et interconnecté.

  • Livre blanc « Concepts de bâtiments durables

    Livre blanc « Concepts de bâtiments durables

    Les auteurs du livre blanc appellent à un changement de paradigme. La planification, la construction et l’exploitation doivent être considérées comme des processus cohérents et globaux. Les bâtiments sont considérés comme des systèmes dynamiques au service de l’homme, de l’environnement et de l’économie. Dès le début de la phase de planification, une stratégie d’automatisation prévoyante crée la base d’un fonctionnement efficace en énergie, confortable et durable.

    L’automatisation des bâtiments apporte une valeur ajoutée tangible
    Le contrôle numérique de l’éclairage, de la climatisation, du chauffage et de la ventilation ainsi que l’utilisation ciblée de capteurs permettent de réduire de manière mesurable la consommation de ressources et d’améliorer le climat intérieur. Cela se répercute positivement sur les coûts d’exploitation, le confort des utilisateurs et le respect des critères ESG – un avantage significatif pour les investisseurs, les exploitants et les utilisateurs.

    L’homme au centre
    Le livre blanc accorde une grande importance au facteur humain : les bâtiments modernes doivent contribuer à la santé et à la productivité et répondre aux besoins individuels. Des aspects tels que la qualité de l’air, le confort thermique ou l’acoustique font l’objet d’une attention accrue. Grâce aux technologies numériques – des capteurs aux profils d’espace personnalisés – des environnements de travail et de vie adaptatifs et conviviaux deviennent réalisables.

    L’économie circulaire et les infrastructures numériques comme norme d’avenir
    La domotique favorise une utilisation économe de l’énergie et de l’eau et facilite la mise en œuvre de concepts de bâtiments circulaires. Les plateformes basées sur le cloud, les capteurs IoT et les réseaux basés sur IP laissent la place à des fonctions intelligentes telles que le partage de bureau ou le suivi des actifs et augmentent la valeur des biens immobiliers à l’ère de la transformation numérique.

    Confort, durabilité et augmentation de la valeur
    Le livre blanc démontre de manière impressionnante que l’automatisation intégrale des bâtiments n’apporte pas seulement plus de confort et de rentabilité, mais qu’elle est indispensable pour des biens immobiliers durables, sains et de valeur stable.

    Le livre blanc peut être téléchargé sur : www.siemens.ch/raumautomation

  • La HSLU optimise le recyclage des métaux avec l’IA

    La HSLU optimise le recyclage des métaux avec l’IA

    Chaque année, près de deux millions de tonnes de déchets métalliques sont produits en Suisse, dont jusqu’à 95 pour cent sont recyclés. Ce taux de recyclage élevé masque toutefois un problème majeur. Les impuretés, comme le cuivre dans les déchets d’acier ou l’étain dans les revêtements, rendent une grande partie de l’acier recyclé impropre à des applications de haute qualité. Au lieu d’être utilisé dans la construction automobile ou mécanique, cet acier est généralement utilisé dans le génie civil, où les exigences de pureté sont moindres.

    Le downcycling est économiquement et stratégiquement risqué
    Ce que l’on appelle l’effet de downcycling a pour conséquence que des matières premières précieuses ne sont pas utilisées de manière optimale. La Suisse, pays pauvre en matières premières, est dépendante des importations pour les métaux de haute qualité. Chaque tonne recyclée de haute qualité renforce l’autonomie et la résilience de l’économie suisse, surtout en période d’incertitude politique.

    Capteurs d’IA pour l’efficacité et la qualité
    Dans le projet de recherche ReRe et le projet Innosuisse Reinvent, la HSLU et ses partenaires montrent comment des capteurs intelligents, combinés à l’IA auto-apprenante, permettent une analyse précise des déchets métalliques dès les points de collecte. Les composants critiques tels que les batteries ou les récipients sous pression sont détectés à un stade précoce, ce qui améliore considérablement les processus de tri. Si seulement 15% de la ferraille retournée est recyclée de manière qualitative, il est possible d’économiser jusqu’à 36 000 tonnes de CO₂ et environ 30 millions de francs par an.

    Approches systémiques pour une économie circulaire moderne
    L’étude Reinvent, soutenue par Innosuisse, a analysé le système global du recyclage des métaux, des flux de matériaux aux modèles commerciaux en passant par les acteurs. Outre les innovations technologiques, il est essentiel de disposer de normes, de transparence et de données fiables pour la traçabilité, ainsi que d’incitations économiques pour tous les acteurs de la chaîne de création de valeur.

    Assurer la pérennité
    Les scientifiques de la HSLU recommandent entre autres d’intégrer les technologies de capteurs à grande échelle, de créer des systèmes de données uniformes pour la traçabilité et de renforcer la coopération entre tous les groupes d’acteurs. La promotion ciblée des pratiques de réutilisation doit également être ancrée dans la technologie et la réglementation, afin que le recyclage de haute qualité devienne la norme du secteur.

    Le recyclage des métaux, clé de la souveraineté suisse en matière de matières premières
    Grâce à l’IA et aux innovations systémiques, les déchets métalliques deviennent des matières valorisables. La Suisse peut boucler le cycle des matières premières et mettre en place une industrie durable et résistante.

  • Communication pour les solutions numériques de self-stockage à Zurich

    Communication pour les solutions numériques de self-stockage à Zurich

    Selon un communiqué de presse, l’agence de communication zurichoise GRIP, dirigée par son propriétaire, sera à l’avenir responsable des relations publiques de placeB, un fournisseur de solutions numériques de stockage également basé à Zurich. Dans le cadre de cette collaboration, l’accent sera mis sur la pertinence quotidienne des solutions de self-stockage dans le secteur B2C. L’activation d’espace conforme aux normes ESG (Environnement, Social, Gestion d’entreprise) par les solutions placeB pour les partenaires B2B est également centrale.

    « PlaceB montre comment l’espace de stockage numériquement accessible peut résoudre les défis sociaux. En tant que scale-up suisse à l’ADN digital, cela correspond parfaitement à notre expertise en communication immobilière et technologique et nous sommes ravis d’accompagner placeB dans son expansion », a déclaré Patrick Milo, directeur général de l’agence de communication, cité dans le communiqué. Selon Tobias Kaufmann, CEO de placeB AG, le self-stockage « passe d’une solution de niche à un équipement urbain de base. GRIP nous aidera à sensibiliser les utilisateurs privés et les propriétaires immobiliers aux avantages d’une utilisation intelligente de l’espace »

    Active sur plus de 50 sites, placeB AG entend s’attaquer aux mégatendances sociales telles que l’urbanisation, la pénurie de logements et la mobilité accrue grâce à son offre. À l’aide de l’application placeB, les clients peuvent louer des espaces de stockage chauffés et secs à partir d’une durée de location d’une semaine. Ceux-ci sont surveillés par vidéo 24 heures sur 24 et sont accessibles aux collaborateurs ou aux amis après avoir accordé des droits d’accès.

  • Une chaîne de lumière moléculaire ouvre la voie aux technologies quantiques

    Une chaîne de lumière moléculaire ouvre la voie aux technologies quantiques

    Les porphyrines sont des composants essentiels de la nature. Elles constituent la base de l’hémoglobine dans le sang ou de la chlorophylle dans les plantes. En combinaison avec des centres métalliques, elles acquièrent des propriétés chimiques et physiques variées. Des chercheurs de l’Empa ont utilisé ce principe pour fixer de manière ciblée des porphyrines à un nanobande de graphène aux bords en zigzag. La liaison s’est faite avec la plus grande précision et forme une sorte de chaîne moléculaire avec des distances exactement définies.

    Le magnétisme rencontre la logique quantique
    Le ruban de graphène apporte son propre magnétisme marginal, tandis que les centres métalliques des porphyrines apportent un magnétisme conventionnel. Les deux systèmes ont été couplés avec succès, une étape cruciale pour les applications de la technologie quantique. Le matériau hybride pourrait fonctionner comme une série de qubits interconnectés dans lesquels les spins sont utilisés comme supports d’information.

    Électronique et optique en un seul système
    Les porphyrines ne sont pas seulement actives magnétiquement, mais aussi optiquement. Elles peuvent émettre de la lumière dont la longueur d’onde est influencée par l’état magnétique. Une sorte de guirlande lumineuse moléculaire qui transmet des informations en changeant de couleur. Inversement, le système peut être excité par la lumière, ce qui modifie la conductivité et le magnétisme du ruban de graphène. Cela ouvre la voie à un large éventail d’applications, des capteurs chimiques aux nouveaux composants électroniques.

    Un jeu de construction pour l’avenir
    La synthèse de ces structures nécessite des procédés complexes. Sous ultravide et à haute température, les molécules de départ, conçues avec précision, sont « cuites » sur une surface d’or pour former les chaînes. Soutenue par la Fondation Werner Siemens, l’équipe de l’Empa travaille désormais à la mise au point de systèmes encore plus polyvalents en variant les centres métalliques et les largeurs de graphène. L’objectif est de créer des matériaux design qui constitueront la base des futures technologies quantiques.

    La combinaison des porphyrines et du graphène ouvre la voie à une nouvelle classe de systèmes moléculaires. Elle combine la chimie, le magnétisme et l’optique dans des structures à l’échelle nanométrique et pose les bases de l’électronique et de la technologie quantique de demain.

  • Portes accessibles grâce à un système d’amortissement invisible

    Portes accessibles grâce à un système d’amortissement invisible

    Dormakaba a mis sur le marché un nouveau système d’amortissement pour les portes. L’entreprise de technique de fermeture de Rümlang, active dans le monde entier, a lancé IST Home, un système qui permet une ouverture et une fermeture en douceur ainsi qu’un passage sans obstacle des portes dans le domaine de l’habitat, peut on lire dans un communiqué de presse. Un amortissement comparable est connu jusqu’à présent pour les tiroirs et les meubles de cuisine.

    IST Home permet de régler l’intensité de l’amortissement à l’aide d’une vanne. Pour ouvrir la porte, il suffit d’une légère pression pour surmonter une résistance initiale. La fermeture de la porte se fait également en douceur, sans que le vantail ne batte. Pour les cadres et les portes à vantail plein d’une épaisseur minimale de 40 millimètres et d’une masse maximale de 100 kilogrammes, le système IST Home peut être entièrement intégré dans la porte. Aucun élément n’est donc visible de l’extérieur. Comme l’indique l’entreprise, le nouveau système a une longue durée de vie et ne nécessite aucun entretien.

  • Les jumeaux numériques pour les systèmes énergétiques gagnent en importance

    Les jumeaux numériques pour les systèmes énergétiques gagnent en importance

    Sympheny a franchi une étape importante dans son parcours en tant que partenaire de l’entreprise californienne ESRI et de sa succursale suisse à Zurich : Sympheny, fondée en 2020 et basée au Technopark de Winterthour, a officiellement terminé le programme de démarrage de trois ans d’ESRI.

    Le « soutien, les ressources et les opportunités inestimables » reçus pendant cette période ont permis d’intégrer la technologie des géodonnées de l’entreprise mondiale dans ses propres solutions pour les systèmes énergétiques. « De l’optimisation de la planification énergétique urbaine à l’amélioration de la prise de décision spatiale, l’écosystème ESRI a joué un rôle déterminant dans notre innovation », a déclaré Sympheny.

    Sympheny propose des services basés sur les jumeaux numériques aux planificateurs et aux gestionnaires de l’énergie pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs de durabilité « avec un coût minimal et une confiance maximale », a déclaré la start-up dans une auto-promotion. « Algorithmes de jumeaux numériques = services intelligents » À cette fin, Sympheny fournit sa plateforme SaaS sur abonnement sur laquelle ils peuvent développer, gérer et utiliser en continu leur jumeau numérique du système énergétique.

    Au cours de la prochaine phase, le partenariat entre Sympheny et ESRI sera approfondi par de nouveaux projets communs. Sympheny est également « fier d’avoir ESRI comme observateur dans notre projet GOES« . GOES est un projet Horizon 2020 de l’UE dans le cadre duquel des solutions innovantes en matière de géodonnées pour la planification énergétique sont étudiées. Il est coordonné par le Laboratoire fédéral suisse pour la science et la technologie des matériaux(Empa) à Dübendorf ZH et comprend huit partenaires de cinq pays de l’UE et des États-Unis.

    Selon le communiqué de presse, Sympheny se réjouit également de poursuivre sa collaboration avec l’équipe Urban ArcGIS, la solution 3D basée sur le web d’ESRI pour les projets de planification urbaine. Sympheny est particulièrement désireux de promouvoir le thème de l’énergie.

  • Le projet pilote de mobilité automatisée intelligente progresse

    Le projet pilote de mobilité automatisée intelligente progresse

    Le Swiss Transit Lab(STL) de Schaffhouse, les cantons de Zurich et d’Argovie et les CFF ont lancé la phase de cartographie du projet pilote de mobilité automatisée intelligente (iamo). Selon un communiqué de presse, la création d’une carte numérique de la région prépare l’utilisation de véhicules autoguidés dans la vallée de la Furt. Avant que l’offre ne soit utilisable dans la vallée de la Furt, une phase d’entraînement et une phase de test seront réalisées après la cartographie.

    Dans le cadre du projet, les partenaires souhaitent mettre des véhicules automatisés à la disposition des voyageurs et découvrir comment cela pourrait développer les transports publics à l’avenir. Pour la première fois, deux voitures électriques équipées de la technologie WeRide circulent dans la vallée de la Gueule. Pour l’instant, elles sont toutefois pilotées par un seul conducteur.

    Pendant la phase de cartographie, les routes de la zone pilote sont parcourues manuellement. Les capteurs des véhicules enregistrent alors l’environnement et créent une carte numérique qui contiendra plus d’informations qu’une carte de navigation classique. Outre les enregistrements en temps réel, cette carte servira à l’avenir de base à la navigation sécurisée des véhicules autopilotés. Dès que cette phase sera terminée et que l’autorisation exceptionnelle de l’Office fédéral des routes(OFROU) pour la conduite automatisée aura été obtenue, la phase d’entraînement et de test suivra. Les véhicules apprendront le code de la route et les situations typiques dans la zone pilote, puis conduiront de manière automatisée sous la supervision d’un conducteur de sécurité.

    La mise en service publique des véhicules est prévue pour le premier semestre 2026. Jusqu’à quatre voitures de tourisme pourront être commandées via une application payante et transporter des passagers d’un point d’arrêt défini à un autre dans la région pilote. Différentes mesures doivent garantir la protection et la sécurité des données. La flotte sera également élargie à l’avenir avec des minibus.

  • Un système robotisé optimise l’assemblage d’ascenseurs à Singapour

    Un système robotisé optimise l’assemblage d’ascenseurs à Singapour

    Le système robotisé d’assemblage d’ascenseursde Schindler, Schindler R.I.S.E, a été utilisé dans la nouvelle Shaw Tower à Singapour. Comme l’entreprise d’Ebikon l’a indiqué dans un article sur LinkedIn, le robot joue un rôle clé dans l’installation en réduisant le travail manuel, en améliorant la sécurité du chantier et en augmentant l’efficacité globale du processus d’installation. Le robot auto-grimpant gère de manière autonome les étapes d’installation telles que le perçage et la pose des boulons d’ancrage.

    Le système R.I.S.E permet d’achever les étapes d’installation plus rapidement qu’avec les méthodes d’installation traditionnelles. Alors que le système fonctionne de manière autonome et ne nécessite aucune manipulation, une caméra montée sur la plate-forme permet une surveillance à distance. De plus, un opérateur ou une opératrice du système Schindler R.I.S.E reste sur place pendant la durée de l’installation afin de contrôler la qualité et d’apporter son soutien.

    « Schindler R.I.S.E est désormais utilisé avec succès sur de nombreux chantiers dans le monde entier. Il a non seulement impressionné les clients et les collègues par sa vitesse et sa précision sans précédent, mais il a également amélioré de façon spectaculaire les conditions de travail de nos employés. C’est le nec plus ultra de l’innovation », a déclaré Urs Püntener, directeur Global Fulfillment du groupe Schindler, via le site Internet de l’entreprise.

  • Les micro-usines dotées d’IA transforment le secteur du logement

    Les micro-usines dotées d’IA transforment le secteur du logement

    Les récents incendies de forêt dans le sud de la Californie ont dévasté des milliers d’hectares et détruit plus de 16 000 bâtiments. C’est précisément là qu’intervient la micro-usine de Cosmic à Pacific Palisades. Elle produit des panneaux muraux modulaires d’une précision millimétrique, qui sont livrés et assemblés directement sur le chantier. Cela permet de réduire le temps de construction jusqu’à 70 pour cent. D’ici 2027, 100 nouvelles maisons devraient voir le jour, résistantes au feu, efficaces sur le plan énergétique et autonomes en matière d’approvisionnement en eau.

    La technologie comme moteur de la construction
    Le cœur de la solution est la combinaison du robot industriel IRB 6710 d’ABB, du logiciel numérique jumeau RobotStudio® et du modèle d’information du bâtiment (BIM) basé sur l’IA de Cosmic. Cela permet de simuler, d’optimiser et de surveiller en temps réel des processus de construction entièrement numériques. Les systèmes de vision par ordinateur analysent en permanence la fabrication, détectent les erreurs et assurent une qualité constante. Grâce à l’intégration de la robotique, de l’automatisation et de l’IA, l’ensemble du processus, des autorisations à l’assemblage en passant par la fabrication, est regroupé dans une plate-forme de bout en bout.

    Durabilité et réduction des coûts
    Les avantages ne se limitent pas à la vitesse et à la précision. Les maisons issues de la micro-usine sont résistantes au feu, équipées de panneaux solaires et de batteries de stockage, et disposent d’une autonomie en eau grâce à des systèmes de recyclage. Le prix se situe entre 550 et 700 dollars le mètre carré, bien en dessous des coûts habituels à Los Angeles, qui sont de 800 à 1 000 dollars. Parallèlement, les déchets de matériaux diminuent tandis que la qualité de la construction augmente. Pour de nombreux propriétaires qui luttent contre la sous-assurance et les coûts élevés de reconstruction après une catastrophe, cela représente un réel soulagement.

    Potentiel de croissance dans le secteur de la construction
    Les experts prévoient que le marché mondial des robots de construction augmentera de 20 % par an jusqu’en 2030. La coopération entre ABB et Cosmic démontre comment cette dynamique peut être mise en œuvre de manière automatisée, locale, durable et rentable. Cela ouvre non seulement une nouvelle voie pour les secours en cas de catastrophe, mais aussi un modèle pour la construction future de logements dans le monde entier.

  • Un partenariat numérique pour améliorer l’efficacité du processus de construction

    Un partenariat numérique pour améliorer l’efficacité du processus de construction

    Smartconext AG, qui développe des solutions web et entièrement intégrées pour la prise de commandes numériques dans le secteur de la construction, travaillera désormais en collaboration avec LUUCY AG. Smartconext propose des solutions web et entièrement intégrées pour la prise de commandes numériques dans le secteur de la construction, tandis que LUUCY gère une plateforme avec une réplique numérique de la Suisse. Les utilisateurs de LUUCY bénéficieront de cette collaboration grâce à un accès intégré aux informations actuelles sur les projets de construction.

    L’objectif de ce partenariat, qui, selon un communiqué, vise à rendre les informations sur l’industrie de la construction plus rapidement disponibles, à clarifier les relations et à mieux étayer les décisions, est de créer plus d’efficacité, de transparence et de rapidité dans le processus de construction. « Notre vision est de rendre les informations de construction disponibles là où elles apportent une réelle valeur ajoutée – tôt, avec précision et intégrées dans les processus existants », a déclaré Dominik Mahn, fondateur et PDG de smartconext, cité dans le communiqué. « Avec LUUCY, nous avons trouvé un partenaire qui, comme nous, est synonyme d’innovation et d’excellence numérique dans le secteur de la construction »

    La plateforme de LUUCY AG, qui dispose de bureaux de représentation à Kriens LU et Münchenstein BL en plus de son siège social à Schlieren, combine des bases de planification géoréférencées avec des outils d’analyse pour les études de faisabilité, les estimations de potentiel et les stratégies de développement. Les acteurs du secteur de la construction disposent ainsi d’une visualisation 3D intuitive et d’un développement de site basé sur des données en temps réel.

  • Production en série de robots de sécurité intelligents

    Production en série de robots de sécurité intelligents

    Fondée en 2021, la startup lance la production en série de ses robots de sécurité sophistiqués. Développée en Suisse, produite en Allemagne, cette combinaison de force d’innovation et d’excellence de fabrication devrait transformer le marché de la sécurité à l’échelle européenne. Les 50 premiers systèmes devraient être mis en service avant la fin de l’année 2025.

    Le CEO Marcus Köhnlein considère le projet comme une mesure d’infrastructure pour un avenir plus intelligent. « C’est plus que de la robotique, nous fournissons des systèmes évolutifs qui repensent la sécurité de manière autonome et fiable » Les robots sont conçus pour des environnements complexes tels que les aéroports, les centres logistiques ou les villes intelligentes et fonctionnent de manière autonome, assistés par des analyses en temps réel et des diagnostics prédictifs.

    Sécurité automatisée
    Avec l’augmentation des risques urbains et la pénurie croissante de personnel dans le secteur de la sécurité, la demande de solutions automatisées ne cesse de croître. Les robots apportent une réponse, évolutive, flexible et nécessitant peu de maintenance. Leur conception modulaire permet de les adapter à différents sites, des sites industriels aux campus universitaires.

    Le modèle commercial est basé sur le « Robot-as-a-Service » et offre aux clients des solutions de sécurité performantes avec un faible seuil d’entrée. Les données en temps réel, l’apprentissage continu et le temps de fonctionnement élevé font partie intégrante du système.

    Lancement d’une stratégie de croissance et d’un tour de financement
    Un nouveau tour d’investissement a été ouvert pour la phase suivante, à savoir la mise à l’échelle, l’extension du marché et le lancement international. L’objectif est d’étendre la production à 300 systèmes d’ici 2027. Actuellement, l’entreprise se concentre sur l’Europe, mais prévoit une expansion mondiale à long terme.

    La start-up est dirigée par une équipe expérimentée. Le CEO Marcus Köhnlein apporte son expérience de direction dans des projets de numérisation et d’innovation. Le directeur technique Christoph Uhrhan est professeur de robotique à l’université de Furtwangen, où il dirige le laboratoire de robotique. Le président du conseil d’administration est Andreas R. Sarasin, ancien partenaire d’une banque privée suisse renommée et membre du conseil d’administration d’uniqueFeed.

  • Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Dans la lutte contre le bruit, chaque centimètre compte. Les absorbants acoustiques classiques en matériaux volumineux comme la laine de roche ou la mousse de mélamine sont souvent trop épais et limitent la conception. Les absorbeurs acoustiques nouvellement développés à partir de mousses minérales de plâtre ou de ciment offrent une alternative convaincante. Ils sont aussi efficaces que les absorbeurs traditionnels, mais environ quatre fois plus minces. Cela ouvre de toutes nouvelles possibilités d’intégration dans des projets de construction existants ou nouveaux.

    La structure poreuse variable des mousses minérales force les particules d’air à suivre un chemin plus long, ce qui permet d’obtenir une absorption acoustique élevée malgré une épaisseur réduite. Cette conception brevetée permet de cibler les absorbeurs sur des plages de fréquences spécifiques. De plus, les mousses sont ignifuges, recyclables et ne libèrent pas de particules nocives pour la santé. Les mousses de ciment sont en outre résistantes aux intempéries et donc idéales pour l’extérieur.

    Test pratique à Zurich
    Un premier prototype des nouveaux absorbants acoustiques a déjà été testé dans l’entrée d’une cour à Zurich. Les résultats sont prometteurs. Le niveau de bruit a baissé jusqu’à 4 décibels, notamment au passage des voitures. Les 72 panneaux, d’une épaisseur totale d’environ 5,5 centimètres, ont montré une atténuation fiable des basses fréquences et une réduction significative de la transmission du bruit dans la zone d’absorption de pointe.

    Applications multiples
    Les nouveaux absorbants acoustiques conviennent à une grande variété d’applications. Ils peuvent être intégrés dans des entrées, sous des balcons, sur des façades, dans des cages d’escalier ou dans de grands espaces intérieurs comme des bureaux, des cantines ou des salles de sport. Ils sont particulièrement intéressants pour les applications spéciales où l’espace limité, la protection contre les incendies et les exigences en matière de design doivent être pris en compte simultanément.

    L’avenir de la réduction du bruit
    L’idée de ces absorbeurs de bruit innovants a vu le jour il y a quelques années déjà, mais c’est en combinant le développement de matériaux et la modélisation acoustique dans le cadre d’un projet Innosuisse que la percée a été réalisée. Actuellement, la fabrication se fait encore partiellement à la main, mais avec un partenaire industriel approprié, le matériau devrait être développé et produit à plus grande échelle.

    Les absorbeurs de bruit minéraux ont le potentiel de révolutionner la réduction du bruit dans différents environnements. Ils offrent une solution efficace, peu encombrante et flexible sur le plan de la conception pour relever les défis de l’acoustique des bâtiments modernes.

  • La lumière contrôle l’électricité dans les métaux

    La lumière contrôle l’électricité dans les métaux

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Minnesota Twin Cities a réalisé une avancée majeure. Elle a mis au point une méthode permettant d’influencer le flux d’électricité dans des couches métalliques extrêmement fines à température ambiante à l’aide de la lumière. Cette nouvelle approche pourrait contribuer à rendre les capteurs optiques et les dispositifs d’information quantiques beaucoup plus efficaces à l’avenir. Les résultats intermédiaires des chercheurs ont été publiés dans la prestigieuse revue « Science Advances ».

    La base de l’étude repose sur des couches ultrafines de dioxyde de ruthénium (RuO2) déposées sur du dioxyde de titane (TiO2). Selon leur direction, ces couches réagissent différemment non seulement à la lumière, mais aussi au flux d’électricité. La structure de ces couches permet de contrôler de manière ciblée la dynamique des électrons et donc de réguler les flux d’énergie.

    De nouvelles voies grâce à l’utilisation ciblée de la lumière
    L’un des principaux résultats obtenus par les chercheurs est que des modifications ciblées de la structure atomique permettent d’influencer avec précision les réactions du matériau à la lumière. Cet effet contrôlé se produit à des températures ordinaires et ouvre des perspectives passionnantes pour des applications futures. « C’est la première fois que quelqu’un met en évidence une relaxation ultra-rapide directionnelle et accordable des porteurs de charge dans un métal à température ambiante », confirme Seunggyo Jeong, post-doctorant à la faculté de génie chimique et de science des matériaux de l’université du Minnesota.

    De telles découvertes remettent en question de nombreuses idées reçues sur le comportement des métaux au cours des dernières années et démontrent qu’il est possible de cibler l’électricité par des impulsions lumineuses contrôlées. Cela ouvre la voie à de nouvelles approches de la gestion de l’énergie et du traitement de l’information dans un espace restreint.

    Contrôler l’électricité en détail
    Jusqu’à présent, le consensus en physique considérait que les métaux n’étaient pas adaptés à des mécanismes de contrôle aussi précis, car ils possèdent des propriétés électroniques trop complexes. L’équipe de recherche actuelle a cependant découvert que c’est précisément cette complexité, appelée entrelacement de bandes, qui peut être activement utilisée pour orienter la réponse ultrarapide des métaux dans différentes directions. Il en résulte que la propriété du matériau à contrôler l’électricité peut être adaptée en fonction de la situation.

    De nouvelles applications dans les domaines de l’informatique, du stockage de données, des capteurs et des communications pourraient en bénéficier massivement. L’efficacité et la vitesse des composants pourraient notamment être nettement améliorées par le contrôle ciblé de l’électricité. Tony Low, co-auteur et professeur d’ingénierie électrique et informatique à l’université du Minnesota, souligne que les résultats fournissent un aperçu profond de la façon dont de subtiles distorsions structurelles peuvent modifier la structure électronique des métaux. Cela pourrait être essentiel pour les futures technologies optoélectroniques ultrarapides et sensibles à la polarisation.

  • Une plate-forme numérique pour les visiteurs renforce le site de Glaris

    Une plate-forme numérique pour les visiteurs renforce le site de Glaris

    Le GlarnerlandPass regroupe l’enregistrement, la carte d’hôte et le compagnon de voyage dans un système intégré et relie le tourisme, la culture et le commerce sur une plateforme commune. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre de la réorientation du tourisme, qui a commencé par la fusion de toutes les organisations en 2024. Sous la nouvelle marque ombrelle « Glarnerland », une expérience alpine globale avec une forte identité régionale est créée aux portes de Zurich, qui devient visible, combinable et réservable numériquement.

    Centrage sur le client et proximité numérique
    L’application accompagne l’hôte tout au long du parcours client et permet une communication interactive en temps réel. Sont pris en compte non seulement les hôtes hébergés, mais aussi les excursionnistes, les propriétaires de résidences secondaires et les habitants de la région. Pour les hôtes hébergés, les transports publics dans tout le canton sont inclus dans le pass. Un signe fort en faveur de la mobilité durable.

    Création de valeur grâce à un réseau local
    Les entreprises touristiques, les commerces et les institutions culturelles sont activement impliqués. Des ateliers et des groupes de réflexion permettent d’acquérir une compréhension commune des processus numériques, de développer de nouveaux produits et d’ouvrir des canaux de distribution supplémentaires. Cette étroite collaboration renforce l’économie régionale et assure une véritable création de valeur dans le pays de Glaris.

    Un pilotage durable et une technologie moderne
    La plateforme permet une gestion flexible des flux de visiteurs et fournit, grâce aux données collectées, de précieuses impulsions pour un développement durable de la destination. Sur le plan technologique, le système est basé sur des solutions modulaires éprouvées de destinations leaders et utilise la connexion à discover.swiss.

    Visibilité grâce à l’ESAF 2025
    La Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2025 offre une occasion idéale de présenter le passeport à un large public. La combinaison de l’authenticité alpine, de l’innovation numérique et d’une stratégie de localisation intégrative fait de ce projet un modèle pour l’avenir du tourisme.

  • Quand les machines apprennent leurs propres bêtises

    Quand les machines apprennent leurs propres bêtises

    Qu’il s’agisse de la rédaction de textes, de la traduction de langues, de la gestion des e-mails ou de la production de médias, l’IA fait depuis longtemps partie du quotidien de nombreuses personnes. Une étude de l’université de Zurich montre que plus de la moitié de la population utilise déjà des outils tels que ChatGPT ou Gemini. La jeune génération en particulier se montre ouverte à cette nouvelle technologie.

    Un potentiel économique élevé avec des risques
    Dans les entreprises, l’IA est considérée comme un moteur de rationalisation. Des études prévoient des potentiels de plusieurs milliards pour l’économie suisse. Les experts promettent des gains d’efficacité profonds, en particulier dans les domaines de la pharmacie, de la logistique, de l’éducation ou du développement de logiciels. Mais l’euphorie est entachée par les premiers signes d’alerte.

    Des contenus douteux plutôt que de véritables informations
    Dans l’environnement journalistique et médiatique, l’IA est déjà utilisée pour créer des contenus en masse, des reportages sportifs aux données financières. Mais dans de nombreux cas, le sens, la clarté des sources et l’exactitude des faits sont négligés. Europol a prévenu dès 2023 que jusqu’à 90% du contenu en ligne pourrait être synthétique d’ici 2026.

    Quand les machines apprennent des machines
    Problème crucial, les modèles d’IA sont basés sur des données existantes. Or, celles-ci sont de plus en plus souvent elles-mêmes générées par l’IA. Il en résulte une boucle de rétroaction qui se renforce d’elle-même et dans laquelle la qualité et la précision des faits diminuent rapidement. Lorsque les modèles sont entraînés avec des données synthétiques, les résultats se dégradent considérablement, jusqu’à l’effondrement total du système.

    Le cas Grok et la dimension éthique
    Un incident récent montre à quel point cette évolution peut être dangereuse. Le chatbot « Grok », développé par Elon Musk, a récemment diffusé des contenus antisémites et fait l’éloge d’Adolf Hitler. La cause est probablement un entraînement incontrôlé sur des contenus manipulés ou synthétiques. Ce cas illustre le besoin urgent de règles de validation des données, de garde-fous éthiques et de normes de qualité.

    Les données synthétiques ne peuvent pas remplacer la réalité
    Les données synthétiques ne font que reproduire des schémas historiques et peuvent perpétuer ou renforcer les distorsions existantes. En l’absence de nouvelles données d’entraînement de qualité, le développement s’enlise. Parallèlement, le traitement de contenus sensibles ou manipulés soulève des questions fondamentales de responsabilité, de transparence et de réglementation.

  • Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Les plastiques ne sont pas seulement un problème environnemental, ils représentent un risque chimique. Qu’il s’agisse d’emballages, de jouets pour enfants ou d’électronique. Presque tous les produits en plastique contiennent des produits chimiques, dont beaucoup sont potentiellement nocifs pour l’homme et l’environnement. Cette nouvelle étude, à laquelle participent des instituts de recherche renommés tels que l’Empa, l’Eawag et des universités norvégiennes, met pour la première fois en lumière de manière systématique l’empreinte chimique du monde du plastique.

    Base de données PlastChem
    La base de données PlastChem qui accompagne l’étude répertorie plus de 16 000 produits chimiques utilisés dans les plastiques, volontairement ou en tant que contaminants. Selon les auteurs, au moins 4 200 d’entre elles sont clairement nocives pour la santé ou l’environnement. Fait particulièrement alarmant, ces produits chimiques ne se trouvent pas seulement dans des applications spécialisées, mais aussi dans des produits de tous les jours comme les emballages alimentaires, les jouets et les plastiques de construction.

    Des bioessais plutôt qu’une boîte noire
    Une approche innovante de l’évaluation des risques réside dans l’utilisation de bioessais, des tests biologiques qui mesurent l’effet toxique des substances libérées sans connaître leur structure chimique exacte. Cela ouvre de nouvelles voies pour mieux cibler les substances non identifiées jusqu’à présent, une nécessité si l’on considère que les plastiques contiennent souvent des produits de dégradation et des résidus de réaction qui ne rentrent dans aucune liste.

    Trois leviers pour des plastiques plus sûrs
    L’étude identifie trois principaux domaines d’action :

    • Remplacer les substances dangereuses par des alternatives plus sûres,
    • La transparence sur le contenu chimique des produits tout au long de la chaîne de valeur,
    • la conception de polymères chimiquement simplifiés qui facilitent la réutilisation et le recyclage.

    Ces approches ne sont pas seulement des tâches technologiques, mais aussi politiques. En effet, jusqu’à présent, il y a souvent un manque de clarté réglementaire sur les produits chimiques qui peuvent être utilisés ou non.

    Impulsion pour l’accord mondial sur le plastique
    Les résultats fournissent une base scientifiquement fondée pour des mesures concrètes, juste à temps pour le processus de négociation de l’ONU sur un accord mondial sur le plastique. Selon les chercheurs, il est essentiel que les aspects environnementaux, mais aussi sanitaires, soient désormais au cœur de la stratégie en matière de plastique.

    Voix de la recherche
    « Les plastiques ne contiennent pas seulement trop de produits chimiques, mais aussi trop de choses dont nous ne savons presque rien », déclare l’auteur principal Martin Wagner (NTNU). Zhanyun Wang, chercheur à l’Empa, ajoute : « La simplification chimique est la clé d’une véritable économie circulaire »

    L’étude montre clairement qu’un « business as usual » dans la production de plastique n’est ni écologiquement viable ni acceptable pour la santé. Si l’on veut utiliser les plastiques à l’avenir, il faut les repenser, de la conception moléculaire à la responsabilité globale.

  • Comment l’IA apprend vraiment à lire

    Comment l’IA apprend vraiment à lire

    Les systèmes d’IA modernes tels que ChatGPT ou Gemini maîtrisent le langage avec un naturel impressionnant. C’est possible grâce aux modèles de transformateurs qui, de par leur structure, sont particulièrement capables de saisir les relations entre les mots. Mais comment passer d’une simple syntaxe à une véritable sémantique ?

    De la forme à la signification
    Une étude récente publiée dans le Journal of Statistical Mechanics démontre pour la première fois de manière expérimentale que les réseaux neuronaux passent par un point d’inflexion clair lors de l’apprentissage du langage. Au début, ils s’orientent vers l’ordre des mots, une phrase comme « Mary eats the apple » est principalement reconnue par sa structure. Cependant, dès qu’une masse critique de données d’apprentissage est atteinte, le modèle commence à décoder le sens. Cette transition est abrupte, comparable à un changement de phase physique.

    D’abord des modèles, ensuite la compréhension
    Ce processus d’apprentissage est similaire à l’acquisition du langage humain. Les enfants aussi reconnaissent d’abord des modèles et des séquences avant de saisir des significations. Dans les systèmes d’IA, c’est le mécanisme d’auto-attention des transformateurs qui joue ce rôle. Il permet au modèle de pondérer chaque mot dans son contexte et de déterminer sa pertinence par rapport au sens de la phrase.

    La physique statistique rencontre l’apprentissage automatique
    Le saut d’apprentissage décrit peut être expliqué par des concepts issus de la thermodynamique. De même que l’eau passe de l’état liquide à l’état gazeux à 100 °C, le comportement d’un réseau neuronal évolue avec l’augmentation du volume de données. Les nombreux neurones interconnectés changent collectivement de stratégie, un changement descriptible statistiquement.

    Plus de données, plus de signification, plus de responsabilité
    Plus un système reçoit de données, plus il est en mesure de former des concepts sémantiques. Mais plus la taille du modèle augmente, plus le défi de garantir la transparence, la sécurité et l’efficacité s’accroît. Les connaissances sur le saut d’apprentissage ouvrent de nouvelles voies pour un contrôle ciblé de l’IA, par exemple par une gestion consciente des données ou une conception adaptative de l’architecture.

    Implications pour la recherche et les applications
    Les modèles étudiés sont simplifiés, mais ils révèlent des principes fondamentaux. La connaissance de la transition de phase fournit des indications précieuses sur la manière dont les systèmes d’IA peuvent être entraînés à l’avenir de manière plus robuste, plus rapide et plus précise. Dans le même temps, elle ouvre de nouvelles perspectives en matière de didactique, d’interface homme/IAI et de réflexion éthique sur l’intelligence des machines.

    Le moment où l’IA commence à comprendre
    L’intelligence artificielle n’apprend pas simplement le langage, elle subit une transformation qualitative. Ce n’est que lorsqu’elle dispose de suffisamment de connaissances qu’elle reconnaît non seulement l’emplacement d’un mot, mais aussi ce qu’il signifie. Ce moment où la position devient une signification marque le début d’une véritable compétence linguistique de la machine et peut-être la clé d’une compréhension plus profonde entre l’homme et la machine.

  • AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    Lorsque le vent et le soleil s’arrêtent, il faut des réserves fiables. Les systèmes de batterie classiques atteignent leurs limites lorsqu’il s’agit de grandes quantités d’énergie et de longues périodes de stockage. C’est là qu’interviennent les accumulateurs à air comprimé. Ils transforment l’énergie excédentaire en air comprimé et le stockent dans des cavernes souterraines pendant des jours, des semaines, voire des mois. En cas de besoin, l’air est à nouveau détendu pour produire de l’électricité. L’AirBattery et les systèmes CAES modernisés représentent un tournant dans la technologie de stockage.

    Combinaison innovante d’air comprimé et d’eau
    L’AirBattery utilise des cavernes de sel pour stocker de l’air comprimé à une pression pouvant atteindre 200 bars. La détente de l’air déplace l’eau qui entraîne une turbine. Un circuit d’eau fermé assure une grande efficacité avec une faible utilisation de ressources. Les premiers projets pilotes montrent des rendements de 47 %, et la première installation industrielle devrait voir le jour en Allemagne en 2027/2028.

    CAES avec plus de 70% de rendement
    Alors que les anciennes installations CAES se situaient entre 40 et 55 %, de nouveaux développements, comme ceux de la North China Electric Power University, montrent que la récupération thermique et l’hybridation permettent désormais d’atteindre 70 %. Cette innovation rend le CAES économiquement attractif pour la première fois, avec des coûts de production d’électricité compris entre 55 et 120 €/MWh. Parallèlement, la consommation de matières premières est réduite de manière drastique, car aucun métal rare n’est nécessaire.

    Le potentiel est énorme
    Rien qu’en Europe, il existe de très nombreuses cavernes de sel appropriées, avec un potentiel de stockage équivalent aux deux tiers de la consommation annuelle d’électricité. En Suisse, les formations granitiques, les anciennes forteresses ou les cavités stratégiques offrent des opportunités comparables. L’utilisation d’infrastructures existantes rend le CAES particulièrement durable et rentable.

    Rentabilité et potentiel de marché
    CAES marque des points grâce à des économies d’échelle et une longue durée de vie. Les investissements sont particulièrement rentables pour les grandes installations avec des périodes de stockage de plus de 8 heures. Le délai d’amortissement est de 6 à 11 ans et le retour sur investissement peut atteindre 12 %. D’ici 2030, 10 à 20 % des besoins de stockage dans le monde pourraient être couverts par des CAES, ce qui correspond à un marché de plus de 100 GW de puissance.

    La Chine montre ce que l’Europe peut apprendre
    La Chine montre comment une gestion politique ciblée peut faire avancer les technologies de stockage. Des réglementations claires, des subventions publiques et des lignes de crédit vertes y stimulent massivement le développement. L’Europe ne dispose pas encore d’un cadre comparable. Pour exploiter le potentiel, il faut des instruments de soutien ouverts à la technologie, des autorisations plus rapides et des incitations pour les services de réseau.

    Bilan climatique et durabilité
    CAES atteint des émissions de cycle de vie de seulement 20-50 g CO₂/kWh, bien en dessous des centrales à gaz et souvent meilleures que les systèmes de batteries. Grâce à ses composants durables, à son faible encombrement et à sa conception respectueuse des ressources, CAES devient un élément constitutif d’un avenir énergétique climatiquement neutre. La combinaison avec le power-to-gas ou les systèmes de batteries offre une flexibilité supplémentaire.

    Le stockage d’air comprimé devient un facteur de réussite stratégique
    AirBattery et les systèmes CAES modernes pourraient devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement énergétique de demain. Leur capacité à stocker efficacement l’énergie renouvelable sur de longues périodes en fait une véritable alternative, y compris sur le plan économique et environnemental. Pour les fournisseurs, les services publics et les investisseurs, c’est le moment de mettre en place des projets pilotes et de créer des conditions réglementaires. Les années à venir détermineront si le CAES passera du statut de produit de niche à celui d’élément du système de la transition énergétique.

  • Digital Journey Challenge 2025 – Postuler maintenant

    Digital Journey Challenge 2025 – Postuler maintenant

    La transformation numérique est inéluctable et offre d’énormes possibilités aux petites et moyennes entreprises. Le Digital Journey Challenge 2025, lancé par le Centre Suisse d’Électronique et de Microtechnique (CSEM), s’adresse aux entreprises et aux start-ups qui souhaitent porter leur capacité d’innovation à un nouveau niveau grâce aux technologies numériques.

    L’accent est mis sur le soutien de projets porteurs dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets (IoT), l’automatisation ou d’autres technologies clés. Les candidats bénéficient d’un accompagnement professionnel, d’une expertise technologique et d’un soutien financier pouvant atteindre 100 000 francs suisses.

    Trois arguments forts pour votre participation
    Boost technologique
    Accès à l’expertise du CSEM dans huit technologies clés

    Soutien financier
    Jusqu’à 100’000 francs pour les temps de développement, le conseil et le transfert de technologie

    Renforcer sa position sur le marché
    Meilleure visibilité, présence accrue dans les médias, accès à des réseaux d’experts

    Processus de candidature simple, impact important
    La participation est simple. Les personnes intéressées téléchargent la fiche d’information, décrivent leur idée et soumettent le formulaire. Toutes les informations et conditions sont disponibles sur le site web du CSEM. La date limite de candidature est le 15 septembre 2025.

    Exemple de réussite
    Le projet gagnant de 2024 montre à quel point le défi peut être efficace. Varioprint AG a convaincu avec sa solution d’inspection 3D basée sur l’IA pour les circuits imprimés. Leur projet « AI in Every Pixel » s’adresse à un marché mondial en pleine croissance et accélère durablement le contrôle qualité dans l’industrie électronique.

    Posez votre candidature dès maintenant et participez activement à votre transformation numérique.

  • L’artisanat rencontre la numérisation dans la construction

    L’artisanat rencontre la numérisation dans la construction

    L’Institut Konstruktives Entwerfen de la Haute école zurichoise des sciences appliquées(ZHAW), basée à Winterthour , est le chef de file suisse du programme européen Interreg Walz 4.0, qui sera lancé en avril 2025. Selon un communiqué, ce projet autour du lac de Constance vise à exploiter et à développer en synergie les potentiels de l’artisanat classique et de l’enseignement supérieur, en association avec la numérisation.

    Outre l’Institut Konstruktives Entwerfen de la ZHAW, les partenaires du projet sont l’ArchitekturWerkstatt de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule et la Denkmalstiftung Thurgau. L’Université du Liechtenstein est également impliquée dans le projet. L’OTH Ostbayerische Technische Hochschule Regensburg et la FH Vorarlberg collaborent également au projet. La coordination générale est assurée par la HTWG Hochschule Konstanz.

    Walz 4.0 vise à combiner les compétences des établissements d’enseignement supérieur avec l’expérience des artisans locaux, dans une optique pratique. Il s’agit de trouver des réponses aux exigences de durabilité dans les métiers du bâtiment ainsi qu’à la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur. Ce programme, qui s’inspire du mouvement de migration des artisans, vise également à promouvoir la coopération internationale et l’échange d’expériences entre l’artisanat et l’enseignement supérieur de quatre pays : la Suisse, l’Allemagne, le Liechtenstein et l’Autriche. Dans ce cadre, outre des travaux pratiques sur des projets de construction et de rénovation, de nouveaux lieux d’apprentissage sont créés, dans lesquels des méthodes de construction durables sont développées et des outils numériques créés.

    « Face à la crise climatique, la construction circulaire au sens de la construction dans l’existant et de la réutilisation d’éléments de construction est plus importante que jamais. C’est précisément là que les connaissances et le savoir-faire artisanaux, complétés par une large utilisation des outils numériques, sont nécessaires », a déclaré Andri Gerber de la ZHAW, cité dans le communiqué. « Walz 4.0 réunit l’artisanat, l’enseignement supérieur et les nouvelles technologies, créant ainsi les conditions d’une industrie de la construction durable »

    Le projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme Interreg VI Rhin alpin-Lac de Constance-Haut-Rhin, se déroulera de 2025 à 2028 et sera financé à hauteur d’environ 5 millions d’euros. Des fonds provenant du Fonds européen de développement régional(FEDER), de la Suisse et de la Principauté du Liechtenstein y sont alloués.

  • La Suisse maintient sa position de leader mondial dans le secteur de la deep tech

    La Suisse maintient sa position de leader mondial dans le secteur de la deep tech

    Le rapport de 50 pages, publié par Deep Tech Nation Suisse en collaboration avec Dealroom.co, Startupticker et les sociétés de capital-risque Founderful et Kickfund, constitue l’analyse la plus complète à ce jour de l’écosystème deep tech du pays. Les faits sont impressionnants : avec 60% de l’ensemble du capital-risque suisse investi dans la deep tech entre 2019 et 2025, la Suisse est en tête du classement mondial, devant les États-Unis et d’autres nations technologiques.

    De plus, le pays atteint un nouvel ordre de grandeur avec plus de 100 milliards de dollars de valorisation d’entreprises créées. Presque tous les tours de financement en phase finale sont soutenus par des investisseurs internationaux, notamment américains et européens. La Suisse parvient ainsi à allier capacité d’innovation et visibilité mondiale.

    L’excellence académique rencontre la croissance entrepreneuriale
    Un facteur clé de succès réside dans les liens étroits entre la recherche et l’entrepreneuriat. Avec Oxford et Cambridge, l’ETH Zurich et l’EPFL de Lausanne comptent parmi les quatre universités les plus actives d’Europe dans la création de spin-outs deep-tech. Ces hotspots académiques sont à l’origine d’un nombre croissant d’entreprises évolutives, soutenues par une forte densité de brevets, des partenariats internationaux et un environnement de soutien à l’innovation.

    L’IA, l’énergie, la robotique et la TechBio gagnent en pertinence
    Si les biotechnologies restent le secteur dominant en termes de valeur ajoutée et de densité de capital-risque, l’écosystème suisse de la deep tech s’est considérablement élargi au cours des dernières années. Les start-ups dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage automatique, de la robotique, de la ClimateTech, de la TechBio et des systèmes énergétiques sont en forte progression. Depuis 2021, le secteur de l’IA/ML représente 23% de toutes les start-ups, une proportion qui a presque doublé par rapport à la période précédente.

    Ce changement structurel souligne le dynamisme et la viabilité de l’écosystème. Plus de 1500 entreprises analysées témoignent d’une ampleur et d’une profondeur remarquables, beaucoup d’entre elles présentant une grande maturité et un potentiel de mise à l’échelle internationale.

    Zurich, Lausanne, Bâle et Genève, des lieux clés
    Les corridors d’innovation de Zurich, Lausanne, Genève et Bâle sont identifiés comme des nœuds stratégiques où des clusters se forment de plus en plus pour des technologies spécifiques.

    Le rapport fournit aux décideurs une base de données leur permettant d’améliorer les conditions-cadres. Le rapport est considéré comme un outil important pour la politique et l’économie, notamment en ce qui concerne les choix réglementaires, l’infrastructure et le positionnement international.

    La deep tech, une compétence d’avenir pour la Suisse
    Le Swiss Deep Tech Report 2025 montre un écosystème souverain qui convainc en termes de capital, de talent et de maturité technologique. La Suisse ne se positionne pas seulement comme un incubateur de technologies de classe mondiale, mais aussi comme un site qui mise résolument sur la mise en œuvre, l’internationalisation et la pertinence sociale. Grâce au suivi désormais établi et à la collecte continue de données, Deep Tech Nation Suisse crée une plateforme d’excellence à long terme et réaffirme le leadership de la Suisse à l’ère des technologies profondes.

    Le rapport complet peut être téléchargé ici :

  • Le réseau 6G Europe façonne la transition numérique

    Le réseau 6G Europe façonne la transition numérique

    Jusqu’à présent, la transmission sans fil de données sensibles au facteur temps était considérée comme un obstacle technique, en particulier dans les applications industrielles exigeant un haut niveau de sécurité. L’Institut Fraunhofer pour les microsystèmes photoniques a maintenant développé une solution qui pose de nouveaux jalons. Il s’agit d’un banc d’essai modulaire pour la mise en réseau sensible au temps, qui combine l’analyse en temps réel avec un fonctionnement à faible consommation d’énergie et qui permet pour la première fois la transmission de données sans fil via Li-Fi.

    Le Li-Fi utilise la lumière pour la transmission de données et offre une vitesse élevée, une faible latence et une grande fiabilité. Des conditions idéales pour l’utilisation mobile de robots ou de machines autonomes dans les ateliers d’usine. Combinée à TSN, cette technologie permet de créer une infrastructure non seulement plus flexible, mais aussi plus robuste et plus rentable. Les câblages coûteux deviennent superflus, sans pour autant compromettre la sécurité des données.

    L’efficacité énergétique, un facteur clé
    La consommation d’énergie a été un thème central du développement. Dans les applications mobiles en particulier, l’efficacité énergétique est cruciale pour la durée de fonctionnement. Avec le nouveau banc d’essai, l’IPMS Fraunhofer offre pour la première fois une base de comparaison proche de la réalité pour les réseaux TSN et leur consommation d’énergie.

    L’objectif est de prolonger la durée d’utilisation des appareils par une optimisation ciblée, tout en réduisant la charge des infrastructures. Les normes TSN telles que IEEE 802.1AS, qui assurent une synchronisation temporelle de haute précision et des chemins de données redondants, sont essentielles pour les scénarios critiques en matière de sécurité.

    Recherche pour la 6G
    L’université technique de Ratisbonne (Ostbayerische Technische Hochschule Regensburg) travaille également sur l’avenir des communications numériques. Lors de la prestigieuse Conférence européenne sur les antennes et la propagation (EuCAP) 2025, le professeur Susanne Hipp et son équipe ont présenté les dernières recherches sur la propagation des ondes dans la gamme de fréquences 6G au-delà de 100 GHz.

    Verena Marterer étudie les propriétés diélectriques des textiles pour les capteurs intelligents dans le domaine de la santé. Franziska Rasp travaille sur des concepts d’antennes pour la communication automobile, un élément clé de la conduite autonome. Ces deux projets montrent de manière impressionnante à quel point les possibilités d’application des futures technologies de téléphonie mobile seront vastes et proches de la pratique.

    la 6G, une plate-forme pour la transformation numérique
    Avec l’introduction de la 6G à partir de 2030, d’énormes changements sont à venir. Des débits pouvant atteindre 1 000 gigabits par seconde, des temps de latence extrêmement faibles, une densité massive d’appareils et de nouveaux services tels que des environnements immersifs dans le métavers ou des soins médicaux à distance en temps réel.

    L’Europe se positionne activement. Avec Fraunhofer, Telekom, Vodafone et d’autres acteurs, elle fait avancer la recherche fondamentale. L’Allemagne soutient le développement avec plus de 700 millions d’euros. Les premiers projets pilotes sont prévus à partir de 2028. De nouveaux appareils, puces et technologies de fréquence constitueront la base technique, avec l’IA, le cloud edge computing et la durabilité comme lignes directrices.

    L’Europe réinvente l’infrastructure numérique
    Ce qui était considéré comme de la musique d’avenir devient une réalité. La communication sans fil en temps réel, les réseaux à faible consommation d’énergie et la technologie haute fréquence ultra-précise fusionnent pour former une nouvelle génération d’infrastructures. L’impulsion donnée par des instituts de recherche tels que l’IPMS de Fraunhofer ou l’OTH de Ratisbonne prouve que l’Europe est prête à jouer un rôle de premier plan dans l’ère 6G, de manière durable, intelligente et connectée.

  • L’enveloppe du bâtiment comme filtre à CO₂ vivant

    L’enveloppe du bâtiment comme filtre à CO₂ vivant

    Le secteur de la construction est considéré comme l’une des plus grandes sources d’émissions de CO₂ au monde. Des chercheurs de l’ETH Zurich adoptent désormais une approche radicalement différente. Ils ont mis au point un matériau de construction organique vivant qui, pendant sa durée de vie, capture activement le dioxyde de carbone de l’atmosphère. A l’intérieur de ce matériau vivent des cyanobactéries, également connues sous le nom d’algues bleues, qui produisent de la biomasse par photosynthèse et forment en outre des minéraux contenant du carbone.

    Cette innovation combine la biologie, la science des matériaux et l’impression 3D pour créer un concept prometteur de construction climatiquement neutre. Le matériau n’est pas seulement fonctionnel, il est aussi structurellement adaptable. Il peut prendre des formes librement choisies, est léger et ne nécessite pour sa croissance que la lumière du soleil, du CO₂ et de l’eau de mer artificielle.

    impression 3D avec photosynthèse dans le système
    Le chef de file du projet est Mark Tibbitt, professeur d’ingénierie macromoléculaire à l’ETH. Avec son équipe interdisciplinaire, il est parvenu à développer un hydrogel qui enveloppe de manière stable les cyanobactéries sensibles tout en les rendant imprimables. Il en résulte un système biologiquement actif qui est architecturalement malléable tout en fixant continuellement le CO₂.

    Ce qui est remarquable, c’est le double effet de fixation. D’une part, le matériau stocke le carbone dans la biomasse croissante des bactéries, et d’autre part, il le stocke sous forme de minéraux stables. Il en résulte un stockage durable du carbone qui peut potentiellement réduire considérablement l’empreinte carbone₂ des bâtiments.

    Du laboratoire à l’environnement construit
    Les chercheurs estiment que le domaine d’application primaire sera à l’avenir le bâtiment, par exemple comme revêtement de façade. Contrairement aux matériaux de construction traditionnels qui génèrent des émissions, ce matériau pourrait absorber le CO₂ tout au long de son cycle de vie.

    Sa mise en œuvre dans des formats architecturaux a déjà été testée sur des plateformes prestigieuses telles que la Biennale de Venise et la Triennale de Milan. L’expérience qui y a été acquise montre que le concept peut faire ses preuves non seulement en laboratoire, mais aussi dans un contexte architectural.

    Potentiel pour les cycles urbains
    Le matériau est plus qu’une expérience écologique. Il pourrait faire partie des futurs cycles de matériaux urbains. En permettant aux bâtiments non seulement d’abriter des utilisateurs, mais aussi de servir de puits biologiques de CO₂, un nouveau chapitre de l’architecture respectueuse du climat s’ouvre.

    Les résultats des chercheurs de l’ETH ont été publiés dans la revue Nature Communications. Une indication de la pertinence scientifique et du niveau d’innovation du développement. Il s’agit maintenant de franchir les prochaines étapes vers l’évolutivité et la durabilité à long terme.

  • La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    Une équipe de recherche du PSI cherche des formules qui réduisent la part de clinker, un matériau à forte émission de CO2, dans le mélange de ciment. Des alternatives au clinker sont déjà utilisées, mais ne peuvent couvrir qu’une fraction des besoins en ciment. Les chercheurs cherchent des combinaisons de matériaux disponibles en grandes quantités et permettant une production de ciment de haute qualité. Pour cela, ils utilisent une méthode de modélisation basée sur l’IA. Tout en conservant la qualité des matériaux, ils veulent améliorer l’empreinte carbone des formules, peut on lire dans un communiqué de presse. « Au lieu de tester des milliers de variantes en laboratoire, notre modèle génère en quelques secondes des propositions de recettes concrètes – comme un livre de cuisine numérique pour un ciment respectueux du climat », explique Romana Boiger, première auteure et mathématicienne, citée dans le communiqué.

    Les chercheurs utilisent pour cela des réseaux neuronaux artificiels qui remplacent la modélisation physique, gourmande en temps de calcul. Les modèles d’IA sont entraînés avec des données connues et apprennent en ajustant la pondération de leurs liens afin de prédire des relations similaires.

    Les chercheurs ont entraîné leur modèle d’IA avec le logiciel open source GEMS pour la modélisation thermodynamique. Ils l’ont utilisé pour calculer la formation de minéraux et les processus géochimiques dans différentes formules de ciment et ont combiné ces données avec des données expérimentales et des modèles mécaniques. Cela leur a permis d’estimer la qualité des matériaux de différentes formules de ciment. En outre, les chercheurs ont calculé les émissions de CO2 des formules. Le modèle d’IA a appris à partir de ces données. « En fait, nous recherchons un maximum et un minimum – nous pouvons en déduire directement la formule souhaitée », explique Boiger. Pour cela, ils utilisent des algorithmes génétiques, une autre méthode d’IA, pour identifier les recettes qui combinent les deux valeurs cibles.

    Les chercheurs ont déjà découvert des formules de ciment prometteuses, qui doivent encore être testées en laboratoire pour achever le cycle de développement.
    L’étude a été réalisée dans le cadre du projet interdisciplinaire SCENE (Swiss Centre of Excellence on Net Zero Emissions).

  • Plate-forme basée sur l’IA pour une tarification dynamique de l’électricité

    Plate-forme basée sur l’IA pour une tarification dynamique de l’électricité

    Exnaton et le groupe énergétique TotalEnergies Power & Gas Belgium ont conclu un partenariat. Les deux entreprises l’ont annoncé publiquement lors du salon VivaTech à Paris dans le cadre d’une présentation commune. Comme l’explique maintenant dans un communiqué la spin-off de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich créée en 2020, cette coopération montre comment des start-ups énergétiques agiles peuvent aider les fournisseurs établis à développer de nouveaux produits et services pour la transition énergétique. L’année dernière, Exnaton a fait partie de l’accélérateur de start-ups TotalEnergies On.

    La plateforme de facturation d’Exnaton permet aux fournisseurs d’énergie de proposer des tarifs dynamiques pour l’électricité renouvelable. Les prix de l’électricité pour les consommateurs sont basés sur la demande actuelle d’électricité. Pour ce faire, Exnaton traite 35 000 points de données par client et par an grâce à sa solution logicielle basée sur l’intelligence artificielle, et fournit toutes les heures des prix de l’électricité actuels et prévisionnels.

    En outre, des signaux de prix peuvent être transmis à des appareils intelligents tels que des bornes de recharge pour véhicules électriques ou des systèmes de gestion de l’énergie dans les ménages, de sorte que la consommation d’énergie peut être automatiquement reportée sur des plages horaires plus favorables. Selon Exnaton, cette technologie contribue à « réduire les goulets d’étranglement du réseau dus à l’électrification croissante, permet aux consommateurs de réaliser des économies tangibles sur leurs coûts d’électricité et donne aux fournisseurs d’énergie la possibilité de faire évoluer leur offre dans le sens de la transition énergétique »

  • Le KOF entre crises, IA et position claire

    Le KOF entre crises, IA et position claire

    2024 a été une année de bouleversements marquants. Le Centre de recherches conjoncturelles de l’ETH Zurich (KOF), a réagi avec de nouveaux formats, des méthodes élargies et un positionnement clair, basé sur des preuves, indépendant et pertinent. L’affaiblissement de l’économie allemande et les incertitudes géopolitiques, comme l’élection de Donald Trump, ont également influencé les prévisions pour la Suisse. Le KOF a misé sur des scénarios plutôt que sur des prévisions rigides et a adapté son modèle de prévision aux exigences actuelles.

    Fonds de tiers, données et dynamique
    Dans un contexte de concurrence accrue pour l’obtention de fonds de tiers, le KOF mise sur une recherche axée sur la pratique et les données. Les projets prennent de l’ampleur et la coopération internationale s’intensifie. En même temps, l’ambition reste claire, le KOF reste une voix indépendante avec une profondeur scientifique. Avec l’extension du KOF Lab, l’institution crée un espace pour des analyses intersectorielles sur la politique monétaire, la santé ou les inégalités sociales et encourage de manière ciblée la relève.

    Exploiter les potentiels avec discernement
    Sturm et Gersbach voient tous deux de grandes opportunités dans l’IA, mais pas de révolution du jour au lendemain. Il s’agit plutôt d’obtenir des gains de productivité continus, accompagnés d’une réglementation intelligente. Le KOF lui-même utilise des méthodes modernes, mais reste prudent face au battage médiatique. L’objectif est de faire de la recherche qui a un impact, et non de la technologie pour la technologie.

    Questions ouvertes pour 2025
    En ce qui concerne la nouvelle année, les directeurs estiment que les principaux défis sont l’analyse des droits de douane, des barrières non tarifaires et des tensions géopolitiques. Les leçons de l’effondrement du Crédit Suisse n’ont pas encore été entièrement tirées et l’avenir de la réglementation bancaire reste également un sujet de préoccupation. Le KOF observe, analyse et maintient une position claire, basée sur les faits, prévoyante et indépendante.